Les gens attrayants ont toutes les qualités

Avez-vous déjà remarqué que l’opinion des gens au sujet des autres est grandement influencée par l’apparence physique de tout-un-chacun?  Je m’en suis rendu compte moi-même, en constatant au fil des années à quel point les gens se comportaient de manière différente avec moi, selon mon look. Par exemple, me voici il y a dix ans, en 2007, en comparaison avec le moi actuel de 2017: 

Une paire de shorts, ça vous change un homme.

Sans pour autant prétendre que je suis devenu un superbe Adonis, il est vrai que je me suis beaucoup amélioré avec le temps.  Et parallèlement, mes relations avec les autres se sont également améliorées.  En particulier lors des premiers contacts.  

Ce n’est pas la première fois que je m’améliore physiquement.  En fait, c’est la quatrième fois depuis 1995 (et j’espère que cette fois sera la bonne).  Et tout le long de ces fluctuations dans mon look et mon poids, j’ai constaté que le comportement des gens en général fluctuaient de la même façon.  

En me basant autant sur mes expériences personnelles que sur mes observations des autres, et qu’il s’agit de mes périodes gars attrayant VS gars moche, ce sont les termes que je vais utiliser pour décrire ces situations :

SITUATION 1:
Lorsque le gars attrayant
 fait une gaffe, il est amusant.

Mais quand le gars moche fait une gaffe, il est con.

SITUATION 2:
Lorsque le gars attrayant 
 raconte une blague idiote, il est drôle.

Mais quand le gars moche raconte la même blague idiote, il est ennuyant.

SITUATION 3:
Lorsque le gars attrayant 
 est distant, perdu dans ses pensées, n’accordant qu’à peine un regard à celles qui s’adressent à lui, il a une nostalgie et une profondeur en lui qui lui donne un charme mystérieux.

Mais quand le gars moche est distant, perdu dans ses pensées, n’accordant qu’à peine un regard à celles qui s’adressent à lui, c’est un snob prétentieux.

SITUATION 4:
Lorsque le gars attrayant 
 ouvre la porte dans un lieu public à une fille qu’il ne connait pas, il est gentil.

Mais quand le gars moche ouvre la porte dans un lieu public à une fille qu’il ne connait pas, c’est un loser désespéré.

SITUATION 5:
Lorsque le gars attrayant 
 observe en cachette celle qu’il aime, c’est mignon, c’est la preuve d’un amour pur, ça fait de lui un romantique.


Mais quand le gars moche observe en cachette celle qu’il aime, c’est creepy,  c’est la preuve qu’il a un sérieux problème mental, ça fait de lui un voyeur malsain.

SITUATION 6:
Lorsque le gars attrayant 
 échoue dans un projet, il aura au moins essayé et donné son 100%.  C’est ce qui compte.

Mais quand le gars moche échoue dans un projet, c’est un loser. La preuve: Même en donnant son 100%, il a quand même échoué.

SITUATION 7:
Lorsque le gars attrayant 
 a un dossier judiciaire, c’est un incompris, un rebelle qui a le courage de ne pas s’en laisser imposer par la dictature et les abus de la société.

Mais quand le gars moche a un dossier judiciaire, c’est un malhonnête, un criminel.

SITUATION 8:
Lorsque le gars attrayant aime les comics, les jouets, les jeux vidéos, les jeux online, il est une personne qui a su garder son coeur d’enfant tout en se cultivant une intelligence en matière de stratégies et de logique.

Mais quand le gars moche aime les comics, les jouets, les jeux vidéos, les jeux online, c’est un loser pas-de-vie mal ajusté dans le vrai monde.

SITUATION 9:
Lorsque le gars attrayant
 casse la gueule à un autre, il a été provoqué et s’est juste défendu.

Mais quand le gars moche casse la gueule à un autre, c’est un violent qui aurait besoin de suivre une thérapie pour apprendre à contrôler ses crises de rage qui font de lui un agressif dangereux pour la société.

SITUATION 10:
Lorsque le gars attrayant
 démolit verbalement une fille en exposant ses mauvais côtés, histoire d’expliquer pourquoi il ne veut aucun contact avec elle, c’est un gars sérieux qui ne se laisse pas contrôler par des choses frivoles telles la beauté physique et l’attrait du sexe. Et anyway, la fille est une bitch et il était temps que quelqu’un ait l’honnêteté, la franchise et le courage de le dire.

Mais quand le gars moche démolit verbalement une fille en exposant ses mauvais côtés, histoire d’expliquer pourquoi il ne veut rien savoir d’elle, c’est une tapette, un misogyne frustré, un incel, un Marc Lépine en puissance de qui il faut se tenir loin.

SITUATION 11:
Lorsque le gars attrayant 
 drague une fille de force jusqu’au lit, alors c’est un Homme, un vrai! La fille n’a cédé que parce que personne ne peut résister à un tel mâle.

Mais quand le gars moche drague une fille de force jusqu’au lit, alors c’est un dangereux violeur potentiel.  La fille n’a cédé que parce qu’elle avait peur pour sa santé ou sa vie de résister à un tel malade.

Bref, lorsque le gars attrayant  agit en con, c’est un beau gars.
Mais quand le gars moche agit en con, c’est un con!

Tout ça, je l’ai observé de mes yeux ou bien moi-même vécu.  Alors de deux choses l’une: ou bien un hasard extraordinaire fait que je ne suis entouré que de gens négatifs quand je suis gros et négligé, et uniquement des gens positifs quand je suis mince et attrayant… Ou alors il faut se rendre à l’évidence comme quoi notre physique influence le comportement des gens envers nous.

On a beau essayer de se faire accroire que l’apparence physique extérieure n’a aucune importance et qu’il n’y a que l’intérieur qui compte, il reste que ton apparence physique/extérieure, c’est la première chose qu’ils voient de toi.  Et pour beaucoup trop de gens, c’est ce qui leur donne envie de le découvrir ou non, ton intérieur. 

Dose de réalité : La mystérieuse charmeuse

 Tu vois cette fille qui a un look particulier, qui se démarque. Tu es un gars.  Tu es à un party, ou du moins un événement social quelconque.  Ça peut même être juste à l’école. Généralement, elle est toute de noir vêtue, au maquillage sombre, tatouages, piercings, ou n’importe quoi d’autre qui la marginalise visuellement. Elle bouge peu, semble relax.  Elle est seule.  Elle regarde droit devant elle, parfois prend un regard absent.  Quelque chose en elle t’attire irrésistiblement. Tu tombes sous le coup de son charme mystérieux, de son regard mélancolique, du fait qu’elle semble perdue dans son monde à elle. Tu sens comme une force étrange qui te contrôle et te pousse vers elle, qui te donne le courage d’aller lui parler, alors que c’est quelque chose que tu n’as jamais osé faire avant avec toute autre fille qui te plaisait. Vous vous échangez quelques mots.  Ses réponses restent brèves, vagues, au sens mystérieux. Ça ne fait que piquer ta curiosité, t’attirer encore plus.  Sans pouvoir dire pourquoi, tu as le feeling que toi et elle, vous êtes faits l’un pour l’autre, que vous êtes des âmes sœurs.

Tu as déjà rencontré une telle fille?  Tu as déjà vécu ce genre de chose? Elle te hante toujours malgré le fait que ça n’est jamais allé plus loin entre vous? Alors peut-être as-tu besoin de cette petite dose de réalité, même si je doute qu’elle te plaise :

Réalité #1: Tu te trompes royalement en pensant que vous êtes des âmes sœurs.  La seule chose que vous avez en commun, c’est le fait que vous êtes des marginaux : Elle par choix, et toi parce que tu es un reject.  Dans un monde de pommes, elle est une orange et toi un soulier : Le fait que vous n’avez rien de commun avec la majorité ne signifie pas du tout que vous avez quoi que ce soit de semblable.

Réalité #2: Elle n’est pas mélancolique.  Elle s’emmerde, c’est juste qu’elle n’est pas portée à y faire quoi que ce soit, genre socialiser, ou bien carrément partir si l’événement/l’endroit est si ennuyant que ça.

Réalité #3: Elle n’est pas mystérieuse. Elle s’ennuie, ta présence la dérange, te parler est une torture.  Voilà pourquoi elle ne te parle que très peu, de façon évasive, et toujours en réponse à tes questions, rien de plus.  C’est juste qu’elle essaye le plus vieux truc passif au monde face à une personne que l’on trouve repoussant : Garder ses distances, limiter les contacts, limiter la conversation à son strict minimum, regarder ailleurs et ne pas s’occuper du tout de l’autre, dans l’espoir qu’il comprenne le message et qu’il lui foute la paix au plus vite.

Réalité #4: Ce que tu qualifies de force étrange qui te contrôle et te pousse vers elle, qui te donne le courage d’aller lui parler alors que c’est quelque chose que tu n’as jamais osé faire avec une autre fille qui te plaisait,  c’est loin d’être une main divine qui te guide. Tu le dis toi-même, les autres filles t’intimident. Celle-là, non. Il y a 2 raisons pour ça:

  1. Tel qu’expliqué dans la réalité 1, tu es sous l’impression erronée que votre marginalisme fait que vous êtes semblables.
  2. Les autres filles ont une personnalité, elles parlent, elles bougent.  Tu es donc mal à l’aise face à elles. Tu as peur de les déranger.  Elles t’intimident.  Par contre, tu ne ressens pas de malaise avec une fille qui a l’air encore plus mal ajustée socialement que tu l’es toi. Ça en fait la première avec qui tu as un sentiment de supériorité, donc de confort.

Évidemment, puisque ça se passe au niveau de l’inconscient, tu ne comprends pas pourquoi tu te sens poussé vers elle. Alors tu crois à ces conneries de signes  du destin, alors que ce n’est rien d’autre qu’une réponse chimique du cerveau via stimulation visuelle.

Enfin, parlant de visuel:

Réalité #5: Elle n’a pas un charme.  Elle te plait parce que tu la trouves physiquement attrayante, voilà tout.  Parce que, sois franc : Si une grosse laide se comportait exactement de la même façon tout en ayant exactement le même look, est-ce que tu dirais qu’elle a un charme mystérieux? Non! Tu la trouverais juste désagréablement snob. Et ça, c’est si tu la remarquais pour commencer.

Et ça, c’est la dure réalité.

Se rendre hommage à soi-même

Le texte qui suit a été écrit l’été dernier alors que je venais de quitter mon emploi dans un garage de bus en raison de douleurs aux articulations des coudes causées par la manipulation constante de la pompe à diesel:

Une bonne partie de ma vie, de la mi-vingtaine à la fin de la trentaine, je me suis souvent considéré comme étant un loser. Même si je n’avais plus depuis longtemps l’attitude qui fait de quelqu’un un loser, on aurait pu croire que la vie et le destin s’acharnait sur ma pauvre petite personne pour me faire échouer la majorité de ce que j’entreprenais.  J’avais même une page web intitulée La Zone Requin (2003-2009) dans laquelle je partageais sous forme de textes une quarantaine d’anecdotes négatives, toutes vécues. Et bien qu’un tiers de celles-ci démontraient clairement que certains de mes malheurs étaient causés par ma maladresse, mes mauvaises décisions ou ma stupidité, il reste que les autres échecs étaient dus à des circonstances indépendantes de ma volonté. Donc que oui, c’était le hasard et la vie qui semblait vouloir s’acharner contre moi. Même si j’ai toujours été trop terre-à-terre pour y croire vraiment,  je ne pouvais pas nier l’évidence lorsque ça arrivait.  Et à chaque échec, toujours je récitais une variation de la phrase suivante: « Quand n’importe qui fait ____(insérer geste quelconque)____, ça fonctionne.  Mais quand c’est moi, ___(insérer preuve de fail)___ ».  Exemple récent : Quand n’importe qui fait du jogging, il améliore sa condition physique.  Mais quand c’est moi, je développe une fasciite plantaire qui me handicape dans mon quotidien, pour la vie. Ou encore plus actuel: Tout le monde est capable de manipuler une pompe à essence, mais quand c’est moi je me fais des problèmes aux coudes.

Pourtant, je réalise que depuis que j’ai découvert les trois raisons possibles de l’échec, je ne suis plus du tout porté à avoir cette mentalité.  Mieux encore; quand je repense à mon passé de loser, je constate un truc important: Ce que je n’avais pas considéré à l’époque, c’est qu’il y avait une raison logique pourquoi j’essuyais beaucoup plus d’échecs que la moyenne des gens. Et cette raison, la voici:

Les autres, dans leur jeunesse, pendant leurs études, découvrent la voie qui leur convient le mieux.  Ils vont tout naturellement vers la branche dans laquelle ils ont le plus d’aptitudes, ne mettant des efforts que dans les aires où ils ont déjà du talent ou des prédispositions.  Ils restent donc dans leurs zones de confort. Dans ces conditions, on peut quasiment dire qu’ils vont pour la voie facile. Et lorsque l’on ne se consacre qu’à un seul domaine, il est normal de s’y améliorer, de développer une expertise, ce qui fait d’eux des succès, des gens talentueux, des gens pour qui la réussite dans leur domaine vient tout naturellement.

Moi, de mon côté, je n’ai rien d’exceptionnel.  Je suis un gars ben ordinaire, avec mes forces et mes faiblesses.  La différence, c’est que j’ai toujours refusé de n’être cloitré que dans ma petite palette de possibilités.  C’est pourquoi je suis toujours en train d’essayer de nouvelles choses, d’explorer d’autres facettes. En fait, ce n’est pas un refus, ni une décision volontaire. C’est dans ma personnalité, ma nature profonde.

Et voilà ce qui est la source de ce qui est perçu comme étant du loserisme à mon sujet: Les autres gens essayent peu de choses, et ce qu’ils essayent est rarement situé au-delà de leur zone de confort.  Par conséquent, ils subissent peu d’échecs et récoltent beaucoup de victoires. Tandis que moi, je fais beaucoup d’essai dans beaucoup de domaines variés, et je n’arrête jamais, ayant toujours une nouvelle voie à explorer.

Donc, en faisant dix fois plus de trucs que la moyenne des gens, il est tout à fait normal que mon ratio de fail soit dix fois plus élevé que celui des autres.

Surtout que je me donne toujours le genre de buts que la majorité des gens, dans le même domaine, n’atteignent pas.  Par exemple, la majorité des joggers de longue expérience sont contents de juste jogger deux, cinq, dix kilomètres et  de rentrer chez eux ensuite pour une douche, satisfaits de ne se livrer à cette activité que pour garder la forme. Moi, débutant dans la course à 42 ans, je me donne immédiatement le but ultime de la course à pieds: Faire un marathon. Je confond aller jusqu’au bout avec pousser les choses à bout.  C’est sûr que ça m’a fait passer de pouvoir courir 200 mètres à 5 Km en quatre mois. Mais si je m’étais contenté de ne courir que trois jours par semaine, comme le font les coureurs sérieux, j’aurais obtenu les mêmes bénéfices et fait les mêmes progrès dans le même laps de temps. Mais moi, je courrais sept jours semaine, sans laisser le temps à mes jambes de récupérer. Pas étonnant que dans ces conditions-là, je me suis cassé la gueule.

À quelque chose malheur est bon, que dit le proverbe.  Et c’est vrai! D’accord, je suis maintenant handicapé, probablement à vie. Mais en même temps, ça m’a permis d’être en paix avec tellement de choses que je ne comprenais pas à mon propre sujet.  Par exemple, je sais maintenant que  mes pieds sont arqués et une de mes jambes est croche.  Ça m’explique enfin pourquoi je ne valais rien en course à l’école, pourquoi courir trop vite me fait perdre l’équilibre, pourquoi je suis incapable d’avancer correctement en patin, en rollerblades, en ski. Maintenant, à l’âge de 44 ans, je peux enfin comprendre que ce n’était pas du loserisme ni de l’acharnement de la vie à me faire échouer sans raisons. Ce n’était qu’un handicap physique naturel et non-apparent. Il y avait vraiment une raison logique derrière ceci.

En réalité, je ne suis pas un gars plus malchanceux que les autres.  En fait, selon la loi des moyennes, je suis même plus winner que la majorité. Il n’y a qu’à faire une liste partielle de mes accomplissements pour le constater :

  • Je fais parfois de l’embonpoint, mais qui comme moi a réussi si bien à perdre du poids à se mettre en forme?  Non pas une, non pas deux mais bien trois fois?
  • Je ne peux plus courir, mais qui à 42 ans est passé de sédentaire pouvant ne faire que 200 mètres, à athlétique pouvant courir 5 km non-stop ?
  • J’ai rarement réussi à vivre de l’écriture, mais combien de gens parmi ceux qui le font ont réussi à écrire un texte viral, comme ma liste des noms de familles qui est sans cesse citée dans les journaux, les magazines, à la radio, à la télé et partout sur le net depuis 1997?
  • Qui peut se vanter d’avoir sa propre page sur Wikipedia?
  • Je ne peux plus travailler, mais qui comme moi a réussi à se mettre de côté 1/3 de sa paye pendant 8 mois, ce qui me permettrait de vivre 2-3 mois de vacances si je le voulais, sans vivre au crochets du chômage, du BS ou d’une tierce personne ?

Sans oublier ce que la nature m’a donné :

  • Combien d’hommes de 5 pieds 7 pouces sont nés d’une union entre une mère de 5 pieds 2 et d’un père de 5 pieds 1?
  • Qui peut se vanter d’avoir un ancêtre aussi important dans l’Histoire du Québec (au sujet de l’Histoire du Québec, justement) que Aegidius Fauteux ?
  • Rien de ce qui rend les gens accros n’a de prise sur moi : Alcool, drogue, cigarette, jeu.  Et maintenant, je peux même rajouter : Sexe et dépendance affective.

D’accord, ma liste d’échec est peut-être dix fois plus grande que celle de n’importe qui.  N’empêche que le nombre de mes réussites bat également à plate couture la liste de réussite de n’importe qui.  J’ai beau être un gars bien ordinaire, ça prendrait quelqu’un d’assez exceptionnel pour réussir à me surpasser dans tout ce que j’ai accompli.

Je me souviens qu’après l’avoir écrit, j’ai finalement décidé de ne pas mettre ce texte sur mon blog.  Un peu par modestie, mais surtout par orgueil, ne voulant pas être accusé d’avoir la tête enflée, de me prendre pour un autre. Et puis, j’ai vu la chose sous un angle réaliste.  Celui-ci tient en deux points:

  1. Si ça se trouve, ceux qui vont m’accuser de me prendre pour un autre en me vantant d’être un winner, ce sont les mêmes gens qui m’accusaient de faire dans la victimisation avec mes textes de La Zone Requin démontrant que j’étais un loser.  Pourquoi est-ce que je me laisserais influencer sur ce que je fais ou non par des imbéciles qui cherchent tellement à dénigrer les autres qu’ils sont prêt à se contredire de manière aussi flagrante?
  2. Mon blog sert à partager les réflexions et les expériences qui m’ont aidé à avancer dans la vie. Des réflexions et expériences propres à inspirer positivement ceux qui traversent les mêmes moments difficiles que j’ai eu moi-même à passer. Ce billet montre que même quand tout va mal, ça ne change rien au positif que l’on vit, et ça n’affecte nullement ce que l’on a réussi à accomplir. Dans ce sens, ce billet est nullement différent des autres que j’ai écrit ici.

Mon année 2012, partie 5: La facilité de se trouver un emploi.

Il y a 2 ans, dans mon billet Les Trois Raisons Possibles de l’Échec,  je parlais d’un problème qui me faisait obstacle dans ma recherche d’emploi, soit le côté artistique de mon CV.  En effet, à chaque fois que je me cherchais un travail physique, ils regardaient mon CV, voyaient des trucs comme Safarir et l’École Nationale de l’Humour, et en arrivaient à la conclusion erronée (quoi que logique) que je cherchais juste une job quelconque en attendant de percer dans le milieu artistique.

L’affaire, c’est que la réalité était l’inverse. Tanné du travail à la pige instable et mal payé, j’ai décidé de mettre ça derrière moi en faveur d’un travail stable, à temps plein, à revenu régulier. C’est en faisant des recherches d’emploi que je me suis rendu compte que pour les gens avec peu ou pas d’expérience, les jobs de bras étaient plus payantes que le travail de bureau. D’où mes tentatives d’être embauché dans le domaine. Hélas, mon CV artistique ne faisait que me nuire.

Lorsque la solution à mon problème m’est venue en tête, je n’en revenais pas de ne pas y avoir pensé avant, tellement c’était simple : Me mettre à la place de mon futur patron. Me dire : Et si c’était moi l’employeur… Qu’est-ce que je voudrais entendre? Qu’est-ce que je voudrais voir? Qu’est-ce qui me pousserais à l’employer lui alors que jamais je ne donnerais sa chance à l’autre? Le simple fait de me poser ces questions m’a amené à transformer radicalement les différentes facettes et éléments de ma recherche d’emploi.

MON CV :
Si j’étais patron : Si je cherche un travailleur solide physiquement et que je reçois un CV dans lequel la moitié de ses expériences (les plus récentes en plus) sont artistiques, c’est sûr que je vais le mettre de côté au profit d’un qui n’a que des expériences de travail physique.
Alors ce que j’ai fait : Au début de 2011, j’ai fait application pour travailler dans un garage de bus.  J’ai tout simplement enlevé les détails artistiques de mon CV.  Comme ça, au lieu de le jeter, il m’a appelé pour me demander pourquoi il y avait de grands trous dans ma liste d’expérience. Je lui ai dit la vérité : Parce que j’ai mis la vie artistique derrière moi, et parce que ces expériences me handicapaient dans mon CV. Il a compris. J’ai été embauché.

MA SITUATION GÉOGRAPHIQUE
Si j’étais patron : Je voudrais d’un employé qui habite près, et ce pour deux raisons : C’est plus pratique lorsqu’il faut appeler quelqu’un pour faire du remplacement de dernière minute, et je n’ai pas à craindre les retards et l’absentéisme pour cause de le bus n’est pas passé / le métro est arrêté / l’auto est en panne.
Alors ce que j’ai fait : À tous les jours, j’allais sur Emploi Québec et je ne consultais que les annonces de mon quartier.  Les gens me disaient que c’était une erreur, et que si je voulais vraiment travailler j’irais prendre la job là où elle est.  Eh bien j’ai eu raison de m’obstiner car ça ne m’a pris qu’un mois avant de trouver du travail au garage de bus de mon coin. J’y allais à pied ou en vélo.

MON PHYSIQUE
Si j’étais patron d’une boutique de vêtements pour jeunes, je voudrais des vendeurs jeunes, minces, beaux, qui ont du style. Si j’étais patron d’un magasin d’équipement de sport, je voudrais des vendeurs d’allure sportive, en forme, en tenue de gym.  Et si j’étais patron d’un garage de bus, je voudrais un employé solide, costaud, habillé de façon qui démontre qu’il n’a pas peur de se salir.  Il y a une raison pourquoi existe l’expression Avoir le physique de l’emploi.  Dès le premier coup d’œil sur ton allure, le patron sait déjà si ça vaut la peine de te faire passer une entrevue ou non.
Alors ce que j’ai fait : À ce moment-là, je venais de passer tout l’hiver à m’entrainer à la course, en plus de faire des poids. J’étais athlétique, costaud. J’étais trop vieux pour être vendeur dans des boutiques, surtout sans expérience au niveau de la vente. Par contre, j’avais le physique requis pour travailler dans un garage de bus.

MON COMPORTEMENT PENDANT L’ENTREVUE
Si j’étais patron : Je voudrais d’un candidat avec qui le courant passe bien.  Quelqu’un avec qui la communication se fait aisément. Quelqu’un qui est à l’aise avec moi, surtout si on est pour travailler ensemble.
Alors ce que j’ai fait : Tous ceux qui se sont butés à la difficulté de se trouver un emploi se sont tous fait donner les mêmes conseils : Assis-toi droit, regarde-le dans les yeux, garde le sourire… Hélas, la majorité des gens poussent la chose trop loin, et l’intervieweur se retrouve face à un candidat raide comme une statue, au sourire figé et qui le regarde pendant 17 minutes sans cligner des yeux.  Alors je me suis tout simplement détendu en me disant qu’après tout, à part pour son poste, c’est un gars tout à fait normal et pareil que moi. Il y a moyen de rester poli et respectueux sans avoir l’air d’un robot, et d’être détendu et à l’aise sans être exagérément familier.

MON EXPÉRIENCE
Si j’étais patron d’un travail qui demande de l’expérience, c’est évident que je ne voudrai embaucher que ceux qui en ont. Mais si c’est pour un travail simple dans lequel on fournit le training, n’importe qui fera l’affaire.
Alors ce que j’ai fait : Je n’ai pas perdu mon temps à regarder les emplois demandant une expérience que je n’avais pas. Voilà pourquoi j’ai fait application dans l’entretien ménager :  Tout le monde sait faire du ménage. Le reste, ils te l’apprennent.

Jusqu’ici, je ne parle que de mon travail dans le garage de bus, que j’ai eu d’avril 2011 à aout 2012. Dès que j’ai démissionné du garage, je me suis mis à chercher un travail une coche au-dessus : Concierge dans un édifice à appartements.  Parce que là, j’avais de l’expérience pour un boulot qui en demandait. Après deux semaines et demi à visiter quotidiennement Emploi Québec, j’ai trouvé ma job idéale : Concierge/homme à tout faire dans un bloc de 22 étages, meilleur salaire qu’au garage, logement + électricité + chauffage + internet + téléphone + câble fourni gratis.

MON CV
Puisque cette fois j’avais derrière moi 16 mois d’expérience dans un travail similaire, je me suis permis d’y remettre mes expériences artistiques, histoire de montrer que j’ai passé la majorité de ma vie à travailler.  Le fait que j’ai donné ma démission correctement, tel que vu dans le billet précédent, n’a pas dû nuire lorsqu’ils ont contacté mon dernier employeur.

MES DOCUMENTS
Je suis arrivé préparé. J’avais avec moi tous les documents imaginables :

  • Mon CV avec toutes les coordonnées de mes employeurs.
  • Mes cartes.
  • Mes 2 derniers baux.
  • Mon passeport.
  • Un spécimen de chèque de mon compte de banque.
  • Mon certificat de naissance.
  • Une liste de questions.
  • Une lettre de présentation.
  • Une 2e lettre, celle-là je vous en parlerai plus tard.

Je doute fort que les autres candidats étaient aussi préparés que moi. En démontrant à mon futur employeur à quel point je suis une personne organisée, que j’ai ce qu’il veut de moi au moment où il en a besoin, ça me donne une longueur d’avance sur les autres.

LA LETTRE DE PRÉSENTATION
On n’accorde jamais assez d’importance à la lettre de présentation parce qu’on est portés à croire que tout ce que l’on pourrait y écrire, on va le dire pendant l’entrevue anyway. Eh bien moi, j’ai deux bonnes raisons pourquoi je tenais à en écrire une :

  1. La mémoire est une faculté qui oublie.  Plus l’employeur passe d’entrevues, plus il sera difficile pour lui de se souvenir de qui lui a dit quoi.  La lettre de présentation fait donc de moi la seule personne de qui il lui est facile de tout de se rappeler.
  2. Plus l’employeur a d’entrevues à passer, moins il a le temps de me poser les questions qui l’aideront à comprendre pourquoi je suis un meilleur candidat que les autres. Voilà pourquoi j’ai bien pris le temps de lui (d)écrire tous les aspects de ma personnalité qui sont compatibles avec ce travail en particulier.

LA LISTE DE QUESTION
Ça aussi c’est important, parce que ça démontre à l’employeur que l’on est vraiment intéressé à avoir ce travail.  Dans mon cas personnel, lorsque la madame qui m’a passé en entrevue est venue pour conclure en me demandant si j’avais des questions, j’ai sorti ma liste en lui disant que des dix que j’avais, il n’y en a que quatre dont nous n’avons pas discuté.

NE RIEN AVOIR À CACHER
Lors de l’entrevue, après avoir répondu à mes dernières questions, la madame me donne un document et me dit : « Ça c’est un document que tu dois signer, dans lequel tu déclares nous donner l’autorisation de faire une enquête à ton sujet.  Parce que tu comprendras qu’on ne va pas donner les clés de 260 appartements à quelqu’un qui a un dossier judiciaire pour vol, hein? Ha! Ha! Ha! »  Finalement, ce fut après 24 heures et non 48 qu’elle m’a appelé.  Elle me dit : « Bon ben le rapport de la GRC vient d’arriver.  Fa que, si t’es prêt, tu commences demain matin à 8am. »

Et voilà comment un gars qui a passé vingt ans de sa vie à avoir une carrière artistique a pu se décrocher un bon travail physique bien payant.

NEXT: partie 5B: Les erreurs à ne pas commettre

Le mythe de la grosse cochonne désespérée

AVERTISSEMENT HABITUEL : Ben oui, je joue dans les clichés, et les gens décrits ne sont pas tous de même, et gnagnagna… ‘E L’SAIS! Mais bon, il y en a tellement pour qui c’est le cas que je peux me permettre d’en parler.
SECOND AVERTISSEMENT: Oui, dans ce texte, j’utilise le mot « grosses », parce que même si j’utilisais des termes comme « rondes », « tailles fortes », « BBW » ou autres, c’est quand même à ce terme de base que les gens vont penser. Fa que, inutile de faire semblant .

Il existe trois mythes persistants au sujet des grosses.

MYTHE 1 : Les grosses sont cochonnes.
Tout le monde connait ce cliché. N’empêche qu’il y a une raison pourquoi ce cliché existe: Il y a du vrai là-dedans. La preuve: Allez sur des sites de rencontres, sur des forums, sur des sites de chat et de webcam, et observez les femmes.

  • La majorité de celles qui sont en déshabillé semi-transparent, ce sont qui? Les grosses.
  • La majorité de celles donnent des shows de webcam, ce sont qui? Encore les grosses.
  • La majorité de celles qui font les propositions sexuelles en premier, ce sont qui? Toujours les grosses.

La grosse cochonne n’est pas qu’un cliché, c’est un fait. Et je le sais bien pour l’avoir personnellement vécu, car dans toute ma vie, à une seule exception près, toutes les femmes qui m’ont fait de rapides propositions sexuelles étaient des grosses.

Sauf que… On prend les faits à l’envers.
Ressentir le besoin de séduire, c’est normal, et ce peu importe notre sexe. Par conséquent, une fille qui drague, c’est une fille normale. Ce sont celles qui ne draguent pas qui n’entrent pas dans la norme. En fait, il n’y a que trois genres de filles qui ne draguent pas :

  1.   Celles pour qui trouver l’âme sœur n’est pas une priorité dans leurs vies.
  2.   Celles trop timides pour faire les premiers pas.
  3.   Les minces et belles qui, à cause de leur physique qui correspond à l’image médiatique de ce qui est sexy, croient qu’elles n’ont pas besoin de faire l’effort de draguer pour attirer les hommes.

Et voilà pourquoi je dis que l’on prend les faits à l’envers. Les grosses qui draguent ne sont pas nécéssairement des cochonnes. Elles sont tout aussi normales que toutes les autres personnes qui draguent, tous sexes et tailles confondus. Si elles ont l’air cochonnes, c’est seulement à cause qu’on est porté à les comparer aux filles minces et belles qui ne font pas l’effort de draguer.

Et s’il est vrai que sur les sites de chat/webcam, ce sont les grosses qui sont les plus cochonnes, elles ne le sont que parmi les femmes.  Parce que pour chaque femme qui va pour l’approche sexuelle directe, il y a de 5 à 20 hommes qui font pareil. Comme quoi même les cochonnes sont un faible nombre comparés aux cochons.

Enfin, ce n’est pas parce que la majorité des cochonnes sur ces sites sont grosses que ça signifie automatiquement que les grosses sont toutes cochonnes.

MYTHE 2 : Les grosses sont désespérées
Chez les grosses, comme chez tous les autres, il y a les gens qui sont bien dans leur peau, et il y a des désespérés qui feraient tout pour être désirés et aimé. Et inversement, je connais beaucoup de grosses qui sont très sélectives sur le genre de chums qu’elles veulent. Mais celles-là, on les ignore, parce que ce comportement étant normal, il ne se démarque pas.  Voilà pourquoi on ne remarque que les grosses désespérées, et que l’on pense qu’elles sont toutes comme ça.

Les dommages que causent le mythe de la grosse désespérée
Je n’ai accès à aucune statistique sur le sujet. Je ne sais même pas s’il y en a pour commencer. Tout ce que je peux dire, c’est que le tiers des grosses que j’ai connu dans ma vie ont été un jour victime d’agressions sexuelles. Et ça, ce sont celles qui m’en ont parlé.*  Parce que je me doute bien que ce n’est pas quelque chose dont on aime se vanter.

Les gens sont portés à penser que ce sont plutôt les belles minces sexy qui sont le plus souvent cibles d’agression sexuelles. Pourtant, non. Normal : Les belles filles minces et sexy n’attirent que deux extrêmes : Les bons gars losers qui vont se tenir à l’écart parce qu’il croient ne pas être digne d’être aimés par une fille comme elle. Ou les assholes qui, grâce à leur personnalité troudeculesque, sont également des fonceurs, donc n’hésitent pas à dire à la fille qu’elle l’intéresse.

Pour les grosses, par contre, quand un gars l’approche en étant convaincu que c’est une désespérée, il peut se sentir très insulté et frustré de son refus.


(© 2012 par Humon, cliquez sur l’image pour voir l’original)

Ceci dit, quand un gars croit que seule une fille désespérée puisse vouloir de lui, ça en dit long sur la perception qu’il a de lui-même.

MYTHE 3 : Les grosses n’ont pas de succès auprès des hommes.
Au contraire, je dirais même que le fait qu’elles ne sont pas physiquement des déesses de magazines, ça fait que les gars sont plus à l’aise avec elles, ce qui fait qu’ils ne craignent pas de s’en rapprocher, ce qui leur permet d’apprendre à les connaître, de les apprécier, en enfin de sortir avec.

D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que plus elles sont minces et belles, et plus elles sont malheureuses en amour? Observez et vous verrez : Généralement, les grosses trouvent l’amour véritable et fondent une famille alors qu’elles sont dans la vingtaine, alors que les minces et belles vont d’une relation décevante à l’autre et ne sont toujours pas casées à 40 ans. Voilà pourquoi les minces et belles devraient prendre exemple sur les grosses. Parce que les grosses, elles, lorsqu’elles draguent, elles choisissent leur hommes, au lieu de rester passivement à attendre de se faire choisir par n’importe qui.

Alors d’où vient ce mythe? Simple: Ce sont certaines grosses elles-mêmes qui le colportent. C’est que, voyez vous, là encore, chez les grosses comme partout ailleurs, chaque personne a sa propre personnalité. Il y a des gens aimables, comme il y en a qui sont insupportables. Mais voilà, lorsqu’une grosse a une personnalité négative, elle essaye souvent de se convaincre, et de convaincre les autres, que son manque de popularité est dû à son poids. Il est vrai que c’est une excuse facile quand on n’a pas la force morale de faire face à ses propres travers de personnalité, et/ou qu’il nous manque la volonté et la détermination de s’améliorer.

Et ça aussi, ça se retrouve chez les gens, peu importe le sexe ou le poids. Comme quoi, à part la perception que l’on peut avoir d’elles, les grosses ne sont en rien différentes des autres.

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(*Je ne tiens pas compte de celles qui ont inventé une histoire de viol dans le but d’attirer l’attention et la pitié, sinon ça aurait été le ¾.)

Pourquoi les filles n’apprécient pas les bons gars?

Le Bon Gars cherche à séduire avec ses qualités de bon gars.  C’est parce que, consciemment ou non, à tort ou à raison, il croit qu’il n’a rien d’autre en lui qui puisse plaire à une fille.

Se sentant incapable de se prouver meilleurs que les autres gars, sa seule option afin de bien paraître est de se comparer à des gars qui sont pires que lui. Or, pour réussir ça, il est obligé de n’approcher que des filles qui fréquentent des assholes. Normal : Il n’y a qu’elles qui pourront être en mesure de les comparer.

Et c’est là, à la base de son raisonnement, que réside le premier fail de sa stratégie : Elle est une fille qui est attirée par les assholes. Il est un bon gars. Comment est-ce qu’il peut croire qu’il peut séduire une fille qui aime les assholes puisqu’il n’en est pas un?

Et le second fail de sa stratégie : Il ne s’intéresse qu’aux filles qui aiment les assholes. Par conséquent, ces filles constituent 100% de celles qu’il fréquente. Il croit donc que toutes les filles au monde sont des préféreuses de assholes. Il croit qu’aucune fille n’apprécie les bons gars.

En réalité, oui, un nombre incalculable de filles préfèrent les bons gars comme lui. C’est juste que lui, il préfère porter son attention exclusivement sur celles qui n’aiment pas, et n’aimeront jamais, le bon gars qu’il est.

En amour, le pire ennemi du bon gars, c’est trop souvent lui-même.

Ne pas respecter le statut de couple

Comme d’habitude, les sexes utilisés dans ce texte ne sont qu’à base d’exemple, et peuvent aisément s’inverser.

C’est bien beau, les principes disant On ne touche pas à une fille / un gars qui est déjà en couple, et gnagnagna…  Mais au-delà de la question de principe, on oublie le plus important: L’attirance et la compatibilité entre les deux personnes.  Si une fille ressent de l’attirance envers quelqu’un de plus compatible avec elle que son partenaire actuel, pourquoi devrait-elle respecter le fait qu’elle est en couple avec quelqu’un qui ne lui convient pas? Un couple se doit d’être basé sur les sentiments et la compatibilité, et non sur une question de principes.  Et puis, soyons réalistes: On n’a qu’une seule vie à vivre, alors aussi bien la passer avec la personne qui nous plaît le mieux.

Un des premiers mariages auquel j’ai assisté, c’était celui de mon ami Ghyslain. Sa femme était déjà mariée lorsqu’il l’a rencontré quatre ans plus tôt. Dès qu’elle a été sûre de ses sentiments envers lui, et qu’elle a vu que ces sentiments étaient partagés par Ghyslain, alors elle a divorcé de son premier mari.  Aujourd’hui, douze ans plus tard, Ghyslain et sa femme ont deux enfants et sont très heureux.

Évidemment, tout le long de leur relation, beaucoup de gens bien-pensants se sont empressés de les mettre en garde l’un contre l’autre.  Lui se faisait dire: « Fais attention, si elle a quitté son mari pour toi, elle peut te quitter pour un autre. »  Quant à elle, elle a entendu plusieurs variantes de: « Attention, s’il a couru après une femme mariée, ça prouve qu’il n’a aucun respect pour le mariage, donc qu’il peut chercher ailleurs même s’il est marié avec toi. »  Ces commentaires , ils les considèrent comme autant de stupidités. Car quand on s’aime comme eux le font, l’idée de voir ailleurs ou de se quitter ne leur vient même pas à l’esprit.

C’est que, à la base, lorsqu’ils sont tombés en amour ensemble, ils avaient deux choix:

CHOIX A) Écouter les autres, rester célibataire pour lui, rester dans un mariage sans amour pour elle.

CHOIX B) Avoir confiance en leurs sentiments et envers l’un-l’autre et vivre heureux ensemble.

Ils ont fait le second choix.  Et c’est bien dommage pour le premier mari de cette femme, mais je considère qu’ils ont fait le bon choix. De toutes façons, on s’entend que dans ce genre de situation, il n’existe aucune solution qui soit à la fois satisfaisante et morale. Parce que, aux yeux des autres…

  •  Si tu restes avec ton mari que tu n’aimes pas, tu es une conne.
  •  Si tu quittes ton mari pour un autre homme, tu es une salope.
  •  Si tu cours après une femme mariée, tu es un salopard.
  •  Si tu laisses tomber l’amour de ta vie parce qu’elle est déjà mariée, tu es un mou pas-de-couilles.

Peu importe la décision que tu prendras, elle sera potentiellement décriée et rabaissée par des gens qui ne sont même pas concernés. Alors tu es aussi bien d’en faire à ta tête et de suivre ton coeur.

Ma vision des femmes possessives, à travers mes âges

Ça a quelque peu évolué avec le temps.

Ado: :D « Possessive? Cool! J’aimerais bien! Ça montrerait qu’elle m’aime et me veut juste à elle. »
Dans ma vingtaine: :? « Mouain, bon… Je suppose que si je veux qu’elle cesse de me faire des crises de jalousie, c’est à moi de cesser d’avoir des amies de filles. Et aussi cesser de parler à mes collègues de travail féminines. »
Dans ma trentaine: :x « Ben voyons!? Je n’ai aucun contact avec aucune fille à part elle, et elle me ferme la TV dans face en m’accusant de fantasmer sur celles à l’écran? Pareil pour la radio? WTF? »
Dans ma quarantaine: :evil: « Possessive? Fuck off pis approche-moé même pas, tab#/$%&! de malade mentale. » 

Autrement dit: J’ai bien appris la leçon!

Au départ, mon approche face à ce problème était logique. Or, ça ne pouvait pas marcher parce que ce problème n’est PAS  logique. Quelqu’un qui cherche à te prendre en défaut va toujours se trouver des raisons de le faire, même la plus insignifiante, même la plus illogique, quitte à en inventer.

Et ça, ce n’est pas seulement dans le cas des gens possessifs.

Se faire « friendzoner »: Et alors?

Vous connaissez cette situation classique: Vous fréquentez une personne, vous développez des sentiments pour elle, vous les lui déclarez… Mais elle vous dit que ce n’est pas réciproque et que vous pouvez toujours rester juste amis.  Ça m’est déjà arrivé à moi aussi, et ce plusieurs fois.  Cependant, je n’ai jamais frustré avec ça, contrairement à de trop nombreux gars dans la même situation.

De ces filles qui m’ont refusé, il y en a avec qui je suis encore ami aujourd’hui parce que leur proposition d’amitié était sincère.  Avec elles, plus jamais le sujet n’est revenu entre nous. Et il y en a eu d’autres, qui m’ont seulement dit ça pour minimiser sur moi le choc de leur refus. Celles-là sont vite disparues de ma vie par elles-même, alors ça réglait le problème tout aussi vite. Dans les deux cas, ça a fini là, sans aucun drame.

Vous vous attendiez à quoi? Si la fille m’intéresse, mais que ce n’est pas réciproque, quoi d’autre suis-je supposé faire à part hausser les épaules, me dire que c’est dommage, et passer à autre chose? Sérieusement là: La fille ne s’intéresse pas à moi… Pourquoi est-ce que je voudrais aller en couple avec quelqu’un comme ça? J’veux dire, à part pour montrer que je suis un loser, chose que l’on prouve lorsque l’on s’accroche à une cause que l’on sait perdue.

Il y en qui vont dire Si t’es capable de l’oublier si facilement, c’est parce que tu l’aimais pas vraiment.  Eh bien moi je réponds que si t’as vraiment eu le temps de tomber en amour avec elle avant de lui révéler, ça peux juste vouloir dire, au choix, que … :

A) Tu la connais depuis assez longtemps pour que ton amour soit réel, donc tu as attendu beaucoup trop longtemps avant de te déclarer. À ce moment-là, non seulement t’étais déjà friendzoné depuis longtemps dans sa tête, mais en plus tu lui as montré que tu étais un lâche qui préfère perdre son temps à espérer plutôt que de s’exprimer quand c’est le temps. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

B) Tu la connais depuis peu, donc si t’es déjà en amour avec, ça signifie que tu es un dépendant affectif. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

C) Tu penses que si elle refuse, alors that’s it, c’en est fini de ta vie amoureuse parce que tu n’arriveras jamais à attirer quelqu’un d’autre d’aussi bien. Ça fait de toi un désespéré qui a une estime de soi très basse. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

D) Tu l’as approché en tant qu’ami seulement afin de mieux la connaître, histoire de savoir ce qu’elle cherche ou non chez les gars. Puis, au bout de quelques mois, tu lui révèle tes sentiments. Traduction: Tout le long où tu te disais son ami, tu lui as menti sur tes intentions véritables. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

Pour ce dernier cas, il y en a qui vont dire que ouain mais des fois ça commence sincèrement en amitié pis ça évolue naturellement en plus que ça. Possible, mais ça ne change rien aux faits qui sont: Quand on tente sa chance au bon moment, c’est à dire quand on est encore au stade intéressé, au lieu d’attendre d’être au stade en amour, alors essuyer un refus ne devrait pas être la fin du monde.

De toutes façons, comme il me semble avoir déjà dit dans un autre billet, il n’y a que deux raisons pourquoi on serait obligé de se déclarer à l’autre:

  • Ou bien parce que l’autre ignore nos sentiments, ce qui signifie qu’elle ne les partage pas.
  • Ou bien elle les connait, mais feint de les ignorer.  Ce qui, là encore, signifie qu’elle ne les partage pas.

Parce que quand l’attirance est réciproque, elle n’a pas besoin d’être déclarée par l’un ou l’autre. Elle se vit et nous rapproche tout naturellement.

Mais pour conclure le sujet du friendzonage, et surtout de son acceptation, soyons franc: Si tu n’es même pas capable d’être ami avec la fille que tu prétends aimer, alors comment peux-tu penser que tu as ce qu’il faut pour être son amoureux?

Parce que franchement, si tu frustres de son refus, c’est la preuve qu’elle a pris la bonne décision.

Les 9 étapes de la naissance, la vie et la mort d’un forum

PÉRIODE 1 : La fondation
Ça commence lorsque quelques personnes constatent qu’elles ont un point en commun.  Par exemple, qu’elles déjeunent. Elles se disent alors que ça pourrait être intéressant de créer Le Forum du Déjeuner.  Les gens pourraient y discuter des différents genres de déjeuners. Et tant qu’à faire, aussi bien prévoir plusieurs sections sur divers sujets d’intérêts public : Sports, Autos, Ciné/Télé, Musique, Sexe, Politique, Religion, Sorties, etc.

Le créateur donne le poste d’administrateur à un ami, et des postes de modérateurs à quelques connaissances. Parce que, à ce moment-là, le seul critère de sélection pour les postes ne réside pas dans la capacité de bien faire le travail, mais plutôt à quel point on s’entend bien avec le créateur du forum.

PÉRIODE 2 : La vitesse de croisière
Les premiers temps, tout va bien. Tout le monde se connait, tout le monde participe, les membres invitent de leurs amis et connaissances, les échange d’idées sont appréciées. Il commence même à y avoir des membres inconnus qui s’y inscrivent.  Le charme de la nouveauté opère à plein.

PÉRIODE 3 : Les premiers problèmes
Ça commence de façon anodine lorsque le membre ToastCafé23 dit aimer manger trois œufs le matin. GrosJambon lui répond que s’il aime faire du cholestérol, c’est son choix après tout.  Cette première attaque contre le membre plutôt que contre le contenu du post du membre fera des petits.  Bientôt, AssietteDeFruits, une végétalienne radicale, attaque ouvertement les membres CanadianBacon, QCreton et GrosseSaucisse69 sur leur choix alimentaires, en leur demandant s’ils sont fier d’être des meurtriers, en contribuant au massacre inutile d’animaux, puisque la nature nous donne déjà tout ce dont on a besoin pour s’alimenter. Ainsi commence la guerre végé -vs- carni, prétexte à toutes sortes d’engueulades.

Depuis le temps que le forum existe, il arrive forcément un moment où tous les sujets ont été abordés. Aussi, lorsque qu’un nouveau membre créé un sujet sans avoir pris la peine de vérifier les 58 pages d’archives, il se fait descendre par les anciens pour cause de Sujet déjà traité dans [voir lien].  C’est le départ d’une nouvelle tradition : Le démolissage des nouveaux dès leur arrivée.

PÉRIODE 4 : La vague de guerres
Rendu à cette période, les usagers les plus actifs du forum font partie des genres les plus négatifs.  Plus personne n’est capable de dire un truc aussi anodin que Aujourd’hui, y’a du soleil  sans que ça parte une guerre dans laquelle chacun lance des attaques gratuites contre le physique, la santé mentale, l’orientation sexuelle et les effluves génitales des autres participants.

Du côté des modérateurs, on commence à constater certains comportements :

  • Breakfast participe aux sujets et fait quelques rappels à l’ordre, mais sans plus.
  • Jeûne aime avoir le pouvoir et le prestige que rapporte le poste de modératrice, mais s’abstient de faire la moindre intervention.  Elle explique son inaction en disant qu’elle n’est pas là pour être la police de la ville et que si tout le monde avait la même opinion sur tout, le forum serait ennuyant.
  •  C’estRéal est extrêmement indulgent et amical avec les filles, tout en étant au contraire sévère et intolérant envers les gars.
  • Al_Bran, lui, prend les règlements au pied de la lettre, afin de faire chier les autres le plus possible : Il efface des messages, il cadenasse des sujets en cours, et surtout il ne se gène pas pour s’adresser aux membres d’un ton condescendant et méprisant. Et lorsqu’il donne son avis, c’est ou bien pour accuser un membre de choses négatives, ou bien pour lui poser une question qui est, en fait, une accusation négative en sous-entendu. Et il fera toujours le tout en prenant bien soin de n’enfreindre aucun règlement.
  • LaitFrappé, quant à lui, a tout du troll.  Et contrairement à Al_Bran, il ne se donne pas la peine d’être irréprochable en suivant les règlements. Il est même le premier à les briser. Si un usager ose le faire remarquer avec un commentaire, le commentaire sera aussitôt effacé et l’usager banni.

PÉRIODE 5 : La sécession
Les nombreuses plaintes logées envers les administrateurs et modérateurs contre les fauteurs de trouble, autant usagers que modos, n’ont aucun effet sinon d’empirer le cas des plaignants. Écoeurés de se faire écoeurer par les écoeurants, quelques membres s’en vont fonder leurs propres forums. On assiste alors à la naissance d’une ou bien de plusieurs variantes du Forum du Déjeuner : Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert. Les premiers temps, tout va bien dans ces nouveaux forums parallèles. Les membres jouissent de la liberté de pouvoir échanger dans l’harmonie, sans devoir subir l’abus des fauteurs de troubles du Forum du Déjeuner.

PÉRIODE 6 : L’exil Inutile
…jusqu’au moment où les membres et modos fauteurs de trouble du Forum du Déjeuner viennent s’y inscrire. Puisque la tyrannie et la modération excessive de Al_Bran et LaitFrappé est une des raisons qui ont poussés la majorité à quitter Le Forum du Déjeuner, les admins et modos des nouveaux forums considèrent qu’il serait hypocrite de leur part de priver Al_Bran et LaitFrappé de leur liberté d’expression, car ce serait leur faire ce qu’ils leurs reprochaient eux-mêmes de faire. Ils laissent donc à Al_Bran et LaitFrappé toute la liberté d’expression dont ils ont besoin pour insulter, attaquer et faire chier tout le monde. Et devinez quoi? Ils ne s’en privent pas!

PÉRIODE 7 : La désertion des premiers forums parallèles
Parmi le groupe des fauteurs de trouble, il y en a au moins un qui décide de prendre exemple sur les séparatistes, mais dans ce cas-ci en fondant un forum où tout le monde aura le droit d’attaquer tout le monde à loisir et sans censure : Le Forum du Junk-Food.

Paradoxe 1: On y donne un poste de modo à AssietteDeFruits.  Son statut de végétalienne la pousse à démolir à loisir tous les membres sans retenue ni limite.  Et son poste de modo lui permet de commettre tous les autres abus possibles, et ce impunément.

Paradoxe 2 : Le Forum du Junk Food commet contre ses membres 100 fois plus d’excès et d’abus qu’il pouvait y avoir sur tous les autres forums réunis. Pourtant, non seulement est-ce celui qui comporte le plus grand nombre de membres actifs,  ce sera également le seul à survivre, après que tout le monde aura déserté Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert.

Et si ces trois premiers forums parallèles sont morts, c’est à cause que les membres en ont eu ras le bol du paradoxe 3 : Sur Le Forum du Déjeuners, ils se faisaient chier par Al_Bran et LaitFrappé qui étaient des modos qui privaient les membres de leur liberté d’expression.  Sur Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert, ils se faisaient chier par Al_Bran et LaitFrappé qui étaient des membres que les modos ne voulaient pas priver de leur liberté d’expression.

PÉRIODE 8 : La diminution de l’achalandage
La naissance et l’activité de quatre nouveaux forums, dont un qui existe encore, a fortement diminué le nombre d’interventions sur Le Forum du Déjeuner. Il faut dire que la frustration de ne pas être capable d’échanger en harmonie, ni sur ce forum ni sur les autres, a enlevé à plusieurs membres le goût de fréquenter un forum.  De toutes façons, les groupes sur Facebook fonctionnent sur principe semblable. Et là, au moins, les règlements anti-harcèlement et les plaintes sont prises au sérieux.

Et les tentatives de plus en plus rares de garder le forum vivant se heurtent au fauteurs de trouble qui continuent de lapider sans ménagement la majorité des nouvelles interventions.

Certains modérateurs sont partis, et leurs remplaçants soutiennent mordicus les fauteurs de trouble, parce qu’il n’y a plus que ceux là qui mettent de la vie dans le forum. Normal qu’il n’y a plus qu’eux, puisque leur comportement a chassé tous les autres. Si les modos avaient fait leur travail à temps en bannissant les fauteurs de troubles dès le début, ils n’en seraient pas là. Mais maintenant, ce serait en effet inutile.

PÉRIODE 9 : La mort du forum
Sans public à qui faire de troubles, les trolls perdent intérêt à l’endroit et s’en vont causer des problèmes ailleurs.  Une fois de temps en temps, une ou deux personnes viennent encore y jeter un œil et poster 2 ou 3 messages. Mais faute de réponses, ils ne restent jamais longtemps.

Vision pessimiste des choses?  Non, vision réaliste. En quinze ans de connexion à Internet, j’ai fréquenté un grand nombre de forums.  Ça m’a permis de constater que les choses se passent généralement ainsi. Et les seuls forums qui ont survécus sans avoir eu à passer à travers tous ces problèmes, ce sont ceux dont les administrateurs et les modérateurs considèrent que le droit à participer au forum dans une atmosphère harmonieuse, c’est plus important que de respecter la liberté d’expression de ceux qui ne veulent l’utiliser que pour y mettre une mauvaise ambiance.

Mais un forum administré de façon aussi intelligente dès le départ, je n’en ai pas vu souvent.