Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (4e partie)

AVERTISSEMENT: Ce chapitre contient quelques scènes de sexe, qui sont beaucoup moins choquantes que les jugements de valeur que j’y émets contre certaines femmes.  Mais bon, j’étais jeune et intolérant.  Méa coupabl’.

Chapitre 4: L’EFFET DOMINO

Tamara entre dans la chambre avec son téléphone sans fil qu’elle repose sur son socle.

JULIE: Pis?
TAMARA: Bah, comme d’habitude. A braille, a dit qu’a l’a changé. Pis tu vois, tout à l’heure, elle m’appelait pour me dire qu’elle avait des preuves comme quoi je l’avais déjà trompée, fa que…

Je ne peux pas croire qu’elle la laisse nous déranger sans arrêt alors que la solution est pourtant si simple:

MOI: Y’a rien qui t’oblige à lui répondre. T’as rien qu’à éteindre la sonnerie.
TAMARA: T’es tu malade? Des plans pour qu’à retontisse icite.
MOI: Pis la police, elle sert à rien?
TAMARA: C’pas ça. Paquetée comme qu’elle est, si a pogne un accident, j’m’en voudrai toute ma vie.

Elle va s’en vouloir qu’une ivrogne abusive harceleuse violente n’ait que ce qu’elle mérite? Non mais qu’est-ce que c’est que cette espèce de connasse qui s’écrase devant quelqu’un qui lui fait du trouble, mais qui n’arrête pas de m’attaquer et de m’insulter moi qui ne lui ai jamais montré autre chose que du respect? J’en ai un peu ras le bol de servir de punching bag à ceux et celles qui ont besoin de remonter leur estime de soi en frappant sur les gens inoffensifs, juste parce qu’ils sont trop lâches pour se tenir debout devant ceux qui les abusent. Coudonc, qu’est-ce qui est arrivé à la notion de courage, du devoir et de la justice, telle que l’on m’a appris quand j’étais petit? Tamara est pourtant une fille de ma génération. J’peux pas croire qu’elle se trouve correcte d’agir ainsi. Elle ne voit pas que tant et aussi longtemps que l’on cède aux abuseurs, on ne va jamais cesser d’être abusés? Ça me dépasse!

Mais bon, je ne vais quand même pas lui dire ça. Ce serait l’insulter sous son propre toit, chose qui ne se fait pas. Sans compter que ça mettrait fin au trip à trois avant même que j’ai eu le temps de jouir une seule fois. Je me ferme donc la yeule, à part pour dire:

MOI: M’ouin, t’as raison. Tk, avec un peu de chance, elle ne rappellera pu, là.

Il y aura eu au moins ça de positif, ces appels ont changé le sujet, ce qui fait que Tamara n’insiste plus au sujet de la stimulation prostatique. Surtout que, n’ayant jamais entendu parler de ça avant, je ne vois vraiment pas pourquoi quelqu’un voudrait se faire toucher là pendant l’acte sexuel. Pourquoi pas le pancréas ou la trompe d’Eustache, tant qu’à y être?

Tamara vient rejoindre Julie et rapproche son visage de mon pénis qui a miraculeusement conservé son érection malgré l’atmosphère qui dégage autant d’érotisme qu’une poignée de clous dans un blender. Je vais au moins vivre le fun de me faire sucer par deux filles en même temps. Je suppose que ce serait trop leur demander de se frencher en même temps et de se partager ma décharge quand elle va arriver. Je me compte déjà chanceux que le trip continue malgré toutes ces interruptions. Julie commence à me sucer tandis que Tamara pose sa main sous mon scrotum qu’elle commence à doucement remuer.

Lorsque le téléphone sonne de nouveau, dix minutes plus tard, Julie me pipait toujours tandis que Tamara me gigotait toujours le sachet couillon. Elle me lâche, se lève, prend le téléphone et ressort de la pièce.  La situation est tellement chiante qu’elle déteint sur moi, me rendant tout aussi chiant:

MOI: C’est ça qu’elle appelle sucer un gars à deux filles? Se contenter de me brasser les gorlos? Que c’est qu’à l’essaye de faire? Du milk-shake?
JULIE: Ben là, comprends-la un peu. Elle doit pas avoir ben ben la tête à ça, avec Nathalie qui la harcèle.
MOI: Quand j’pense que moi j’l’ai mangée pendant un bon quart d’heure. Pis ‘est même pas venue en plus. D’ailleurs, parlant de ça, y’a un affaire que j’ai ben de la misère à comprendre.
JULIE: Quoi?
MOI: Chus pas un psy, mais il est évident, depuis que je la connais, qu’elle n’est pas à l’aise dans sa sexualité. Avec elle, tout est toujours une question de forçage, d’obligations. Comment est-ce que quelqu’un qui a été si souvent abusée sexuellement peut baiser volontairement aussi souvent et de toutes les façons possibles avec autant de monde que ça, et ce des deux sexes?
JULIE: C’est normal. Quand le monde savent que t’aime le sexe sous toutes ses formes, alors personne ne peut utiliser la sexualité pour te faire du mal.

Cette réponse me laisse un peu perplexe. Si elle est en train de dire que pour Tamara, la seule façon de survivre aux abus, c’est de se forcer à apprendre à aimer les abus, je ne suis pas sûr si je veux poursuivre la discussion plus loin. Faire accroire mensongèrement à notre agresseur qu’il ne nous a pas fait de mal, ça ne peut avoir que deux conséquences:

  • Lui mettre dans la tête que ce qu’il a fait est acceptable, ce qui ne peut que l’encourager à recommencer, avec toi où avec d’autres.
  • Ou bien le frustrer et le forcer à aller encore plus loin dans son désir de t’écraser.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est inacceptable. Mais bon, j’ai assez de mes propres combats, je ne me battrai pas pour ceux des autres. Si pour survivre elle a besoin se faire accroire qu’elle est heureuse dans sa vie de victime consentante, ce sont ses affaires à elle. Mais qu’elle n’essaye plus de s’en défouler sur moi.  Parce que là, ça devient mes affaires.

Tamara rentre dans la pièce et repose le téléphone sur son socle.

TAMARA: Elle devrait pu rappeler. Je lui ai fait le coup du téléphone qui signale qu’il est déchargé. J’y ai dit que ça va être normal si à partir de maintenant si c’est le répondeur de Bell.
JULIE: Tant mieux!
MOI: Parfait!

Bon, enfin! Plus rien ne va se mettre entre moi et ma nuit de trip à trois. Je pense que je vais juste cesser de me casser la tête et en profiter au max. D’abord, je vais mettre un condom et baiser Tamara à quatre pattes tandis qu’elle repasse le coco à Julie. Puis, quand j’aurai joui, je vais changer de condom et prendre Julie en missionnaire. Dès que je serai re-venu., je re-change de condom et de partenaire, et ainsi de suite, jusqu’à épuisement total. Ça va faire, le niaisage.

Le téléphone sonne. J’ai un petit sourire de satisfaction en sachant que Tamara ne va pas répondre. La face me tombe quand au contraire elle décroche et répond. Je ne peux m’empêcher de marmonner:

MOI: C’est ça qu’elle appelle laisser le répondeur répondre!?
JULIE: Chut!

Tamara se retourne vers moi.

TAMARA: T’en a encore pour combien de temps avant d’avoir fini?
MOI: Hein?
TAMARA: Ton trip à trois. Tu l’finis quand?
MOI: Euh… Ben, j’sais pas, moi… Dans une heure?

Tamara retourne à son appel.

TAMARA: Dans une heure, ça te va-tu? Ok? Parfait, à tantôt!

Elle raccroche.

JULIE: C’est qui?
TAMARA: C’est Sébastien, le gars que j’ai cancellé hier pour fourrer avec Justin. Il voulait absolument me voir le plus vite possible, fa que je lui ai dit de rappeler à soir à minuit.

Je regarde le radio-réveil.  Tiens, en effet, il est déjà minuit. À cause de cette stupide Nathalie qui l’appelle depuis dix heures, et Tamara qui n’est pas plus bright de lui répondre, ça fait deux heures que j’essaye en vain de le commencer, l’estie de trip à trois qu’on m’avait promis.

TAMARA: Fa que j’viens d’y dire d’arriver dans une heure, quand t’auras fini.

Hostie! J’la crois pas, celle-là! Je réalise tout à coup l’effet domino qui a pris le contrôle de mon weekend:

  • Parce que Tamara a insisté pour me faire dire que je suis bi, j’ai insisté que non.
  • Parce que j’ai insisté que non, je l’ai mise mal à l’aise envers moi.
  • Parce que je l’ai mise mal à l’aise envers moi, elle n’a pas voulu de moi vendredi.
  • Parce qu’elle n’a pas voulu de moi vendredi, j’ai dormi au salon.
  • Parce que j’ai dormi au salon, je me suis fait réveiller tôt.
  • Parce que je me suis fait réveiller tôt, j’ai dormi pendant l’après-midi.
  • Parce que j’ai dormi pendant l’après-midi, elles sont allées faire l’épicerie au lieu de m’y envoyer comme la dernière fois.
  • Parce qu’elles sont allées faire l’épicerie, elles y ont rencontré Justin.
  • Parce qu’elles ont rencontré Justin, Tamara a cancellé Sébastien hier.
  • Parce que Tamara a cancellé Sébastien hier, il vient la voir aujourd’hui.
  • Parce qu’il vient la voir aujourd’hui, il me casse mon trip à trois juste au moment où les interruptions venaient enfin de se terminer.

En conclusion: Si mes chances de vivre un trip à trois convenable cette fin de semaines ont été toutes cassées, c’est parce que je n’ai pas mensongèrement dit à Tamara que j’étais bi.  Ça n’a aucun bon sens! 

En tout cas, il y a au moins une chose qui se déroule comme je le veux: Tamara a accepté ma suggestion. Je la prend en levrette tandis qu’elle est à quatre pattes entre les jambes de Julie qui est couchée, et qu’elle lui passe le coco. J’ai décidé de profiter à fond de l’heure que j’ai devant moi. Ça fait vingt minutes que je lui joue du piston tandis que je la vois faire jouir Julie à répétition. Je compte jouir une fois par vingt minutes, ce qui me laisse le temps de le faire trois fois, avant que l’autre gars arrive. Par deux fois, il a fallu que j’arrête de pomper parce que je sentais que j’allais venir, mais c’était encore trop tôt. Je tenais à faire durer le plaisir. Mais là, je me sens prêt. Dès que je verrai Julie jouir à nouveau, je vais me laisser aller, et…

Le téléphone sonne.

Tamara s’en va répondre, me retirant automatiquement de son entrejambe, me laissant là comme un cave, à genoux, en position de zignage du vide entre mes mains. Elle me dit:

TAMARA: Ça va-tu aller, ou ben je le fais encore patienter 40 minutes?

Oooooh non! No fuckin way que je cède! La promesse du weekend de ménage à trois a été réduite à une seule heure, on m’a promis cette heure, je vais avoir mon heure, point final!

MOI: Ben là, r’garde! Ça fait trois jours que chus icite, tu m’as juste permis de le faire à soir, ta Nathalie nous a écoeuré les deux premières heures, il me reste juste une heure de fun. J’ai été très patient, tu peux pas dire le contraire.  J’ai mérité de l’avoir, mon heure complète.
TAMARA: C’est parce que y’é déjà arrivé. Y’é en bas pis y fait -34 dehors
MOI: QUOI? Y’é-tu venu icite à pied?
TAMARA: Oui!

OH, COME ON!!!  Encore une fois, elle me donne le choix entre me faire abuser, ou bien me faire passer pour le gros écoeurant de chien sale. Mais là, franchement, tsé, par -34 dehors, est-ce que j’ai vraiment le choix? Hostie de manipulatrice rabaissante de tab…

Non! Si je commence à penser à quel point elle n’a pas d’allure, je vais lui exploser dans sa face. Je suis tout à fait d’accord comme quoi la violence contre une femme, verbale, physique ou autre, est inacceptable et inexcusable. Voilà pourquoi je n’en ai jamais fait et que je ne le ferai jamais. N’empêche que si elle se comportait comme ça avec ses ex, je commence à mieux comprendre pourquoi elle recevait des raclées. Je n’approuverai jamais la violence, mais des fois je peux quand même comprendre ce qui la provoque.

Fa que, puisqu’elle m’encule au pied du mur (non, je ne me suis pas trompé de mot) je n’ai pas la moindre option, à part de lui dire que c’est d’accord, que son Sébastien peut entrer.

Comme le dit si bien Prince dans 1999: Party over, oops! Out of time!

Tamara quitte la pièce pour aller l’accueillir. Pendant ce temps-là, je change de condom. Il est tard, je suis épuisé, je suis frustré, je ne suis même pas venu encore, et la dernière chose que j’ai envie, c’est de perdre du temps à jaser avec un inconnu pour une période indéterminée, soit le temps qu’il se mette assez à l’aise pour joindre l’action. Julie est toujours sur le dos. Je me couche sur elle, je la pénètre et je commence à lui faire du va-et-vient. Je ne vois ni Tamara ni Sébastien entrer car le leur tourne le dos, mais je les entends:

TAMARA: Ah ben! Comme tu vois, l’action est déjà commencé, fa que tu peux te mettre à l’aise.
SÉBASTIEN: Parfait, je d’mande pas mieux.

Le gars a une voix qui me semble légèrement nasillarde. Je suppose qu’il a le rhume. J’espère qu’il saura garder ses microbes pour lui. Il se déshabille et monte sur le lit. De par ses mouvements que je sens de la façon dont le lit remue, il semble avoir des gestes brusques, nerveux.

TAMARA: Sébastien est bi, mais j’y ai dit que toi tu l’étais pas, fa que tout est ok.

Ah bon? Son amant régulier, celui qu’elle devait voir hier, est bisexuel? Ah ben torvisse! Je pense que je la comprends, finalement, son insistance à me convaincre d’essayer de baiser un gars. Je parie que dans son plan original, soit avant que je la refroidisse avec mes histoires de viol et d’inceste, elle planifiait de m’offrir à son amant pour une séance de gaieté. Tout s’explique. Je me retourne vers eux pour voir la gueule de celui qui espérait m’introduire à sa bi-bite, et…

IL Y A UN NAIN CHAUVE BARBU TOUT NU FULL-BANDÉ DEBOUT DANS LE LIT QUI ME REGARDE.

Non, je ne vous niaise pas.  Oui, vous avez bien lu.  Sébastien est un nain de quatre pied quatre, le genre tête + torse à proportions normales, mais avec des jambes et des bras raccourcis de moitié et qui, par conséquent, bougent plus vite que les nôtres, d’où l’apparence brusque des gestes. Par contre, il n’est pas raccourci de la bite. Oh que non! Elle doit bien faire trois pouces de plus que la mienne, en plus d’avoir l’air d’être le double de mon diamètre.

Là, là, j’ai mon crisse de voyage! Quand le destin passe trois jours à te casser tous les aspects possibles et imaginables du seul et unique ménage à trois que tu auras de toute ta vie, en te mettant mille obstacles et désagréments sur ta route, et qu’il conclut le massacre en interrompant la dernière heure de ton dernier jour en te montrant en plus que même un nain est mieux shafté que toi… Disons qu’il vient un moment où tu te rends compte que ça ne vaut plus la peine d’insister. Je fais semblant de jouir pour ne pas faire de peine à Julie et/ou mettre une mauvaise ambiance dans le lit. Puis, je me retire, j’enlève mon condom, je m’excuse auprès des autres pour fatigue, je me fabrique des bouchons pour oreilles, je les rassure que je suis tellement fatigué que rien ne pourrait m’empêcher de dormir, et je m’endors dans l’un des 2 lits queen dans les bras de Julie qui ne tient pas non plus à les joindre. J’ai un de ces mal de couilles carabiné mais je ne saurais dire si c’est un simple cas d’excitation inassouvie puisque je ne suis jamais venu, ou si c’est à force de me les faire casser par Tamara depuis trois jours. Je pencherais pour le 2e.

Le lendemain, après avoir envoyé les enfants à l’école, Tamara va nous reconduire à Montréal. Je la remercie de cette fin de semaine inoubliable, et je ne la reverrai plus jamais. Je n’ai plus revu non plus Julie. On ne s’est tout simplement plus jamais rappelé. Je suppose que cette fin de semaine lui a montré un aspect de moi qu’elle n’a pas aimé voir.  Quant à moi, je n’ai pas vraiment digéré qu’elle se dise faussement bi, puisque ce qui fut à l’origine du nombre incalculable de déceptions, d’insultes et de déboires que j’ai eu à subir cette fin de semaine là.

Un mois et demi plus tard, je rencontrerai celle qui allait devenir ma conjointe pour les 12½ années qui allaient suivre, mettant ainsi fin aux rencontres étranges et aux situations dingues qui viennent avec la vie de célibataire sexuellement actif.

À CONCLURE

Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (3e partie)

AVERTISSEMENT: Ce chapitre contient quelques scènes de sexe, bien que décrites de façon pas tellement érotique.  Non, sérieux là, pour trouver excitant ce qui suit, faut vraiment être en manque.

Chapitre 3: COÏTUS INTERRUPTUS AD NAUSEAM

Dimanche soir, 23h00.   Julie et moi sommes assis à table, tandis que Tamara est au salon, au téléphone depuis une heure avec une fille nommée Nathalie.

MOI: T’es-tu sure qu’elle veut vraiment le faire, le trip à trois?
JULIE: Ben oui, relaxe.

Difficile de relaxer quand ça fait une heure que j’attends pour que commence enfin le ménage à trois que l’on me promet depuis une éternité.  Déjà que je suis de style tolérance zéro face à la bullshit, c’est un miracle que je n’y ai pas renoncé et reparti chez moi. Mais bon, le fait que je suis un piéton à deux heures d’auto de chez moi, en pleine campagne, par une température extérieure de -34°C, ça a aidé à prendre mon mal en patience. N’empêche que mon manque de sommeil, combiné à toutes les contrariétés qui me tombent dessus depuis deux jours pour faire obstacle à cette expérience, ça joue sur mon humeur.

MOI: Hier, elle est rentrée dans sa chambre à dix heures pour baiser avec son Justin. Avant-hier, toi pis elle, vous vous êtes enfermées dans sa chambre à dix heures pour baiser ensemble. Aujourd’hui, alors que c’est supposé être mon tour, y’é rendu onze heures, pis elle continue de jaser au téléphone. J’ai juste dormi cinq heures la nuit passée. Chus fatigué, moi!
JULIE: Je l’sais ben, mais c’est pas de ma faute.

Je suis amer.  Je connais trop bien ce genre de situation. Je l’ai vécu assez souvent.

MOI: J’t’ai-tu déjà raconté la fois où je me suis retrouvé chez une fille qui m’avait fait des propositions sexuelles, pis que rendus dans sa chambre, elle faisait tout pour changer le sujet? Rendu à deux heures et demi du matin, au moment où on vient pour se coucher, elle me dit qu’elle va juste aller aux toilettes pis revenir. Chus ben patient, mais quand ça a fait 30 minutes pis qu’elle n’était pas revenue, je suis sorti de la chambre pis chus allé voir. Ben elle était dans le salon à regarder une cassette des Schtroumpfs. Elle m’a dit qu’en passant devant le salon, elle a vu la cassette traîner et que ça lui a donné un coup de nostalgie irrésistible. HEILLE, AVOIR ENVIE DE REGARDER LES SCHTROUMPFS À TROIS HEURES DU MATIN, CALICE! Quand t’as ramené un gars chez vous pour baiser avec. J’veux pas faire mon chialeux, là, mais regarde: Je sais reconnaître les signes de quand une fille ça y tente pas.
JULIE: À moi, en tout cas, elle m’a dit que oui.
MOI: Elle t’a peut-être dit que oui, mais ça veut pas dire pour autant qu’elle n’a pas changé d’idée. S’cuse si je sonne sexiste, là, mais j’ai fréquenté assez de fille dans ma vie pour savoir que quand une fille va se refuser sexuellement, alors dans 99% des cas, elle ne va jamais le lui dire clairement. Surtout quand elle lui avait d’abord dit oui. Elle va plutôt s’empêtrer dans mille détours et excuses dans l’espoir que le gars comprenne le message et abandonne.
JULIE: T’as ben raison!
MOI: Ah, tout de même. C’est rafraichissant de voir au moins une fille qui l’admet.
JULIE: Non: Je dis que t’as ben raison de dire que t’es sexiste.
MOI: Huh?

Je ne comprends pas ce qu’elle veut dire par là. Le coup de la fille qui, après voir promis du sexe, fait tout pour s’en éclipser, c’est un fait réel et reconnu.  Il y a bien assez de gars qui l’ont vécu pour le prouver.

JULIE: Tu penses-tu que les filles se font jamais faire le coup du détour pis des excuses, surtout celles qui ont un surplus de poids comme moi? Quand ils te parlent sur MSN, ah, là, c’est des t’es douce, t’es gentille, t’es attirante pis j’te veux pis gnagnagna. Mais quand tu l’rencontres en personne, même si tu lui as dit d’avance que t’étais grassette, hostie que tu l’vois dans sa face que là, c’est pu la même affaire pantoute. Là, y parle pu d’sexe ni de romance. Là, c’est le parfait gentleman, full amical, et surtout totalement asexué. Le gars qui essayes de te faire accroire que son but en te rencontrant n’a jamais été rien d’autre que amical depuis le début, pis que à la fin de la soirée il te sert des: Bon ben m’as y aller. Je travaille très tôt demain. J’ai la visite de mes enfants. Faut que j’aille faire du bénévolat au centre pour retraités de mon quartier, etc, etc. Fa que non, les filles sont ben loin d’avoir le monopole de l’hypocrisie pis de la bullshit quand vient le temps de te dire qu’ils ont changé d’idée et ne veulent plus de toi, Monsieur le Schtroumpf Sexiste.

Ouf! Moi qui me vante de toujours avoir réponse à tout et de toujours avoir raison, preuve à l’appui, elle vient de me boucher ben raide. Heureusement pour moi, Tamara, qui a enfin terminé son appel, vient nous rejoindre à ce moment-là.

TAMARA: Bon ben on passes-tu à la chambre?
JULIE: Moi j’veux bien, mais chus pas sure que lui ça y tente encore.
TAMARA: Ah non?

J’ai appris ce soir là que même quand il s’agit de ton amante officielle depuis quelques mois, ce n’est jamais une bonne idée de partir une argumentation avec celle avec qui t’es supposé t’en aller faire un trip de cul. J’pourrais pas fermer ma gueule, des fois? J’essaye de sauver la situation en me faisant une belle séance de patinage qui n’a rien d’artistique.

MOI: Hein? Euh… No-non! Haha. J’veux dire, OUI, ça m’tente. Évidemment. Je disais juste que j’avais pas beaucoup dormi la nuit passée, c’est tout. Ok! Bon ben on y va!?

Nous entrons dans la chambre de Tamara. La radio est allumée. Le volume est faible mais j’entends distinctement la voix de Prince qui chante 1999:

Say, say, two thousand zero zero
Party over, oops! Out of time.
So, tonight I’m gonna party
like it’s nineteen ninety nine.

Puisque nous sommes en janvier 1999 et que je m’en viens dans cette chambre pour y faire le party, la coïncidence m’amuse. J’y vois même un signe comme quoi tout va bien se passer. Ça me rassure.

Les filles portent des déshabillés semblables, sauf que celui de Tamara est bleu et celui de Julie est rouge. Aucune ne porte de petite culotte dessous. Je me déshabille tandis que Tamara ouvre son tiroir à jouets Elle possède une quantité assez impressionnante de dildos et vibrateurs de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Elle y a aussi des choses que je ne savais même pas qui existait, comme un genre de doigt de gant que l’on enfile sur l’index ou le majeur, au bout duquel il y a un mini-vibrateur, des cock-ring vibrant, ainsi qu’un truc étrange qu’elle me montre fièrement.

TAMARA: Ça, c’est le jouet favori de Julie: Le coco.
JULIE: Hmmmm…. Mets-en qu’je l’aime, ton coco.

Ce qu’elles appellent un coco a la forme d’un manche de raquette de badminton, sauf que le dernier quart de la tige est recourbé et se termine par un petit oeuf vibrant. Tamara prend aussi un petit vibrateur mince, un large pénis de latex de couleur chair, et elle vient s’installer sur le lit.

TAMARA: Bon ben montre-moi ça, comment tu manges.

Puisqu’elle me demande un cunilingus si poliment, aussi bien m’exécuter.  Je suppose que c’est normal que ce soit moi qui commence à lui donner du plaisir, ne serait-ce que pour la remercier de la faveur qu’elle m’accorde de me faire vivre un trip à trois. Je m’installe donc entre ses jambes et commence à me mettre au boulot.

Au début, je mettais du coeur à l’ouvrage.  J’y ai mis toute ma science, toute mon expérience, j’ai tout utilisé, langue, doigt, bouche…  Mais au bout de quinze minutes à la travailler de toutes les façons possible, sans la moindre réaction de sa part, je déclare forfait. Durant ce quart d’heure, elle n’a  démontré aucun signe de plaisir.  Pas le moindre gémissement, pas le moindre déhanchement, rien. Même la combinaison caresse du point G + broute-clito ne lui a pas arraché un soupir. Pour une fille qui baise autant avec autant de monde, je me serais attendu à autre chose. En tout cas, c’est moins l’écoeurement qui me fait arrêter, que le fait que je viens de découvrir que, comme tous les autres muscles du corps humain, la langue aussi peut être sujette aux crampes.

Et puis, il y avait un truc qui me buggait un peu: L’absence d’interaction entre Julie et Tamara. Tout le long que je faisais du langue-à-noune à Tamara, Julie se contentait de nous regarder, assise en retrait un peu plus loin sur le lit. Un peu bizarre pour des supposées amantes bisexuelles de longue date.

TAMARA: T’as fini? Bon ben, à qui le tour?
MOI: J’pense qu’on peut ben s’occuper de Julie à deux. Elle a encore rien fait.

Julie s’approche de nous. Enfin, je vais vivre mon plus grand rêve sexuel. Voir deux filles se minoucher, se sucer les seins, se passer le doigt, se manger la chatte… Voire même s’embrasser! (Chose qui ne deviendra à la mode que cinq ans plus tard après que Britney Spears et Madonna l’aient fait, rendant la chose aujourd’hui banale.) J’espère qu’elles vont se faire un 69. C’est le genre de chose qui me ferait venir à répétition.

Julie vient se coucher entre nous deux. Elle écarte les jambes. Tamara empoigne son coco et vient se mettre à genoux à côté d’elle. Elle allume la vibration à la plus petite vitesse, et commence à l’utiliser sur Julie. Je me couche près de Julie de l’autre côté et je commence à l’embrasser et la cajoler. Ça y est, je commence enfin à vivre le trip de baiser avec deux filles qui se touchent. Mon excitation est à son plus fort.  Ça ne prend que quelques minutes à Julie pour avoir le corps qui se tord sous son premier orgasme de la soirée.

Puis, le téléphone sonne. Tamara regarde l’afficheur.

TAMARA: Hm! Il faut que je l’prenne. Ce sera pas long.

Tamara sort de la chambre avec son téléphone sans fil.

JULIE: Pis? À date, comment tu trouves?
MOI: Ah, c’est l’fun. Mais j’avoue que j’aimerais vous voir faire un peu plus d’affaires entre vous autres.
JULIE: Comme?
MOI: Ben, comme vous cajoler, vous embrasser, vous manger, pis toute c’que deux amantes bisexuelles sont supposées se faire.
JULIE: Ben… C’est parce que moi chu pas à l’aise encore de faire ça.
MOI: Comment ça?
JULIE: Chus pas bi. C’est Tamara qui l’est.

Adekessé? Elle baise mensuellement avec une fille depuis presque un an et elle n’est pas bi?

JULIE: Tsé, la fois que j’ai fait un trip à trois avec elle pis Justin l’an passé? Tamara m’a convaincue c’te fois-là que même si j’étais straight, je pouvais ressentir du plaisir sexuel avec une femme, même si moi personnellement chus pas aux femmes. J’ai ben vu que c’était vrai: Que je me passe le coco ou ben que ce soit lui qui me le fasse ou ben elle, je viens tout autant.

Je comprends un peu mieux maintenant l’insistance de Tamara à essayer de me faire comprendre son point de vue sur le fait qu’on peut être bi tout en restant straight. Elle essayait probablement en douce de me prévenir à quoi m’attendre pour ce soir. Bah, un demi-gouinage est mieux que pas du tout. Au moins, je vais voir en personne de l’action girl-on-girl, même si ce sera à sens unique.

MOI: Ok. Fa que c’est Tamara qui te fais tout pis toi tu restes juste passive, c’est ça?
JULIE: En fait, non! Elle connaît mes limites et elle les respecte. Quand on baise ensemble, en fait, tout ce qu’on fait, c’est se masturber l’une en face de l’autre ou l’une à côté de l’autre avec ses jouets, sans se toucher. Le seul moment où on se touche, c’est quand c’est elle qui me passe le coco. Chus pas encore assez prête pour qu’on aille plus loin ensemble. Pour te donner une idée, ça fait juste depuis vendredi que je lui permet de me toucher les seins.

Ciboire! Je suppose que je peux donc dire adieu à la majorité de mes fantasmes de voyeurisme lesbo. Y’a pas à dire, la vraie vie, c’est vraiment pas comme dans les films, surtout en matière de sexualité.

Tamara revient dans la chambre et repose son téléphone sur son socle.

JULIE: Pis? C’était qui?
TAMARA: Nathalie!
JULIE: Encore?
TAMARA: Ouais, mais j’pense qu’à va aller se coucher, là. ‘Est saoule encore. Bon, on continue?
JULIE: J’pense qu’y’é temps qu’on s’occupe de lui. Pauvre ti-pit, y’é même pas venu encore.
TAMARA: On va y arranger ça!

Oh well! J’aurai pas droit à un show de lesbiennes, mais au moins j’ai deux filles qui font la queue pour s’occuper de la mienne. Ça pourrait être pire. Je me couche sur le dos tandis que Julie vient prendre place entre mes jambes.

TAMARA: Veux-tu te faire stimuler la prostate? J’ai c’qu’y faut ici.

Stimuler la prostate? Quéssé ça? J’ai beau m’y connaître en matière de sexe, c’est la première fois que j’entends parler de ça.  Il faut dire que je me suis toujours exclusivement intéressé qu’aux différentes façons de faire jouir une femme.  Ne m’étant jamais penché sur ce sujet en rapport aux hommes, je ne pouvais donc pas savoir de quoi elle parlait.  Pour ce que j’en savais, la seule fonction de la prostate était de contrôler si c’est de l’urine ou du sperme qui sort.  Sachant que, à ce niveau, la mienne fonctionne très bien, je me dis que je ne risque pas de lui pisser accidentellement sur la gueule, si c’est ça qui l’inquiète. Je n’ai que 30 ans, je suis encore loin de l’incontinence.  Aussi, je réponds:

MOI: Non, ça va aller, merci.
TAMARA: Comme tu voudras. Mais tsé, se le faire faire, ça ne veut pas dire qu’on est gay pour autant, si c’est ça qui te fait peur.

Être gay si que quoi? Mais de quoi elle parle? Julie jette un regard un peu agacé à Tamara.

JULIE: Tamara! On en a déjà parlé de ça. Y veut pas, ok?
TAMARA: Ok, ok! Moi j’m’en sacre. C’est lui qui se prive.

Là, je suis sincèrement confus.

MOI: Me priver de quoi?
JULIE: Ah, laisse faire, là.
MOI: Non, j’comprends pas. C’est quoi, l’affaire de la prostate?
TAMARA: R’garde, j’ai compris, là! T’as pas besoin de m’engueuler comme avant-hier dans l’char.

L’exaspération me gagne.

MOI: Mais c’est pas ça, l’problème! Je l’sais pas de quoi vous parlez.

Les deux filles me regardent d’un air interrogateur. J’élabore donc:

MOI: J’peux-tu savoir de quoi vous parlez, au juste? C’est quoi, ça, l’affaire avec la prostate?

Les deux filles me regardent toujours d’un air interrogateur.

TAMARA: Tu sais pas c’est quoi?
MOI: Non!

Coudonc, c’est donc ben difficile d’avoir une réponse claire. Après quelques secondes d’hésitation, Tamara daigne enfin me dire:

TAMARA: C’est quand tu te fais rentrer un doigt ou un vibro dans l’cul, pour te faire masser la prostate. Tu t’es jamais fait faire ça?
MOI: Non! C’est la première fois que j’en entends parler.
TAMARA: Tu m’niaises-tu?

Sur ce, le téléphone sonne de nouveau. Tamara regarde l’afficheur.

TAMARA: Shit!

Elle reprend l’appareil et sort de la chambre. Julie se sent mal.

JULIE: Désolé pour les interruptions.
MOI: T’as pas à être désolée, c’est pas toi qui téléphone.

J’ai beau épargner Julie de ma mauvaise humeur, je n’arrive pas à en faire autant pour Tamara, surtout avec ses dernières paroles.

MOI: Pis anyway, c’t’aussi ben qu’on soit interrompus. Que c’est qu’à veut dire, au juste, avec son « Tu m’niaises-tu? » Que si je ne sais vraiment pas c’est quoi son affaire de massage de prostate, alors que oui, chus un niaiseux? Pis sa remarque, là, comme quoi j’allais encore l’engueuler comme dans le char... Que c’est ça, cette insistance-là qu’elle a à me faire passer ou bien pour un cave ou bien pour un chialeux?
JULIE: C’parce qu’à pense que tu la juges sur sa sexualité.

Cette accusation injustifiée me fait sauter au plafond.

MOI: Que…?  Moi, la juger ELLE? Alors que c’est elle qui n’arrête pas de me chier dessus parce que chus straight!?
JULIE: C’est parce que pour elle, le fait que tu lui ais dit que t’étais straight, sans vouloir essayer autre chose, c’est comme si tu lui disais que c’t’une salope d’être bi.

Je suis en totale aberration devant ces paroles.

MOI: Ben voyons donc? Comment est-ce que la sexualité de quelqu’un pourrait constituer une attaque personnelle contre la sexualité d’une autre? Ça n’a pas de bon sens, c’est…

Tamara revient dans la pièce.

JULIE: C’t’encore Nathalie?
TAMARA: Ben oui!
JULIE: Shit! A’t’lâche pas, hm?

Le téléphone sonne. Tamara regarde l’afficheur et soupire.

TAMARA: Non, à m’lâche pas!

Tamara quitte de nouveau la pièce avec le téléphone.  Je pose enfin la question:

MOI: C’est qui c’te Nathalie-là?
JULIE: C’est son ex. Une estie de grosse butch malade mentale, jalouse pis violente comme ça s’peut pas. Heille, pour te donner une idée, une nuit alors qu’elles dormaient ensemble, Nathalie se réveille et commence à lui varger dans face à grand coups de poing parce qu’elle venait de rêver que Tamara la trompait.
MOI: Ben voyons donc? Voir si un adulte saurait pas faire la différence entre un cauchemar pis la réalité.
JULIE: C’est pour ça que Tamara a déménagé icite avec ses enfants. Elle habitait à Montréal jusqu’à l’été passé. Elle est venue icite pour lui échapper.

Cette nouvelle me donne un nouvel aspect aberrant de la personnalité de Tamara.

MOI: Attends… T’es en train de me dire qu’elle n’a pas hésité à bouleverser la vie de ses quatre enfants et de toute sa famille, au lieu de mettre la police après une conjointe violente?
JULIE: Elle avait pas de preuves.
MOI: Pis sa face pleine de bleus?
JULIE: Pas de preuve que c’était Nathalie qui avait fait ça.
MOI: Ben voyons donc! Depuis quand est-ce que la police a besoin de preuves? Mon ex m’a fait sortir de la maison par la police avec de fausses accusations de violence conjugale.
JULIE: Oui mais toi t’es un gars. On croit à la violence de l’homme contre la femme, on ne croit pas à l’inverse.  Et surtout on n’arrive pas à imaginer que la violence physique entre femmes puisse exister. Ben m’as te dire que c’est pas mal pire que des bitcheries pis du tiraillage de cheveux.

Interruptions multiples via appels téléphoniques incessants, insistance pour me sodomiser avec des objets contondants contre mon gré, une amante bi qui n’est pas bi pantoute, et l’autre qui ne montre aucun signe orgasmique, des insultes sous-entendues, des mauvaises décisions et des histoires de violence conjugale… On nage en plein érotisme, dites donc.

À SUIVRE

Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (2e partie)

AVERTISSEMENT: Ce chapitre contient des scènes de sexe, bien qu’elles soient fortement censurées.  

Chapitre 2: DES HOMMES BI ET DES ZOMBIES

Pour le reste de cette première journée qui a mal commencée, je suis en mode gentleman. Je jase mais je reste bref, poli, souriant. Je n’essaye pas de faire de blagues. Je me porte même volontaire pour faire l’Everest de vaisselle dans la cuisine. Ça m’occupe et me rend utile. Et quand les filles fouillent dans le frigo en planifiant le souper, je me porte aussi volontaire pour aller braver le froid et aller à l’épicerie chercher ce qui manque, pour peu que Tamara me prête les clés de son char. Elle accepte. Ça va les libérer de ma présence pour au moins une heure et demi, ce qui devrait leur permettre de parler librement et sans malaise causé par ma présence, s’il en reste.

À mon retour, tout a l’air ok. Je ne vois plus que Julie, Tamara et ses 3 plus jeunes enfants, puisque Britney et son chum William se sont enfermés dans la chambre de ce dernier pour le reste de la soirée. Le souper se déroule bien, dans une atmosphère cool et détendue. Plus tard en soirée, tandis que Tamara est à la douche, Julie vient me parler en privé:

JULIE: Bon! J’ai eu le temps de parler à Tamara. Elle a compris que tu ne disais pas ça pour l’attaquer ni la niaiser.
MOI: Eh bien tant mieux.
JULIE: Mais je lui ai aussi fait comprendre qu’elle n’avait pas d’affaire à te tomber dessus comme ça avec ses questions sur le fait que t’es pas bi.
MOI: Merci. Mais sérieux, là, c’était quoi son but?
JULIE: Tu demandes pas à la bonne personne. Tamara est ben fine, mais des fois est difficile à comprendre. Tk, on en a jasé, pis ben, tu comprendras qu’y s’passera rien à soir.
MOI: Oh!?
JULIE: Essaye de la comprendre, un peu. Tu l’as quasiment traitée de violeuse alors que c’est elle qui s’est fait violer. Dire à une victime de viol qu’à vaut pas mieux que son violeur, j’pense pas qu’y’existe de remarque plus insultante ou plus rabaissante.
MOI: Mais comment j’pouvais savoir!?
JULIE: C’est beau, elle a compris que c’était une coïncidence. Mais pour l’instant, elle est comme pas trop à l’aise avec toi, fa que elle veut te connaître mieux avant qu’y s’passe de quoi.
MOI: C’est ben correct. Anyway, je t’ai toi pour cette nuit. C’est donc toi qui aura toute mon attention et toutes mes caresses pour toi toute seule.

Julie détourne le regard, un peu gênée.

JULIE: Euh… j’aimerais ben ça, mais…
MOI: Mais?
JULIE: Ben, c’est parce que… Moi, je vais dormir dans le grand lit de Tamara avec elle. Pis comme je viens de te dire, elle n’est pas encore ben ben à l’aise avec toi, fa que toi tu t’installeras sur le fauteuil du salon. C’est la seule autre place qui reste dans’maison pour dormir.
MOI: Ah? Euh… Ok!
JULIE: Ça t’dérange pas trop?

Ayant tiré leçon de ce qui se passe lorsque j’exprime mon mécontentement, je décide d’être compréhensif et conciliant.

MOI: Oh, moi je suis un invité ici, alors je trouve tout à fait normal et acceptable de suivre les indications de la maîtresse de maison.
JULIE: T’es sûr?
MOI: Oui oui, pas d’trouble.

Pas de trouble, en effet, jusqu’à ce que je réalise ce que cette situation implique.

MOI: Euh… Attends minute… Vous êtes amantes, pis vous allez dormir dans le même lit… Est-ce que vous allez…
JULIE: Baiser ensemble elle pis moi? Euh… Ben… On le fait une fois par mois à chaque fois qu’on se voit, pis là ça fait un mois qu’on s’est pas vu, fa que… Pis tsé, si je lui refuse parce que t’es là, c’est pas ça qui va la mettre de meilleure humeur après toi.
MOI: Je vois!
JULIE: Ça t’déranges-tu?

Mon amante et une autre fille, soit les 2 filles qui m’ont amenées ici expressément pour les baiser, vont passer la nuit seules toutes les deux, à baiser ensemble, dans sa chambre, la porte fermée, dans son grand lit qui est en fait 2 lits Queen collés ensemble, tandis que moi je vais être couché sur le fauteuil du salon, juste à côté de la porte ouverte de la chambre des 3 plus jeunes enfants, ce qui fait que je ne peux même pas soulager mes tensions phalliques en solo sans risquer de me faire surprendre par l’un d’eux.  Je me retrouve à essayer de dormir jusqu’à 2 ou 3 heure du matin sous les gémissements orgasmiques fréquents de Tamara et de Julie, ainsi que de Britney et William provenant de la chambre de ce dernier. En quoi est-ce qu’une telle situation pourrait me déranger, voyons!? [/amèrement sarcastique]

En tout cas, j’ai appris une chose ce jour-là: Quand tu rencontres la fille avec qui tu vas faire un ménage à trois et qu’elle te demande si tu as déjà eu une relation homosexuelle, si t’es pas cave, tu vas répondre OUI!

La nuit est courte.  Le réveil est brutal, et est sous la forme de la musique thème du générique de ce nouveau dessin animé que je ne connais pas encore:

Un jour je serai le meilleur dresseur
Je me battrai sans répit
Je ferai tout pour être vainqueur
Et gagner les défis
Je parcourrai la Terre entière
Traquant avec espoir
Les Pokemons et leurs mystères
Le secret de leur pouvoir

Pokemon
Attrapez-les, c’est notre histoire
Ensemble pour la victoire
Pokemon
Rien ne nous arrêtera
Notre amitié triompheraaaa… ♫

Trois enfants, un samedi matin, un salon contenant la seule TV de la maison… J’aurais dû me douter que ça se passerait ainsi.

Anyway, c’est pas comme si mon sommeil avait été réparateur, avec les rêves que j’ai fait. Dans l’un d’eux, j’étais seul dans une école que je parcourais en vain sans trouver le gym où se déroulait mon bal. Dans un autre, j’attendais éternellement un bus qui n’arrivait jamais. Dans un autre encore, j’étais coincé dans un ascenseur qui allait partout, se prenant même parfois pour une montagne russe, sans jamais me déposer là où je voulais aller. Je n’ai pas besoin d’un psy pour comprendre ce que ces rêves signifient. Ils ne sont que le reflet de mon sentiment d’être abandonné, de me faire mettre de côté, d’avoir raté le bateau. Depuis Geneviève La Coloc de l’Enfer, je m’étais juré que plus jamais je ne me tiendrais avec des gens capables de me faire sentir aussi reject et loser. Ça a bien l’air qu’on n’a aucun contrôle là-dessus. Pfff…

Je me lève, Il est 7:30 am. Je prépare mon déjeuner, et tant qu’à y être, celui des enfants. Ce n’est que quatre heures plus tard, soit à 11:30, que Tamara et Julie daignent enfin se lever. Je demande à Tamara si c’est ok que je puisse faire un somme dans son lit parce que j’ai dormi vraiment peu, et mal. Elle comprend et accepte. Je la remercie.

Je vais à la salle de bain. Je plie, roule et humecte légèrement de salive deux carrés de papier de toilette de façon à me créer des bouchons d’oreille super isolant du bruit, un truc que j’ai créé chez mon ex pour des raisons  semblables. Au moment où je suis debout, à côté du lit, Julie vient me rejoindre. Elle ferme la porte et vient s’asseoir sur le bord du lit devant moi. Elle porte une robe de chambre rouge décolleté qui me cache presque rien de sa lourde poitrine. Elle me regarde en souriant. Elle pose sa main sur mon entrejambe et commence à me masser le zipper.  Elle me fera une délicieuse pipe qui adoucira quelque peu mon humeur.  Puis, elle me guide au lit et pose la douillette sur moi et me donne un bisou de bonne nuit. Elle repart en fermant la porte.  Je ferme les yeux, satisfait et heureux.

Trois heure quinze de l’après midi. Je me réveille en pleine forme. L’avantage d’avoir dormi si tard, c’est que je suis certain que je vais pouvoir doublement performer ce soir. Je me lève donc, full positif. Je mets mes jeans, je sors de la chambre et… Je trouve la maison vide. Il y a une petite note sur la table me disant qu’ils sont tous partis faire une épicerie pour le souper de ce soir. Bah, aussi bien, ça va me permettre de prendre une douche et me raser, et pas juste la face.

Une heure plus tard, je suis tout beau et propre. Julie, Tamara et la petite famille reviennent. Tout le monde est joyeux et mes deux futures partenaires ont l’air très heureuses de me revoir. Elles sont cependant accompagnées d’un homme que je ne connais pas, mais qui se présente comme s’appelant Justin. Il est grand, il est blond, il est bronzé, il est beau, il a de belles dents blanches et il est pas mal plus athlétique que moi. Bref: je l’haïs déjà. J’espère juste qu’il n’est pas un amant de Tamara et qu’il n’est pas ici pour la baiser ce soir. Julie me donne quelques uns des sacs d’épiceries qu’elle trimbale, et elle m’entraîne avec elle à la cuisine:

JULIE: On a rencontré Justin tantôt à l’épicerie. C’t’un vieil ami à Tamara. Ça faisait ben longtemps qu’elle ne l’avait pas vue, fa qu’elle l’a invité pour souper.
MOI: Bah, tant qu’elle l’a pas invité à coucher.
JULIE: Euh…

Son hésitation est très éloquente.

MOI: Attends… Elle l’a invité à coucher?
JULIE: Ben… Tsé, quand j’te disais que j’ai déjà participé à un ménage à trois avec elle pis un de ses amants? Ben, l’amant, c’était lui. C’était l’été passé, pis après ça il partait travailler à Sherbrooke. Il enseigne là-bas. Mais là, il est revenu pour la fin de semaine. C’est la seule occasion qu’ils vont avoir pour de baiser avant l’été prochain.
MOI: Mouain! Il ne planifie pas vous rebaiser toutes les deux à soir, j’espère? Ou si oui, j’espère qu’au moins je vais pouvoir participer, au lieu d’être encore mis de côté.
JULIE: Tamara l’a proposé, qu’on rebaise ensemble, elle, moi pis lui. Mais j’ai dit que si on faisait ça, je préférais que tu participes.
MOI: Ah, tout de même. Merci!

Bon eh bien, je vivrai une baise à quatre au lieu d’une baise à trois.  Qu’importe!  L’important c’est que je vais pouvoir quand même me taper deux filles qui vont se gouiner devant moi.

JULIE: C’est là qu’elle a dit que finalement, ce serait peut-être mieux s’ils passaient la nuit ensemble, juste eux deux.

Entendre ce genre de chose, ce n’est pas ça qui aide l’estime de soi. Même moi, je peux entendre l’amertume dans ma voix lorsque je dis:

MOI: Je vois. Vouloir baiser en groupe, mais finalement préférer laisser faire si je participe. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça l’a fait chier en estie, le fait que je ne sois pas bi.
JULIE: C’pas ça! C’est juste que, comme je te dis, c’est la seule nuit qu’ils vont pouvoir passer ensemble avant encore 5 mois.
MOI: R’garde, j’veux pas faire mon jaloux ni mon frustré, là, mais mets-toi à ma place… C’était planifié que je vive un ménage à trois pendant trois jours avec vous deux, et là ça fait deux soirs de suite que je me fais tasser parce que chus straight, et ce par quelqu’un qui se vante d’avoir l’esprit ouvert.

Il est vrai que si elle avait l’esprit aussi ouvert que ses cuisses, ça ne se passerait pas ainsi.  Le visage de Julie s’illumine.

JULIE: Oh, je comprends, là! Tu pensais qu’on avait planifié de te faire vivre ton trip à trois pendant les trois soirs.
MOI: C’était pas l’cas?
JULIE: No-Non! Oui, c’est vrai qu’hier c’était supposé qu’on le fasse, sauf que tu l’as refroidie ben raide avec tes remarques sur le viol et l’inceste.
MOI: …
JULIE: Mais ce soir, c’était prévu d’avance qu’elle couche avec Sébastien, un autre de ses amants. On avait même parlé de le faire à quatre si ça t’avais tenté. En tout cas, on en parlait avant que tu la refroidisse, fa que je ne sais pas si elle te l’aurait proposée. Mais anyway, quand elle a vue Justin à l’épicerie, elle a appelé Sébastien pour le canceller. Fa que, si y’en a un qui devrait être frustré, c’est Sébastien. Parce que c’est lui qui s’est fait canceller sa baise pour un autre gars.

Ce que je retiens de cette histoire finalement, c’est que je viens de passer à côté d’un trip à 4. Même si c’est un peu moins le fun qu’à 3, ça m’aurait quand même plu. Un autre détail me tracasse:

MOI: Ok! Fa que ça s’passe comment à soir? Y’a pas assez de place pour dormir à deux sur le fauteuil. Ça veux-tu dire que même si tu ne fait pas de ménage à trois avec eux-autres, tu vas dormir dans leur lit pendant qu’ils baisent?
JULIE: Non! À soir, on couche ensemble toi pis moi dans la chambre de William. Il va passer la nuit chez Britney.

Bon, au moins, je ne serai pas tenu à l’écart de toute l’action. Je pourrai baiser mon amante, c’est au moins ça. N’empêche, c’est vraiment chiant d’apprendre, une fois que c’est raté, tout le fun que tu as failli avoir.  Je suppose que mon humeur parait dans mon visage, car elle me demande:

JULIE: Ça t’fais pas plaisir?
MOI: Oh, au contraire, je suis très content. Mais t’sais… J’ai toujours été un gars compréhensif et respectueux. Jamais je n’ai forcé une fille à faire quoi que ce soit sexuellement avec moi. Fa que, si ça lui tente vraiment pas de le faire, le ménage à trois avec moi, elle a juste à le dire. Moi, ça va m’éviter d’attendre après quelque chose qui n’arrivera jamais. Pis elle, elle n’aura pu à sentir de pression. Comme ça, tout le monde y gagne.

Julie fais un petit sourire. Elle se rapproche et se colle à moi.

JULIE: Ben non, rassure-toi, je te jure que ça va se passer. Demain soir, ça va être toi, moi et elle, et tu vas pouvoir nous baiser autant que tu voudras. Tu t’es-tu déjà fait sucer par deux filles en même temps? Ben demain, je te jure qu’on va le faire. Pis tu sais quoi? Quand tu vas venir, m’as pas arrêter de te sucer pour te finir à la main comme tantôt. Tu vas pouvoir venir dans ma bouche, pis j’vas avaler.

Cette proposition me surprends.  Elle qui m’a déjà dit en détester le goût.  Je ne voudrais surtout pas qu’elle se force, ça risque juste de lui enlever l’envie de me faire des fellations.  ce serait dommage car elle est très bonne.

MOI: Wow! Mais, euh… T’es pas obligée.  J’voudrais pas que…
JULIE: R’garde, si j’te le propose, c’est parce que j’en ai envie. Tu ne me forces pas du tout, tu ne m’as jamais forcé à rien faire, et c’est pour ça que j’ai envie de le faire. Parce que tu le mérites.
MOI: Wow! Ben, euh… Merci!

Julie pose sa main sur la bosse qui, dans mon jeans, pousse rageusement contre la fermeture éclair.

JULIE: J’espère juste que t’as assez dormi pour t’occuper de moi toute seule a’ soir? Parce que j’te préviens, j’ai autant d’appétit que deux nymphos.

Dix heure du soir. Les enfants sont couchés et dorment. William est parti chez/avec Britney coucher chez/avec elle. Tamara est dans sa chambre et se tape déjà son beau baiseur baraqué blond bien bronzé. Julie et moi, en sous-vêtements, on refait le lit de William avec ce que Tamara nous a fourni. D’abord, nous mettons un rideau de douche sur le matelas. Puis, on le recouvre de deux douillettes bien épaisses. C’est juste pour s’assurer que l’on ne tachera ni le matelas ni la literie de William. Puis, Julie s’assure que la porte est bien barrée. Je m’approche d’elle tandis qu’elle me tourne le dos. Je l’enlace et l’embrasse dans le cou.

JULIE: Hmmm… On est en manque, ce soir?

Pour faire d’une longue histoire courte, on a baisé comme des lapins sur les speeds jusqu’à 1:30 du matin. Puisque l’on a beaucoup transpiré (entre autres) on a ensuite retiré les deux douillettes full détrempées ainsi que le rideau de douche, on s’est séchés avec la serviette que j’avais pensé apporter dans mon sac et on s’est recouchés dans la literie de William qui ne risque plus rien.

Dimanche matin.  Le froid me réveille. Je trouve Julie endormie à mes côtés dans un cocon composé de toutes les couvertures de lit.  Je jette un oeil par terre. Les seules couvertures de libre sont celles qu’on a imbibé la veille. Pas sûr que je veux m’enrouler là-dedans.

Je regarde ma montre. 6:21 am. Je n’ai dormi qu’à peine cinq heures. Décidément, c’est pas reposant vivre ici. Je me lève et m’habille, histoire de voir si je ne pourrais pas trouver d’autres couvertures ailleurs. Je sors de la chambre et referme la porte délicatement. Je constate que, bien que le chauffage est allumé, il y a comme des courants frisquets dans la maison. On ne peut pas voir dehors tellement les vitres sont des jardins de givre. J’allume la télé et jette un oeil à Météomédia. Je constate qu’il fait en ce moment -34 Celsius dans la région. J’en ai la mâchoire pendante de surprise. Je n’ai jamais vu un tel froid de toute ma vie. Ils prévoient que ça va remonter à – 25 dans la journée, mais rebaisser à -30 en soirée. Je me demande si c’est la température qui est exceptionnelle, ou bien si c’est toujours le cas en campagne, avec tous ces grands espaces vides qui laissent passer si bien le vent et le froid.

Je trouve d’autres douillettes propres dans la salle de lavage de Tamara. Je m’en prend une et je reviens vers la chambre de William. Je pose la main sur la poignée et… Elle refuse de tourner. La porte est barrée. C’est que c’est une de ces portes avec un verrou intérieur sous forme d’un bouton au milieu de la poignée, auquel il faut faire un quart de tour pour la barrer, chose que Julie a fait hier soir. De l’intérieur, on peut librement tourner la poignée et l’ouvrir comme si de rien n’était, d’où la raison pourquoi je ne me suis pas rendu compte qu’elle était verrouillée. Mais de l’extérieur, pour l’ouvrir, ça prendrait une clé. Je n’ai pas la clé. Et si clé il y a, les chances sont bonnes qu’elle soit dans la sacoche de Tamara, dans sa chambre, là où elle et son mec ronflent derrière une porte fort probablement barrée aussi.

D’habitude, on ne retrouve ce genre de serrure que sur les portes de salle de bain.  mais bon, je suppose qu’en tant qu’ado et actif sexuel, William tenait à avoir son intimité.

Je ne vais quand même pas cogner à la porte de chambre. Je risque de réveiller tout le monde avant de la réveiller elle. Et même si Julie est la seule que j’arrive à réveiller, elle pourrait ne plus être capable de se rendormir, donc être trop épuisée ce soir pour le trip à trois. Si je lui dis que c’est parce qu’elle a pris toutes les couvertes et barré la porte, donc que c’est doublement de sa faute à elle si je la réveille, elle va être insultée. Et si je ne dis rien et passe pour celui qui s’est enfermé hors de la chambre sans raison valable, elle va encore me prendre pour un cave. Donc, peu importe ce que je fais, je risque de perdre ma dernière chance de me taper deux filles.

Il me reste toujours le fauteuil du salon, mais avec trois enfants en bas âge, si je me fie à hier, je n’en ai que pour 45 minutes gros top avant qu’ils se lèvent et envahissent la place. Je n’ai donc pas le choix. Je me vois obligé de rester debout.

Lorsque, comme hier, Tamara et Julie se lèvent passé onze heure, j’ai manqué de juste assez de sommeil pour être semi-comateux, mais ça fait trop longtemps que je suis réveillé pour être capable de me rendormir. Je resterai dans cet inconfortable état de à-60%-de-mes-capacités-physiques-et-mentales toute la journée. Ça promet pour mon ménage à trois de ce soir.

Si Tamara aime les hommes bi, elle devrait apprécier les zombies puisque ça sonne pareil.

À SUIVRE

Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (1e partie)

AVERTISSEMENT: Même si je ne serai pas tellement explicite, ce chapitre ainsi que les trois prochains contiennent néanmoins du langage cru ainsi que des scènes de sexe, qui ne sont en fait tellement rien comparé à ce qu’on peut voir à la télé de nos jours.  Mais bon, faut bien prévenir.

Selon la rumeur populaire, il semblerait que dans 90% des cas, un fantasme est beaucoup moins génial dans la réalité que dans notre imagination.  J’ai eu l’occasion de tester cette théorie moi-même, la seule et unique fois où j’ai eu la chance (?) de vivre le fantasme masculin typique et classique, j’ai nommé le ménage-à-trois deux-filles-un-gars.

Mise en contexte:  Comme je l’ai déjà écrit ici par le passé, entre mes 15 et 27 ans j’étais dépendant affectif, ce qui me faisait toujours tomber en amour avec n’importe quelle fille, peu importe son style, sa mentalité, ses goûts et son univers.   En fait, mon seul critère pour la trouver de mon goût, c’était qu’elle soit célibataire.  C’était suffisant pour que je crois que ça puisse être la bonne. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que j’ai vécu un nombre incalculable de déboires amoureux.

C’est à l’âge de 27 ans que j’ai fini par me rendre compte de ma dépendance, ainsi que du fait que là était la source de tous mes problèmes. À partir de ce moment, j’ai complètement cessé de ressentir le désir amoureux. Je ne tombais juste plus ni accro ni en amour avec personne. Même dans les deux courtes relations de couple que j’ai eu par la suite, je ne ressentais rien de plus que de l’amitié + du désir sexuel. Et leurs mots d’amour ne faisaient que me faire ressentir du malaise. Pas étonnant que ces relations furent courtes. Bref, ne pas pouvoir donner autre chose que amitié+sexe, ce n’était pas une décision prise volontairement. C’était la reconnaissance d’un fait.

Chapitre 1: ROADTRIP À TROIS

Janvier 1999.  J’ai 30 ans et je suis célibataire depuis maintenant quatre ans. Côté personnalité, je suis en pleine transition.  Je suis déjà observateur et réfléchi, mais je ne peux pas encore prétendre avoir de la sagesse.  Il faut dire qu’après une vie entière de compromis à être compréhensif et conciliant, j’ai fini par me rendre compte qu’il y a une raison pourquoi tous ces mots commencent par la syllabe CON:  Parce c’est ce que l’on devient, à trop vouloir être bon.  Aussi, maintenant, c’est tolérance zéro: Quand quelque chose ne fait pas mon affaire, je le dis.  Quand je vois qu’on me sert de la bullshit, je le dis.  Quand quelqu’un agit de façon incorrecte, je le dis. Et si t’es pas content(e), alors Bye!  

Loin de me rendre impopulaire, mon attitude no-bullshit m’attire un nouveau genre de filles: Celles qui feraient tout pour plaire à leurs chums.  Aussi, il m’arrive d’avoir des amantes car qui dit célibataire dit endurci, et ce dans plusieurs sens.  Celle que j’ai à ce moment là, (Appelons-la Julie) connait et accepte ma limite amitié + sexe.  On se voit une ou deux fois par semaine et le sexe est génial. Elle est la preuve vivante de la rumeur comme quoi les grosses sont les plus cochonnes: Au lit, elle fait tout et elle aime tout.  Enfin, sauf avaler, mais ça je ne peux pas lui en tenir rigueur.  Bref c’est une bonne amante. Tellement bonne qu’un jour, elle me demande si j’ai un fantasme inassouvi que j’aimerais vivre, et si oui, lequel. Comme je suis un gars pas compliqué, je n’ai aucun fantasme inusité ou hard. Moi, c’est juste la grande classique masculine: Baiser avec deux filles bi qui auraient autant de plaisir entre elles qu’avec moi. 

Julie me révèle alors un coquin secret: Depuis bientôt un an, elle a une amante (appelons-là Tamara) qui habite à quelques heures de route de Montréal. Elles se voient environs une fois par mois pour une fin de semaine de plaisirs sapphiques. C’est ainsi que j’apprends que Julie est bisexuelle. Tamara aussi est bi et il lui est déjà arrivée d’offrir à un de ses amants le plaisir d’une baise à trois avec Julie. Julie considère donc que Tamara lui en doit une. Elle va lui parler de moi, lui envoyer de mes photos et lui faire la proposition.

Quelques jours plus tard, Julie m’annonce que Tamara a accepté. La dernière fin de semaine du mois de janvier, elle passera nous prendre en auto chez Julie et  nous amènera chez elle dans sa maison de campagne,  où nous passeront tout le weekend. La perspective de pouvoir vivre cette expérience me réjouit. Je n’arrive pas à croire la chance que j’ai.  En tout cas, je ne me faisais pas faire de telles propositions dans le temps où j’étais un Nice Guy.

Le vendredi matin, je suis chez Julie. Tamara passe nous prendre. C’est une belle femme, un peu grassette mais quand même moins que Julie. Elle a mon âge, soit 30 ans, et elle est accompagnée d’une superbe jeune fille style Britney Spears à ses débuts. (Appelons-là Britney, tant qu’à faire). Le temps de mettre nos bagages dans le coffre et d’embarquer, nous sommes partis pour un petit 2 heures de route.

Tout le long du trajet, on jase et on apprend à se connaître. Tamara et Britney sont très sympathiques. Je crois comprendre par des bribes de conversations entres elles que Britney serait peut-être elle aussi une amante de Tamara. Je me retrouverais donc avec trois filles au lieu de deux? Trois filles dont une qui a l’air d’une pop-idol de magazines? Woah! Cette idée m’excite dans des proportions olympiques. Il faut dire que Julie contribue grandement à mon allumage depuis une quinzaine de minutes, en s’amusant à me manipuler le contenu du caleçon de sa main qu’elle a glissé dans mon jeans en cachette des deux filles assises en avant.

À mi-chemin, on s’arrête à un Ultramar pour faire le plein. Tamara et Britney entrent au dépanneur. Julie en profite pour pousser sa coquinerie un peu plus loin. Elle libère de mon pantalon mon sexe rendu rigide par la dernière heure de manipulation. Elle se penche sur moi et me fait une fellation. J’apprécie beaucoup ce geste, mais étant donné la situation, je regrette presque de ne pas être précoce.

MOI: Hmmm… Dommage qu’on va juste être seuls ici 2-3 minutes maximum.  J’aurai jamais l’temps de venir.
JULIE: T’en fais pas si on s’fait surprendre par Britney. Elle a vu et fait des affaires pas mal plus heavy que ça, même si elle a juste 14 ans.

Cette nouvelle me fige de surprise.

MOI: Que-QUOI!? QUATORZE? Ben voyons donc!?
JULIE: Surprenant, hein? On y donnerait au moins 18.
MOI: Mais-mais-mais là… C’est pas l’amante à Tamara? J’avais cru comprendre…
JULIE: Han? Ha ha, non, t’as mal compris. Tamara couche des fois avec la mère de Britney. Britney, c’est la blonde de William, le fils ainé de Tamara. Lui, y’a 16 ans.

J’ai quelques difficultés à procéder ces nouvelles informations.

MOI: Attend… Tamara a un flo de 16 ans, alors qu’elle en a 30? Ça veut dire qu’elle aurait accouché à 14, donc qu’elle baisait déjà à 13!? Elle a été violée ou ben quoi?
JULIE: Ben non, ‘est juste ben cochonne. Comme Britney, qui a commencé à 12. Tsé, l’monde d’la campagne, y sont précoces.

Je saisis un autre détail:

MOI: Attend minute… T’as bien dit son fils ainé?
JULIE: Oui, elle a quatre enfants.  Le plus vieux a 16 et la plus jeune a 7, et c’est elle qui en a la garde. Y sont ben fins, tu vas voir.

Voyant Tamara et Britney sortir du dépanneur et revenir à l’auto, je remets dans mon pantalon mon membre qui a perdu pas mal de virilité, suite à ces révélations.  Que Britney soit mineure et en couple, donc doublement off limits, je n’ai aucun problème avec ça. Elle ne faisait pas partie du plan original de toutes façons. Par contre, l’idée d’avoir les enfants dans les pattes toute la journée pendant 3 jours n’a rien de réjouissant ni d’allumant. Je me demande bien à quelles autres surprises et imprévus j’aurai droit en fin de semaine. Je n’ai pas à me poser la question longtemps, j’en ai déjà un aperçu lorsque Tamara commence à me jaser alors que l’on reprend la route.

TAMARA: Pis toi, Steve, t’es tu bi?
MOI: Non, straight!
TAMARA: Comment tu l’sais?

En voilà une question idiote. Comme si on ne savait pas par quoi on est attiré. Franchement.

MOI: Le fait que je suis attiré par les filles et non par les gars, j’dirais que c’est un assez bon indice comme quoi chus hétéro.
TAMARA: Mais t’as jamais couché avec un gars?
MOI: Non.
TAMARA: Comment tu l’sais que t’es pas bi d’abord?
MOI: Parce que ‘me semble que c’est pas mal difficile de se prétendre bi quand on a toujours eu rien que des relations hétéros.
TAMARA: Ça veut rien dire.

Huh? Où est la logique dans cette réponse?

MOI: Euh… J’comprends pas.
TAMARA: Tu dis que t’as jamais couché avec un gars.
MOI: Exact!
TAMARA: Ben dans ce cas-là, comment tu l’sais, que t’es pas bi, si t’as pas essayé?
MOI: Pour autant que je sache, la raison pourquoi on a du sexe, c’est pour répondre à nos désirs sexuels. Puisque je n’ai jamais eu de désirs sexuels pour les gars, je peux donc affirmer être straight.

C’est pourtant logique. Je ne vois pas comment on pourrait être plus clair.

TAMARA: Oui mais r’garde… Si t’as jamais couché avec un gars, tu peux pas dire que t’aimes pas ça.
MOI: Ben oui!
TAMARA: Ben non! Tu peux pas dire que t’aimes pas kek’chose sans l’avoir essayé.
MOI: Mais oui je peux: Puisque je n’ai pas envie de le faire, alors c’est évident que je n’aimerais pas le faire.

Loin de voir mon point de vue, Tamara soupire de découragement.

TAMARA: Pffff….  Ah, moi, le monde qui ont des préjugés…
MOI: Des préjugés?
TAMARA: Tu juges sans savoir si t’aimerais vraiment ça ou non baiser avec un gars. Tu peux pas l’savoir sans l’avoir fait. Tsé, quand t’es dans l’noir total pis que tu te fais sucer, tu peux pas l’savoir si c’est un gars ou une fille qui te suces.  Tu vas trouver ça bon pareil.  Fa que c’est quoi la différence, d’abord? Y’en a pas!

Sophisme à l’état pur.  Tandis que je compose mentalement une réplique pour lui expliquer où se situe l’erreur dans son jugement, elle conclut avec une phrase qui m’insulte quelque peu.

TAMARA: T’sé, on ne peut pas être épanoui sexuellement quand on n’a pas l’esprit ouvert.

Bon!

Jusqu’ici, j’ai été patient avec elle et je lui ai répondu avec calme et logique.  Mais là, elle commence sérieusement à m’agacer avec ses prétentions comme quoi elle connaît mieux que moi ce que je suis ou non, ce que j’aime ou non, ou ce qui me motive ou non. J’ai déjà bien assez de subir ça de la part des psys et des travailleurs sociaux qui suivent mes enfants en tenant mordicus à faire de moi la source de tous leurs maux puisque c’est moi le père, je pourrais très bien me passer du jugement erronée d’une autre personne à mon sujet.  Surtout sur ma sexualité, surtout pendant ce week-end dans lequel je vivrai mon tout premier trip de sexe 2-fille-1-gars.

Et si, moi aussi, je lui posais des questions à son sujet, pour voir si elle aime ça, faire mettre en doute sa crédibilité sur ce qu’elle dit être?

MOI: Puisque tu es une personne ouverte d’esprit, tu pourrais peut-être répondre à une question qui me tracasse depuis ben longtemps.
TAMARA: Vas-y!
MOI: Pourquoi est-ce que les personnes qui se disent être ouvertes d’esprit sont toujours celles qui ont l’esprit le plus fermé au fait que les autres puissent avoir des goûts différents des leurs?

Elle ne répond pas.  Je continue:

MOI: En fait, il me semble que la première chose qu’on est supposée démontrer quand on a un esprit ouvert, c’est avoir du respect pour les gens qui sont différents de nous. Par exemple: Toi t’es bi.  Donc t’es différente de moi qui suis straight.  Moi, je respecte ton orientation sexuelle et je ne la questionne pas, même si elle est différente de la mienne.  Pourquoi est-ce que faire pareil avec les autres, c’est si difficile pour toi? 

Et VLAN dans les dents! Elle saura que quand on insiste pour m’attaquer avec des accusations qui se basent sur des faits mensongers, je contre-attaque avec des accusations qui se basent sur des faits véridiques, préférablement ceux dont nous avons tous été témoins. Réponds à ça si t’en est capable, maintenant, prétentieuse. 

Malgré la satisfaction de lui avoir cloué le bec, je réalise tout de même que ce n’est peut-être pas vraiment brillant de ma part de remettre à sa place une femme qui a accepté de réaliser mon vieux rêve de trip à trois en m’hébergeant chez elle pour me baiser, et ce pendant trois jours. Même si je crois impartialement qu’elle a tort de m’attaquer sur ma sexualité et que j’ai raison de défendre mon point, tout ce que je risque de faire, c’est de jeter un froid entre nous. Je tente donc de rattraper le coup en racontant une anecdote vécue:

MOI: Tu vois, quand je suis retourné aux études il y a 3 ans et que je restais aux résidences étudiantes. Il est arrivé un soir qu’on se retrouve à 5 personnes à baiser dans ma chambre: Moi et ma blonde de l’époque, l’amie de ma blonde, son chum et une de leurs amies. Il n’y avait pas d’échange, c’était plus un trip de voyeurisme qu’autre chose.  Mais je me suis rendu compte que la présence d’un autre gars tout nu dans la pièce, ça m’intimidait. C’était la première fois de ma vie que je bandais mou alors que j’étais en contexte sexuel. Si chus juste capable de la garder raide à 60% rien qu’à voir un gars tout nu, j’ose à peine imaginer ce que ça va être s’il me touche.
TAMARA: Ben là, c’est parce que tu t’es pas donné la chance d’apprendre à aimer ça. Faut se forcer au début, tsé. Faut que tu te donnes le temps de t’y faire.

Est-ce qu’elle croit vraiment ce qu’elle vient de me dire là?  Parce que si c’est le cas, je trouve ça plutôt aberrant.

MOI: Euh… C’parce que, me semble que le sexe, c’est laisser libre cours à ses désirs et à ses envies. Pourquoi est-ce que j’aurais du sexe avec quelqu’un pour qui je ne ressens ni désir ni envie? À partir du moment ou il faut apprendre à aimer ça, c’est parce qu’on n’aime pas ça. Quand le sexe arrête d’être quelque chose que l’on aime, ça devient quelque chose que l’on est obligé de faire. Quand c’est une obligation, c’est pu du plaisir. Pis pour être franc… Me semble que juste le principe d’être forcé à faire quelque chose sexuellement… C’est un viol. Non?

Tamara ne répond pas à ça. Je suppose qu’elle voit la logique dans mon explication. Je conclus donc mon point avec la réplique que je planifiais lui servir plus tôt, soit celle qui explique où se situe l’erreur dans son jugement,:

MOI: Pis, ben, ton histoire comme quoi je devrais aimer coucher avec un gars parce que dans le noir je ne peux pas voir la différence entre un suceur masculin ou féminin… C’est comme si je te disais que tu devrais aimer l’inceste, parce que dans le noir, tu ne saurais pas faire la différence entre un cunnilingus donné par ton chum ou un donné par ton père. C’est pas une question qu’une bouche sera pas aussi bonne que l’autre. C’en est une de désirer un partenaire plutôt que l’autre. D’être à l’aise avec un partenaire plutôt qu’un autre. C’est tout. J’veux dire, peu importe la raison pourquoi tu veux pas coucher avec quelqu’un, le simple fait que tu veux pas coucher avec, c’est une raison suffisante pour pas le faire. Non?

Tamara garde le silence. En fait, pendant près d’une minute, personne ne dis rien. J’ai comme une vague impression qu’un malaise plane dans le véhicule. Ce malaise se confirme lorsque Tamara brise son silence et demande à Britney de lui refiler le premier album des Colocs, qu’elle met dans le lecteur CD et fait aussitôt jouer à tue-tête. Je regarde Julie du coin de l’oeil. Elle me fait une face dont l’expression pourrait se traduire par: « Issh, t’as vraiment fait une gaffe! ». Je n’y comprends rien.

Arrivés à sa maison de campagne, on débarque de l’auto. Sans nous adresser un mot, Tamara et Britney se dirigent vers la demeure.

Julie et moi allons prendre nos bagages dans le coffre arrière. Elle profite que nous sommes momentanément seuls pour me dire quelques gentillesses:

JULIE: Crisse de gros cave! Veux-tu ben m’dire pourquoi t’as parlé de viol pis d’inceste?
MOI: Hein? Mais… Tout ce que j’ai fait, c’est de lui expliquer pourquoi je sais que je ne suis pas bi, de façon à ce qu’elle cesse de penser que je l’affirme sans savoir de quoi je parle. J’voulais juste qu’elle arrête d’insister, c’est tout. J’m’attendais pas à ce que ça jette un froid.
JULIE: C’est parce qu’elles ont déjà été violées, toutes les deux. Tamara quand elle avait 13 ans pis Britney à 12. Pis oui, dans les deux cas, c’était de l’inceste.

Tous les OUPS! du monde ne pourraient exprimer le malaise épouvantable qui m’envahit en ce moment.

MOI: Mais… Tantôt au Ultramar, tu disais…
JULIE: R’garde, j’allais quand même pas te dire « Oui, elle a été violée à 13 ans, et oui son fils est le produit d’un viol incestueux. »

La gaffe à ne pas faire, et moi je l’ai faite. Je viens de jeter un malaise entre moi et les deux filles avec qui j’étais supposé vivre une fin de semaine de sexe de trois jours chez Tamara, et ce avant même qu’on arrive chez elle. Ça commence bien!

MOI: Mais comment est-ce que je pouvais deviner, moi? 
JULIE: Pis là, comme j’connais Tamara, elle va penser que je t’en avais parlé, pis c’est pour ça que tu l’as niaisée là-dessus, pis là a’ va m’en vouloir à mort.
MOI: Ben justement, pourquoi tu me l’as pas dit? Ça m’aurait évité de faire une gaffe.
JULIE: C’est pas une affaire dont une fille aime que ça se sache. On se confie entre nous autres des fois, mais ça fait partie des secrets qu’on ne dit jamais à personne. Tk, chus ben obligé de te le dire LÀ, là, mais c’est parce que je veux que tu saches qu’il vaut mieux que tu ne dises plus jamais des affaires de même devant eux-autres.
MOI: Ok, ok!

Je prends mon sac et me le met sur le dos. Je soupire! Afin de ne pas être l’écoeurant de chien sale qui insulte sous son propre toit une pauvre fille traumatisée sexuellement, il aurait fallu que je me laisse rabaisser sur ma propre sexualité. Tu parles d’une situation ridicule. Je ferme le coffre de l’auto et suis Julie qui m’entraîne vers l’escalier du 2e étage.

MOI: Pourquoi on monte?
JULIE: Tamara reste au 2e.
MOI: Hein? Quand tu as parlé d’une maison de campagne, j’pensais que tu voulais dire que la maison était à elle.
JULIE: Non, les propriétaires habitent en bas. Et je te préviens, après 9:00 pm, faut cesser de faire du bruit parce qu’ils sont ben ben chialeux.

Bon, v’là autre chose. Alors si je récapitule: En fait de fin de semaine de ménage à trois avec deux filles bi full cochonnes à l’esprit ouvert, ça va plutôt être une fin de semaine avec des enfants plein la maison durant le jour, surtout qu’on nous annonce entre -28°C  et -32°C dans la région pour tout le weekend (avant facteur vent), donc qu’ils vont rester dans la maison, qu’on ne pourra rien faire avant qu’ils soient endormis tous les quatre, que ce sera fort probablement pas mal après neuf heures, ce qui signifie que la partouze risque d’être ben calme afin de ne pas déranger les proprios, et ça c’est si partouze il y aura puisque j’ai mis un froid dans le projet avant même que ça commence, tout ça parce que cette fille démontre son l’esprit supposément ouvert en insistant sur le fait que je ne suis pas assez épanoui sexuellement pour elle si je ne me fais pas copieusement enculer sur une base régulière.

Les trips à trois, c’est un peu moins compliqué que ça dans les films pornos.

À SUIVRE

Être un Nice Guy a ruiné ma vie sociale, amoureuse et sexuelle (1e partie)

Saviez-vous que l’une des raisons pourquoi une bonne partie des soi-disant Bon Gars (alias Nice Guys) ne font vraiment pas de bons amoureux et/ou amants, c’est qu’ils sont trop à l’écoute des filles? Eh oui!  Le tout commence très tôt, à l’adolescence, alors que le garçon vit à répétition la situation semblable :

  • Le garçon n’a rien pour plaire à ce qui sert de standards à une jeune fille de son âge.
  • Le garçon, d’une façon quelconque, démontre son attirance pour la fille.
  • Le garçon ne plait pas à la fille.
  • Les raisons pourquoi le gars ne plait pas à la filles ne sont pas socialement acceptables (Pas beau, pas riche, pas athlétique, etc) ou bien insultantes (Ennuyant, idiot, etc).
  •  Comme tout le monde, la fille tient à éviter le conflit, autant que possible.  Alors, au lieu de lui dire la vraie raison de son rejet, elle lui sert une raison socialement acceptable: Déjà en amour avec un autre, pas de sexe sans être amoureuse, ses parents et sa religion lui empêchent toute relation, etc.
  • Le garçon, qui cherche absolument à plaire et à mettre fin à son célibat un jour, tire une leçon et prend en note mentale ce que lui dit la fille, et ajuste sa mentalité et son comportement envers les filles en se basant là-dessus.

… Mais le problème, c’est que plus il se fait rejeter par des filles qui lui servent diverses raisons socialement et/ou moralement acceptables, et plus le gars est conditionné à croire que les filles dans leur ensemble ont un comportement parfait, comportement parfait qu’elles exigent de la part des garçons.  Et c’est ainsi que le garçon commence sa vie adulte avec une idée erronée de ce que sont les filles, et surtout de ce qu’elles désirent. 

Pendant ce temps-là, les filles prennent de l’âge, de l’expérience de vie et de la maturité.  Leurs standards en choix de garçons cessent d’être influencés par Disney et Jersey Shore [remplacez ce dernier exemple par quelque chose de plus moderne si vous lisez cet article après 2013] et descendent à un niveau normal et réaliste.  On se retrouve donc avec le cas classique du soi-disant Bon Gars qui ne comprends rien aux filles, malgré le fait qu’il est à leur écoute dans le but de justement les comprendre.

Un des trucs qu’il y a de bien d’être un auteur dans l’âme depuis l’adolescence, c’est que j’écris pratiquement tout ce qui m’arrive, et ce depuis toujours.  Et puisque j’ai longtemps été un soi-disant Bon Gars, justement à force de vivre les étapes décrites plus haut, je possède encore des textes de l’époque que l’on peut voir aujourd’hui comme étant un témoignage de ce qui se passe dans leur tête.  En voici un qui décrit une anecdote que j’ai vécu à l’âge de 19 ans:

C’est au Collège Dawson que j’ai rencontré Daniella, petite, menue, délicate et toute mignonne, avec cette voix qui, bien que plus aiguë que la normale, était tout de même mélodieuse.  Elle adorait les bandes dessinées que je faisais, bien qu’elle ne comprenait pas trop puisqu’elle était unilingue anglaise. À chaque fois que l’on se voyait, on se rapprochait de plus en plus l’un de l’autre. Côté musical, elle n’aime qu’un seul groupe et c’est les Beatles. Le jour où elle m’apprend ça, en revenant de Dawson, je passe chez Sam The Record Man et j’achète la compilations THE BEATLES 20 greatest hits. Je les écoute en pensant à elle et en me conditionnant à aimer cette musique, histoire d’avoir un bon point commun avec elle.

Un jour, décidant de mettre à profit mes talents en dessin dans un but purement séducteur, j’ai pris quelques photos d’elle et j’ai fait son portrait en noir et blanc, utilisant encre et mine. Je pousse la chose à mettre le tout dans un cadre sous verre, et je lui donne. Sa réaction est allée bien au-delà de mes espérances. Elle était tellement surprise et ravie que pendant une demi-heure, elle avait les larmes aux yeux et ne cessait de me serrer contre elle en me remerciant, allant jusqu’à me donner tout plein de bisous, et certains sur la bouche. Elle montrait fièrement son portrait à tout l’monde, ne manquant pas de vanter mes mérites.

Puis, elle me dit qu’elle trouvait tellement extraordinaire que j’ai pris le temps de faire ça pour elle alors que nous ne sommes rien d’autres que des amis. Que je suis vraiment un ami extraordinaire.

« Ami » ? M’ouais! Voilà qui me fait déchanter un peu. Malgré tout, dans les jours qui suivent, je lui montre des signes de plus en plus évident de mon attirance pour elle. Malheureusement, elle finit par m’apprendre qu’elle est mariée.  Eh oui !  Comme le faisaient bien des cégépiens dans ce temps là, elle s’était mariée civilement afin d’obtenir de plus gros montant de prêts et bourses d’études. Elle disait bien que le gars n’était rien d’autre qu’un ami et coloc pour elle, et qu’ils divorceront à la fin de leurs études, mais que lui prenait la chose très au sérieux et que tant qu’ils ne seraient pas divorcés il prendrait mal qu’elle ait une autre relation.

Lorsque je lui dis que j’ai été induit en erreur à cause de toutes les fois où elle me touchait, j’apprends que, au cégep, les choses ne sont pas comme je suis habitué. Au cégep, les gens sont plus rapprochés, plus ouverts les uns envers les autres. Ils se touchent et se cajolent, non pas par amour ou désir sexuel mais bien parce qu’ils sont chaleureux. C’est en effet très différent de mon univers. Je ne sais pas si c’est à cause que c’est comme ça dans ce cégep en particulier, ou le fait que je vienne de St-Hilaire où les gens ne se touchent pas si ce n’est pas dans un but intime, mais bon.

Étant de nature naïve, je me suis montré compréhensif… Jusqu’à ce que j’apprenne par mon ami Carl une semaine plus tard qu’elle trippait ben raide sur Benny, guitariste d’un band de garage. Voyant que son mariage qui semblait interdire notre relation n’entrait étrangement pas en ligne de compte quand il s’agissait de Benny, j’ai compris qu’elle n’avait pas été assez honnête pour me dire qu’elle n’était pas intéressée à moi. Ça m’a pas mal frustré sur le coup, mais puisqu’elle restait amicale avec moi, je me suis dit que puisque de ce côté là ça allait, ce serait inutile de gâcher tout.

Me trouver une job de laveur de vaisselle fit que j’ai éventuellement cessé de fréquenter Dawson, et Daniella par la même occasion.

Plusieurs mois plus tard, vers février à 11:30 du soir, le téléphone sonne. C’était Daniella. Surpris mais ravi par son appel, je jase avec, et on parle de tout et de rien, mais surtout de ce que nous avons fait ces derniers mois. Elle m’apprend qu’elle habite seule, qu’elle est divorcée et qu’elle travaille comme bibliothécaire.

Et puis, comme ça, au détour d’une conversation, elle me demande si je voudrais bien aller passer la nuit chez elle. Elle me rajoute «As a friend!». (En tant qu’amis, pour les malenglophonants)   Je lui dis que j’en serais ravi, mais qu’alors il vaut mieux que l’on raccroche car le dernier bus vers Montréal passe dans une vingtaine de minutes. Je prends son adresse en note, je mets le papier dans ma poche, je me prépare en vitesse et je pars.

Daniella habite dans un petit 1½ dans un grand bloc à Montréal près du métro Mc Gill. Il est 1:30 am lorsque je sonne à son appartement. Elle m’ouvre, j’entre et je monte.

Elle m’accueille, toujours aussi mignonne et souriante qu’avant. Or, bien que je la trouve très attirante, il y a longtemps que je me suis fait une raison à son sujet. Anyway, elle a pris la peine de préciser «As a friend!», alors c’est sûr qu’elle ne me voit pas comme étant autre chose qu’un ami.

On parle et jase de toutes sortes d’affaires jusqu’à 4 heures du matin. On se dit qu’il serait peut-être temps de dormir maintenant.

Comme je disais, elle habite dans un 1½, donc tout se trouve dans la même pièce. Son lit double est situé en face du fauteuil du salon. Sans même que je me pose la question, il était très clair dans ma tête que j’allais dormir sur le fauteuil. Aussi, je suis très surpris lorsqu’elle me dit que je peux partager son lit. En fait, je me sens très honoré par cette marque de confiance. Tellement de gars pourraient voir en ça une invitation à s’essayer sexuellement avec elle.  Je suis content qu’elle sait que je ne suis pas comme ça.

Et on se couche. Elle est en chemise de nuit. Moi, Je suis torse nu, sans mes bas, mais j’ai gardé mes pantalons. Nous sommes couchés sur le côté, faisant face tous les deux à la fenêtre, et je suis derrière elle. J’ai un sérieux coup de barre. Aussi, je commence à m’endormir presque immédiatement. Là, elle me dit un truc. Je lui réponds et on échange 2 ou 3 phrases. Puis, je me sens sombrer de nouveau. Là encore, elle me reparle. Elle me fait le coup 2-3 autres fois comme ça. Puis, elle tourne la tête vers moi et me dit :

– Aren’t you gonna kiss me goodnite ?

Un bisou de bonne nuit ? Pourquoi pas. Je me rapproche, je lui donne un bec sur la joue, je lui souhaite bonne nuit et je me recouche. Au moment où je sombre de nouveau dans le sommeil, elle me demande si je veux bien me rapprocher et me serrer contre elle.

Fiou! Heureusement qu’elle m’a déjà fait remarquer que les cégépiens sont calins et chaleureux sans que ça veuille dire quoi que ce soit. Je me rapproche donc et la colle. Je passe mon bras autour de sa taille. Malheureusement, le mental et le physique, c’est deux. Bien que je savais que jamais il ne se passerait quelque chose avec elle, ce contact physique fut suffisant pour me donner une érection (Ben quoi? J’avais dix-neuf ans.  On s’érige à rien à cet âge là.) Un peu gêné, je me décolle doucement le bassin de ses fesses. La dernière chose que je veux, c’est qu’elle se rende compte que Popaul est au garde-à-vous, elle le prendrait sûrement mal. Je lui dis alors bonne nuit et je commence à sombrer dans le sommeil.

Trois ou quatre minutes plus tard, elle se lève en furie et débarque du lit. Surpris et à moitié abruti par le sommeil, je lui demande ce qui ne va pas. D’un ton impatient, elle me dit :

– Why do you think I asked you to come here ?

Oh fuck !  À ses paroles, je comprends que je n’ai pas du tout saisi la raison pour laquelle elle m’a demandé de venir ici. J’en arrive à la seule conclusion logique : Puisqu’elle m’a demandé de venir ici as a friend, j’ai dû accidentellement dire ou faire un geste déplacé qui lui fait penser que je désire plus que ça de sa part, et ça la choque. Je lui bafouille donc mes excuses en chaîne, je lui dis que je suis désolé si j’ai eu un geste déplacé mais je ne m’en étais vraiment pas rendu compte. Je lui demande de bien m’excuser et la rassure que puisqu’elle m’a dit d’être là as a friend seulement, jamais je n’ai eu l’intention d’aller plus loin.

Après m’avoir écouté, elle reste silencieuse. Puis elle me tend les bras. Je l’approche et on s’enlace. Je suis content de voir que peu importe que j’aie pu faire de pas correct, elle semble m’avoir pardonné. Elle relève la tête vers moi.

– Kiss me !

Je lui donne donc un petit bec amical sur le front, pour lui prouver que j’ai bien compris. C’est que ce n’est pas facile, en anglais. Nous, les francophones, selon le genre de baiser, on dit embrasser ou bien donner un bec, ou un bisou. En anglais, il n’y a que le mot kiss. Aussi, je suis fier qu’elle m’ait, par ce test, donné l’occasion de lui montrer que je comprends et respecte parfaitement ses limites.  Elle pousse un long soupir, que je suppose être de soulagement ou de fatigue. Puis elle me lâche et retourne se coucher. Je la suis. Je me couche à côté d’elle, cette fois en lui tournant le dos, pour être certain de lui enlever la peur qu’elle semble avoir comme quoi je la désire sans son consentement. On s’endort sans mot dire.

Le lendemain, du réveil jusqu’à mon départ vers midi, elle m’a fait l’air bête tout le long, évitant de me regarder et de me parler. Plutôt étrange !

Moins d’une semaine plus tard, Carl me rapportait qu’elle racontait dans tout le collège à quel point j’étais un pauvre con vraiment pas déniaisé qui n’est même pas capable de comprendre quand une fille s’offre à lui.

BEN FUCK, LÀ, TSÉ ! Comment voulez-vous que je puisse comprendre ce qu’elle voulait dire si ses paroles entraient en contradiction avec ses gestes ? Non mais ça s’peux-tu !? Les filles sont vraiment des contradictions ambulantes! D’abord ça va se plaindre que les gars n’écoutent pas ce qu’elles leur disent, et ensuite elles gueulent contre eux justement parce qu’ils l’ont fait.  Décidément, je ne comprendrai jamais rien aux filles.

On pourrait être porté à dire que j’étais encore jeune, donc que mon inexpérience de la vie, et surtout des relations interpersonnelles, explique mon erreur et surtout ma naïveté.  Mais là n’est pas le problème.  Il se situe plutôt dans les cinq points suivants:

1 ) Écouter scrupuleusement tout ce que les filles disent et tout prendre au pied de la lettre. C’est que le soi-disant Bon Gars est tellement désespéré de plaire à une fille qu’il va prendre la moindre parcelle d’information au sujet de celle-ci afin de lui plaire, ou du moins de ne pas lui déplaire.  Ici, lorsqu’elle m’a dit d’aller passer la nuit avec elle as a friend, dans ma tête c’était coulé dans l’acier que ça allait être as a friend et absolument rien de plus.  La seule chose qui aurait pu changer mon comportement avec elle, ça aurait été qu’elle me dise en paroles directes et claires qu’elle me voulait en tant que partenaire sexuel.  Et ceci, c’est à cause du point 2 qui est:

2 ) Perdre totalement confiance en son instinct et en ses capacité d’interpréter les signes.  Normal.  À force de se faire dire qu’il a mal compris les gestes des autres à son égard, un gars finit par conclure que les gestes ne veulent jamais rien dire, qu’ils ne comportent aucun message. Il cesse alors d’y porter la moindre attention. Ici, n’importe qui aurait compris que de se faire inviter à venir passer la nuit avec une fille que l’on n’a pas vu depuis quelques mois, se faire inviter à la coller au lit, et surtout se faire demander de l’embrasser, il n’y avait pas plus clair comme message.  Hélas, tant qu’existe la moindre ambiguïté, la moindre parcelle infinitésimalement minuscule comme quoi un geste ou une parole puisse avoir une signification anodine, alors c’est la facette anodine qu’il croira. Comme ici, dans les différentes significations possibles du mot kiss lorsqu’elle me demande de l’embrasser. Et ça, c’est à cause que:

3 ) Il y a de grandes chances que le Soi-disant Bon Gars ait déjà été « testé » par des filles.
Lorsqu’une fille cherche à prendre ses distance avec un gars, mais qu’elle n’arrive pas à trouver une bonne raison de le faire, il arrive parfois qu’elle use de cet hypocrite stratagème: Elle lui demande son avis sur un truc, attend sa réponse, et prétend ensuite qu’en fait, elle lui passait un test.  Elle dit ensuite être tellement en désaccord avec sa réponse qu’elle se voit obligée de mettre de la distance entre eux.   

Par deux fois, avant ma nuit as a friend, il m’est arrivé que des filles avec qui je n’étais qu’ami me demandent si elle me plaisent, si j’aimerais sortir avec elles.  Voyant là une chance d’être en couple, j’attrapais à deux mains la perche qu’elles me tendaient, leur déclarant mon intérêt à être plus qu’amis.  C’est là qu’elles me répondaient de manière sèche et distante quelque chose dans le sens de: « Je vois! C’était juste un test que je te passais. Je voulais voir si tu étais sincère quand tu disais que tu ne ressentais rien de plus que de l’amitié pour moi.  Maintenant, je vois que tu me mentais.  Désolé, mais de savoir que tu m’aimes sans que ce soit réciproque, ça me rend mal à l’aise.  Dans de telles conditions, j’aimerais mieux que l’on cesse de se voir. »  À force de se faire tendre ce genre de piège, un gars finit par développer la phobie suivante:

4 ) Craindre que la fille s’imagine qu’il ne veut d’elle que du sexe.  Voilà pourquoi Il fait tellement d’effort, se conditionne depuis tellement longtemps à s’auto-castrer, afin de devenir le gars parfait… Sauf que dans la tête du soi-disant bon gars, être parfait, ça signifie être le plus irréprochable possible. Ici, oui, Daniella me plaisait, et oui j’espérais toujours que notre relation d’amitié monte au stade d’amoureux et/ou amants. Sauf que, dans ma tête, il était logique de croire que jamais elle ne me donnerait ma chance de le devenir si je ne lui démontre pas d’abord que je sais tenir ma place en tant qu’ami. Donc, que lorsqu’elle me dit quelque chose, je l’écoute!  Je savais par expérience que me montrer des signes d’intérêt, ça pouvait être un test.  Je savais par expérience que me poser des questions, ça pouvait être un test.  Alors la seule chose qui aurait pu me faire passer de simple ami à amoureux et/ou amant, c’eut été qu’elle me l’affirme clairement, directement, en paroles autant qu’en gestes.  

Et enfin, la plus grande erreur de toute, et celle la plus répandue chez les soi-disant Bons Gars:

5 ) Prendre les filles non pas par cas individuel, mais bien dans leur ensemble. C’est exactement ce que mon dernier paragraphe démontre. Dans ma tête, toutes les filles sont semblables, elles s’expriment toutes de la même façon,  et désirent toutes le même comportement parfait et irréprochable de la part des gars. …et dès que l’une d’elle a un comportement qui me semble contradictoire à leurs paroles, alors là elles sont TOUTES des contradictions ambulantes.

Et non, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’était pas un comportement passif-agressif d’un gars qui cherche à se venger des filles en se comportant en gars irréprochable à l’extrême, en poussant la chose à la limite du caricatural, par frustration d’avoir été plusieurs fois rejeté par des excuses bidon.  C’était une sincère tentative de comprendre les filles en leur donnant ce qu’elles veulent. Et c’est de ça que je parle, quand je dis que les soi-disant Bons Gars ne font pas de bons amoureux. Parce que dans leur désir de plaire, ils ont un comportement qui sabote tout.  Mais comme ils sont sincère dans leurs efforts et leur incompréhension, il leur est impossible de s’en rendre compte, et ainsi de changer.

 Et le plus grand problème avec un comportement acquis au cours de plusieurs années de conditionnement, c’est que ça reste en soi longtemps. Ici, j’avais 19 ans.  Me croiriez-vous si je vous disais que j’étais tout aussi naïf à 24 ans?

À SUIVRE

Le mythe de la grosse cochonne désespérée

AVERTISSEMENT HABITUEL : Ben oui, je joue dans les clichés, et les gens décrits ne sont pas tous de même, et gnagnagna… ‘E L’SAIS! Mais bon, il y en a tellement pour qui c’est le cas que je peux me permettre d’en parler.
SECOND AVERTISSEMENT: Oui, dans ce texte, j’utilise le mot « grosses », parce que même si j’utilisais des termes comme « rondes », « tailles fortes », « BBW » ou autres, c’est quand même à ce terme de base que les gens vont penser. Fa que, inutile de faire semblant .

Il existe trois mythes persistants au sujet des grosses.

MYTHE 1 : Les grosses sont cochonnes.
Tout le monde connait ce cliché. N’empêche qu’il y a une raison pourquoi ce cliché existe: Il y a du vrai là-dedans. La preuve: Allez sur des sites de rencontres, sur des forums, sur des sites de chat et de webcam, et observez les femmes.

  • La majorité de celles qui sont en déshabillé semi-transparent, ce sont qui? Les grosses.
  • La majorité de celles donnent des shows de webcam, ce sont qui? Encore les grosses.
  • La majorité de celles qui font les propositions sexuelles en premier, ce sont qui? Toujours les grosses.

La grosse cochonne n’est pas qu’un cliché, c’est un fait. Et je le sais bien pour l’avoir personnellement vécu, car dans toute ma vie, à une seule exception près, toutes les femmes qui m’ont fait de rapides propositions sexuelles étaient des grosses.

Sauf que… On prend les faits à l’envers.
Ressentir le besoin de séduire, c’est normal, et ce peu importe notre sexe. Par conséquent, une fille qui drague, c’est une fille normale. Ce sont celles qui ne draguent pas qui n’entrent pas dans la norme. En fait, il n’y a que trois genres de filles qui ne draguent pas :

  1.   Celles pour qui trouver l’âme sœur n’est pas une priorité dans leurs vies.
  2.   Celles trop timides pour faire les premiers pas.
  3.   Les minces et belles qui, à cause de leur physique qui correspond à l’image médiatique de ce qui est sexy, croient qu’elles n’ont pas besoin de faire l’effort de draguer pour attirer les hommes.

Et voilà pourquoi je dis que l’on prend les faits à l’envers. Les grosses qui draguent ne sont pas nécéssairement des cochonnes. Elles sont tout aussi normales que toutes les autres personnes qui draguent, tous sexes et tailles confondus. Si elles ont l’air cochonnes, c’est seulement à cause qu’on est porté à les comparer aux filles minces et belles qui ne font pas l’effort de draguer.

Et s’il est vrai que sur les sites de chat/webcam, ce sont les grosses qui sont les plus cochonnes, elles ne le sont que parmi les femmes.  Parce que pour chaque femme qui va pour l’approche sexuelle directe, il y a de 5 à 20 hommes qui font pareil. Comme quoi même les cochonnes sont un faible nombre comparés aux cochons.

Enfin, ce n’est pas parce que la majorité des cochonnes sur ces sites sont grosses que ça signifie automatiquement que les grosses sont toutes cochonnes.

MYTHE 2 : Les grosses sont désespérées
Chez les grosses, comme chez tous les autres, il y a les gens qui sont bien dans leur peau, et il y a des désespérés qui feraient tout pour être désirés et aimé. Et inversement, je connais beaucoup de grosses qui sont très sélectives sur le genre de chums qu’elles veulent. Mais celles-là, on les ignore, parce que ce comportement étant normal, il ne se démarque pas.  Voilà pourquoi on ne remarque que les grosses désespérées, et que l’on pense qu’elles sont toutes comme ça.

Les dommages que causent le mythe de la grosse désespérée
Je n’ai accès à aucune statistique sur le sujet. Je ne sais même pas s’il y en a pour commencer. Tout ce que je peux dire, c’est que le tiers des grosses que j’ai connu dans ma vie ont été un jour victime d’agressions sexuelles. Et ça, ce sont celles qui m’en ont parlé.*  Parce que je me doute bien que ce n’est pas quelque chose dont on aime se vanter.

Les gens sont portés à penser que ce sont plutôt les belles minces sexy qui sont le plus souvent cibles d’agression sexuelles. Pourtant, non. Normal : Les belles filles minces et sexy n’attirent que deux extrêmes : Les bons gars losers qui vont se tenir à l’écart parce qu’il croient ne pas être digne d’être aimés par une fille comme elle. Ou les assholes qui, grâce à leur personnalité troudeculesque, sont également des fonceurs, donc n’hésitent pas à dire à la fille qu’elle l’intéresse.

Pour les grosses, par contre, quand un gars l’approche en étant convaincu que c’est une désespérée, il peut se sentir très insulté et frustré de son refus.


(© 2012 par Humon, cliquez sur l’image pour voir l’original)

Ceci dit, quand un gars croit que seule une fille désespérée puisse vouloir de lui, ça en dit long sur la perception qu’il a de lui-même.

MYTHE 3 : Les grosses n’ont pas de succès auprès des hommes.
Au contraire, je dirais même que le fait qu’elles ne sont pas physiquement des déesses de magazines, ça fait que les gars sont plus à l’aise avec elles, ce qui fait qu’ils ne craignent pas de s’en rapprocher, ce qui leur permet d’apprendre à les connaître, de les apprécier, en enfin de sortir avec.

D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que plus elles sont minces et belles, et plus elles sont malheureuses en amour? Observez et vous verrez : Généralement, les grosses trouvent l’amour véritable et fondent une famille alors qu’elles sont dans la vingtaine, alors que les minces et belles vont d’une relation décevante à l’autre et ne sont toujours pas casées à 40 ans. Voilà pourquoi les minces et belles devraient prendre exemple sur les grosses. Parce que les grosses, elles, lorsqu’elles draguent, elles choisissent leur hommes, au lieu de rester passivement à attendre de se faire choisir par n’importe qui.

Alors d’où vient ce mythe? Simple: Ce sont certaines grosses elles-mêmes qui le colportent. C’est que, voyez vous, là encore, chez les grosses comme partout ailleurs, chaque personne a sa propre personnalité. Il y a des gens aimables, comme il y en a qui sont insupportables. Mais voilà, lorsqu’une grosse a une personnalité négative, elle essaye souvent de se convaincre, et de convaincre les autres, que son manque de popularité est dû à son poids. Il est vrai que c’est une excuse facile quand on n’a pas la force morale de faire face à ses propres travers de personnalité, et/ou qu’il nous manque la volonté et la détermination de s’améliorer.

Et ça aussi, ça se retrouve chez les gens, peu importe le sexe ou le poids. Comme quoi, à part la perception que l’on peut avoir d’elles, les grosses ne sont en rien différentes des autres.

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(*Je ne tiens pas compte de celles qui ont inventé une histoire de viol dans le but d’attirer l’attention et la pitié, sinon ça aurait été le ¾.)

TARD ne vaut pas toujours mieux que JAMAIS

Par le passé, j’ai raté bien des chances de me retrouver avec des filles qui voulaient de moi. Par exemple, à chaque fois que j’ai eu un boulot dans la restauration, j’étais presque toujours le seul gars aux cuisines avec plein de collègues féminines.  Lors des pauses ou du break de dîner, il arrivait souvent que l’une d’elle vienne me rejoindre à table. La fille est toujours bien souriante, amicale, elle a pas mal de conversation intéressante.  Bref, elle est de bonne compagnie.

Et puis, à un moment donné, genre de deux à trois semaines plus tard, comme ça, sans raison apparente, au lieu de venir me rejoindre, elle va s’asseoir ailleurs et elle ne m’adresse plus autant la parole qu’avant. Oh, elle n’est pas frustrée contre moi. Elle me parle sans problème. Mais le petit côté joyeux, espiègle et ravi que je pouvais voir dans son regard, son sourire et ses gestes ne sont plus là. C’est comme si notre relation venait de passer de bons amis à tout simplement collègue de travail sans importance.  Et c’est généralement à ce moment-là que je me rends compte que cette fille n’était pas que simplement amicale avec moi. Elle me trouvait intéressant. Mais voilà, mon manque de réponse en ce sens a fait qu’elle a perdu son l’intérêt pour moi.

C’est là également que l’on commence à comprendre certaines choses dont le sens nous avait échappé. Comme, par exemple, la collègue de travail qui passe à côté de nous deux en disant « Alors, ça va, les amoureux? » avec un petit sourire complice, et autres petits détails qui nous semblaient pourtant si anodins jusque là. On se sent très bête de réaliser qu’on était quasiment le seul dans notre entourage à ne pas avoir compris ce qui se passait dans la tête et/ou dans le cœur de l’autre.

Le gros problème, c’est que chaque fille étant différente, elles vont avoir un comportement différent avec toi. Pour l’une, le simple fait d’aller s’asseoir à ta table est un signe d’intérêt amoureux, tandis pour l’autre te serrer contre elle lorsque vous vous saluez / quittez est un simple signe d’amitié. Et comme j’ai horreur de me faire dire que j’ai mal saisi le message que l’autre essayait de me passer, je la joue safe en restant amical.

… Sauf qu’il n’y a jamais moyen de la jouer safe parce que, quoi que tu fasses, sans pouvoir comprendre clairement ce que veut l’autre, il y a toujours possibilité de faire erreur.   Et quand on se rend compte de notre erreur, il est déjà trop tard pour rattraper le coup.  Chaque fille a beau être différente, il y a au moins une chose dans laquelle elles sont presque toutes pareilles : Quand elle perd son intérêt pour toi avant même qu’il y ait eu une relation au-delà de la simple amitié, penses-z-y pu, c’est fini.

La raison pour laquelle les filles utilisent des moyens détournés et subtils pour essayer de nous faire comprendre leur intérêt, c’est une bête question d’orgueil.  Il est beaucoup plus difficile pour l’orgueil d’une fille que pour celui d’un gars de se faire repousser.  C’est la raison de l’existence du dicton L’homme propose, la femme dispose. Aussi, plutôt que de prendre le risque de se lancer directement, elle va user de mille ruses et de stratagèmes qui auront pour but à la fois de sonder le terrain et essayer d’éveiller l’intérêt chez le gars de façon à ce que ce soit lui qui fasse les premiers pas.  Si tu ne réagis pas positivement à ces manœuvres, alors c’est de deux choses l’une dans sa tête : Ou bien tu ne la trouves pas à ton goût, ou bien tu es trop cave pour saisir ses messages.  Or, s’il y a deux genres d’hommes que les filles ont en horreur, ce sont ceux qui ne les trouvent pas assez bien pour lui, et les caves.

Pourtant, pour nous autres les gars, y’a pas de problème quand la fille saisit notre message sur le tard.  Ça ne nous empêche pas d’être toujours prêt à faire de quoi avec.  Pourquoi ne peuvent-elles pas en faire autant?   Là encore, c’est une question d’orgueil : Elles nous en veulent car on les a fait se sentir idiotes d’avoir perdu leur temps à nous avoir désiré inutilement.  La femme ne pardonne pas à l’homme qui l’a bafoué et humilié, même si le gars est complètement ignorant de l’avoir fait. Voilà pourquoi il est impossible de rattraper le coup quand on a manqué sa shot. Parce que dans cette situation-ci, la règle Mieux vaut tard que jamais ne s’applique pas.

Comment ne pas faire cette erreur?  Je dois vous avouer que c’est assez difficile de  savoir reconnaître à temps les signes qu’elles peuvent envoyer.  La seule chose que je peux dire, c’est que des fois on peut voir un changement positif dans son comportement à ton égard.  Pour le reste, c’est là un des mystères de la femme que nous ne pouvons pas comprendre.  On peut juste constater et essayer de faire avec.

Eh oui! Un billet sur un sujet auquel la seule réponse que je peux donner est JE N’EN SAIS FICHTRE RIEN!  Avouez qu’avec mes prétentions à avoir réponse à tout, vous ne vous y attendiez pas.

Sexisme? Oui, mais contre qui?

S’il y a un truc sur lequel la femme se plaint d’être victime d’un préjugé qui la met en désavantage sur l’homme, c’est au sujet de son nombre de partenaires sexuels.  Je ne saurais compter le nombre de fois où j’en ai entendu dire: « Quand un homme a plusieurs partenaires sexuelles, on l’admire.  Quand une femme a plusieurs partenaires sexuels, on la traite de salope. »  Et c’est vrai.  Je l’ai moi-même assez vu pour le savoir.

J’ai cependant constaté que la promiscuité sexuelle féminine est beaucoup plus acceptée que celle des hommes, particulièrement lorsqu’il s’agit de gens mariés.  Je vous donne un exemple classique:  

Alex et Dominique sont mariés, ou du moins forment un couple officiel.  Après quelques années, Alex est de moins en moins satisfait de la relation.  Dominique n’a plus son charme d’antan, néglige le ménage, ne respecte pas les besoins d’Alex, n’aime ni les amis ni les passe-temps d’Alex, et essaye souvent de se mettre entre eux afin d’avoir le monopole sur le temps libre d’Alex.  Puis, Alex rencontre Chris.  Chris est tout ce qu’Alex voudrait pouvoir trouver en Dominique.  Bientôt, Alex commence à tromper Dominique avec Chris.

Questions: Êtes-vous en accord avec Alex qui fait ce qu’il faut pour obtenir la vie de couple qui lui convient le mieux? Ou bien êtes-vous en désaccord avec Alex qui trompe et abandonne Dominique?
Réponse: Ça dépend du sexe des gens impliqués:

  •  Si c’est un homme nommé Alexandre qui trompe son épouse Dominique avec une femme nommée Christine, alors Alex est un salaud qui mériterait de se faire couper les couilles pour avoir abandonné celle qui a sacrifié sa vie pour lui.
  • S’il s’agit d’une femme nommée Alexandra qui trompe son mari Dominique avec un homme nommé Christian, alors Alex ne fait qu’échapper à un environnement étouffant afin de pouvoir vivre l’amour et la passion qui lui font si cruellement défaut parce que son salaud de mari ne l’apprécie pas à sa juste valeur.

Je n’exagère pas. On voit ça partout:

Dans les films:
Dans Titanic: Cal est dans l’ignorance au sujet de combien Rose se sent emprisonnée dans leur relation.  Au lieu d’en discuter avec Cal pour essayer d’arranger les choses, Rose le trompe avec Jack.  Cent millions de cinéphiles trouvent ça normal et romantique.

Dans Menteur Menteur:  L’avocat joué par Jim Carrey convainc la Cour que sa cliente mariée et mère de famille a été poussée à l’adultère à cause de la négligence de son mari.  Et à la fin du film, lorsque l’avocat a des remords de priver le mari, visiblement un bon père, de la garde de ses enfants, il renverse le jugement.  Mais attention: Il ne le fait pas exposant la femme pour ses mœurs légères, ni en prouvant qu’elle est une manipulatrice profiteuse.  Non, il le fait en se basant sur une technicalité juridique en rapport à son âge.

Dans les sitcoms:
Dans Friends: Quand Ross couche avec une autre femme parce qu’il croit que sa relation avec Rachel est terminée, c’est lui qui est un salaud.  Plus tard, Rachel fait tout pour reconquérir Ross alors qu’il est heureux en couple avec une autre.  Est-ce qu’on trouve que Rachel est une salope?  Non, on trouve juste ça drôle.

Dans les dessins animés:
Dans Family Guy: (Les Griffin en Europe) Loretta est mariée avec Cleveland et est mère de leur enfant.  Loretta fait des avances sexuelles à Quagmire.  Loretta couche avec Quagmire.  Tout le monde condamne Quagmire dont le seul crime fut de ne pas avoir refusé le sexe que lui offrait Loretta.  Quant à Loretta, elle se trouve justifiée d’avoir provoqué l’adultère par le fait que son mari l’ennuie.

Dans Henri pis sa Gang : (Les Rois du Texas en Europe) Nancy a trompé son mari Dan (Dale) pendant une dizaine d’années avec son massothérapeute, John l’amérindien.  Nancy a eu un fils, Joseph, qui est très visiblement de descendance amérindienne. L’humour de la situation vient du fait que Dan ne se rend jamais compte que Nancy le trompe, même lorsqu’il la surprend avec John dans des situations évidentes d’adultère.  Dan croit qu’il est le père biologique de Joseph, et il demeure un mari attentionné, fidèle, et un bon père.

A t-on déjà vu une comédie dans laquelle l’humour venait du fait que la femme fidèle, attentionnée et bonne mère ne se rend pas compte que son mari la cocufie?  Jamais!  Ce serait inacceptable.  Pourtant, les tromperies de Nancy sont acceptées aussi bien par les personnages de la série que par les téléspectateurs.

Dans la vraie vie:
Ce n’est un secret pour personne que le Prince Charles et Lady Di furent tous les deux infidèles.  Diana a eu de multiples amants.  Charles, lui, n’a eu qu’une seule amante, Camillia, son seul amour véritable, qu’il finit même par épouser.  Pourtant, dans l’opinion publique, Charles a toujours eu le mauvais rôle là-dedans, tandis que Diana reste pure et sans tache au point que c’est pratiquement une sainte.

Dans les talk shows:
Un psychiatre invité à l’émission de Oprah Winfrey s’est fait huer par les gens en salle lorsqu’il a déclaré que le nombre de femmes infidèles est à peu près similaire à celui des hommes infidèles.  Oui, huer, par le public de Oprah, pourtant reconnu pour être calme et civilisé. Lors de cette émission, Oprah a d’ailleurs parfaitement décrit la mentalité de la société en général au sujet de l’adultère: «Quand l’homme trompe sa femme, c’est de sa faute a lui.  Quand la femme trompe l’homme, c’est de sa faute à lui.»  Deux sexes, deux jugements.

Et la salope, là-dedans?
En conclusion, je dirais que d’après ce que j’ai pu constater autant par observation que par expérience personnelle, il n’y a que deux genres de personnes qui vont qualifier de salope une femme ayant de nombreux partenaires sexuels:

1) Les gens ennuyants et/ou abusifs qui sont incapable de garder un(e) conjoint(e).
2) Les gens qui n’ont pas ce qu’il faut pour quitter un(e) conjoint(e) ennuyant(e) et/ou abusif(ve).

Lorsque l’on constate ces faits, on réalise que même si quelques rares frustré(e)s vont la qualifier de salope, c’est quand même la femme qui a le beau jeu dans cette situation.

La preuve: allez dans n’importe quel forum hétéro qui a une section sexe, et voyez vous-même : À chaque fois que l’on parle de la sexualité d’un gars, c’est toujours pour s’en plaindre. C’est ou bien un player ou bien un pédo ou bien un agresseur ou bien un tordu ou bien un pervers, ou bien un obsédé ou bien un violeur ou bien c’est un manipulateur ou bien un infidèle ou bien un distributeur de MTS parce que c’est bien connu que seuls les gars ne veulent pas le condom ou bien un gars qui pense avec sa queue ou bien un gars qui cherche juste à se vider les couilles ou bien un irresponsable qui met une femme enceinte pour l’abandonner ensuite.  Dans une société où la libido masculine est la source de tous les maux de l’humanité, impossible pour l’homme de trouver grâce dans de telles conditions, même s’il a les meilleures intentions au monde.

Et si un gars a le malheur d’y écrire publiquement qu’il se croit bon amant, tout de suite il se fait huer et rabaisser, se faisant traiter de macho, de vantard, de bite-de-3-cm, et plusieurs qualificatifs qui se résument à menteur. Par contre, qu’une fille se dise bonne amante, on sera intéressé et on lui demandera plus de détails.

Mieux encore :

Une femme bisexuelle, c’est une partenaire fort recherchée au lit, et on envie l’homme qui est en couple officiel avec elle.
Un homme bisexuel, c’est un cochon qui fourre tout c’qui bouge parce que pour lui un trou c’t’un trou, et qui, par conséquent, ne peut pas être fidèle. On plaint la femme qui est en couple avec lui.

Une femme homosexuelle, c’est une lesbienne.
Un homme homosexuel, c’est une moumoune. Une tapette! Un fif!

Une fille cochonne, c’est attirant.
Un gars cochon, c’est repoussant.

Une femme qui se masturbe, c’est une femme sensuelle qui connaît bien son corps et est à l’aise avec sa sexualité.
Un homme qui se masturbe, c’est un loser qui n’a rien pour séduire. Et s’il est déjà en couple, alors c’est ou bien un détraqué sexuel pour qui sa partenaire ne suffit pas, ou bien un crétin qui néglige sexuellement sa blonde parce qu’il préfère se branler.

Alors croyez-moi, mesdemoiselles et mesdames, se faire traiter de salope une fois de temps en temps par quelques rares personnes frustrées, ce n’est qu’un maigre mauvais côté contre tous les avantages que vos deux chromosomes X vous donnent sur la perception qu’à la société au sujet de la sexualité de la femme contre celle de l’homme.

Ce n’est pas une plainte. C’est une reconnaissance des faits.

Nature et Réalité -VS- Société et Morale

La réalité est rarement compatible avec nos attentes morales. La raison pourquoi je philosophe à ce sujet, c’est que j’ai souvent entendu deux choses en particulier au sujet du couple. Deux choses avec lesquels je n’ai jamais été d’accord.

AFFIRMATION 1: Il faut se réserver, se garder chaste et pur,  jusqu’à ce que l’on trouve La Bonne.
Je précise que je ne suis pas contre le principe lui-même. Au contraire, j’aime beaucoup l’idée comme quoi chacun de nous aurait une âme soeur quelque part que l’on finirait par trouver, être heureux avec cette personne et comblé sur tous les plans, maintenant et jusqu’à l’heure de notre mort, Amen.

Le problème, c’est que la réalité est toute autre. Qu’on le veuille ou non, il est très rare que l’on réussisse quelque chose à la perfection du premier coup parce que le hasard veut que l’on ait un talent naturel pour ça. Généralement, c’est l’expérience qui apporte le savoir-faire. C’est une règle qui vaut autant en amour que pour n’importe quels autres aspects de la vie. Ça peut sembler farfelu de comparer un couple avec un texte ou à un dessin, mais avouez que ceux qui sont capable d’obtenir le bon résultat au premier jet d’écriture ou au premier coup de crayon sont rares. la triste réalité est que ça prend souvent un brouillon.

Il y a des gens qui ont la maturité émotionnelle requise pour vivre ensemble, et ce dès leur tout premier couple. D’autres non! Par exemple, moi, je suis le premier chum de ma blonde. Elle n’avait pas besoin d’un brouillon. Moi, par contre, entre 15 et 32 ans, j’avais des attentes irréalistes dans le couple, et il m’a fallu plus d’une vingtaine de relations avant de comprendre, à force d’expérience. Si ma blonde actuelle, avec qui je suis depuis 11 ans ½, m’avait rencontré deux ou trois ans plus tôt, ça n’aurait pas pu marcher entre nous. J’aurais tout gâché. Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai entendu des gens des deux sexes dire « J’avais avec elle/lui la meilleure relation de ma vie, pis je l’ai gâchée parce que j’étais trop con/ne. Avoir su! » après que leurs relations suivantes se soient montrées très décevantes en comparaison. J’aurais été de ceux-là.

Sans oublier le plan sexuel. Ce n’est pas tout le monde qui sait d’instinct comment plaire à l’autre, et parfois à soi-même. La première fois est rarement aussi bonne que la 100e fois.

Personnellement, à l’inverse de ce que l’on pourrait croire, les seules personnes que j’ai vu appliquer la règle de me réserver pour la bonne, c’était des hommes et non des femmes. J’en ai connu quatre. Et dans les quatre cas, ça s’est passé exactement de la même façon: Il se sont gardés vierges jusqu’à la mi-vingtaine, ont sorti avec une fille en croyant sincèrement que c’était la bonne, et la relation n’a même pas duré un an. Ils se sont donc privés, et ce absolument pour rien, de dix ans d’expériences de vie de couple. Des expériences qui auraient pu leur être bénéfique en les empêchant de commettre telles ou telles erreurs qui ont mis fin à leur relation avec cette âme soeur qu’ils avaient si longtemps attendus. C’est que pour certaines personnes, être dans une relation en attendant mieux, c’est un mal nécessaire.

Quand on s’empêche de travailler pendant dix ans parce que l’on attend d’avoir trouvé la job idéale parfaite pour nous, et qu’on finit enfin par la trouver, mais qu’on a zéro expérience de travail à mettre dans notre CV, les chances qu’on l’obtienne sont minces, et celles qu’on y passe notre vie sont inexistantes.

AFFIRMATION 2: Quand tu aimes vraiment la personne avec qui tu es en couple, tu ne commettras pas l’adultère en la trompant.
Là encore, j’aimerais beaucoup que ce soit vrai.  Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. C’est à cause du conflit entre l’instinct, l’éducation et les règles de la société.

L’instinct: Tu es un gars, tu vois une fille qui te plaît physiquement, alors ton physique réagit. Boïng! Pas de questions quant à savoir si vous êtes compatible, si ta maman va l’apprécier, si elle a les hanches assez solide pour te donner 2.7 enfants et si elle tient bien maison.

En fait, si le gars a déjà une blonde, le sujet de la compatibilité à la vie à deux est déjà couvert par sa conjointe. Par conséquent, il a encore moins besoin de se poser la question avec l’autre fille. C’est donc purement sexuel.

Nos instincts nous poussent vers la femelle la plus sexy ou vers le mâle le plus fort et dominateur. Normal, c’est dans nos gènes. La nature nous a programmé ainsi de façon à assurer la survie de la race.

L’éducation et les règles de la société, par contre, nous obligent à combattre ces instincts afin de mener une vie bien rangée. C’est normal aussi. Sans ces règles, la famille n’existerait pas et encore moins la civilisation. Hélas, qui dit bien rangé dit être plié aux règles et dit être limité, modéré, censuré, réprimé. Et voilà où il y a conflit, car l’être humain est aussi, de par sa nature, une créature éprise de liberté. Par conséquent, briser ces règles a sur lui un effet libérateur, enivrant, excitant. Et quel meilleur moyen de briser ces règles qui nous enchainent qu’en ayant une aventure purement sexuelle, puisque c’est à la fois notre besoin instinctif et naturel le plus puissant tout de suite après la survie, mais aussi celui le plus réprimé par la société!?

Mieux encore: Le fait de vivre une situation interdite et dangereuse, ça rehausse l’adrénaline, ça fait monter le niveau d’excitation, et l’on confonds ça avec de l’excitation sexuelle.  Full allumé, on oublie donc pour un temps notre chum gentil et romantique avec une bonne situation d’avenir dans sa firme de comptable, ou notre blonde qui n’a rien d’une top-modèle mais qui est sérieuse, travaillante et bonne avec les enfants, et on se lance dans un trip 100% sexe qui nous réconcilie avec notre côté instinctif, animal et naturel.

Et voilà pourquoi un si grand nombre de ceux qui cèdent à la tentation peuvent affirmer sincèrement n’en être pas moins toujours autant en amour avec la conjointe qu’ils ont trompé. Je n’approuve pas ce fait. Mais je suis bien obligé de reconnaître que c’est la réalité.

La manipulation amoureuse

Aujourd’hui, je vais répondre à une question que se posent tous les bons gars depuis les 60 dernières années: Comment est-ce qu’un salaud qui se fout des filles arrive à en attirer autant? Non, ce n’est pas nécessairement parce que les filles sont folles et/ou que le gars est manipulateur.

Les psychologues s’entendent pour dire que beaucoup de manipulateurs adoptent une attitude manipulatrice sans s’en rendre compte eux-mêmes. On ne peut donc pas parler ici de manipulation per se. Et je le sais bien parce que c’est quelque chose que j’ai moi-même fait plusieurs fois dans ma vie sans même savoir que je le faisais. Parce que, à la base, mon but n’était pas de les manipuler et encore moins de les rendre amoureuses de moi.

Avant mes 27 ans, j’ai toujours été le genre de gars qui perdait ses moyens face aux filles qui m’attiraient. Je rentrais donc dans sa zone amis seulement pour ne plus jamais en ressortir, ou bien elle finissait par s’éloigner en me donnant des signes comme quoi elle ne voulait plus rien savoir de moi, même pas en ami.

D’un autre côté, il y avait ces filles qui ne m’intéressaient pas au-delà de la simple amitié. Les deux premières semaines, j’étais amical, gentil, poli, amusant… Puis, à la longue, je réalisais que je ne voulais rien savoir de ces filles-là. Parfois, c’était parce qu’on était trop différents. Parfois c’était parce qu’elle me tombait sur les nerfs. Hey, parfois c’était même parce que la fille me plaisait mais que j’avais l’impression que je n’avais aucune chance de finir avec, et que je voulais juste m’éviter de languir. Mais bon, peu importe la raison pourquoi je ne voulais plus les avoir dans ma vie, le fait est que je ne voulais plus les avoir dans ma vie.  Alors je cessais tout simplement d’agir comme je l’avais fait avec elles jusque-là.

Mais attention : Je ne devenais pas soudainement salaud. Je ne les maltraitais nullement, ni leur manquais-je de respect. Je faisais juste m’éloigner, prendre mes distances, en arrêtant de m’adresser à elles. Et si nous étions dans la même pièce, à l’école par exemple, alors je faisais juste éviter de regarder dans leur direction. Je ne leur servais pas le traitement de silence, je cessais juste de leur parler en premier. Si elles venaient me parler, je restais aussi respectueux, gentil et souriant qu’avant. Sauf qu’il y avait quelques différences subtiles dans mon comportement: Pas de compliments, pas de plaisanteries, pas de questions de ma part, ne me contentant que de répondre aux siennes.  Et après de une à quatre minutes, je coupais court en prétextant devoir aller ailleurs ou bien avoir quelque chose à faire.

Puisque beaucoup de filles utilisent cette méthode pour passer le message en douce aux gars de qui elles se désintéressent, je croyais sincèrement qu’elles étaient les mieux placées pour voir les signes, les reconnaître et les comprendre. Pour environs un tiers d’entre elles, ça marchait. Pour le reste, par contre, cette méthode ne faisait que les rendre full accro à moi.

En général, c’est après trois semaines à côtoyer un gars que la fille se rend compte si elle veut de lui en tant que chum ou en tant qu’ami. Moi, pendant les deux premières semaines, je les habituais à ma gentillesse, mon respect, mon humour, mon intérêt. Puis, je les coupais brusquement de tout ça avant même qu’elles sachent elles-même quelle genre de relation elles voulaient avoir avec moi.  En les privant de ce à quoi elles étaient habituées, je créais en elles une sensation de manque. Ça les mettait dans une zone d’incompréhension et de panique au niveau du subconscient. Elles réagissaient donc instinctivement en cherchant à recapturer ce que l’on avait jusque-là.

Si je leur avait dit carrément que je ne voulais plus me tenir avec elles en leur expliquant pourquoi, elles auraient compris et m’auraient laissé tranquille. Probablement en étant ben fru, mais elles auraient compris. Sauf que là, en étant simplement un ami qui semble inexplicablement s’éloigner, tout ce que je leur montrais, c’était que la seule façon qu’elles avaient de retrouver une parcelle du positif que nous avions, c’était seulement en prenant elles-même l’initiative de venir me parler. Mais là encore, c’était insuffisant. D’abord parce que ce n’était qu’une parcelle, et ensuite parce qu’elles n’arrivaient jamais à garder mon attention plus de quelques minutes.

Cette parcelle qu’elles obtenaient leur donnait espoir qu’elles étaient sur le bon chemin, de prendre l’initiative envers moi. Alors elles poussaient la chose de plus en plus loin, devenant de plus en plus obsédées avec moi, démontrant de plus en plus d’intérêt, faisant de plus en plus de choses pour attirer mon attention, stimuler mon intérêt, faire naître du désir, allant même jusqu’à me déclarer leur amour.

J’étais honnête : je leur avouais immédiatement n’avoir aucun sentiment amoureux pour elles. Je rajoutais même que, ne ressentant pas d’amour, le plus que je pouvais offrir, c’était amitié + sexe.

En sachant à quel point les filles qui mettent leur priorité dans l’amour disent refuser toutes relations uniquement charnelle, je croyais naïvement que ça allait les faire fuir. À ma grande surprise, elles ont au contraire toutes accepté d’avoir avec moi une relation amitié + sexe sans attaches. En tant que jeune homme normalement constitué au niveau sexuel et hormonal, je ne pouvais qu’accepter. De toute façon, en un sens, j’étais coincé. En me prenant au mot, elle me forçait à m’y tenir ou bien à m’exposer moi-même comme étant un menteur. Entre passer pour un menteur, ou avoir du sexe quand j’en veux, la question du choix se pose t’elle?  Donc, dans ce cas-ci, la  personne manipulatrice, c’était elle.

Ce que je n’avais pas compris, c’est qu’une personne amoureuse d’une autre va s’accrocher à tout ce qui pourrait lui donner une chance d’atteindre son but. Et quand la chose en question lui permet d’être aussi intime avec celui qu’elle aime, elle ne laissera pas une telle occasion lui échapper.

Laissez-moi vous dire que quand une fille utilise le sexe pour essayer de séduire un gars, elle devient rapidement, et ce de sa propre initiative, la plus géniale des partenaires sexuelles. Elles m’offraient tout, faisaient tout, aimaient tout, incluant des choses qu’elles avaient toujours refusé de faire avec leurs ex.

Les cyniques vont dire que cette méthode de séduction fonctionne surtout auprès des grosses et des laides. Eh bien devinez quoi? Presque toutes celles dont je vous parle étaient de minces et belles cégepiennes. C’est que ces filles ne sont pas aussi populaires qu’on peut le croire. C’est sûr que beaucoup de gars les désirent amoureusement ou sexuellement. Sauf que la majorité de ceux-ci font comme moi je le faisais face à une fille qui m’attirait : Perdre leurs moyens et ne jamais oser rien faire. Si la fille n’est pas du genre fonceuse, elle ne fera pas les premiers pas non plus. Elle se demandera bien pourquoi les gars les plus gentils ne semblent pas vouloir être plus qu’amis avec elle, et contentera de ceux qui osent lui montrer vouloir d’elle : Les fonceurs. Et puisque pour être un salaud il faut à la base être un fonceur, les bons gars (qui préfèrent ne pas foncer par respect pour elles) se demandent pourquoi ces filles-là choisissent des salauds.

Et c’est aussi pourquoi, quand un bon gars décide de devenir lui aussi un salaud avec les filles parce qu’il croit stupidement qu’elles aiment être maltraitées, il pogne encore moins auprès d’elles. Il vit alors l’incompréhension la plus totale, frustre du fait qu’à ses yeux ça marche avec tous les gars sauf avec lui, et il finit par nourrir une haine envers la gent féminine qui le rendra irrécuperablement misogyne.

Évidemment, aucune fille ne veut d’un salaud. C’est pourquoi elles s’intéressent aussi aux bons gars qui se montrent amicaux, gentils, polis, amusants. Mais quand ils cessent soudain de l’être, ça force ces filles à devenir fonceuses afin de ne pas perdre ce qu’ils ont. Et comme ça se passe avant la fin des trois semaines qui décident du reste de la relation, elles croient à tort ou à raison que leur propre réaction envers l’éloignement de ce gars signifie qu’elle en sont amoureuses.

Pour beaucoup de gens, lors de mes dernières années de célibat, je n’étais rien d’autre qu’un salaud qui attire plein de filles dont il se fout. En réalité, je n’ai jamais cessé d’être un bon gars. D’accord, je n’étais pas amoureux, mais je leur donnait néanmoins affection et respect. C’est juste que je les faisais travailler pour.

Et si elles se montraient aussi volontaire de le faire, c’est probablement parce que, comme avec toute chose pour laquelle on met de l’effort pour l’obtenir, mon affection avait beaucoup plus de valeur à leurs yeux que celle de tous ces gars qui donnaient la leurs sans qu’elles aient à lever le petit doigt.