Je ne suis pas un vrai mec, part 1: Je ne lui mens pas assez!

Aujourd’hui sur MSN, section Style de Vie, il y a un amusant article signé par l’un des 8624 hommes au Québec à s’appeler « Éric Paquette »: 10 mensonges que les hommes servent aux femmes.

Cet article est très éclairant sur un point important de ma vie de couple. Vous vous demandez comment ça se fait qu’on vit en harmonie depuis les 11 dernières années, ma blonde et moi? Apparemment, ça aurait rapport au fait que je ne lui ai jamais servi ces mensonges-là:

MENSONGE 1 : «Chérie, je suis là dans cinq minutes»
Je ne me suis jamais trouvé dans une situation dans laquelle elle attendait après moi. Et quand on a de quoi à faire ensemble, on ne se booke pas autre chose le même jour.

MENSONGE 3 (Oui, le 3 passe avant le 2 dans l’article): «Je n’ai bu que deux bières!»
Je ne bois pas. Et les rares fois que je fais du social alcoolisé, (de 2 à 4 fois maximum par année) je ne me cache jamais de combien j’ai bu. Anyway, j’ai une faible tolérance à l’alcool. Une demi bière et je chante du Elvis, deux bières pis chus full chaudasse.

MENSONGE 2 : «Je te jure, mon cellulaire n’avait plus de batterie! J’ai oublié de le charger hier»
Je n’ai pas de cell. En plus, ça fait 10 ans qu’on habite ensemble. Pourquoi devrait-on s’appeler pour se parler?

MENSONGE 4 : «Je n’ai joué que 15 minutes…»
Chez nous, les jeux, c’est à elle. WoW, Wii, Xbox, Xbox 360, Gameboy, Gameboy Advance, et d’autres que j’oublie, c’est elle la gameuse. Je joue parfois à Mario Galaxie, mais le seul jeu auquel je me consacrais une heure ou + par jour, avant que ma belle-sœur nous l’emprunte, c’était Wii Fit. Alors non seulement je ne mens jamais sur mon temps de jeu, je n’ai absolument aucune raison de le faire.

MENSONGE 5 : «Je pense toujours à toi»
Euh… Avant de lire cette phrase, l’idée qu’on puisse se dire ça ne m’était encore jamais venue. Il est évident autant pour elle que pour moi que l’un pense à l’autre. Tk, une chose est certaine, si on n’a jamais pensé à se le dire, ça ne peut pas devenir un mensonge.

MENSONGE 6 : «[T’as] pas [pris] un gramme!»
Je m’amuse parfois à dire à ma blonde «T’as pris quoi, 5 lbs depuis que je t’ai connu en 1999?». D’abord parce que c’est vrai, et ensuite pour se moquer du mythe disant que toutes les filles sont full préoccupées par leur poids. Ma blonde a toujours été une mince d’une famille de minces. Non seulement elle ne se préoccupe pas pantoute de son poids, elle est assez logique et réaliste pour être capable de lire elle-même son poids sur la balance et faire ce qu’elle a à faire si ça la dérange. Alors non seulement elle ne me pose jamais de questions en rapport à son poids, pourquoi est-ce que je lui mentirais si elle le faisait? Ça n’a aucun sens!

Anyway, dans notre couple, c’est moi qui a le complexe du poids.

MENSONGE 7 : «C’est la première fois que ça m’arrive [de ne pas avoir le zouiz qui fait Heil Hitler pendant l’acte]
Ok, réglons quelque chose immédiatement: Qu’on le veuille ou non, y’a toujours une première fois. Et quand c’est la première fois que le gars a une panne de libido, dire «C’est la première fois que ça m’arrive!» n’est pas un mensonge. Je ne l’ai dit qu’une seule fois dans ma vie, et c’était vrai. Les fois suivantes, au contraire, je la rassurais comme quoi que non, ce n’était pas la première fois, donc qu’elle n’est pas en cause.

MENSONGE 8 : «C’était ma dernière brosse!»
J’ai été saoul raide deux fois dans ma vie, une fois en 1993, l’autre en 2008. Dans les deux cas, j’avais avalé du fort un peu trop vite dans un party où la boisson était a volonté. Puisque ce n’est pas dans mes habitudes de me paqueter la yeule, je n’ai pas besoin de prendre une résolution anti-alcool. Et encore moins de mentir en la prenant.

MENSONGE 9 : «La porno [qui apparait de façon] magique [sur l’ordi]»
Ha! Ha! Celle-là, j’en suis coupable à deux niveaux, mais pas de la façon classique. Oui, je suis allé sur des sites xXx, mais sans pour autant lui affirmer fièrement, je ne lui ai jamais caché. Ensuite, les fois où je mens sur le sujet, c’est quand elle me pogne en train de regarder des clips sur YouTube de chatons et chiots qui font les cutes. À ce moment-là, je dis : « Oops! Non, t’as mal vu. Je regardais… euh… de la porno !» Elle trouve ça cute que j’essaye de lui cacher mon côté beubélala.

MENSONGE 10 : «Le regard qui trahit»
Regarder le cul des femmes qui passent en ayant un regard de macaque qui veut se faire peler la banane? Je l’faisais même pas quand j’étais célibataire. Veux-tu ben m’dire pourquoi je le ferais maintenant que j’ai une blonde? Franchement! Donc, pas besoin de lui mentir sur le sujet.

Et en rapport avec ce dernier point : J’ai été élevé dans un environnement presque exclusivement féminin. J’ai toujours eu plein d’amies de filles et presque pas de gars. C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais vu les filles comme étant des proies.

Et c’est peut-être pour ça que l’idée de lui mentir sur ces sujets ne m’est jamais venue en tête.

Goût pour l’exotisme OU besoin de justifier une situation difficile?

C’est à 17 ans que j’ai eu ma 3e relation de couple.  Celle-ci a durée un an. C’est avec cette fille que j’ai eu mes premières relations sexuelles. Elle était d’origine Haïtienne. Je l’ai rencontré grâce à une petite annonce dans un magazine pour ados, dans laquelle je disais être à la recherche d’une petite amie et que j’avais un faible pour les asiatiques et les noires.

Voyez-vous, de 15 à 30 ans, j’ai eu un gros trip Black & Asian. À part l’ex sus-mentionnée, je n’en ai jamais eu aucune autre. Ça ne m’empêchait pas de les désirer à fond. Je ne me suis jamais demandé pourquoi j’étais attiré vers l’exotisme. Je croyais juste que ça faisait partie de mes goûts, voilà tout.

Prise de conscience.
J’ai quand même fini par me la poser, cette question. C’était lors d’une sortie au cinéma, en 1997. Ce soir-là, j’étais accompagné de Fatima, une amie iranienne qui était également mon amante. Elle n’était au Québec que depuis deux ans, après avoir passé la première moitié de sa vie en Iran et la seconde en France.  cette double nationalité lui donnait un accent assez unique dans la voix.  Nous étions allés voir Boogie Nights, dont l’action se passe à l’époque Disco, fin années 70, début années 80. Plusieurs fois dans le film, j’ai été amusé de voir des références à des choses auquel j’ai assisté ou entendu parler de, puisque ce sont les années de mon enfance et de mon adolescence. Quand je lui en faisais la remarque, elle me répondait toujours la même chose: Que ça ne lui disait rien.

Je me souviens clairement qu’à ce moment là, je l’ai regardé du coin de l’oeil et je ne suis posé cette question: Qu’est-ce que je fous avec elle?

Non mais c’est vrai.  On n’avait tellement rien en commun. Pourquoi est-ce que j’avais cette fille-là comme amante alors qu’il y avait autant d’obstacles pour nous séparer?

Obstacle 1: Elle a 19 ans. J’en ai 29. Nous n’avons pas vécu aux mêmes époques.

Obstacle 2: Elle a vécu sa jeunesse en Iran sous le régime dictatorial guerrier de Khomeini. J’ai vécu au Québec dans l’ère post Révolution Tranquille sous le régime libéral du parti du même nom, suivi de celui de René Lévesque.

Obstacle 3: Elle a une culture, voire deux dans son cas, complètement différentes de la mienne. Impossible pour nous de parler de télé, musique, cinéma, mode, etc.

Obstacle 4: Pour sa famille, je suis un étranger que l’on traite avec méfiance. Pour ma famille, elle est une étrangère que l’on traite avec condescendance.

Obstacle 5: Sexuellement, elle trippait domination/soumission, me voyant maître, se voulant esclave. Ma personnalité et mon éducation m’interdit toute violence envers la femme. Le fait de savoir qu’elle le désire ne change rien au malaise que je ressens à la soumettre et la dominer.

En ressortant du cinéma ce soir là, je n’étais plus le même homme qui y était entré deux heures plus tôt. C’est que je venais de me rendre compte que dans le fond, ce n’était pas l’exotisme qui me faisait aller vers ces filles-là. C’était la difficulté. Les obstacles. Ça m’a pris un grand travail d’introspection, mais j’ai fini par comprendre que la raison pourquoi j’allais vers elles, c’est à cause que j’avais un complexe d’infériorité.

Avant de sauter au plafond et me traiter de raciste, lisez ce qui suit.
Comme je l’ai souvent raconté, le moi adolescent et jeune adulte était pauvre, maigre, laid. La majorité des filles, même les plus laides, préféraient le célibat plutôt que de m’avoir pour chum. C’est une réalité qui est très difficile à encaisser car elle blesse fortement l’estime de soi. Dans ce temps-là, pour survivre aux situations trop pénibles, le cerveau réagit en nous poussant à rechercher des situations plus acceptables. Puisqu’on ne s’en rend pas compte, ça se passe au niveau de l’inconscient. Du subconscient, si vous préférez le terme anglo plus populaire.

C’est ainsi que, de façon inconsciente, j’ai commencé à jeter mon dévolu sur des filles de races différentes, de cultures différentes, d’un grande différence d’âge. Ainsi, si ça ne marchait pas entre nous, je pouvais toujours me dire que c’était à cause de la différence d’âge, de race ou de culture. Puisque la raison principale de mon rejet pouvait désormais s’expliquer par autre chose que ma maigreur, ma laideur ou ma pauvreté, alors mon estime de soi n’était plus atteint. Ok, un rejet reste un rejet. Ça reste une expérience plate à vivre. Mais au moins, maintenant que je pouvais l’expliquer sans me remettre en cause, alors c’était supportable.

Et voilà pourquoi je dis que mon attirance pour l’exotisme venait de mon complexe d’infériorité: Parce que je n’aimais pas ces filles pour les bonnes raisons. Ce qui m’attirait en elles, ce n’était pas nos compatibilité ni leurs personnalités. C’était le fait que, si la relation ne marcherait pas, nos différences pouvaient expliquer pourquoi, de façon plus acceptable pour mon estime de soi.

Et pourquoi est-ce que je partais à la base avec l’idée que ma relation avec une fille ne pourrait pas marcher? EXACTEMENT! S’attendre d’avance à ce que notre relation avec la fille ne marche pas, et ce avant même d’avoir une fille en vue, ÇA, c’est un signe flagrant qu’on a un complexe d’infériorité.

Éventuellement, à force de travail constant sur ce qui me faisait défaut, j’ai fini par perdre ces derniers. Les filles de ma race, de ma culture et de mon âge ont commencé à me trouver intéressant, et même à faire les premiers pas. J’ai pris de la confiance en moi. J’ai cessé de rechercher les difficultés.

Aujourd’hui, j’ai quelques amies noires et asian. Elles sont aussi québécoises que moi dans la naissance, la culture et l’accent parlé. La femme de ma vie des onze dernières années est blanche, mais elle aurait tout aussi bien pu être noire ou asian, puisque ce n’est plus la race qui importe pour moi, mais bien la compatibilité des personnalités et nos points communs.

Quand tu vis une relation difficile, c’est probablement de la faute de l’autre. Quand tu vis plusieurs relations difficiles de suite, il y a de grandes chances que ce soit toi qui recherche les obstacles. Réfléchis et essaye de trouver pourquoi. C’est seulement lorsque tu auras trouvé la source du problème que tu pourras y travailler, cesser de vivre des relations cul-de-sac, et enfin connaître le bonheur auquel tu as droit. Parce que LÀ, tu sortiras avec l’autre pour les vraies bonnes raisons.

Mon chum se comporte en ado attardé

Les filles, réjouissez-vous d’avoir un ado attardé comme chum. D’abord, le fait que vous sortez avec prouve déjà que ce n’est pas si grave puisque vous êtes capable de le supporter. Soyez juste reconnaissante qu’il ne prenne pas trop à coeur vos remarques à ce sujet.

Parce que moi, le jour où je me suis tanné de me faire dire que j’agissais comme un ado attardé, j’ai décidé qu’à partir de ce moment-là je serai irréprochable. Je m’en souviens bien, j’avais 17 ans.

Attack of the Gars Irréprochable
Faites une longue liste de tout ce que vous pouvez reprocher à un homme, et vous pouvez être certaine que rien de cette liste s’adressait à moi. Je faisais de grands efforts constants pour être le plus irréprochable possible. Ça me permettait de séduire des filles qui sortaient justement avec des ados attardés, puisqu’elles ne retrouvaient pas chez moi ce qu’elles n’aimaient pas chez leurs chums. Normal: Puisque je ne faisais rien, je ne pouvais donc rien faire de mal.

Le parfait enfer
Les filles qui ont sorti avec moi durant ce que j’appelle mes années irréprochables ont vécu un véritable enfer. Puisque personne n’est parfait, je trouvais toujours de quoi à redire contre elles, des défauts, des mauvaises habitudes, etc… Tout ce que je pouvais trouver, je le pointais. Et elles ne pouvaient jamais riposter parce qu’elles n’avaient rien à dire contre moi. À moins, bien sûr, d’exagérer ou d’inventer. …Ce qui me donnait encore plus de bonnes raisons de leur remettre leur imperfections dans leurs faces, en les forçant à reconnaitre leurs exagérations et mensonges.

Ce désir de me montrer plus parfait qu’elles allait même jusqu’à affecter notre vie sexuelle. Un jour où c’est elle qui a fait les premiers pas, j’étais mindé sur autre chose alors je lui ai dit que ce n’était pas le moment. Elle m’a dit: « Ben là… Pour une fois que c’est moi qui en a envie! » J’ai répondu « Comment ça se fait que quand une fille dit non parce qu’elle n’a pas envie de sexe, c’est normal et qu’il faut l’accepter, mais que quand c’est le gars qui dit non, ça fait un gros drame? » Elle n’a rien trouvé à répondre et a rattaché sa robe de chambre, la tête basse.

À l’époque, j’avais 22 ans et une libido à la limite de l’obsession sexuelle. Pourtant, mon désir de lui prouver que mon comportement était meilleur que le sien, c’était encore plus fort que mes pulsions. C’est dire à quel point je prenais plaisir à les rabaisser. Remarquez que c’est normal: La seule façon de montrer qu’on a un comportement irréprochable, c’est de le comparer à un comportement reprochable. Et quand la fille est la seule personne avec qui on peut se comparer, ben voila.

Un style de vie
J’ai dû passer un bon 10 à 15 ans à démontrer à mon entourage qu’ils valaient moins qu’une merde. Et je ne le faisais jamais sans raisons, toujours avais-je preuves à l’appui.  Et celles qui ont eu le plus à souffrir ça, ce sont les filles avec qui j’ai sorti. Et tout ça parce qu’un jour, j’en ai eu ras le bol que l’on me fasse des reproches sur de petits détails insignifiants dans mon comportement.

Trop parfait, c’est vraiment comme pas assez.
J’ai fini par me calmer, quoi que je continue toujours à descendre sauvagement, preuves à l’appui, quiconque faisant exprès de me prendre à rebrousse-poil de façon un peu trop insistante. N’empêche que, entre un gars à qui vous pouvez reprocher des trucs une fois de temps en temps, et un complètement irréprochable qui vous fait sentir mal avec vos moindre travers, je pense sincèrement que vous êtes bien mieux avec le premier.

La leçon à tirer de ceci: Chialer contre son chum pour rien, c’est le pousser à chialer contre vous pour quelque chose.

Découragement –ou- Gros Bon Sens?

À l’époque où je faisais partie de Défi Diète 2008, le motivateur professionnel Guy Bourgeois nous montrait la différence entre ce qui nous fait réussir ou bien échouer. Loin de moi l’idée de contester ses enseignements, mais il y a un truc qu’il nous a dit qui m’a fait tiquer. Dans la liste des comportements qui mènent à l’échec, il a mis un mot que j’ai en horreur. Ce mot, c’est découragement.

Pourquoi est-ce que j’ai ce mot en horreur? Parce que c’est un mot que l’on a trop souvent utilisé contre moi à tort et à travers tout le long de ma vie, de la part de gens qui ne savaient pas faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.

D’abord, Analysons un brin les deux comportements:

  • Découragement: Dé-courage-ment… Cesser d’avoir du courage. Abandonner, par manque de volonté, un projet qui pourrait réussir sinon.
  • Gros bon sens: Capacité d’analyse logique. C’est avoir la volonté de continuer, tout en étant capable de reconnaître si une option est vouée à la réussite ou à l’échec. Attention: Je dis bien une option, et pas nécessairement le projet complet.

Vous saisissez la différence?

Voici l’exemple le plus fragrant de la mauvaise utilisation du mot découragement contre moi, de la mauvaise influence que ça a eu dans ma vie, et des conséquences que ça m’a fait subir:

Déjà enfant, j’ai su que je voulais faire carrière dans l’humour. Rendu adolescent, j’ai tout fait, tout essayé en ce sens: Théâtre, improvisation, stand-up, textes, bandes dessinées… Les deux derniers étaient fort appréciées par les gens, adultes comme ados. Par contre, côté interprétation, quoi que je faisais, je foirais lamentablement. Et puis, un jour, je me suis dit: « Ce n’est pas parce que Plamondon écrit les meilleures chansons que ça fait de lui un chanteur. » Malheureusement, j’étais entouré de gens bien-pensants qui me condamnaient pour ce qu’ils jugeaient comme étant du découragement. J’ai eu droit au grands slogans classiques du genre de Quand on veut, on peut. Un gagnant ne lâche jamais, un lâcheur ne gagne jamais. À coeur vaillant, rien d’impossible, et plusieurs autres du même genre.

Lâcheur, découragé, non-vaillant… Qui veut être vu comme tel? J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai insisté, et j’ai continué, et je n’ai pas lâché. J’ai persévéré.  De 1985 à 2005. Oui, pendant 20 ans, je me suis essayé à être humoriste, malgré le fait que je suis sujet au trac, que je n’ai pas assez de mémoire pour retenir mes textes, que je ne sais pas jouer naturel, que je n’ai aucun sens du timing, et que j’ai une voix trop basse et monotone. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des shows d’humour amateur. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des activités qui m’auraient mis en avant scène. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, je suis allé passé une audition comme humoriste à l’école Nationale de l’humour. Je n’ai jamais été pris.

Quand tu essuies un échec et que tu continues, on peut parler de courage. Mais quand ça fait vingt ans que tu accumules les échecs dans un domaine, est-ce qu’on peut encore parler de courage, ou bien il faut se rendre à l’évidence que ça fait longtemps que c’est rendu de la stupidité?

En 2005, je décide de faire les choses à ma façon. Je passe une audition à l’École Nationale de l’Humour. Je ne le fais pas en tant qu’humoriste. Je le fais en tant qu’auteur. Je suis pris immédiatement.

Lorsqu’une personne de ton entourage t’encourage dans la voie de l’échec, alors ça me peut dire que trois choses:

  1. C’est un con, car il n’a pas assez de jugeote pour être capable de faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.
  2. C’est un salopard, car au lieu de t’aider à régler ton problème, il veut te forcer à rester dans une situation d’échec.
  3. C’est un manipulateur, car il essaye de jouer sur ton orgueil de façon à te forcer à faire des choses à l’encontre de ton bon jugement.

Personne n’a besoin d’un con salopard manipulateur dans son entourage. Débarrassez-vous de ça au plus vite, votre vie ne s’en portera que mieux.

L’erreur de base dans le principe d’être « un bon gars ».

Laissez-moi vous expliquer ça en termes simples

ÊTRE UN BON GARS, le point de vue masculin:
Ne rien faire = Ne rien faire de pas correct.
Ne rien faire de pas correct = Ne pas être un méchant garçon.
Ne pas être un méchant garçon = Être un bon gars.
Être un bon gars = Être le chum idéal.
Conclusion: Ne rien faire = Être le chum idéal.

Voyons l’autre côté maintenant:

ÊTRE UN BON GARS, le point de vue féminin:
Ne rien faire = Être passif.
Être passif = Être ennuyant.
Conclusion: Ne rien faire = Être ennuyant.

Et voilà pourquoi les filles disent qu’un bon gars, c’est un gars ennuyant.

C’est que ceux qui prétendent être des bons gars ne sont pas vraiment des bons gars. Ce sont en effet d’ennuyant mous sans colonne ni personnalité. Il y en a hélas qui ne sont pas capable de penser autrement que de façon extrémiste. Pourtant, ne pas être un bon gars, dans le sens décrit plus haut, ça ne signifie pas automatiquement être un salopard abusif. Il y a moyen de s’affirmer sans pour autant toujours écraser l’autre. Pour vous donner une idée, voici trois genres de gars vivant la même situation, et ce qu’ils disent à leur blonde à ce sujet:

LA SITUATION: Tu aurais envie de louer Rocky XVI.

  • Ce que va dire le méchant garçon: « À soir, on va louer Rocky XVI. Hein? Tu veux voir quoi? Wall-E? Tu m’niaises-tu? Quel cave voudrait voir un film plate de même? »
  • Ce que va dire celui qui prétend être un bon gars: « Bon, tu veux faire quoi à soir? Moi? Je l’sais pas. C’est pour toi. Tu louerais un film? Ok, ça t’tente de voir quoi? Moi? Je l’sais pas. Non, décide, on fait comme tu veux. »
  • Ce qu’un vrai bon gars va dire: « Hey, ça t’tentes-tu d’voir un film? J’feelerais pour voir Rocky XVI, t’en penses quoi? Hm, c’est vrai, pas vraiment ton genre de film. As-tu une suggestion? Wall-E? Bah, pourquoi pas. J’louerai Rocky une autre fois, quand j’serai avec mes chums. »

Vous voyez ce que je veux dire? Avoir assez de personnalité pour avoir des goûts personnels, et assez de colonne pour pouvoir les assumer et prendre des décisions. Et malgré tout, être assez attentif, mature et logique pour être capable de faire des compromis.

Bref, pour être à la fois un bon gars et être apprécié, la solution est simple: N’agis pas mal, mais agis! Sinon, tu vas passer ta vie en p’tit loser emo qui se plaint que les filles sont des bitchs injustes et contradictoires qui ne savent pas ce quelles veulent.

Et ça, ce n’est pas un comportement qui attire les filles.

54 personnalités cliché que l’on retrouve sur le net

Au moment d’écrire ce billet, voilà douze ans qu’internet est entré dans ma vie. Et croyez-moi qu’en une décennie et 1/5, j’en ai fréquenté des forums et des salles de clavardage. Ça m’a permis de me rendre compte que plus ça change et plus c’est pareil. Peu importe où on va, on est toujours confrontés au même genre de gens. Les noms, les visages et les endroits changent, mais les personnalités et les comportements restent les mêmes.  Ils sont:

1- Le FrustRieur / La FrustRieuse
Plus cette personne veut exprimer sa frustration, et plus elle veut cacher qu’on a réussi à la faire frustrer. Par conséquent, entre chaque phrase, elle va intercaler un LOL (le nombre de L après le O peut varier de 1 à 27). Ça donne un message assez paradoxal dans lequel elle passe sans cesse de la colère au rire. Bien que le but de ce style d’écriture est de montrer que l’on ridiculise la personne contre qui on frustre, c’est plutôt le texte qui en résulte qui devient ridicule par son sentiment contradictoire.

2- L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse
Quand il a envie de démolir quelqu’un, il n’a pas besoin de trouver de bonnes raisons pour le faire: Il est assez grand pour se les créer lui-même: Interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. Parce que peu importe ce que vous allez dire pour vous défendre, il répliquera toujours avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges.

3- Le SociaLoser
Peu importe le sujet du forum, il fera un commentaire comme quoi ceux qui participent sont de pathétiques losers de vivre leur vie sociale sur le net. Évidemment, l’ironie du fait que lui-même a participé une centaine de fois à ces forums, entre autres pour faire ce commentaire, n’échappe à personne.

4- Le RienPortant
Une coche au dessus du précédent, cette personne utilise un des plus vieux trucs qui soient pour faire passer les autres pour des caves: Gonfler exagérément l’importance de chaque petite chose dans la vie de celui qui en a parlé. Exemple, dans un thread sur la crème glacée, si tu dis: « J’aime vraiment la crème glacée à la vanille », il te répondra: « Si c’est si important pour toi de manger de la crème glacée à la vanille, te prive pas pour nous, mon grand. À chacun ses priorités dans la vie. » Son antipathie n’a d’égale que son manque de logique parce que si on ne se limitait qu’à faire des choses importante dans la vie, celle-ci serait d’un mortel ennui.

5- Le FatiguEnquêteur
Celui-là a tellement peur de se faire avoir par un mensonge qu’il va inspecter méticuleusement les profils, les photos et les commentaires d’un membre X, recherchant le moindre indice prouvant que c’est de la foutaise. Il a peut-être raison dans ses soupçons, et il a peut-être des preuves en béton pour appuyer ses accusations.  Mais il est tellement fatiguant avec ça qu’on finit vite par s’en foutre. Surtout que, même lorsque l’on amène une preuve irréfutable comme quoi il a tort, il reconnaitra rarement son erreur, préférant insister de mauvaise foi avec des arguments de moins en moins crédibles.

6- Le RespecTueur / La RespecTueuse
Aussi connu sous l’appelletion de victime volontaire.  À chaque fois qu’un type fout la merde dans un forum, il pourra toujours compter sur le RespecTueur pour le soutenir. Le RespectTueur aura comme argument, pour défendre le fauteur de trouble, qu’il n’est pas si pire que ça, qu’au moins il met de la vie dans le forum, que sans lui la place deviendrait vite plate si tout le monde était d’accord sur tout, et qu’on a juste à l’ignorer s’il nous dérange à ce point là. Il arrive que le RespecTueur soit lui-même une ancienne victime du fouteur de merde, mais comme il le dit lui-même, il a « appris à l’apprécier avec le temps ». Étrangement, autant le RespecTueur respecte et supporte celui qui l’a déjà humilié publiquement, autant il n’hésitera pas à descendre quelqu’un qui ne lui a jamais rien fait.

7- L’insignifiEnragé(e)
Cette personne va accrocher à un détail insignifiant de ton post. Et  comme un pitbull enragé, elle ne lâchera jamais le morceau. Peu importe ce que tu lui dis, peu importe comment tu t’expliques, peu importe comment tu le justifies, rien à faire, cette personne est intraitable. Elle a décidé de te démolir là-dessus, rien ne lui fera changer d’avis. Et même si tu répliques avec l’argument final comme quoi c’est ton droit légal / ton choix /  ton droit à la  liberté d’expression de faire ceci, elle répliquera que c’est son droit légal / son choix /  son droit à la  liberté d’expression de te trouver imbécile de faire ceci.

8- Le VocabuLoser:
Mal à l’aise en société, cette personne (un homme dans 90% des cas) a mené une vie grandement solitaire, ce qui l’a amené à lire beaucoup sur divers sujet. Or, quand un marginal devient autodidacte, il naît en lui un sentiment de supériorité. Autant le VocabuLoser aime provoquer les confrontations, autant il déteste les perdre. Aussi, face à quelqu’un devant qui il considère insupportable d’avoir tort (Donc 100% de la population), il va riposter en utilisant un vocabulaire recherché, multipliant les métaphores et les citations latines ou étrangères. Il essaye de compenser en tentant de démontrer que là où ça compte, c’est à dire intellectuellement, c’est lui qui est supérieur. Le plus ridicule, c’est que dans 75% des cas, plus le VocabuLoser utilise un langage de prof d’université, plus son orthographe est celui d’un cancre d’école primaire.

9- Le Fru-Fake
Insulte cette personne à répétition, elle te répondra avec retenue et politesse, histoire de démontrer qu’elle vaut mieux que toi.  Dis quelque chose d’anodin une fois, elle va être insultée au plus haut point et décortiquera négativement un détail de ton message, histoire de démontrer que tu vaux moins qu’elle. Sérieux là, y a-t-il un comportement plus fake que d’être à la fois toujours calme dans les situations de conflits ET conflictuel dans les situations calmes?

10- La FauxMelle
Il y a un proverbe anglo-geek qui remonte aux débuts du net, à l’époque où les utilisateurs étaient majoritairement masculins, et qui dit There are No Girls on the Internet. Bien que dépassée aujourd’hui, il arrive encore que cette règle s’applique lorsque des gars profitent du relatif anonymat du net pour se faire passer pour une fille. Les raisons sont multiples. Parfois c’est une façon de mieux vivre les premiers pas d’une homosexualité qui n’est pas encore prête à sortir du placard. Parfois c’est pour le malin plaisir de rouler autrui. Mais plus souvent qu’autrement, c’est pour la pathétique raison qu’en se faisant passer pour une fille, le gars recherche l’attention et la gentillesse qu’il croit (à tort ou à raison) ne pas mériter en tant que lui-même.

11- Le CouragEunuque
Autant il rabaisse les autres à la moindre occasion sur le net avec force et conviction, autant il n’aura jamais les couilles de le faire en personne. Il tentera d’expliquer la dualité contradictoire de ses actes sur le net et hors net en utilisant la grande classique: « Ben là, franchement, c’est le net, c’est pas la vraie vie. » Pourtant, les mêmes insultes seraient jugées inacceptables si elles étaient envoyées via d’autres moyens électroniques qui ne constituent pas plus la vraie vie que le net, genre par téléphone ou par texto. Ou encore plus ironique: par courriel, ce qui EST le net.

12- Le DémonCiateur / La DémonCiatrice
Peu importe ce que tu as fait d’incorrect aux yeux de cette personne, autant sur le net que dans la vraie vie, tu peux être certain que ça va être étalé au grand jour sur le forum. Ça peut être par vengeance personnelle, tout comme pour le simple plaisir de rabaisser l’autre. Et peu importe ce que le DémonCiateur dénonce, il se justifie en disant qu’il n’a rien fait d’autre que de dire la vérité.

13- L’HistoriHaineux / L’HistoriHaineuse
Alors que le DémonCiateur va se contenter de dénoncer des faits récents, l’HistoriHaineux va sans cesse ramener de vieilles histoires datant de quelques semaines à quelques années en arrière. Et peu importe ce que tu lui dit, peu importe l’explication que tu lui fourniras, il ne sera jamais satisfait, considérant ces vieilles histoires éternellement non-réglées. Par conséquent, tant et aussi longtemps que tu seras en présence de cette personne, tu peux t’attendre à ce que ça refasse surface de temps à autre.

14- L’ArchiVices
Alors que l’HistoriHaineux travaille de mémoire, l’ArchiVices prend bien soin de garder systématiquement tout à ton sujet, et ce depuis que tu le connais: Photos, mails, billets de blogs, conversations de messageries, commentaires de forum, textos, captures d’écran, etc. Le jour où tu feras quelque chose qui déplaira à l’ArchiVices, c’est garanti qu’il va faire étalage de tout matériel compromettant qu’il a sur toi afin de prouver son point, en t’humiliant par la même occasion.

15- Le RéponDétourneur / La RéponDétourneuse
Lorsqu’on lui parle à raison des torts qu’elle a, cette personne répliquera avec une question au lieu d’adresser le sujet. Une question qui essaye nous faire passer comme ayant un problème mental ou comportemental. Une question du genre de: « Bon, t’as-tu fini, là? », « Bravo, tu as exprimé tes frustrations. Ça va mieux? » ou bien « Coudonc, t’es-tu en SPM? ». Ce qui apporte l’aberration de cette dernière phrase à l’échelon supérieur, c’est que dans 90% des cas, c’est une fille qui la pose à un homme, et que c’est le genre de fille qui ferait une révolte monstre si c’était un homme qui la poserait à une femme.

16- La MartyRisible
Cette fille se permet tous les écarts de conduites possible sur un forum et/ou messagerie : Insultes déguisées en blagues, mensonges compulsifs et sans fin, humiliation des autres membres sur un coup de tête, harcèlement, etc. Mais quand on essaye de discuter avec elle au sujet de ces comportements inacceptables, alors là elle part à brailler que son loyer est en retard, sa grand-mère vient de se faire diagnostiquer un cancer, son beau-frère est dans le coma, ses ex la battaient, sa cousine lui pique tous ses amoureux potentiels, son patron cherche juste une bonne excuse pour la mettre dehors, elle a été victime d’un viol collectif à l’âge de 4 ans au mariage de sa tante par les 97 gens présent incluant le prêtre et le traiteur, elle n’arrête pas de grossir même si elle prend juste un repas à tous les 48 heures, et maintenant on l’accuse d’être la cause de tous les problèmes du forum incluant probablement ceux arrivés 7 ans avant qu’elle en devienne membre. C’EST TROP INJUSTE!!! Elle conclut alors qu’elle va quitter la place pour toujours… Ce qu’elle fera, pendant environs 12 à 48 heures, avant de revenir et de recommencer.

17- Le ChianPrunteur / La ChianPrunteuse
Le ChianPrunteur est celui dont la majorité des interventions sont là pour démolir l’intégrité des autres intervenants. Sa stratégie: Emprunter un fait vérifiable (La loi, les règlements de l’endroit, un résultat scientifique, etc) afin d’attaquer les gestes, les goûts et les habitudes des autres. Trop peureux pour exprimer ses propres opinions, il ne fera que se cacher derrière celle des grands penseurs de ce monde qu’il citera afin de se rendre intouchable. Car si tu es en désaccord, tu ne l’es pas avec lui mais bien avec l’auteur de la citation.  Même ses différents nicks, au lieu de refléter ses goûts ou sa créativité, sont des emprunts.

18- La Copie-Conne
Cette personne aime tellement les textes des autres qu’elle va les copier-coller sur son blog, son Facebook, un forum, etc. Le problème, c’est qu’elle essaye de s’en faire passer pour l’auteur. Premièrement, il est difficile d’être crédible de réclamer la paternité d’un texte dont l’orthographe, la syntaxe et la ponctuation sont parfaites, alors qu’elle n’est pas capable d’enligner 5 mots sans faire 10 fautes dans son profil et dans toutes ses autres interventions.

Ensuite, pour penser qu’elle est la seule personne au monde à avoir lu un texte disponible publiquement à des millions de personne, faut être un peu conne.

19- L’AutoMartyr
Celui-ci possède deux caractéristiques particulière. La première: Il se choisit un nom dans le style de Le Maudit, Martyr, Le Banni, Cursed, Reject, Cancellé, Paria, et autres mots pouvant signifier « Pauvre de moi, tout l’monde me haït. »  La seconde: Il se comporte de façon à mériter ce nom en faisant tout pour se faire haïr des autres. Bref, il s’agit d’un passif-agressif qui manipule les gens dans le but de faire de son nom une prophétie autoréalisatrice. Ça a un double but: D’abord pour le plaisir de pouvoir contrarier les autres à loisir. Et ensuite pour pouvoir blâmer les autres en les accusant de l’attaquer par mesquinerie personnelle.

20- L’HypoCritique
Cette personne va se permettre de descendre les autres pour quelque chose qu’elle fait elle-même. Elle commence par faire des critiques rabaissantes. Lorsque la personne visée par ces critiques ose lui répondre, l’HypoCritique va devenir susceptible et se mettre sur la défensive en lui répliquant hypocritement : « Tu es susceptible et/ou sur la défensive. » C’est ça l’avantage d’être attaqué par une personne HypoCritique: Tout ce dont elle t’accuse s’applique d’abord à elle-même.

21- Le ManipulActeur / La ManipulActrice
Cette personne constate qu’elle ne peut pas avoir le dessus sur toi parce que tu as des arguments pertinents pour appuyer ton opinion, tandis qu’elle n’en a aucune pour justifier d’être contre. Elle essaye donc de te manipuler à te taire, en t’accusant d’être un manipulateur, donc que tes arguments ne sont que manipulations. Bref, elle te donne son rôle tout en essayant de prendre le tien.

22- Le/La Grosse-o-phobe
Toute femme avec le moindre surplus de poids a un jour eu à faire avec ce triste individu qui a utilisé son poids pour l’insulter.  Et ce, peu importe l’argument.  Par exemple:
– Tu t’apprêtes à aller dîner: « C’est ça, va donc te remplir la face de McDo, crisse de grosse conne! »
– Tu déclines les avances d’un gars: « Penses-tu qu’une grosse laide comme toi peut se permettre d’être sélective? »
– Tu es bonne en maths: « Tu peux ben avoir le temps d’étudier. Grosse comme que t’es, c’est pas comme si tu pouvais avoir une vie sociale et sexuelle. »
– Sur un site de rencontres sexuelles, tu dis que tu es ouverte aux suggestions : « Je te suggère de manger moins. »

Et ce genre d’expérience, ça mène souvent à devenir:

23- La MicrObèse
Les femmes qui sont complexées par leur surpoids ont toutes le même réflêxe : se choisir un nom qui contient un mot qui évoque la petitesse qu’elles n’ont pas.  Exemples : P’tite, Baby, Puce, Souris, Brindille, Bout d’Chou, Clochette, Mini, Chaton, Schtroumpfette, etc.  Et après ça, elles sont les premières à chialer que ce sont les autres qui n’acceptent pas leurs rondeurs.

24- Le / La Sexymaginaire
Phénomène équivalent à l’exemple précédent, mais avec le mot sexy. Et bien que l’internet a fait des femmes rondes des objets de désir depuis quelques années, ce n’est pas encore le cas avec les hommes ronds. Sans compter qu’être laid, ce n’est pas nécessairement une question de poids.

25- Lette-O-Dérision
Inversement, il y a des usagers des deux sexes qui vont prendre un nick du genre de LetteEnCriss, Laffreuse, Safadur, GrosseHorreur, etc. Il y a généralement 2 genre de personnes qui prennent un tel nick:

1. Ceux qui ont accepté leur physique, ont passé à autre chose, et cherchent des gens authentiques, pour qui l’apparence n’est que secondaire. C’est une attitude positive.
2. Ceux qui ont besoin de se rassurer sur leur allure, donc qui se décrivent pire qu’ils sont en réalité, dans le but de se faire sans cesse rassurer qu’ils ne sont pas si pire que ça. C’est une attitude négative.

26- Le CliChiffre
Ça, c’est celui qui se trouve original, d’utiliser le cliché qui consiste à mettre 13, 99, 666, 911, XXX, et surtout 69, dans son nick.

27- Le Malinsignifiant
C’est celui qui se croit malin en attaquant la pertinence de l’autre en se basant sur des détails insignifiant. Par exemple, c’est celui qui va me faire remarquer que dans ma description du CliChiffre, XXX n’a pas d’affaire là car ce n’est pas un chiffre. Ce sera également celui qui va lui répondre qu’il est idiot de dire ça car XXX signifie 30 en chiffre romain. Parce que oui, une bonne chose avec les Malinsignifiants: Puisque leur but est toujours de se montrer plus malin que les autres, ils se battent plus souvent entre eux que contre les autres membres de la place.

28- L’Éaloriste
Ça, c’est le provocateur qui cherche tellement la confrontation qu’il va répondre « Ouais, et alors? » (ou l’équivalent) à la moindre affirmation, même celles qui sont aussi anodines que Aujourd’hui, y’a du soleil.

29- L’insulTannant / L’insulTannante
Cette personne considère qu’insulter quelqu’un est une forme d’humour acceptable, alors elle ne s’en gêne pas. Et si son commentaire est suivi d’un lol ou d’un 😉 alors il faut s’attendre à ce que le dit commentaire soit particulièrement rabaissant. Si on le lui fait remarquer, l’InsulTannant va se montrer très surpris qu’on prenne son commentaire si mal, et il s’en défendra en utilisant la grande classique « J’essayais juste de détendre l’atmosphère » en rajoutant que les gens de ce forum sont vraiment susceptibles.

Évidemment, prétendre que rabaisser quelqu’un en public est une bonne façon de détendre l’atmosphère, ça peut vouloir dire trois choses:

  1. On ment en prenant les autres pour des caves, de penser qu’ils vont gober un mensonge aussi grossier.
  2. On refuse de prendre nos responsabilités en tant que personne qui a gâché l’atmosphère.
  3. Il nous manque quelque chose d’important dans notre capacité de raisonner.

30- Le / La JeVousTu
Alors que l’utilisation du Vous dans la vraie vie est un signe de respect, il est au contraire un signe de mépris dans les communautés virtuelles où le Tu est omniprésent. C’est particulièrement vrai quand la personne qui vouvoie sa cible l’avait d’abord tutoyé comme tout le monde jusque là. Le Vous est alors un signe de rejet, ainsi qu’une façon à peine subtile d’accuser l’autre d’être un snob qui se croit supérieur. Ce que le JeVousTu ne se rend pas compte, c’est que cette attaque exprime son propre sentiment d’infériorité et de manque de confiance en lui-même. Sinon, pourquoi est-il le seul à qui est venu l’idée que son interlocuteur puisse lui être supérieur?

31- L’opiNON
Lorsque plusieurs personnes discutent au sujet d’un film, d’un livre, d’un jeu, c’est celui qui n’osera jamais donner son opinion, tellement son ego fragile serait incapable de supporter que l’on puisse le contrarier.  Il tente donc de se mettre au-dessus de tout le monde en écrivant la seule chose que personne ne pourra jamais nier: « C’est juste un film / un livre / un jeu! »   …  Le genre de gars qui a tellement besoin d’attirer l’attention sur lui, qu’il ne va participer à une discussion que dans le but de bien faire savoir à tout le monde qu’il ne participera pas à la discussion.

32- Le Moralise-à-Tort
Lui, il compare n’importe quoi à tort et à travers. Son but est de démontrer l’insignifiance de tout un chacun lorsque comparés aux vrais problèmes de la vie. Par exemple, si tu racontes que ta tante est décédée d’une crise cardiaque dans un resto, lui va répliquer « Pendant ce temps là en Asie, des milliers d’enfants meurent chaque jour sans jamais avoir pu se payer un repas au resto. »

33- La VraieVie’ctime
Lorsque cette personne se rend compte qu’elle n’a pas le dessus lors d’un argument en ligne, elle utilise alors le dernier recours des perdants: Évoquer la Vraie Vie. Ça peut être à son propre sujet (Ex: « Tu peux pas m’juger, tu sais pas comment je suis dans la vraie vie. ») tout comme au sujet de son interlocuteur (Ex: « C’est ça, continue de perdre ton temps à argumenter sur le net au lieu de faire de quoi dans la vraie vie. ») Quand ton adversaire utilise sur le net un argument qui n’a pas rapport au net, alors tu peux crier victoire. Parce que rien ne dit mieux « J’ai mauvaise foi et je refuse de reconnaître que j’ai tort. » que d’utiliser cette option-là!

34- Le / la FrustrEnCouple
Lorsque tout va bien, cette personne marque dans son profil qu’il/elle est célibataire. Mais dès qu’il/elle est mêlé à un conflit, son premier réflexe est aussitôt d’aller changer son statut pour en couple, fiancé(e) ou bien marié(e). Quand c’est un gars qui fait ça, c’est pour sauver la face. C’est sa façon à lui de dire « Chus pas si loser que ça puisque chuis en couple, MOI! ». Quand c’est une fille, ça démontre qu’elle est lâche, puisqu’elle a besoin de faire accroire qu’elle a un gars derrière qui se cacher pour la défendre et la protéger. Sinon, pourquoi est-ce seulement dans les situations de conflits qu’elle se dit en couple?

35- L’ÉpaisRoquet
Puisqu’il est trop épais pour être capable de se composer un argument, il va faire le perroquet en répétant en grande partie celui de son interlocuteur, en changeant juste les sujets afin de le retourner contre l’autre. Et le plus idiot, c’est qu’il croit sincèrement qu’il a l’air brillant de démontrer publiquement un tel manque d’imagination, d’originalité, et surtout d’arguments.

36- L’Épineux / L’Épinette
Variante du classique Reductio ad Hitlerum, cette personne compare à Marc Lépine tout homme qui dit quoi que ce soit de tant soit peu négatif envers une fille en particulier ou les femmes en général. Mais bon, on a juste à lire le reste des commentaires de l’Épineux pour voir que c’est un fouteur de merde.  Alors ce n’est pas comme s’il était particulièrement pertinent pour commencer.

37- L’InterveNon
Peu importe le sujet, on peut être sûr d’une chose: Cette personne va intervenir en disant que NON! Que ce soit en prenant ça personnel (« Pfff, j’me reconnais pas pantoute là-dedans. ») ou bien en général (« Ben là, franchement, les [insérer sujet de discussion] sont pas tous de même. »), elle ira toujours à contre-courant de la discussion. Donne-lui un sondage avec 2 choix, elle fera remarquer qu’il en manque un 3e qui, quelle coïncidence, aurait été celui qu’elle aurait choisi. Pour ce que ça change: Donne-lui 20 choix, elle t’en sortira un 21e.

38- Le Multipl’Insignifiant / La Multipl’Insignifiante
Son but est plus d’attirer l’attention sur sa présence que de vraiment participer aux discussions. La preuve: Sur 100 de ses messages, il y en a 85 qui ne comportent que moins de 3 mots, généralement un lol ou un smiley.

39- L’OrthoGrave
lui cé selui ki écrit telman mal que si il baize comm e qui écri sa esplique pkoi yé sélibaterre lollllllllllll

40- Le ProFesseur
L’inverse du précédent. Non seulement celui-là écrit sans fautes, ou presque, mais c’est un pro dans l’art de se servir de ça pour fesser sur les autres. Ça peut être en attaque, lorsqu’il veut démolir gratuitement quelqu’un qui ne lui a rien fait. Ça peut aussi être en défense, lorsqu’il se rend compte qu’il est en train de perdre un argument. Dans ce temps-là, au lieu de répondre, il tentera de changer le sujet en citant l’autre, en mettant les erreurs du texte cité en caractères gras / italiques / soulignés / MAJUSCULES / colorés / LES CINQ À LA FOIS, en se contentant de dire ensuite une variante de: « Six fautes dans quatre phrases. Bravo, champion! »

41- Le / La RétroTroll
Cette personne dit quelque chose d’offensant sur le forum. Elle se fait démolir pour ça. Elle donne des explications ridicules pour se justifier. Ses explications se font exposer pour la bullshit qu’elles sont. Après huit pages à s’expliquer, s’engueuler, frustrer, elle finit par dire: « Ha ha, j’t’ai ben eu. T’as pas vu que tout ce temps-là, j’essayais juste de te faire parler pour rien? Pis toé t’as marché tout le long. T’es vraiment facile à manipuler. LOOOLLLLLLLL! »  Comme si c’était crédible, qu’une personne aussi susceptible et orgueilleuse prétende que son but dès le départ était de nous manipuler… à l’insulter.

42- Le RétroCorrecteur / La RétroCorrectrice
C’est celui ou celle qui revient en arrière pour modifier ou effacer ses messages afin de faire accroire qu’il/elle n’a jamais dit ça.

43- Le ParadoxSalaud
Non seulement il s’inscrit à plein de forums qu’il prétend détester, plusieurs fois de suite s’il s’en fait bannir, il est du genre à passer 18 heures non-stop devant son écran, à ne rien faire d’autre que d’en traiter les usagers de losers pas de vie qui ont du temps à perdre.

44- Le ComéDitRien
99% de ses interventions ne sont constituées que d’une phrase dans lequel il fait une remarque en blague qui s’inspire du commentaire précédent, la moitié du temps en lui donnant un sens sexuel. Toujours le mot pour rire, donc jamais le mot pour être sérieux, ses interventions n’apportent pratiquement jamais rien à la conversation.

45- La Fausse Cochonne
Elle est coquette, elle est jolie, mais elle a ce surplus de poids qui ne cesse d’augmenter avec les années.  Alors plus le temps passe et plus ses photos sont prises de haut, histoire de cacher son menton qui se dédouble, tout en focussant sur son décolleté de plus en plus révélateur.  Elle se décrit elle-même comme étant une cochonne à la limite de l’obsession sexuelle.  Hélas, puisque son physique la complexe, très peu de gars peuvent se vanter avoir couché avec. Et ceux qui l’ont fait ont vite constaté qu’elle est loin d’être la nympho qu’elle prétend être, surtout qu’elle est incapable de jouir en présence d’un gars.

46- L’ExPressif
Cette personne sort d’une longue relation avec un/e ex abusif/abusive. Dans un forum, non seulement elle démarrera plusieurs sujets dont le thème sera l’abus de nos ex, elle profite de la moindre occasion pour exprimer à quel point son ex était un ci et un ça, même dans les sujets sans rapport.

47- L’AnalyStupide
Tout comme le VocabuLoser, cet homme a passé beaucoup de temps en retrait des autres. Il a donc utilisé ce temps à les observer. Ça lui a permis de développer la capacité d’analyser les gens, leurs personnalités, et ainsi de prévoir leurs faits et gestes. Il étalera souvent cette capacité en public dans le but d’impressionner les autres. Hélas, s’il est assez brillant pour pouvoir décortiquer le comportement humain, il est en revanche assez stupide pour croire que le monde apprécie de se faire analyser sans l’avoir sollicité.

48- Le TempsMerdeur
Cet emmerdeur ne connait qu’une seule façon de rabaisser les autres: Utiliser la grande classique « T’as vraiment du temps à perdre » ou ses variantes qui veulent dire la même chose. C’est que quand il est trop cave pour trouver un argument contre celui qu’il cherche à rabaisser, alors l’attaquer sur le temps qu’il a consacré à n’importe quoi, incluant celui qu’il a mis à participer au forum, c’est pas mal le dernier recours qu’il lui reste.

49- L’AccusEnfoiré
Ça, c’est celui qui, après t’avoir lu, va toujours tordre ton message précédent de façon à te prêter des intentions malveillantes ou sans rapport, dans le but de t’humilier. Parfois, c’est sous forme de pseudo psycho-analyse, en disant « Toi t’es le genre de personne qui… », Ou alors, en déguisant une accusation en question ou en commentaire. Par exemple, si un homme manifeste son désaccord envers une femme, cette dernière répondra « J’espère que ça t’a fait du bien, de te défouler de tes frustrations contre les femmes. »  Cette personne se fout pas mal que ses accusations soient trop ridicules ou mensongères pour être crédibles. Normal: Puisqu’il cherche avant tout à entacher la réputation d’autrui, il n’a que faire de la vérité.

50- Le Con Troll d’Identité
C’est un troll que l’on voit venir à des kilomètres d’avance parce qu’il a commit la connerie de se choisir un nom négatif. (Une insulte, une maladie, un qualificatif négatif, etc)

51- Le SuggExit
Cette créature se manifeste lorsque vous reprochez quelque chose, à raison, au sujet du forum / des membres / des modos. Il vous suggèrera tout simplement:  Si t’es pas content, tu n’as qu’à partir / Si on est aussi pire que tu le dis, pourquoi tu restes?  Deux phrases qui non seulement disent la même chose, elles ne nient en rien vos accusations.

52- Le RéincarNiais
Ça, c’est celui qui va se faire bannir ses comptes à répétition et qui va revenir à répétition sous d’autres comptes. Il peut se permettre de faire ça parce que les modos ne se donnent quasiment jamais la peine de faire le travail correctement en bannissant son adresse IP. Il peut donc continuer de faire du trouble à loisir.

53- Le MargiNul / La MargiNulle
Ça, c’est la femme hétéro qui est membre d’un site d’hommes gais. C’est l’homme athlétique qui est membre d’un forum de femmes rondes. C’est celle qui est membre de RencontreMoiCeSoirÀSherbrooke.qc.ca  alors qu’elle habite à Edmonton, Moose Jaw où Tokyo. C’est celui qui est membre d’un site de rencontres et dont le profil commence par « Je ne suis pas ici pour faire des rencontres ». Bref, c’est un membre qui, techniquement, a le droit d’être là. Mais à part pour y exercer ce droit, on se demande bien ce qu’il vient y foutre.

Et voilà qui conclut la liste du genre de monde que l’on rencontre sur les chats et forums, et…
Oops, j’ai failli en oublier un 54e. Et c’est normal, puisqu’il s’agit de:

54- L’HistoRien
Cet usager est tellement sans histoires qu’il n’y a vraiment rien à dire à son sujet. Comme quoi sur le net comme dans la vraie vie, ce sont hélas ceux qui ont un comportement négatif qui se font le plus remarquer.


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L’homme public et l’homme privé

Cette histoire est arrivée à une copine à moi, en 1993, dans les derniers temps de la période pré-internet, alors qu’elle était cegepienne. Tous les noms sont fictif, le gars est connu, marié et père de famille, inutile de causer du trouble à cette gang d’innocents.

Samantha aimait beaucoup le show de l’animateur Jack Charming de CDBS FM. Elle l’écoutait religieusement dans sa chambre à tous les soirs.

Un de ces soirs, elle ose: Elle lui envoie un fax dans lequel elle lui dit combien elle apprécie son show, et comment elle trouve qu’il a une voix sensuelle qui lui fait de l’effet. Jack, comme beaucoup d’animateurs de radio, est conscient qu’il a du charme, qu’il fait effet aux jeunes filles, et il n’hésite pas à en profiter. Apparemment, le fait qu’il est marié et père de famille n’est pas de notoriété publique à ce moment là. Alors il lui répond et lui demande de l’appeler en studio. Elle le fait. Ils jasent entre ses interventions sur les ondes. Le courant passe, et il finit par lui demander son numéro de téléphone à la maison. (C’était également avant la période tout l’monde a un cell) Elle le lui donne. Jack ne lui donne pas son numéro privé, rapport à son statut d’animateur connu. Samantha comprends.

Les jours suivants, ils s’appellent à tous les jours, elle appelant à CDBS pendant le show de Jack, et lui appelant Samantha chez elle. Ils parlent, ils flirtent, elle tombe rapidement en amour avec lui. …et elle lâche son chum. Parce que oui, Samantha était en couple. Elle avait juste caché ce fait à Jack, au cas où. Apparemment, bien lui en pris. Anyway, le chum en question n’était qu’un étudiant qui n’était pas certain à 100% de ce qu’il allait faire dans la vie. Autrement dit, comparé à Jack Charming, c’était un loser.

Après une semaine de communications téléphonique de part et d’autre, Jack lui demande de passer à CDBS après son show. Comme il était animateur de soir, qu’il n’y avait personne d’autre que lui en studio. Même qu’il s’occupe lui-même de répondre à la porte si ça sonne. Il lui demande de se nommer dans l’intercom quand elle passera, rapport qu’il n’ouvre pas à tout le monde. Samantha plane sur un nuage.

Elle s’y rend le soir venu à l’heure convenue. Elle s’était bien habillée, coiffée, maquillée. pour ce premier rendez-vous, elle s’imaginait qu’il allait l’amener en quelque part pour passer une soirée charmante: Un bar, un resto, ou faire une simple promenade dans un endroit romantique, genre le Vieux Montréal. Ça, c’est sans compter l’atmosphère magique dans lequel elle vivait depuis plusieurs jours. Elle, pauvre petite fille complexée d’à peine 18 ans, celle qui fut un laideron jusqu’à l’âge de 16 ans lorsque son corps et son visage se sont enfin radicalement transformés pour le mieux, réussir à séduire Jack Charming, un des plus bel animateur radio de Montréal. Un homme plus du double de son age, certes, mais encore assez jeune d’apparence, riche d’une vie d’expériences de toutes sortes. Le genre d’homme qu’une jeune femme ne peut pas trouver dans son groupe d’âge. Le rêve! Un rêve devenu réalité.

Il lui a ouvert la porte, il l’a embrassé, puis l’a entraîné dans un petit salon adjacent au studio. Et là, il l’a baisé sauvagement. Bestialement, pour reprendre son terme à elle.

Bien que surprise, Samantha étant très sensuelle et amoureuse, alors elle ne s’est pas plaint de se faire prendre ainsi. Même qu’une fois la surprise passée, elle s’est montrée très active aussi. Tout y est passé: Oral, vaginal, anal… Elle a quand même été surprise du: « Oui, avale, petite salope! » qu’il lui a lâché à un moment donné. Elle l’a quand même fait. Après tout, c’était Jack Charming. Et pour un homme qui aurait pu être son père, il ne manquait pas d’énergie sexuelle. Tellement qu’il s’est brisé lui-même le petit orteil durant leurs ébats. (Bon, à ce moment là il croyait qu’il s’était juste fait ben mal, c’est plus tard qu’il a su que c’était brisé)

Au bout de 30 minutes, après plusieurs orgasmes de part et d’autre, ils se sont rhabillés, il a regardé sa montre, lui a dit que c’était ben l’fun… Puis il l’a amené dans son auto, l’a débarqué au métro, et il est parti, la laissant là. Surprise. Déçue. Désillusionnée.

La dure chute de son nuage.
Jack a rappelé Samantha deux jours plus tard. (C’est d’ailleurs là qu’il lui a dit a propos de son orteil.) Samantha lui fit part de sa déception au sujet de leur soirée, ainsi que du fait qu’elle ne savait pas à quoi s’en tenir au sujet de leur relation. Jack lui a donc mis les points sur les i comme quoi, en tant qu’homme marié et père de famille, elle ne devait pas s’attendre à ce qu’il abandonne tout ce qui constitue son univers stable pour une étudiante qu’il ne connait qu’à peine.

Lorsqu’elle lui a demandé pourquoi il n’a jamais mentionné sa situation familiale avant, Jack lui a répondu que si elle aavait vraiment voulu le savoir, elle lui aurait posé la question bien avant. Il conclut en lui disant qu’il a vraiment trouvé qu’elle était une sacrée baise, car d’habitude les filles restent passives avec lui et il est pogné pour faire toute la job. Bref, s’il l’appelle, c’est parce qu’il aimerait bien rebaiser avec.

Elle lui a raccroché au nez. Ce fut la fin de sa relation avec Jack Charming, animateur de CDBS FM.

Elle n’a jamais repris avec le chum qu’elle avait lâché pour Jack. Son orgueil le lui interdisait. À chaque fois qu’elle l’aurait regardé, ça lui aurait rappelé que pendant un bref moment, elle a vécu dans l’illusion qu’elle pouvait se tirer de sa vie médiocre où elle n’attire que des relations médiocres avec des gars médiocres.

La morale de cette histoire: Des caves et des players, y’en a partout. Le comportement public de quelqu’un n’est que rarement le reflet de son comportement en privé. C’était vrai il y a quinze ans avec les animateurs de radio, et c’est encore le cas aujourd’hui avec les gens sur le net.

Être prudent, ce n’est pas être parano. C’est être prudent, c’est tout.

Le pire des gars qui soit: Le Bon Gars!

Être un gars correct, ou seulement être un gars qui ne fait rien de pas correct.
Parce que oui, il y a une différence.

Un bon gars, c’est un gars plate.
Habituellement, ceux qui ne font rien de mal, afin de bien paraître, sont aussi ceux qui ne font rien de bien non plus. En fait, ils ne font rien tout court. Par conséquent, les filles disent qu’un gars gentil, communément appelé un bon gars, c’est un gars plate. Il n’est PAS infidèle, il n’est PAS physiquement violent, il n’est PAS verbalement violent, il n’est PAS fumeur, il n’est PAS buveur, il n’est PAS drogué, il n’est PAS dépensier… Ok, sur ces points, ce sont des bonnes choses, mais tout ce qu’on à a dire de lui est « il n’est PAS », et c’est tout. Bref, il a les mêmes qualités et les mêmes défauts qu’une moulure sur un coin de mur: Il fait partie du décor, il ne dérange pas, mais on se demande bien à quoi il sert.

Être réfléchi et observateur
C’est que le bon gars qui ne fait rien de pas correct, c’est un gars réfléchi et observateur. Il voit les erreurs et les travers des autres, ce qui lui permet de ne pas les répéter. Il ne prend aucun risque car il est plus intelligent que les autres, et a un grand sens du sacrifice qu’il décrit sous une autre appellation : Être raisonnable. Il trouve toujours une façon plus avantageuse de tout faire, et il ne manque pas de le démontrer à sa copine. Si, par exemple, la fille veut aller voir un film, il lui fera comprendre que le prix du transport, de deux billets de cinéma, sans compter les prix prohibitifs de la nourriture à ces endroits, est un investissement exagéré pour à peine une heure et demie de divertissement. Il lui fera comprendre que dans six mois à peine, le film sortira au club vidéo et qu’elle pourra le louer pour une fraction du coût, en plus de pouvoir le regarder autant de fois qu’elle le voudra. Au pire, si elle tient à ne pas attendre pour le voir, il lui en downloadera une copie illégale qu’elle pourra regarder sur écran 10X10 cm. Qu’importe la mauvaise qualité du son et de l’image, tant qu’on voit ce qui se passe et qu’on comprend l’histoire, c’est ce qui importe, non?

Logique avant romance
Le bon gars qui ne fait rien de pas correct se croit romantique lorsqu’il offre une fleur en plastique à son amie. Puisque les roses véritables fanent rapidement, il dira que cette rose synthétique, au moins, durera éternellement, tout comme son amour pour la fille. Un bon raisonnement qui tient la route, sans compter que les vraies roses coûtent une fortune. Hélas, pour une raison étrange, la fille ne semble pas apprécier ce geste à sa juste valeur. Se pourrait-il que la logique et la romance se mélangent mal?

Prudence = Perfection
Le bon gars qui ne fait rien de pas correct n’ose jamais prendre le moindre risque, ni s’affirmer. C’est qu’il ressent toujours le besoin de prouver qu’il ne fait rien de pas correct, et la seule façon de le démontrer, c’est de comparer favorablement son inaction contre une action négative d’un autre. Ainsi, il aura toujours l’air de vouloir démontrer qu’il est mieux que les autres. De la part d’un gars qui ne fout pas grand chose de sa vie, faut avouer que c’est culotté.

Passivement agressif
Le bon gars qui ne fait rien de pas correct n’agit jamais ; il se contente de réagir. Il arrive dans un milieu, s’arrange de façon à être bien en vue et remarqué de tous. Puis il attend passivement, telle une cible offerte, que quelqu’un ose dire ou faire quoi que ce soit à son sujet. Comme il est toujours sur la défensive, il saura démontrer tous les torts et les travers de celui qui osera l’attaquer, dans le but évident de prouver à tous qu’il vaut mieux que l’autre. Et comme le bon gars qui ne fait rien de pas correct tombe toujours pile dans ses arguments en frappant l’autre là où ça fait mal (Il est observateur, souvenez-vous), on le voit comme un sadique, un antisocial qui prend plaisir à humilier les gens. Heureusement, le bon gars qui ne fait rien de pas correct connaît la réponse parfaite à cette accusation : « C’est LUI qui m’attaque alors qu’il est cent fois pire que moi, et c’est MOI le chien sale alors que je fais juste me défendre? » Comme il n’y a aucune façon de répliquer contre ça en ayant raison, le bon gars qui ne fait rien de pas correct prouve de façon irréfutable que la majorité des gens qui l’entourent ne sont pas des gens bien, puisqu’ils prennent le parti de l’agresseur et non de la victime innocente. Étrangement, il ne comprend pas pourquoi lui qui ne fait rien de pas correct, lui qui est un véritable modèle pour la société, n’est pas plus populaire que ça.

Trop de respect, c’est comme pas assez.
Le bon gars qui ne fait rien de pas correct respecte la femme. Ou du moins, il n’est pas coupable d’irrespect flagrant envers elle. Par conséquent, il exige le même respect de la part de la femme en retour. Un respect total de ses goûts, ses envies, ses idées, et surtout de son droit de dire NON à toute proposition qui ne lui plaît pas. Après tout, quand une femme dit non, ne sommes-nous pas, nous, les hommes, dans l’obligation légale, sinon morale, de respecter son refus? La femme doit donc s’attendre à un traitement égal de sa part. Ce n’est que justice, après tout. Et c’est ainsi que le bon gars qui ne fait rien de pas correct exerce à outrance son droit de veto, refusant ainsi toutes sortes d’activité que lui propose sa copine, sous prétexte qu’il considère les dites activités comme étant une perte de temps et/ou d’argent, et il a toujours de bons arguments pour prouver ce point de vue. Et si elle ose se plaindre qu’ils ne font jamais rien, il brandira haut et fort le manque de respect qu’elle a pour lui, de vouloir le forcer à faire des choses qu’il n’a pas envie.

Avoir la loupe braquée sur soi
Ce que les filles n’aiment pas de la part d’un gars qui ne fait rien de pas correct, c’est qu’il a l’air de passer le plus clair de son temps à l’observer, l’analyser, la juger. Avec lui, elle va avoir l’impression qu’elle est constamment sous une caméra de surveillance. Il a le don de la mettre mal à l’aise car il sait qu’à la moindre chose qu’elle fera qui ne sera pas correct aux yeux du gars, il lui fera une longue tirade pour lui expliquer ce qu’il a à lui reprocher. Il pourra alors reprocher en plus à la fille de ne pas vouloir comprendre ses intentions véritables : Il ne dit pas ça pour la caler, il lui fait juste prendre conscience de ce qui ne va pas chez elle afin qu’elle puisse s’améliorer. C’est pour l’aider qu’il fait ça, c’est tout. Là encore, le bon gars qui ne fait rien de pas correct ne comprendra pas pourquoi la fille finira par s’en éloigner, allant jusqu’à préférer la compagnie d’un gars pas correct.

Le problème, c’est que personne n’aime se faire traiter comme un enfant.
Tout le monde a passé en moyenne les vingt premières années de sa vie à se faire dire quoi faire, quoi ne pas faire, et à se faire corriger. Une fois rendus adulte, enfin libérés de l’emprise des parents, des éducateurs, des professeurs, on peut enfin être soi-même et pouvoir agir comme bon nous semble sans avoir toujours quelqu’un pour nous surveiller, nous donner des ordres et nous faire des reproches. Déjà que beaucoup de ceux qui travaillent ont à endurer ça de la part de leurs patrons, la dernière chose qu’ils ont envie est de devoir en plus subir ça dans leur vie privée.

Personne n’est parfait
Tout le monde à des torts, tout le monde le sait, et tout le monde l’accepte. Si tout ce que vous êtes capable de faire est de donner aux gens l’impression qu’ils valent moins qu’une merde, en leur remettant sans arrêt leurs torts et leurs travers en pleine face, il ne faut pas s’attendre à ce que vous soyez aimés et respectés.

Vous sentez-vous visés?
Après la lecture de ce texte, est-ce que votre premier réflexe est dire : Bon, c’correct, j’ai compris, désormais je vais dépenser sans compter, sortir à tous les soirs et agir en cave puisque c’est ça que ça prend pour rendre les filles heureuses? Parce que si c’est la première chose qui vous vient en tête, c’est non seulement un signe comme quoi vous êtes un gars qui ne fait rien de pas correct, votre orgueil vous met encore trop sur la défensive pour vous permettre d’améliorer la situation. Vous n’avez donc pas fini de vous plaindre de votre impopularité.

Il faut commencer par voir ses erreurs, et ensuite les reconnaître comme telles, avant de pouvoir y changer de quoi. Je comprends que vous agissez de la meilleure façon possible selon votre jugement. Mon but ici n’est pas de vous dire que vous agissez mal. C’est de vous aider à améliorer vos relations.

…Parce que c’est ÇA que vous faites de pas correct.