Internet et le déclin des valeurs sociales

Eh oui. Si les vieilles valeurs sont en déclin, c’est là faute à Internet. Ça peut sembler simple comme affirmation, pourtant…

La Fidélité: Avant, un gars qui voulait tromper sa blonde devait faire l’effort de sortir de chez lui et aller cruiser. Aujourd’hui, internet amène les occasions de drague chez lui. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Respect: C’est pareil: Avant, un gars qui voulait manquer de respect à autrui avait rarement les couilles de le faire dans sa face. Au pire, il le faisait dans son dos. Aujourd’hui, internet permet d’insulter directement qui tu veux, bien à l’abri derrière ton écran. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Courage: Avant, un gars qui disait quelque chose en public avait le courage d’affirmer ses opinions, et ce en son propre nom. Aujourd’hui, internet lui permet de dire n’importe quoi, sous une fausse identité, et de se rétracter derrière l’excuse comme quoi « C’est yink internet, c’est pas la vraie vie » lorsqu’il refuse de prendre la responsabilité de ses faits, gestes et paroles.

La Pertinence: Avant, lorsque tu voulais gagner un argument, tu devais avoir recours à ta logique et à ton intelligence. Aujourd’hui, sur internet, peu importe le sujet de la dispute, celui qui perd conclut en traitant l’autre de loser pas de vie qui perd son temps à argumenter sur le net alors qu’y fait beau dehors, un argument qui a zéro rapport au sujet de discussion.

La génération de l’irresponsabilité
L’argument le plus stupide que prennent les gens pour se déresponsabiliser de leurs paroles négatives, blessantes et gratuitement cheap, c’est la grande classique citée plus haut « C’est yink le net, c’est pas la vraie vie. » Pourquoi est-ce un argument stupide? Parce que les paroles négatives dont il est question, est-ce internet qui a décidé de son propre chef de l’écrire?  Non! C’est une personne dans la vraie vie qui s’est assise devant l’ordinateur qu’il possède dans la vraie vie en tapant ce texte avec les doigts qu’il a dans la vraie vie sur le clavier qu’il a dans la vraie vie.  Mais voilà, en quinze ans à vivre quotidiennement une partie de leurs temps libre de façon virtuelle, la nouvelle génération de jeunes adultes a été exposée quotidiennement au concept de déresponsibilisation qu’amène le net.  Influencée par celle-ci, elle est maintenant la génération qui a le moins le sens des responsabilités, et ce même dans la vraie vie.

Le courage du lâche
Quand un lâche se sait à l’abri, alors il joue à se faire accroire qu’il est courageux. Et il le fait en faisant chier les autres. Normal: Quand on n’a aucune estime de soi, notre premier réflexe n’est pas d’essayer de s’élever au dessus de la masse. C’est plutôt essayer de caler la masse plus bas que soi-même.

Vous voulez un exemple tiré de la vraie vie? Ok: Est-ce qu’il y a vraiment une différence entre une personne qui se permet de dire n’importe quoi sur le net pour ensuite se cacher derrière « C’est le net, c’est pas la vraie vie » et un jeune de 5-13 ans qui, bien a l’abri dans la fenêtre du logement de ses parents au 3e étage, se permet de lancer des insultes aux passants parce qu’il peut se cacher derrière « Chus un kid, tu peux pas me frapper », « Chus dans un appartement, tu peux pas rentrer », « Chus un enfant, tu peux pas me poursuivre », « J’ai 10-20-30-40 ans de moins que toi, fa que si tu perds ton temps à argumenter avec moi, t’es immature en estie », etc?

Quand tu insultes, que ce soit en personne, par téléphone, ou sur le net, ça ne change rien au fait que la personne qui insulte, c’est TOI! Si tu n’es pas capable de prendre tes responsabilités pour tes faits, gestes, paroles ou messages écrits, alors tu es aussi bien de lâcher le net parce que t’as pas fini de te les faire remettre dans ta face. Parce que si dans la vraie vie les paroles s’envolent, sur le net les écrits restent. Et se copient-collent.

Le net ne créé pas les les infidèles, les irrespectueux, les lâches et les imbéciles: Il ne fait que leur permettre de confirmer leur existence. C’est simpliste comme analyse, mais c’est justement le propre des agissements négatifs: Être simple.

Il faut douze minutes pour écrire un texte pertinent et bien structuré exprimant ton respect pour pour une personne et ses qualités, ou bien pour lui exprimer ton opinion en amenant des points clairs et pertinents, mais ça prend seulement douze secondes pour l’envoyer chier en le traitant de loser. Pas étonnant que les imbéciles soient les gens les plus négatifs du net: Il ne font que choisir l’option simple. Non seulement c’est ce qui est le plus facile pour eux, c’est généralement la seule option qui est à la portée de leur intellect.

36 phrases clichés que l’on retrouve dans les profils de tous les sites de rencontres

Il existe deux genres de clichés dans les profils que l’on retrouve dans les réseaux sociaux:

GENRE 1: Ceux auquel on peut répondre afin d’en démontrer l’insignifiance.

J’aime les bons vins.
Premièrement, je doute que quelqu’un aime les mauvais vins. Ensuite, ce cliché est tellement répandu que je vais finir par croire que ces sites ne sont fréquentés que par des alcolos. Ou du moins des diplômés en expertise vinicole, puisqu’ils prétendent tous savoir ce que c’est, un bon vin.

J’aime les bons repas.
Tu aimes manger des trucs qui goûtent bon? Ah ben, ça c’est rare!

Je ne mord pas… Sauf si on le demande LOL.
Ayoye, mes côtes! C’est juste la 4e fois que je la lis cette semaine, celle-là.

J’aime sortir avec mes amis.
Ah ouain? Wow! Moi qui croyais que le monde aimaient faire des sorties avec des gens qui les font chier. Tu m’en apprends.

Je suis bisexuelle.
Avoir embrassé une fille quelconque dans un party alors que t’étais saoule, juste pour le fun d’allumer les gars présents, ça ne fait pas de toi une bi.

Je cherche une fille souriante et bien dans sa peau.
J’imagine mal un gars chercher une air bête full complexée.

Pis moi le monde qui font yink voter des 1/10, tk, si ça vous amuse, mais moi ça m’dérange pas pantoute tellement c’est insignifiant.
En effet, c’est tellement insignifiant pour toi que tu n’en parles même pas dans ton profil. … Oh, wait!?

GENRE 2: Ceux que les gens vont interpréter autrement.

Je suis une personne simple.
Traduction: J’ai zéro personnalité et je suis prêt à m’adapter à la tienne si ça peut m’aider à pogner.

Je suis une épicurienne.
Traduction: Je suis obèse.

J’aime pas les hypocrites.
Traduction: J’ai full de défauts pis ça m’fait chier que le monde le remarque et en parlent entre eux, juste pour vérifier s’ils sont les seuls à les voir et/ou à les subir.

Je vis l’instant présent.
Traduction: Je n’ai aucune ambition et aucun but dans la vie, mais ça parait mieux de faire passer ça comme un esprit libre et bohème.

J’ai l’esprit ouvert, sans préjugés.
Traduction: Je suis tellement désespéré(e) que je prendrais n’importe qui, même si on a zéro point en commun.

Je ne suis pas ici pour _____
Je n’aime pas_____
Si tu es ______, ben passe à une autre fiche.
Traduction: Je ne sais tellement pas moi-même ce que je suis et ce que j’aime que chuis juste capable de pouvoir te dire ce que je ne suis pas et ce que je n’aime pas. Ce qui est ironique parce que généralement, ces fiches-là contiennent aussi la phrase Chus d’même pis j’changerai pas pour personne.

Je suis jeune de coeur.
Traduction: Je suis vieille de corps.

J’ai gardé mon coeur d’enfant.
Traduction: Je suis un immature mal à l’aise dans sa vie d’adulte.

J’aime les plaisirs simples: Vélo, randonnée, etc.
Traduction: Je suis trop pauvre pour me payer les mêmes loisirs que les gens de mon âge.

Je cherche un gars généreux et fidèle.
Traduction: J’veux me faire gâter par un gars qui n’ira pas vérifier si les autres filles sont aussi exigeantes que moi.

J’aime écouter un bon film collé avec mon chum.
Traduction: Je suis cheap, antisociale et préfère ne pas te présenter à mon entourage car je suis aussi jalouse que possessive.

Je suis quelqu’un de très sociable qui cherche à se faire de nouveaux amis.
Traduction: Je suis incapable de me faire des amis dans la vraie vie, c’est pour ça que j’en cherche sur le net.

Ça ne me servirait à rien de me décrire parce qu’on ne peut pas vraiment connaitre qqn via le net.
Traduction: Je suis trop insécure et allergique à la critique pour oser dire en public ce que je suis vraiment.

Ce que je suis? Si tu veux le savoir, écrit-moi.
Traduction: À la réception de ton message privé, si ta photo me plaît, j’irai lire ton profil et je me baserai là-dessus pour te faire accroire qu’on a plein de points communs.

L’essentiel est invisible pour les yeux.
Traduction: Chus grosse pis chus laide pis y’a 9 chance sur 10 que je suis trop inculte pour savoir que cette phrase est tirée des pages de Le Petit Prince.

La femme n’est pas faite pour être comprise mais bien pour être aimée.
Traduction: Chus petit, chus lette, j’ai rien pour pogner physiquement fa que je joue la carte du romantisme, pis y’a 9 chance sur 10 que je suis trop inculte pour savoir que cette phrase, qui se voulait sarcastique, a été écrite par Oscar Wilde… qui était homosexuel.

Pis si ça te plait pas, passe à une autre fiche.
Traduction: J’ai tellement peu d’estime de soi que je m’attends à me faire flusher. Alors aussi bien faire semblant que c’est voulu.

Mon attitude envers toi dépend de la tienne envers moi.
Ou: Je peux être ta meilleure amie ou bien ta pire ennemie.
Ou: Je serai ton rêve le plus doux ou ton pire cauchemar.
Ou toute autre variante voulant dire la même chose, en y rajoutant parfois des « Il n’en tient qu’à toi. ». « C’est toi qui choisis. » « ¨Ça va dépendre entièrement de toi. », etc.
Traduction: Je suis une passive-agressive.

Je ne perdrai pas mon temps à me décrire…
Ça peut avoir deux significations selon le sexe de la personne.  Si c’est une femme, ça veut dire: Je n’ai ni l’imagination ni la cohérence requise pour écrire un texte à mon sujet. Si c’est un homme, ça veut dire: J’me suis inscrit icite pour me pogner une plote, pas pour perdre mon temps à remplir des fiches.

…personne ne lit les profils anyway.
Traduction: Pour détourner le fait que je suis trop lâche pour prendre le temps d’écrire à mon sujet, je blâme les autres en disant que c’est de leur faute. Car oui, je suis irresponsable en plus.

Je vais là où la vie (ou bien le vent) me pousse.
Traduction: Je suis sans emploi, et/ou j’ai pas d’amis, pas de loisirs, pas de vie, pas rien, alors propose-moi de quoi, je suis sans but et désespéré(e).

Je suis une personne directe qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense.
Traduction: J’aime insulter les autres, alors j’utilise l’excuse de « ne faire rien d’autre que dire la vérité » et/ou « ne faire qu’exercer mon droit à la liberté d’expression » afin de leur chier dessus à loisir.

Je suis une personne amicale et sympathique, mais si tu me cherches tu vas me trouver.
Traduction: Je ne comprends pas pourquoi mais je suis toujours impliqué dans toutes sortes de chicanes, alors aussi bien faire accroire que c’est à la fois voulu ET de la faute des autres.

Je suis sarcastique.
Traduction: Je suis insultante et susceptible. 

Ça a l’air qu’une fille fonceuse qui sait ce qu’à veut, ça fait peur aux gars. LOL
ou: Hostie que les gars sont superficiels, y’a pas yink les barbies dans’ vie.
Ce serait trop difficile pour moi d’accepter le fait que c’est ma personnalité de marde qui fait que je suis célibataire, alors j’aime mieux mettre ça sur la faute des gars ou de mon embonpoint.

Pis les gars, arrêtez donc d’agir en trou de cul en donnant de faux espoirs aux filles.
Traduction: Je suis une dépendante affective qui pense que chaque gars qui lui parle est automatiquement un chum potentiel, et qui frustre ben raide lorsque même le fait de lui montrer mes boules dans les 15 premières minutes ou lui dire que j’aime avaler ne réussit pas à le séduire.

Je ne recherche rien pour l’instant.
Traduction: Je cherche un gars beau, athlétique et riche, et en attendant de le trouver j’veux rien savoir des crapets qui constituent 99% des membres de ce site.

Si, sur le Net, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil »…

Des chialeux, des gens qui cherchent à humilier les autres en leur prêtant des intentions négatives, des gens qui déforment les paroles des autres et ceux qui essayent de les faire passer pour des caves et des insignifiants, ça constitue la majorité des usagers actifs des forums. Voilà pourquoi, même si tu dis un truc aussi anodin que « Aujourd’hui y’a du soleil »…

Un 1er va répondre: Comme ça, tu passes tes journées à rien faire à part rester étendu au soleil du matin au soir?

Un 2e va répondre: J’ai pas besoin d’une notification spéciale pour me rappeler qu’il y a du soleil.

Un 3e va répondre: J’peux profiter du soleil à tous les jours, j’ai pas besoin d’une date spéciale pour le faire.

Un 4e va répondre: Qui a parlé de tirer profit du soleil? Comme si on étais tous des profiteurs. 

Un 5e va répondre: Je n’aime pas me faire mettre de la pression pour me faire dicter de quand j’ai envie de profiter du soleil ou non.

Un 6e va répondre: Le soleil est juste une arnaque pour faire vendre des crèmes solaires. Je n’entre pas dans ce jeu-là.

Un 7e va répondre: Si toi t’as absolument besoin du soleil pour vivre, à chacun ses buts dans la vie.

Un 8e va répondre: Pff, le soleil, le soleil… R’garde, si j’veux d’la lumière, j’ai juste à allumer les ampoules chez moi et voilà.

Un 9e va répondre: Ben oui, y’a du soleil. Fait donc quelque chose de ta vie au lieu de rester assis devant ton écran à t’en plaindre, ça va déjà être plus constructif.

Un 10e va répondre: Eh oui, y’a du soleil. Trèèèèès drôle! Comme quoi il y en a qui ont besoin de rabaisser et se moquer de n’importe quoi pour se sentir supérieur. 

Un 11e va répondre: Si vous pensez qu’il n’y a que le soleil qui procure du bonheur dans la vie, vous êtes vraiment pauvre en valeurs morale. L’amour, les enfants, la famille, le travail, ça aussi ça compte. Vous en faites quoi?

Un 11e va répondre: Et le but de ce sujet, c’est…?

Un 12e va répondre: C’est pas mal démagogique de ta part de nous imposer cette température-là, je trouve.

Un 13e va répondre: Je sais pas d’où tu tires tes renseignements mais moi ça fait 15 ans que je travaille au soleil et j’ai jamais vu aucune indication comme quoi y’en aurait aujourd’hui.

Un 14e va répondre: Il n’y a que toi pour démarrer un autre sujet ennuyant de ce genre-là.

Un 15e va répondre: T’as l’air de t’y connaitre pas mal en soleil, pour quelqu’un qui ne travaille pas en météo. C’est louche.  Aurais-tu quelque chose à avouer?

Un 16e va répondre: Ben moi en tout cas, j’ai déjà eu un coup de soleil. J’ai eu ma leçon.

Un 17e va répondre: Belle mentalité que t’as là! Tu sais qui d’autres adoraient le soleil? Les Mayas! Tellement qu’ils lui sacrifiaient de façon sanglante hommes, femmes et enfants par milliers à chaque année.

Un 18e va répondre: C’est pas les Mayas, c’est les Incas, inculte.

Un 19e va répondre: Pis les Aztèques, t’en fais quoi?

Un 20e va répondre: History FAIL lol

Un 21e va répondre: C’est incroyable le nombre de gens qui n’ont pas de vie!

Un 22e va répondre: Tu senbles expert en matière de ne pas avoir de vie. Ça explique tes 8624 posts.

Un 23e va répondre: Dis-moi, je suis curieux…  Tu nous suggères d’aller au soleil parce que tu veux savoir quelle maison sera déserte pour aller la cambrioler, ou bien pour savoir quelle fille d’ici tu pourras agresser et la violer dès qu’elle sera sortie?

Un 24e va répondre: Accuser le gars d’être un cambrioleur ou un violeur parce qu’il dit qu’aujourd’hui y’a du soleil… Comme on dit: Ça en prend un pour en reconnaître un autre.

Le 23e va revenir répondre: J’accuse pas, je pose une question. J’essaye juste de comprendre.

Un 25e va répondre: Sujet déjà traité dans un autre thread.

Un 26e va répondre: Perso, moi, j’préfère la lune.

Un 27e va répondre: C’est quoi la pertinence de parler de la lune dans un thread sur le soleil? Je ne vois pas ce que ce post apporte au sujet.

Un 28e va répondre: C’est un forum de discussion, si t’es pas capable d’endurer les opinions qui vont à contre-courant, personne ne te retient ici.

Un 29e va répondre: C’est ça, va donc au soleil pour attrapper des mélanomes pour te faire ensuite soigner aux frais de l’état avec nos taxes, comme l’irresponsable que tu es.

Un 30e va répondre: Mourir de ça ou mourir de d’autre chose…

Un 31e va répondre: Combien est-ce que le soleil te paye pour venir lui faire de la pub ici?

Un 32e va répondre: Mariez-vous ou lâchez-vous mais endurez-vous.

Un 33e va répondre: Moi ce que je me demande, c’est: Qu’est-ce qui te fait penser que quelqu’un ici a quelque chose à chier de s’il fait soleil ou non?

Un 34e va répondre:  S’intéresser au soleil et au bronzage, ça fait vieille tante grosse et ridée / vieil oncle à petit pénis qui bande mal.

Un 35e va répondre: Et pendant que vous perdez votre temps à débattre s’il faut profiter du soleil ou non, plein de pauvres enfants au Pôle Nord sont privés de soleil 6 mois par année.

Un 36e va répondre: Wow! Merci du renseignement, Mère Théresa.

Un 37e va répondre: Franchement, le gars a pas insulté personne. Y’a juste dit qu’y’avait du soleil aujourd’hui. Le monde de c’te forum-ci sont donc ben chialeux.

Un 40e va répondre: Bon, tout de suite les préjugés. Juste parce qu’il y a quelques personnes chiantes ici, alors nous sommes TOUS chiants.

Un 41e va répondre: T’es qui pour te permettre de juger les autres?

Un 42e va répondre: Accuser quelqu’un de juger les autres, c’est juger les autres. Alors t’es pas mieux.

Un 43e va répondre: Tu es sacrément sur la défensive pour quelqu’un de supposément objectif.

Un 44e va répondre: Faut juste pas oublier que sans le soleil, il n’y aurait pas de vie sur terre pour commencer.

Un 45e va répondre: Sans sexe non plus, c’est pas une raison pour fourrer tout ce qui bouge.

Un 46e va répondre: C’est qui que t’essayes de convaincre qu’aujourd’hui il y a du soleil? Les autres, ou bien toi-même?

Un 47e va répondre: Je ne vois pas à qui tu t’adresses, mais sommes-nous supposés se reconnaître là-dedans?

Un 48e va répondre: Ouain, tellement original, ton sujet. (Voir lien: ICI)

Un 49e va répondre: Ok, wow! Réagir comme ça pour une simple phrase? Lâchez le forum avant de faire une dépression.

Un 50e va répondre: Pourquoi tu restes ici alors, puisque tu as l’air de considérer que ceux qui postent ici sont des losers qui ont du temps à perdre?

Un 51e va répondre: Si tu veux pas que le public critique ce que t’écris, t’as juste à ne pas écrire en public.

Un 52e va répondre: À voir comment la majorité de ceux qui ont répondu ici l’ont fait entre 9:00 et 16:00 en semaine, ça fait beaucoup de chômeurs.  Depuis combien de temps êtes-vous sans emploi, et est-ce que vos agents savent que vous préférez perdre vos journées ici plutôt que de vous chercher du travail?

Un 53e va répondre: Ils sont pas tous sans emploi. La majorité fraudent leur patron en perdant leur temps ici lorsqu’ils sont au bureau, au lieu de faire ce pourquoi ils sont payés.

Un 54e va répondre: T’es qui toi pour affirmer qu’y’a du soleil aujourd’hui? Sur quoi tu te bases? C’est quoi tes sources?

Un 55e va répondre: Vous trouvez pas que son obsession pour le soleil, ça fait un peu pédophile qui cherche juste à aller se branler en reluquant les enfants en maillot dans les parcs publics?

Un 56e va répondre: Faut vraiment avoir du temps à perdre pour s’engueuler sur un forum alors qu’il y a du soleil dehors.

Un 57e va répondre: LLLOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLL!!!!!!!!111!!!!1!! en citant un ou plusieurs des messages précédents.

Un 58e va répondre: tl;dr

Et un modo va répondre: Bon, bon, bon, les enfants, puisque vous êtes trop immatures pour être capable de vous entendre, je suis obligé de fermer le sujet.

C’est pas mal pour ça que je ne me tiens plus sur les forums. Peu importe l’endroit, peu importe le sujet, les attitudes de merde et les réponses qui viennent avec sont toujours pareilles.

L’impuissance de voir une amie délibérément abusée

Je vais vous faire un aveu.
En ce moment, je rage d’impuissance. Une de mes amies de longue date s’est fait un chum. Le chum m’a demandé en ami Facebook. J’ai accepté. 48 heures plus tard, ils m’ont tous les deux blacklisté sans explications aucune. Je ne sais pas ce qui est le pire. Une telle jalousie irraisonnée de la part d’un gars, ou le fait que la fille accepte de se soumettre aux caprices de ce manipulateur.

Il y a des filles qui s’accrochent à un gars que vous savez abusif, violent et profiteur. Vous avez beau la mettre en garde comme quoi elle ne vivra que déception par dessus déception avec ce gars là, rien à faire, elle s’y accroche comme si elle était trop cruche pour voir les faits. Ou pire encore, comme si elle refusait de les voir.

Rien à faire!
Pourquoi est-ce que ça ne marche jamais, d’essayer de discréditer un gars aux yeux de sa nouvelle blonde, même si tout ce qu’on dit au sujet de ce gars là est vrai ? Il y a quatre raisons pour ça :

RAISON 1: C’est au début de la relation qu’une fille est le plus en amour, le plus sur un nuage par rapport au fait d’avoir un chum. À ce moment là, la dernière chose qu’elle veut. c’est qu’on lui gâche son fun en lui disant des choses qu’elle n’a pas envie d’entendre, même si c’est la vérité.
RAISON 2: Pour lui aussi, c’est le début de la relation, il se montre alors sur son meilleur jour. Par conséquent, il ne correspondra pas du tout à ce que vous décrivez. La fille voyant que la description ne fitte pas va se dire que franchement y’é pas si pire que ça, et elle va cesser de vous trouver crédible.
RAISON 3: Quand, avec le temps, il montre son vrai visage, la fille sera capable de l’endurer. Pourquoi ? Parce qu’en la prévenant contre ça, vous l’avez préparé mentalement à s’attendre à ça. Elle n’est donc pas vraiment surprise.
RAISON 4: Elle est frustrée contre vous d’avoir osé parler en mal de son chum au début de leur relation. Par conséquent, il y a de grandes chances qu’elle endure tous ses abus, juste pour ne pas avoir à reconnaître que vous aviez raison et qu’elle avait tort. Bref, plus vous essayez de la mettre en garde contre lui et plus elle réagira en se collant à lui et s’éloignant de vous. Même en comparant sa propre relation de couple avec le genre de relations qu’ont les autres couples, même en voyant qu’elle est négligée ou abusée comparée aux couples normaux, elle refusera même de s’admettre qu’elle l’a constaté. Car tel est l’orgueil.

Et c’est pour ça qu’il ne faut jamais jamais jamais dire à une fille qu’elle fait erreur au sujet de ses choix de chums.

Pourquoi est-ce une erreur?
Quand on dit à une fille que son chum n’est pas un gars bien pour elle, elle ne voit pas qu’on essaye de la protéger. Tout ce qu’elle voit, c’est qu’on lui dit qu’elle a fait erreur, qu’elle a un mauvais jugement, qu’elle a très mauvais goût en matière de chum, et qu’elle est incapable de pouvoir plaire à un gars qui a de l’allure. Autrement dit, on l’insulte ELLE car on s’attaque à SES goûts, SON choix, SON jugement, SON intelligence. Aussi désespérant que ça puisse être, la seule chose à faire est de rester neutre. C’est seulement en se rendant compte par elle-même qu’elle vit une relation abusive qu’elle trouvera le courage de prendre la bonne décision.

Sinon, c’est qu’il s’agit d’une fille qui peut seulement vivre dans une relation où elle est abusée, donc une fille à problème. Mieux vaut s’en éloigner dans ce temps là.  Ma personnalité et mon éducation font que pour moi, un ami ne laisse pas un(e) ami(e) se faire abuser. Mais quand c’est l’amie elle-même qui me dit de ne pas m’en mêler, je n’ai d’autre choix que d’obéir. Piler sur mon orgueil et sur ma rage, et espérer que tout aille pour le mieux.

Et c’est tabarnaquement pas facile à accepter.

Mon chum se comporte en ado attardé

Les filles, réjouissez-vous d’avoir un ado attardé comme chum. D’abord, le fait que vous sortez avec prouve déjà que ce n’est pas si grave puisque vous êtes capable de le supporter. Soyez juste reconnaissante qu’il ne prenne pas trop à coeur vos remarques à ce sujet.

Parce que moi, le jour où je me suis tanné de me faire dire que j’agissais comme un ado attardé, j’ai décidé qu’à partir de ce moment-là je serai irréprochable. Je m’en souviens bien, j’avais 17 ans.

Attack of the Gars Irréprochable
Faites une longue liste de tout ce que vous pouvez reprocher à un homme, et vous pouvez être certaine que rien de cette liste s’adressait à moi. Je faisais de grands efforts constants pour être le plus irréprochable possible. Ça me permettait de séduire des filles qui sortaient justement avec des ados attardés, puisqu’elles ne retrouvaient pas chez moi ce qu’elles n’aimaient pas chez leurs chums. Normal: Puisque je ne faisais rien, je ne pouvais donc rien faire de mal.

Le parfait enfer
Les filles qui ont sorti avec moi durant ce que j’appelle mes années irréprochables ont vécu un véritable enfer. Puisque personne n’est parfait, je trouvais toujours de quoi à redire contre elles, des défauts, des mauvaises habitudes, etc… Tout ce que je pouvais trouver, je le pointais. Et elles ne pouvaient jamais riposter parce qu’elles n’avaient rien à dire contre moi. À moins, bien sûr, d’exagérer ou d’inventer. …Ce qui me donnait encore plus de bonnes raisons de leur remettre leur imperfections dans leurs faces, en les forçant à reconnaitre leurs exagérations et mensonges.

Ce désir de me montrer plus parfait qu’elles allait même jusqu’à affecter notre vie sexuelle. Un jour où c’est elle qui a fait les premiers pas, j’étais mindé sur autre chose alors je lui ai dit que ce n’était pas le moment. Elle m’a dit: « Ben là… Pour une fois que c’est moi qui en a envie! » J’ai répondu « Comment ça se fait que quand une fille dit non parce qu’elle n’a pas envie de sexe, c’est normal et qu’il faut l’accepter, mais que quand c’est le gars qui dit non, ça fait un gros drame? » Elle n’a rien trouvé à répondre et a rattaché sa robe de chambre, la tête basse.

À l’époque, j’avais 22 ans et une libido à la limite de l’obsession sexuelle. Pourtant, mon désir de lui prouver que mon comportement était meilleur que le sien, c’était encore plus fort que mes pulsions. C’est dire à quel point je prenais plaisir à les rabaisser. Remarquez que c’est normal: La seule façon de montrer qu’on a un comportement irréprochable, c’est de le comparer à un comportement reprochable. Et quand la fille est la seule personne avec qui on peut se comparer, ben voila.

Un style de vie
J’ai dû passer un bon 10 à 15 ans à démontrer à mon entourage qu’ils valaient moins qu’une merde. Et je ne le faisais jamais sans raisons, toujours avais-je preuves à l’appui.  Et celles qui ont eu le plus à souffrir ça, ce sont les filles avec qui j’ai sorti. Et tout ça parce qu’un jour, j’en ai eu ras le bol que l’on me fasse des reproches sur de petits détails insignifiants dans mon comportement.

Trop parfait, c’est vraiment comme pas assez.
J’ai fini par me calmer, quoi que je continue toujours à descendre sauvagement, preuves à l’appui, quiconque faisant exprès de me prendre à rebrousse-poil de façon un peu trop insistante. N’empêche que, entre un gars à qui vous pouvez reprocher des trucs une fois de temps en temps, et un complètement irréprochable qui vous fait sentir mal avec vos moindre travers, je pense sincèrement que vous êtes bien mieux avec le premier.

La leçon à tirer de ceci: Chialer contre son chum pour rien, c’est le pousser à chialer contre vous pour quelque chose.

Découragement –ou- Gros Bon Sens?

À l’époque où je faisais partie de Défi Diète 2008, le motivateur professionnel Guy Bourgeois nous montrait la différence entre ce qui nous fait réussir ou bien échouer. Loin de moi l’idée de contester ses enseignements, mais il y a un truc qu’il nous a dit qui m’a fait tiquer. Dans la liste des comportements qui mènent à l’échec, il a mis un mot que j’ai en horreur. Ce mot, c’est découragement.

Pourquoi est-ce que j’ai ce mot en horreur? Parce que c’est un mot que l’on a trop souvent utilisé contre moi à tort et à travers tout le long de ma vie, de la part de gens qui ne savaient pas faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.

D’abord, Analysons un brin les deux comportements:

  • Découragement: Dé-courage-ment… Cesser d’avoir du courage. Abandonner, par manque de volonté, un projet qui pourrait réussir sinon.
  • Gros bon sens: Capacité d’analyse logique. C’est avoir la volonté de continuer, tout en étant capable de reconnaître si une option est vouée à la réussite ou à l’échec. Attention: Je dis bien une option, et pas nécessairement le projet complet.

Vous saisissez la différence?

Voici l’exemple le plus fragrant de la mauvaise utilisation du mot découragement contre moi, de la mauvaise influence que ça a eu dans ma vie, et des conséquences que ça m’a fait subir:

Déjà enfant, j’ai su que je voulais faire carrière dans l’humour. Rendu adolescent, j’ai tout fait, tout essayé en ce sens: Théâtre, improvisation, stand-up, textes, bandes dessinées… Les deux derniers étaient fort appréciées par les gens, adultes comme ados. Par contre, côté interprétation, quoi que je faisais, je foirais lamentablement. Et puis, un jour, je me suis dit: « Ce n’est pas parce que Plamondon écrit les meilleures chansons que ça fait de lui un chanteur. » Malheureusement, j’étais entouré de gens bien-pensants qui me condamnaient pour ce qu’ils jugeaient comme étant du découragement. J’ai eu droit au grands slogans classiques du genre de Quand on veut, on peut. Un gagnant ne lâche jamais, un lâcheur ne gagne jamais. À coeur vaillant, rien d’impossible, et plusieurs autres du même genre.

Lâcheur, découragé, non-vaillant… Qui veut être vu comme tel? J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai insisté, et j’ai continué, et je n’ai pas lâché. J’ai persévéré.  De 1985 à 2005. Oui, pendant 20 ans, je me suis essayé à être humoriste, malgré le fait que je suis sujet au trac, que je n’ai pas assez de mémoire pour retenir mes textes, que je ne sais pas jouer naturel, que je n’ai aucun sens du timing, et que j’ai une voix trop basse et monotone. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des shows d’humour amateur. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des activités qui m’auraient mis en avant scène. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, je suis allé passé une audition comme humoriste à l’école Nationale de l’humour. Je n’ai jamais été pris.

Quand tu essuies un échec et que tu continues, on peut parler de courage. Mais quand ça fait vingt ans que tu accumules les échecs dans un domaine, est-ce qu’on peut encore parler de courage, ou bien il faut se rendre à l’évidence que ça fait longtemps que c’est rendu de la stupidité?

En 2005, je décide de faire les choses à ma façon. Je passe une audition à l’École Nationale de l’Humour. Je ne le fais pas en tant qu’humoriste. Je le fais en tant qu’auteur. Je suis pris immédiatement.

Lorsqu’une personne de ton entourage t’encourage dans la voie de l’échec, alors ça me peut dire que trois choses:

  1. C’est un con, car il n’a pas assez de jugeote pour être capable de faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.
  2. C’est un salopard, car au lieu de t’aider à régler ton problème, il veut te forcer à rester dans une situation d’échec.
  3. C’est un manipulateur, car il essaye de jouer sur ton orgueil de façon à te forcer à faire des choses à l’encontre de ton bon jugement.

Personne n’a besoin d’un con salopard manipulateur dans son entourage. Débarrassez-vous de ça au plus vite, votre vie ne s’en portera que mieux.

5 insultes anglaises qui sont en fait des compliments

Il y a des insultes classiques que les gens se balancent à la gueule depuis tellement longtemps qu’ils en ont oublié le sens profond. Un sens que, quand on s’arrête à y penser, n’a rien d’insultant. Même que c’est souvent un compliment. J’en ai répertorié cinq:

Insulte #1: Fucker!
Ce que ça veut dire: Baiseur!
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Dans une société ou le succès de l’homme est jugé, entre autres, selon sa vie sexuelle, en quoi est-ce que le fait d’être un baiseur serait une insulte? Ce serait plutôt l’absence de vie sexuelle qui en est une. Parce que quand t’es un fucker, t’es un winner.

Insulte #2: Motherfucker!
Ce que ça veut dire: Baiseur de mamans.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Où, dans le mot motherfucker, est-ce que ça précise que c’est ta mother que tu fucke? Nulle part! Donc, le fait de baiser une mère peut vouloir dire 3 choses:

  • C’est la mère de tes enfants. Donc, tu baises avec une femme qui t’aime tellement qu’elle est partie en famille avec toi. En quoi est-ce une insulte?
  • Tu n’es pas le père de son enfant. Donc, si tu baises avec elle, c’est que tu vaux mieux que son ex. Là encore, où est l’insulte?
  • C’est une MILF! Man, tu scores avec une femme full expérimentée qui est dans son peak sexuel. C’pas une insulte, c’t’un méga fuckin’ WIN!!!

Insulte #3: Dick!
Ce que ça veut dire: Pénis.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Le pénis est, chez l’homme, la source de son plaisir sexuel, en plus d’être celui de pas mal de ses partenaires. En quoi est-ce que se faire comparer à la source de tant de plaisir sexuel est une insulte?

Insulte #4: Douche ou Douchebag.
Ce que ça veut dire: Douche vaginale, ou poire de douche vaginale.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Une douche vaginale est constituée d’un petit tuyau rigide que les femmes se rentrent profondément dans le vagin, ne le ressortant que lorsqu’il s’y est vidé la poche. Quel homme hétérosexuel normalement constitué au niveau du désir et des organes génitaux ne serait pas honoré d’être ça?

Insulte #5: Arguing on the net is like running on the Special Olympics. Even if you win, you’re still retarded.
Ce que ça veut dire: Argumenter sur le net, c’est comme courir dans les olympiades pour handicapés. Même si tu gagnes, t’es quand même un attardé.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: D’habitude, la personne qui te balance cette phrase, c’est celui qui vient de perdre un argument contre toi. Sauf que, en disant ça, il déclare que vous êtes tous les deux des attardés, puisque vous argumentiez tous les deux. Dans ce contexte, en déclarant que tu es un gagnant attardé, alors il se déclare automatiquement lui-même comme étant un perdant attardé. Bref, il te traite de winner et il se traite lui-même de loser. Il faut vraiment être un attardé pour considérer ça comme une insulte.

Commettre l’erreur de pardonner

Je suis parfaitement d’accord que dans la vie, lorsque l’on est offensé, il y a des situations dans lesquelles le pardon est acceptable.
Par exemple lorsque l’autre nous a fait du tort accidentellement, ou bien par ignorance. Dans le premier cas ce n’est pas de sa faute. Dans le second cas, pour peu qu’on le renseigne dès le départ et qu’il fasse preuve de bonne volonté, il ne s’agira alors que d’un incident isolé qui ne se reproduira plus.

Mieux encore: Je suis même prêt à pardonner à quelqu’un qui n’entre pas dans les deux catégories précédentes, si je suis obligé de le revoir. Par exemple, un membre de ma famille, ou un collègue de travail. À ce moment-là, même si le pardon n’est pas sincère, je veux bien faire preuve de tolérance pour le bien et l’harmonie de l’ensemble des gens qui m’entourent.

Par contre, là où je trouve que le pardon n’est pas une option, c’est quand la personne abuse délibérément de toi en sachant très bien qu’il commet un abus. C’est encore pire s’il refuse de le reconnaître, et ça devient carrément inacceptable s’il continue de le faire même après que tu le lui as dit. Dans ce temps là, pas de pitié: Je jette cette personne hors de ma vie. Le problème disparait en même temps que celui qui le cause, et je peux de nouveau vivre en paix et en harmonie.

Hélas, à ce moment-là, il y a toujours des gens trop bien pensants qui viennent essayer de me faire accroire que je dois absolument pardonner. Ces gens se foutent bien de savoir que le pardon va détruire ma paix en remettant ma vie en situation de discorde. Pour eux, le pardon passe avant tout. Et ils me servent toujours les mêmes arguments illogiques pour essayer de m’en convaincre:

Ce que l’on me dit: En pardonnant, tu démontres que tu vaux mieux que lui.
Ce que j’en pense: Lui, c’est un abuseur. Pas moi! Déjà là, c’est la preuve que je vaux mieux que lui. Ensuite, quand je prend une décision, ce n’est pas dans le but de démontrer que je vaux mieux que qui que ce soit. Je la prend parce que c’est la meilleure option à prendre, tout simplement.

Ce que l’on me dit: Pardonner va te permettre de pouvoir mettre ça derrière toi.
Ce que j’en pense: Au contraire. En ne pardonnant pas, je cesse de fréquenter la personne. La personne ne peut donc plus m’abuser. Par conséquent, c’est là que ses abus sont derrière moi. Si je lui pardonne, ça va lui permettre de recommencer. Alors en quoi est-ce que remettre cette situation inacceptable dans mon présent et mon avenir va me permettre de pouvoir mettre ça derrière moi, comme vous dites? Ça n’a pas de sens.

Ce que l’on me dit: Si tu passes ta vie à en vouloir à quelqu’un, ça va t’empoisonner l’existence. Le pardon va te libérer moralement et mentalement, et tu connaîtras la paix.
Ce que j’en pense: Voici un bel exemple où l’exagération pousse les choses à l’extrémisme. Refuser de pardonner ne signifie pas que l’on entretient un ressentiment féroce de tous les instants envers le fautif. Au contraire, c’est si je continue de la fréquenter, cette personne, qu’elle va continuer de m’abuser moralement, ce qui va m’affecter mentalement, ce qui va renouveler sans cesse mon ressentiment. Vous appelez ça se libérer, vous? Vous appelez ça connaître la paix? C’est plutôt en refusant de pardonner que je garde cette personne et ses abus loin de moi, et que là, enfin, je suis libre et j’ai la paix, moralement et mentalement.

Ce que l’on me dit: Le pardon n’est pas synonyme de faiblesse. C’est au contraire la preuve d’une grande force de caractère.
Ce que j’en pense: Avez-vous déjà remarqué que les personne les plus pro-pardon sont toujours des gens qui se font abuser à répétition? Des gens qui ne peuvent rien faire contre leurs agresseurs afin que cessent les abus? Ou pire encore: Des gens qui ont tous les outils pour faire en sorte que ça cesse, des outils qui sont à même d’enlever à leurs agresseurs le goût de recommencer? Des gens qui n’osent pas utiliser ces outils, ce qui donne donc à l’agresseur tout le loisir de faire d’autres victimes? Peu importe comment on essaye de retourner la chose, le fait demeure que quand on est trop lâche pour être capable de se défendre et se faire respecter, alors le pardon est la seule option qu’il nous reste. Vous pensez vraiment que dans ces conditions, pardonner est faire preuve d’une grande force de caractère?

Ce que l’on me dit: Le pardon n’est pas quelque chose que l’on fait pour l’autre. C’est quelque chose que l’on fait pour soi, afin de se sentir mieux.
Ce que j’en pense: De tous les arguments pro-pardon que j’ai entendu, celui-ci est de loin le plus stupide, sinon le plus mensonger. Le fait de savoir que l’agresseur va croire qu’il n’a rien fait de mal, donc qu’il a le feu vert pour recommencer, donc qu’il n’aura rien appris à part qu’il a le soutient de mes propres amis qui m’encouragent à être sa victime consentante, en quoi est-ce que c’est supposé me faire sentir mieux? Et comment pouvez-vous prétendre que le pardon est quelque chose que l’on fait pour soi, puisqu’il n’y a qu’à l’autre que le pardon rapporte du positif?

Ce que l’on me dit: Refuser de pardonner démontre un manque de maturité.
Ce que j’en pense: Si le fait de vouloir que quelqu’un cesse de nous abuser est un manque de maturité, alors il est quoi, lui, pour abuser des autres? Mature? Et vous, là-dedans? Vous êtes mature, vous, en voulant empêcher une victime de cesser d’en être une? Pire, en vous rangeant du côté de l’agresseur, de façon à faire en sorte que ses abus continuent? Parce que si c’est ça la maturité, alors vous dites que tout le système légal et pénal est immature, incluant les centres d’aide aux personnes victime d’abus.

Ce que l’on me dit: Tu ne dois pas t’abaisser à son niveau, sinon tu ne vaux pas mieux que lui.
Ce que j’en pense: C’est ça, et pendant qu’on ne s’abaisse pas, lui il reste bien à l’abri dans son niveau , ce qui lui permet de continuer à abuser des autres en toute tranquillité. Et en passant… Comme ça, à tes yeux, abuser et faire en sorte que cessent les abus, c’est du pareil au même, hm? Bravo, belle mentalité.

Quand pardonner le vice, c’est l’encourager
Lorsque l’abus n’est ni accidentel ni né de l’ignorance, alors je considère qu’accorder son pardon, c’est faire une erreur de jugement. Parce qu’en pardonnant, tu passes trois messages à ton agresseur:

Le premier, c’est qu’il n’a rien fait de mal.
Le second, c’est que c’est toi qui est fautif d’avoir voulu que ça cesse.
Le troisième, c’est qu’il peut recommencer à loisir, et ce impunément. Normal, puisqu‘il n’a rien fait de mal et que c’est toi le fautif. Et ça doit bien être vrai que c’est toi le fautif, puisque c’est toi et non lui qui se fait dire d’arrêter, et ce par ton propre entourage en plus.

Voilà pourquoi quand je décide que c’est fini, c’est fini. La seule et unique fois dans ma vie où j’ai pardonné à un fautif délibéré, c’était une vieille tante qui ne cessait de m’accuser de mille et une délinquances que je n’avais jamais commises. À 11 ans, j’ai décidé que j’en avais assez et que je ne voulais plus jamais la revoir. Mes parents ont compris, et me laissaient à la maison à chaque fois qu’ils allaient la visiter. Quand j’ai eu 25 ans et que ma mère m’a rapporté que cette tante était sur son lit de mort et implorait mon pardon, je suis allé la voir et je le lui ai accordé. Normal: Mourante, elle ne pouvait plus me faire de tort. Je n’avais donc plus besoin de la tenir éloignée.

Ne confondez pas Bon Sens avec Rancune
Quand une personne a une pièce de vêtement inconfortable et qu’elle s’en débarrasse, est-ce qu’on dit de cette personne qu’elle est rancunière envers ce vêtement? Non! Elle ne fait qu’utiliser son bon sens et sa logique. Elle se sert de son expérience qui lui a prouvé que ce vêtement la rend inconfortable. Alors quand quelqu’un m’a prouvé maintes fois qu’elle me rendait inconfortable, ce n’est pas de la rancune de s’en débarrasser. Ce n’est qu’utiliser mon bon sens et ma logique.

Vous allez me dire qu’on ne peut pas comparer un être humain à une pièce de tissus? Il est vrai que la pièce de tissus ne peut pas reconnaître ses défauts et travailler dessus pour s’améliorer. L’être humain, lui, n’a pas cette excuse, car il la possède, cette capacité. S’il refuse de le faire, alors il ne vaut pas mieux qu’un bout de tissus, et doit donc être traité comme tel.

Ceci dit, même si je ne suis pas d’accord avec votre façon de raisonner, je peux la comprendre.
Quand on est trop faible pour être capable de se faire respecter, alors il est difficile d’accepter qu’il y en ait d’autres qui possèdent la force de caractère pour le faire. On a beau déguiser notre lâcheté derrière le pardon et appeler ça maturité pour essayer de rendre ça plus acceptable à nos propres yeux, ça ne change rien au fait que dans le fond, on le sait qu’on est lâche. Et ça, c’est quelque chose de difficile à s’admettre à soi-même.  Quelle option nous reste t-il alors pour rendre notre impuissance plus supportable? Une seule: Essayer de passer l’idée comme quoi c’est de la sagesse, et que tout le monde pense et agit comme ça.

Ça nous évite de se regarder de trop près et de se voir tel que l’on est vraiment: Une victime consentante dont la lâcheté encourage les abus envers soi-même et envers les autres.

Échanger une prison contre une autre

Le gars veut sortir avec une fille, mais ne se sent pas prêt à planifier sa vie avec elle. La fille, elle, a d’autres plans. Alors ils habitent ensemble et/ou se marient et/ou elle tombe enceinte. Éventuellement, l’un et/ou l’autre se rend(ent) compte qu’ils ne sont vraiment pas prêts à se ranger. Chacun accuse l’autre d’avoir gâché sa vie, ça fait du ressentiment, des divorces, des séparations, des familles éclatées et des enfants qui souffrent. Et ensuite on crie haut et fort : « Où sont rendues les bonnes vieilles valeurs familiales d’antan ? »

Les bonnes vieilles valeurs familiales existent toujours… C’est juste qu’elles ont décalé de quelques décennies. Ce sont qui de nos jours, la majorité des gens qui se marient pour la vie et se sentent prêt à fonder une famille, à part les gais bien entendu? Ce sont les gens dans la quarantaine ou cinquantaine. Pourquoi? Parce que rendu à 40-50 ans, on se calme. Maintenant qu’on a vécu tout ce qu’on voulait vivre, et/ou que l’âge et la santé fait qu’on n’est plus capable de vivre notre jeunesse, on se dit qu’on pourrait bien songer à se ranger.

Et c’est ainsi que du monde de 20-30 ans voient un de leurs parents, sinon les deux, se remarier avec d’autres, fonder de nouvelles familles, et être présent, attentif et affectueux avec leurs nouveaux enfants, chose qu’ils n’ont jamais su faire avec leur première famille.

Vous n’en avez pas ras le bol, vous, de voir des filles à peine majeures gâcher leur jeunesse et celles de leur chums en ayant des enfants trop tôt, puis gâcher la vie de ces enfants, pour ensuite la re-gâcher de nouveau en fondant une 2e famille à qui ils vont donner ce qu’ils ne pouvaient pas à la première ?

Il y a beaucoup de filles pour qui tout n’est pas rose dans la vie de couple, et qui se disent stupidement « Me semble qu’avoir un enfant ne peut que consolider notre couple ». Vraiment? Voyons voir : Les nuits blanches, le braillage, le harcèlement constant dont on est victime de la part de famille, parents, amis, voisins et autres bien pensants qui ont tous leur petite idée de comment s’occuper d’un enfant et une liste longue comme le bras de reproches à vous faire rapport à ce que ce qu’à leurs yeux vous faites de pas correct à ce pauvre petit, le manque de sommeil, la fatigue physique et mentale, et j’en passe, eh bien tout ça arrive à mettre de la tension dans le plus amoureux et le plus uni des couples. Dans ce temps là, qu’est-ce que vous pensez qui arrive quand vous n’êtes PAS le plus amoureux et le plus uni des couples pour commencer? Quand vous n’avez PAS fini vos études? Quand vous n’avez PAS un assez bon salaire pour vous faire survivre? Quand vous n’êtes PAS prêt à fonder une famille?

Pourquoi est-ce qu’une fille qui arrive enfin à sortir de chez ses parents, endroit qu’elle comparait à une prison car elle n’y avait pas assez de liberté à son goût, s’arrange pour tomber enceinte presque immédiatement? Si elle pensait qu’elle manquait de liberté avant, elle n’a pas fini. En tombant enceinte, elle vient d’échanger une prison d’où elle pouvait encore s’enfuir contre une dont telle ne pourra jamais s’évader. Essayez de faire de quoi de votre vie maintenant que vos temps libres vont se calculer au compte-gouttes.

Il faut toujours attendre donc d’être prêt mentalement, émotionnellement et monétairement avant de faire une famille. Et c’est quand, au juste, être prêt ?

• Quand tu es dans un couple stable.
• Quand tu as une bonne job, ou de bonnes perspectives d’avenir.
• Quand les deux dans le couple ont fini leurs trips de jeunesse d’alcool, de drogues et de couchette.
• Quand les deux dans le couple veulent un enfant, et pas juste un des deux.

Ça me rappelle une des premières fois où je suis parti en appartement, quand j’ai eu une job. Comment est-ce que j’ai pu imaginer que je pourrais m’acheter des meubles alors que le loyer, le téléphone, l’électricité et la bouffe me mangeait mon salaire à mesure ? De retour chez mes parents, cette fois je me suis préparé : J’ai acheté tous les meubles, électroménagers et accessoires dont j’avais besoin pour remplir mon appartement. Quand je suis reparti, là j’étais prêt.

C’est pareil pour fonder une famille. Comment est-ce que tu peux trouver le temps, l’argent et l’énergie de créer un bon environnement pour ton flo PENDANT que ton temps, ton argent et ton énergie est consacré à s’en occuper?

Comment est-ce que tu peux lui faire une bonne vie quand tu n’arrives même pas à organiser correctement ta propre vie? Comment est-ce que tu peux lui fournir une vie familiale stable si ton couple n’est même pas stable pour commencer? Comment est-ce que tu peux lui donner de l’amour et de l’attention si la raison pour laquelle tu veux tomber enceinte est par manque d’amour et d’attention, et qu’on ne peut pas donner ce qu’on n’a jamais reçu?

Une de mes ex belle-sœur a fait exprès pour tomber enceinte de son premier chum juste pour le piéger à rester avec elle, un gars pourtant violent et un peu détraqué sexuel. Le petit a été abusé et battu par lui, avant d’être abandonné émotivement par sa mère qui n’avait que faire de lui maintenant puisque sa naissance n’a pas suffi pour faire rester son mec. Il a donc passé sa jeunesse dans les centres, foyers, DPJ et tout ça. Aujourd’hui, rendu majeur, il a des problèmes avec la loi, mais pour une autre raison. Voir sa mère maintenant assagie donner amour, attention et vie stable à ses nouveaux enfants, choses auquel lui n’a jamais eu droit de la part de la même mère, ça l’a rempli de rancœur et l’a poussé à abuser et violenter ses demi-frères et sœurs.

C’est bien beau dire qu’on s’assagit avec l’âge, mais partir en famille quand ce n’est pas le temps, ça fait des conséquences qui te suivent toute ta vie, comme mon ex belle-sœur a appris amèrement. À cause d’un geste égoïste et irréfléchi qu’elle a posé il y a 20 ans, elle a gâché 5 vies : Celle de son premier enfant, celles de ses deux autres enfants, la sienne, et celle de son mari actuel. Tout ça parce qu’elle n’a pas compris dans le temps qu’un enfant n’est pas un objet, un animal de compagnie, ou une monnaie d’échange contre une vie de couple.

Mettre ses priorités dans le fait de vouloir un enfant à tout prix en négligeant tous les autres aspects de sa vie, c’est un signe de déficit au niveau de l’affection. La fille va donc avant tout rechercher un gars qui va accepter de devenir le père de son enfant. Elle commence donc par en discuter avec lui. C’est seulement après qu’il aura refusé qu’elle décidera de tomber enceinte sans son consentement. Le père, c’est souvent secondaire, elle veut juste l’enfant. Alors si vous sortez avec une fille qui parle d’avoir un enfant avant d’être prêt, un seul conseil : Fuyez !

… Sans la mettre enceinte au préalable, si possible.

L’amour ne se mérite pas

À l’époque où j’étais cégépien, un de mes cours s’appelait Cinéma Québécois.
Notre classe y a visionné plusieurs films, mais il y en a un en particulier qui m’a frappé. J’aime, J’aime Pas.  Ça commence quand Winnie, une jeune fille d’environs 18-19 ans est dans la rue, tirant sur un chariot sur lequel elle a empilé tout ce qu’elle possède. Elle emménage dans un nouvel appartement avec son enfant qui doit avoir 2 ou 3 ans. Elle a l’air seule et triste.

Le peu d’argent qu’elle a, elle le gaspille en achetant de gros bouquins remplis de photos couleur au sujet du désert, bouquins qu’elle massacre afin de mettre les images de dunes de sable sur ses murs. On apprend que le père de son enfant les a abandonnés il y a quelques années afin d’aller vivre pleinement son rêve de globetrotter et d’aller traverser les grands déserts. N’ayant aucune photo de lui, elle tapisse les murs de ces photos d’albums.

Winnie se fait remarquer par un jeune homme qui étudie en cinéma. Il a craqué pour son air mélancolique et croit qu’elle ferait un excellent sujet pour un projet de cinéma-vérité. Elle refuse mais finit par se laisser convaincre que ses intentions sont honorables. Il est en amour avec elle mais ne veut pas la brusquer de peur de la faire fuir. Il est patient, gentil, doux, compréhensif et respecte son espace.

Tout le long du film, on le voit peu à peu réussir à lui faire baisser ses barrières une par une. Voyant bien qu’il la traite avec amour et respect, elle craque et lui dit qu’elle l’aime. Il est au paradis, et elle perd enfin son air mélancolique et commence à sourire. Pour la première fois du film, elle semble heureuse. Elle rentre ensuite chez elle. Comme si elle se réveillait enfin en constatant à quel point elle a été stupide de s’accrocher à celui qui l’a abandonnée, elle arrache furieusement toutes les images de désert du mur et les jette aux poubelles. Dans les jours qui suivent, elle est enfin heureuse et commence à s’épanouir dans sa nouvelle relation.

Happy End?
La fille a appris qu’il ne faut pas perdre son temps à aimer celui qui se fout de toi,  l’écoeurant a eu ce qu’il méritait et le bon gars a gagné. On peut maintenant faire jouer la musique de fin en faisant dérouler à l’écran les 8624 noms des gens impliqués dans le film.

… En fait, non, on ne peut pas faire ça tout de suite. C’est que l’histoire n’est pas encore terminée.

Un soir, ça cogne à la porte de l’appartement de Winnie. Elle ouvre. C’est son ex, le père de son enfant, qui se tient là, tout souriant. Après quelques secondes de choc causés par la surprise, elle se jette dans ses bras et ils passent les heures suivantes à baiser fiévreusement. Pour elle, c’est comme si son nouvel amoureux n’existait plus. Comme s’il n’avait jamais existé. Et après la baise, elle fait déjà des plans pour former une vraie famille, maintenant que l’amour de sa vie est revenu. Ils s’endorment ensemble.

Le lendemain matin, elle se réveille seule. Il est parti. Il lui a laissé une note en disant qu’il ne faisait que passer et qu’il n’a pas fini son trip d’aventures autour du monde.

Elle redevient aussitôt la fille déprimée et mélancolique des premiers 2/3 du film. Après quelques heures à lentement digérer ce nouveau coup, son sentiment de honte, de culpabilité et de lâcheté est tel qu’elle se retrouve incapable de faire face à son nouvel univers et à ceux qui en font partie.  Elle empaquette ses affaires sur le chariot et quitte l’appartement pour aller refaire sa vie ailleurs, sans un regard en arrière et sans même contacter celui qui était son nouvel amoureux, qui ne la reverra plus jamais. Fin!

Ce que j’ai pensé de ce film
À ce moment-là, encore dans ma naïve vingtaine, j’ai trouvé ce film franchement révoltant, et ce pour plusieurs raisons. Ces raisons ont affecté le devoir que nous avions à faire à ce sujet en équipe de 2 ou 3 étudiants.

Ma partie était d’écrire deux pages de résumé du film. Dans celui-ci, j’ai décrit les gestes du personnage principal dans ces termes: « C’est alors qu’elle commet l’erreur de reprendre avec son ex. » Ma partenaire de travail m’a alors rappelé que le devoir demandait un résumé objectif du film, sans porter de jugements.

J’ai dit désolé, j’ai effacé et j’ai recommencé: « La fille laisse injustement tomber son ami de coeur en faveur de son ex qui ne la mérite même pas, et… » Et encore une fois, ma partenaire me rappelait que ce devoir devait être un résumé du scénario et non une critique des faits et gestes des personnages.

Ce n’était pas de l’obstination.
Le fait est que je ne comprenais sincèrement pas où était le problème dans mon résumé. Sérieux! Pour moi, dans ma tête, le fait que la fille était injuste de tromper son chum et que son ex ne méritait pas d’avoir du sexe avec elle, ce n’était pas une opinion, c’était un fait. Je ne faisais que décrire de façon objective ce fait que je voyais si clairement. Un fait que tout le monde aurait dû voir aussi clairement que moi. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais apparemment le seul à le voir.

Dans ma tête, il n’a avait pas de compromis. Il ne pouvait y avoir que deux buts possible à ce film: Ou bien dénoncer le comportement stupide et les décisions idiotes de la fille. Ou bien les glorifier. C’était l’un ou c’était l’autre. Et le fait que je semblais être le seul à voir que c’était le premier, ça ne pouvait signifier une seule chose: C’était le second! Ça me révoltait.

C’est que le jeune homme que j’étais ne pouvais pas concevoir qu’il puisse y avoir une 3e option: Raconter une histoire, tout simplement, sans autre but ni arrière-pensée que de la raconter.

Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai vu une fille va se plaindre de son chum qui la traite avec très peu ou pas du tout de respect. Et pourtant, elle était délibérément dans une relation avec, elle le baisait, elle l’aimait, et dans beaucoup de cas allait même le marier. Toute ma vie, je n’ai pu accepter les choses que si je pouvais les comprendre. Et pour pouvoir les comprendre, il faut qu’il y ait de la logique derrière les faits et gestes de tout un chacun. Voilà pourquoi, à mes yeux, se plaindre que son chum lui manque de respect et tout de même l’aimer, le baiser et le marier, je ne pouvais pas le comprendre parce que ça n’avait aucun sens. Parce que ce n’était pas logique. Parce qu’aucun abuseur ne devrait être récompensé par sa victime.

Ce n’est qu’il y a quelques années que j’ai enfin compris quelque chose au sujet de l’amour. Quelque chose qui m’a permis de comprendre ce que me disait ma partenaire de travail au sujet de mon résumé du film. J’ai enfin compris que l’amour n’est pas quelque chose que l’on peut comprendre. L’amour n’est pas une décision. C’est un sentiment. C’est quelque chose que l’on vit avec ses tripes et non avec sa tête. L’amour n’est pas quelque chose que l’on donne et/ou que l’on reçoit par mérite. C’est quelque chose que l’on ressent ou bien que l’on ne ressent pas. C’est tout. Malheureusement, j’ai passé la majorité de ma vie à focusser sur le Ça ne devrait pas se passer ainsi, au lieu d’accepter le plus grand des faits qui soit. Le fait que C’est ainsi que ça se passe.

On peut protester et passer sa vie frustré contre cette injustice éternelle, se mettant tout le monde à dos en leur démontrant, preuve à l’appui, pourquoi ils sont cons d’aimer ceux qui ne les méritent pas. Ou bien on peut apprendre à l’accepter, et vivre avec ce fait.

Ça ne devrait pas se passer ainsi. Mais c’est ainsi que ça se passe.