Harceler pour se victimiser

Croisez un conflictuodépendant avec une personne qui fait  dans la victimisation, et vous aurez cet hybride: Une personne qui cherche par tous les moyens à prouver qu’il est la victime incessante des agissements d’une autre.  Mais puisqu’il est trop lâche pour dénoncer ses vrais agresseurs (s’il en a), alors il prend pour cible une personne sans histoire.  Il va alors harceler sans cesse sa cible d’accusations aussi mensongères que farfelues dans ce but.  Bref: Harceler une personne en se plaignant mensongèrement d’être harcelé par la personne que l’on harcèle.  Eh oui, ça existe.  Et j‘ai eu autrefois la malchance d’avoir un voisin exactement de ce genre-là.  

Mai 1996. J’habite avec Kim, la mère de mes enfants, dans un duplex.  Nous habitons le rez-de-chaussée et avons droit à la cour arrière.  Le second et unique autre logement, situé au-dessus de nous, est vaquant depuis que Linda (Voir la série Camping chez Roger) est partie sans laisser d’adresse l’automne dernier. 

Par un bel après-midi de printemps, la place vient de se trouver un locataire. C’est un gars que j’estime à 20-22 ans. Grand, mince, arbore de très long cheveux blonds frisés jusqu’à la moitié du dos, moustache, jeans sales, cigarette à la gueule, T-shirt Metallica.  En bon voisin conciliant, je suis allé lui ouvrir les grilles pour lui permettre de stationner le camion de déménagement dans la cour, qu’il puisse aménager via l’escalier droit qui mène à son balcon arrière. Dès que le camion fut parti,  je suis sorti fermer la grille et la verrouiller.  Puis, constatant qu’il ne reste aucune trace de ce déménagement dans notre cour, je suis rentré.

Un quart d’heure plus tard, le nouveau voisin est descendu chez nous, cogner à notre porte.  On lui ouvre.  Il nous demande si les déménageurs n’avaient pas laissé de son stock dans notre cour, par hasard. On lui répond que non, sinon on l’aurait vu.

« Ça, ça veut dire que quelqu’un m’a volé une coupl’ de boites! »

Il nous raconte alors que les boites qui ont mystérieusement disparu contenaient ses plus précieuses possessions.  Et ce n’est pas tout: Les déménageurs ont fait exprès de manipuler les autres boites de manière à casser ses choses fragiles. Comme preuve, il nous montre un bol cassé, qu’il a pris soin de descendre avec lui afin de nous le montrer

Sa plainte n’était pas formulée avec une voix fâchée de quelqu’un légitimement irrité de s’être fait vandaliser et voler ses possessions.  C’était plutôt avec un ton presque enfantin, qui faisait « Pauvre de petit moi, le monde y’é donc ben méchant. »  Mais bon, croyant là un légitime problème de déménagement, j’ai cru que l’incident serait isolé. Je me trompais! 

On ne peut pas dire que c’était un voisin bruyant. Ça non! Jamais on n’entendait de chez lui de musique ni télé ni bruit quelconque.  Plus tranquille qu’une souris, qu’il était. Mais comme ce rongeur, il a su vite montrer son côté vermine. 

Un jour alors que nous étions dans la cour arrière, Kim, les enfants et moi, il est descendu nous rejoindre.  Il nous a questionné sur la personne qui habitait là avant lui. On lui parle de Linda, sans préciser pour autant depuis quand elle est partie. Il nous raconte alors comment, la nuit dernière, un gars louche se serait supposément introduit dans la cour, serait monté jusque chez lui, et aurait commencé à épier dans l’appartement par toutes les fenêtres donnant sur le balcon.  Puis, surpris par le nouveau voisin, il se serait enfui  à toutes jambes.

Kim et moi n’avons rien répliqué, mais on trouvait cette histoire un peu étrange.  D’abord, la cour arrière est protégée par une clôture fermée et cadenassée.  Je veux bien croire que ça s’escalade, mais tout de même.   Ensuite, oui, Linda avait bien des amis, mais aucun d’eux n’était du genre petit ratoureux hypocrite.   Enfin, fallait-il que ce rôdeur soit en retard dans les nouvelles, puisque ça faisait huit mois que Linda était partie.  Bref, c’était un cas d’histoire possible, mais ça demeurait très improbable.

Une fin d’après-midi, je suis seul à la maison avec bébé que je nourris à la bouteille, tandis que Kim est allé visiter ses parents avec notre fils aîné.  Je suis au salon, sur le divan, à regarder la télé, tout en tenant bébé dans mes bras.  Ça cogne à la porte.  Je me lève pour répondre, tout en continuant de tenir bébé.  C’est le gars d’en haut.

« T’as-tu bientôt fini tes travaux de rénovations? »

Je ne comprends pas de quoi il parle. Il me dit alors qu’il y a quelqu’un qui s’amuse à cogner sur les murs à grands coups de marteau depuis une bonne demie-heure. Et puisque je suis son seul voisin, ça ne peut être que moi.  Et il en rajoute une couche.  Pas seulement une, d’ailleurs:

  • 2e couche: « Ça frappait tellement fort que les murs en ont tremblés. » 
  • 3e couche: « Ça bougeait tellement que l’horloge de ma cuisine s’est décrochée du mur. » 
  • 4e couche: « L’horloge étant accrochée après un clou a grosse tête, donc qu’il fallait que ça cogne vraiment fort pour que l’horloge s’en décroche. » 
  • 5e couche:  « L’horloge, en tombant par terre, s’est cassée. »  
  • 6e couche: « Cette horloge, c’était le seul souvenir qui me restait de mon père. »
  • 7e couche:  Il me la montre.  Car oui, tout comme avec le bol brisé, il l’a apportée comme preuve. 

Cette horloge a le verre (en plastique) brisé en miettes.  Or, j’ai assez souvent échappé mes propres horloges pour savoir que ça prend bien plus qu’une simple chute par terre pour faire ça.  L’égratigner, d’accord.  Le fissurer, passe toujours. Mais pour détruire à ce point-là le plastique qui le recouvre, faut vraiment faire exprès et y mettre de l’effort.  Aussi, voyant que son histoire n’est que bullshit de A à Z, je lui répond calmement. 

« Ok! Ben premièrement je n’ai pas de marteau.  Deuxièmement je suis en train de nourrir bébé, comme tu peux le voir dans mes bras.  Troisièmement, si les murs avaient tremblés de la façon dont tu le dis, je pense que non seulement je m’en serais rendu compte, mais j’aurais moi aussi entendu des coups. »

Toujours avec son air de chien battu, il me répond: 

« T’es-tu en train de me traiter de menteur? » 

là, je commençais à en avoir un peu ras le bol de son complexe de persécution.  Évitant le piège que constitue sa question, je lui répond la chose la plus neutre que je puisse dire dans ce cas là: 

« Non, je suis juste en train de dire que je ne sais pas d’où les coups sur tes murs peuvent venir, mais il est impossible que ça vienne d’ici.  Fa que, bonne chance dans ton enquête, tu m’excuseras mais là je dois aller préparer le souper parce que ma femme et notre fils ainé reviennent tantôt. » 

Et, du pied, je lui referme doucement la porte au nez, sans lui laisser la chance de répliquer une nouvelle jérémiade. 

Une semaine plus tard, par un bel après-midi, ça cogne à la porte. Kim ouvre.  Un grand homme en uniforme se présente.. 

« Bonjour madame. Germain Sheperd, agent de la SPCA. On a reçu un appel comme quoi vous avez maltraité et tué un chat. » 

Kim et moi on se regarde sans comprendre.  On lui parle de nos deux chats, qui sont en superbe santé.  On les lui montre même, alors qu’ils font la sieste sur le lit.  Il peut voir qu’ils sont bien nourris, propres, calmes et en confiance.  Bref, loin d’être des animaux maltraités.  Il nous précise que l’appel qu’il a reçu parlait d’un chat tué dans la cour arrière. On ne comprends pas, nous étions nous-mêmes dans cette même cour il n’y a pas un quart d’heure de ça.  S’il y avait eu un cadavre de chat, on l’aurait certainement vu.  Mais bon, nous sortons tous les trois.

… Pour y voir, au beau milieu du terrain, un chat blanc, couché sur le côté, face à nous, comme s’il se reposait.  

Incompréhension totale de la part de Kim et moi.  Mais d’où est-ce qu’il sort, celui-là?  Surtout que c’était la toute première fois que Kim et moi voyions ce matou dans le quartier.  En s’approchant, on ne peut que constater qu’il ne respire pas.  Je le touche.  Il est raide.  Je lui soulève une patte.  Son corps complet se déplace, figé.  Il s’agit donc bien d’un cadavre. 

Le monsieur de la SPCA semble bien nous croire, comme quoi nous ignorons tout de ce chat.  Aussi, aucune accusation ne sera portée contre nous.  Il met la carcasse du maton dans un sac et repart avec. 

Une fois l’agent parti, on ne peut s’empêcher de se questionner.  C’est que de la façon dont notre cour est clôturée, oui, d’accord, un passant dans la ruelle aurait pu le voir le chat couché là.  Mais puisque l’animal tournait le dos à la ruelle, impossible pour un passant de voir qu’il était mort.  Il avait l’air tout bonnement endormi.  Ensuite, à l’époque, personne n’avait de cellulaire.  Alors même un passant, croyant le chat mort, n’aurait pas pu nous dénoncer.  Encore eut-il fallu que cette personne quitte la ruelle, contourne la rue transversale, aille sur notre rue et trouve notre numéro de porte exact.  Ça reste donc très improbable, surtout pour un chat qui n’a l’air qu’endormi.

Regardez cette carte de Montréal:  

Il est impossible qu’un chat soit entré dans ma cour, y meurt subitement, qu’un passant voit le chat, devine qu’il soit mort, trouve notre adresse, trouve un téléphone public dans ce quartier résidentiel, (époque pré-tout-l’monde-a-un-cell), trouve le numéro de la SPCA dans l’annuaire (époque pré-internet), les appelle, leur explique le problème, que la SPCA remplisse un  rapport, envoie un agent, et que celui-ci ait le temps de faire tout le trajet à partir des bureaux de la SPCA jusqu’à chez nous, dans les quinze dernières minutes.  Impossible! 

Seule une personne ayant accès à la cour, que dis-je, au chat lui-même, pouvait savoir qu’il était mort.  Cette plainte contre nous à la SPCA ne pouvait donc provenir de personne d’autre que notre voisin d’en haut, qui est justement très bien placé pour connaitre notre adresse.  Et puisqu’il est impossible que le temps entre le présumé meurtre du chat sur notre terrain et la visite de l’agent se fasse en un quart d’heure, la théorie la plus plausible pour cet incident est la suivante: Le voisin d’en haut était déjà en possession de ce cadavre de chat. (Allez savoir comment.)  Il a décidé de nous en faire endosser la mort.  Il a donc porté plainte à la SPCA il y a au moins une heure ou deux, sinon plus.  Puis, pour éviter que l’on trouve le cadavre du chat dans notre cour et que l’on s’en débarrasse avant l’arrivée de l’agent, il aurait épié à sa fenêtre l’arrivée de celui-ci.  À l’arrivée de l’agent, tandis que nous étions à l’avant, occupé à lui répondre, le voisin se serait dirigé à l’arrière pour lancer, de son balcon, le cadavre du chat dans la cour.

Ça a beau sonner comme de la parano, n’empêche que ça reste la seule explication possible.  Nous réalisons avec horreur que notre voisin direct semble posséder les symptômes d’un schizophrène, sinon un psychopathe.  S’il est capable d’en arriver à de telles extrémités dans le but de nous faire passer pour de mauvais propriétaires d’animaux domestiques, on n’ose penser ce qu’il fera le jour où il aura l’idée d’essayer de prouver que nous sommes de mauvais parents.  Avec lui ici, nos enfants ne sont plus en sécurité.  Surtout qu’il est impossible de porter plainte contre lui à la police à ce point-ci, puisque c’est le genre de situation dans laquelle il est impossible de prouver quoi que ce soit, avant qu’une tragédie n’arrive.

Heureusement, cet incident de voisinage fut le dernier.  Non pas parce qu’il a cessé, mais bien parce que nous étions à quelques jours du 1er juillet.  Kim et les enfants partaient vivre en HLM, tandis que moi j’allais emménager aux Résidences du Cégep André-Laurendeau. 

Je ne saurai donc jamais à quoi d’autre nous avons échappé de la part de ce voisin, et c’est probablement pour le mieux.  Parce que quand une personne choisit de te harceler dans le but de prouver qu’il est ta victime, aucun geste n’est trop tordu à ses yeux pour arriver à ses fins.

9 sujets insignifiants qu’utilisent certaines personnes pour se sentir supérieures aux autres.

Il y a quelques années, je vous ai offert une série de billets au sujet des conflictuodépendantsIl s’agit de ces gens pour qui l’estime de soi dépend fortement de leur capacité à rabaisser autrui plus bas qu’eux-mêmes.  Ce genre de personne est très facile à repérer car pour eux, tout est prétexte à se comparer à vous, en mieux.  Voici neuf situations particulièrement insignifiantes dans lesquelles ils ne peuvent se retenir de le faire.

1- Manger avec des baguettes.  Lorsque tu es en présence de cette personne dans un resto asiatique, (et crois moi qu’elle va t’y entraîner un jour, c’est inévitable), tu n’y échapperas pas.  Prendre une soupe avec une cuillère?  Des nouilles avec une fourchette? Des sushis avec tes doigts?  N’y pense même pas!  Tu vas t’attirer automatiquement ses remarques moqueuses à la « HEIIIIN? Tu ne sais pas utiliser des bagueeettes? »   Pour ce que ça change: Si tu les utilises, alors elle dira avec surprise, « HEIIIIN? Tu sais utiliser des bagueeettes? », avant de te donner un cours détaillé en quatorze points sur tout ce que tu fais d’incorrect dans ta manière de les tenir, les manipuler et les utiliser. 

C’est que cette personne n’a tellement rien en elle qui puisse la distinguer des autres, qu’elle se rabat sur sa maîtrise des baguettes pour se sentir supérieure.  En démontrant que toi aussi tu sais les utiliser, tu lui enlèves ce qui fait d’elle une personne spéciale.  Et ça, c’est pour elle très difficile à avaler.

Ceci dit, on parle ici d’un adulte qui ressent le besoin de crier sur tous les toits qu’il est capable d’utiliser une technique que maîtrise n’importe quel enfant asiatique âgé de quatre ans.  Bravo, champion!

2- Manger épicé.  Il y a des gens comme ça qui semblent croire sincèrement que manger épicé est un exploit.  Alors à chaque fois qu’ils vont au resto en groupe, c’est inévitable, ils commandent toujours le plat le plus épicé.  Puis, histoire de prouver qu’ils ont fait ce choix dans le but de rabaisser les autres et non par simple goût personnel, ils se moquent aussitôt de celui qui, à table, a commandé des mets non-épicés. 

Parce que oui, pour cette personne, même quelque chose d’aussi basique que se nourrir, c’est une opportunité de se mettre en compétition avec les autres.  Mais sérieusement, faut-il avoir un complexe d’infériorité en béton pour considérer que  transformer ses repas en expérience désagréable, c’est une raison pour se sentir supérieur aux autres?  

3- Ne pas utiliser Google.  Il y a quelques temps, sur un forum de BD européenne, j’ai décidé d’expliquer un gag de la série Achille Talon, dans lequel la chute était une citation latine.  J’ai cherché une version française de la citation sur Google, et j’en ai posté le résultat sur le forum.  Les commentaires que j’ai reçu n’ont eu aucun rapport avec Achille Talon, ni avec la citation.  C’était des conseils pour éviter d’utiliser Google. 

Parce que oui, Google étant très populaire, c’est automatiquement le mal incarné.  Et  honte à ceux qui l’utilisent car, puisque c’est justement l’engin de recherche le plus connu, ça démontre que tu ne connais pas grand chose, contrairement à eux qui connaissent des solutions alternatives.  

Oui, mais… À quoi bon amener une solution alternative quand la première solution fonctionne déjà très bien?  Il y en a qui vont apporter l’argument comme quoi il faut éviter Google car il fait des publicités ciblées à ses usagers en se basant sur leurs habitudes du net.  Bah ouais, et alors?  Vous croyez qu’au lieu de voir une pub qui pourrait m’être utile,  je vais préférer avoir une pub de Tampax?

4- Ne pas utiliser Facebook. On en a tous connu au moins un comme ça, qui prétend que Facebook ne sert qu’à faire perdre du temps au gens, les empêchant de faire ce qui est vraiment important dans le quotidien.  Mais voilà, il est trop intelligent pour tomber dans ce genre de piège, lui.  FUCK FACEBOOK!

Dites, vous en connaissez beaucoup, vous autres, des gens qui négligent leurs vies pour excès de Facebook?  Moi non plus.  Ce qui en revient à dire qu’en déclarant ceci, il nous affirme que c’est lui qui, contrairement à la majorité, n’a pas la volonté de se contrôler face à Facebook.  Et il trouve le moyen de tordre ça de manière à s’en vanter.  Tsk! Tsk!

Il y en a une autre comme ça qui, en 2007, décida de se démarquer du reste de l’humanité de cette façon.  La comédienne Jessica Barker décida de ne pas s’inscrire sur Facebook, qui venait d’atteindre 50 millions d’abonnés Elle prétendait que Facebook n’était qu’une mode passagère.

Mais voilà, ne pas aimer Facebook ne lui suffisait pas.  Elle décida de haïr Facebook.  Et pour pouvoir bien rentrer de force sa haine dans la gorge de tous les passants, elle décida d’imprimer, arborer et vendre des T-shirts « Fuck Facebook ».  Et pour se faire de la pub, elle demanda à l’autrice Raphaële Germain et aux comédiens Guillaume Lemay-ThiviergeVincent Bolduc et Patricia Paquin de les porter fièrement avec elle pour une séance de photo…  

…sur laquelle les deux premiers ont plutôt l’air de porter un chandail qui dit « Fuckface ».  Assez amusant lorsque l’on sait que fuckface est synonyme de stupide, idiot, irritant, grande gueule, je-sais-tout.

Le mois dernier, Facebook comportait 2.07 milliard d’usagers actifs.  Nombre qui n’inclut toujours pas Jessica qui continue d’affirmer que Facebook n’est qu’une mode passagère qui disparaîtra de la surface de la terre d’ici quelques années.

Si, histoire d’expliquer la non-utilisation de Google et Facebook, on te propose des arguments sérieux, dénonçant leurs failles niveau modèle économique, vie privée, monopole, NSA, etc, là, d’accord.  Mais lorsque le seul argument que l’autre puisse te donner est de te regarder comme si tu étais un attardé en disant  « Bah là, parce que c’est Facebook/Google. C’est suffisant comme raison. », c’est non seulement méprisant, c’est idiot.

5- Ne connaitre que la Pop Culture d’il y a 20-30-40 ans.  Ces gens, en général âgés entre 35 et 55 ans, considèrent comme étant une hérésie le fait que des moins de 25 ans ne peuvent comprendre des références vieilles de plus de deux décennies. La BD qui suit en montre un excellent exemple.



Source: Le webcomic The non-adventures of Wonderella.

Avez-vous déjà remarqué que ceux qui ne jurent que par la pop-culture de leurs années de jeunesse sont tous, sans exception, totalement incapable de nommer les équivalents actuels de ces mêmes sujets?  Ça vit dans le passé pour compenser le fait qu’ils sont incapable d’évoluer pour vivre avec leur temps, et ça se permet de vous rabaisser parce que vous ne pouvez pas connaitre les détails d’une époque dans laquelle vous n’étiez pas encore nés. 

6- Être utilisateurs de produits Apple.  Cette personne ne cesse de répéter à quel point Mac vaut 100 000 fois mieux que PC.  Elle ne manque pas de faire des commentaires rabaissants, et surtout non-sollicités, à tous les utilisateurs de PC autour d’elle, et elle en profite pour mettre en doute leur intelligence.  Elle est ce qu’on appelle une iSnob.

J’ai été amené à travailler en informatique pour de nombreux clients importants.  Aussi, il m’est arrivé à trois reprises de poser la question suivante à ce genre de personne.

« Si Apple est supérieur, pourquoi est-ce que BMO (Banque de Montréal), le Mouvement Desjardins, Air Canada, le système de paie des employés de la Ville de Montréal, les Bibliothèques et Archives Nationales du Québec, etc, utilisent tous PC au lieu de Mac? »  

Dans les trois cas, la réponse fut une variante de :

« Parce que c’est une bande de caves! »  

Voilà des arguments qui mettent bien en évidence l’intelligence supérieure qu’ils proclament posséder.

7- Les voyages.  Ils méprisent ceux qui ne voyagent pas car selon eux, les voyages, il n’y a que ça pour donner culture, maturité et intelligence.  Et si tu as voyagé aux USA, en République Dominicaine ou à Cuba, HORREUR!  À leurs yeux, c’est encore pire que de ne jamais avoir voyagé. 

C’est qu’ils se sont endettés pour aller au Japon et en Allemagne, eux!  Ils ont vu Istanbul et ont passé trois semaines dans un cachot de trois mètres carré avec 17 autres prisonniers à Copenhague, eux!  Et ils l’ont fait à pied, en sac-à-dos, car ils snobent particulièrement les voyages tout-inclus.  Ça leur a permis de voir le vrai visage du pays qu’ils ont visité, eux!  

Autrement dit, tandis que « tous ces cons de touristes en voyage organisés » visitent des endroits historiques, reçoivent de brèves leçons d’histoire, mangent bien, sont logés et sont en sécurité, tout ça à prix modique, eux vivent en vagabonds, sans abris, à la merci des éléments et des gens mal intentionnés, en ne voyant de ces pays rien de plus que ce que l’on retrouve ici en se promenant dehors: Des quartier pauvres, des routes et de la végétation. Pour le même prix qu’un tout-inclus, sinon plus.  Et ils s’en vantent.

8- Ton téléphone mobile.  Sur ce sujet en particulier, rien à faire pour s’en tirer.  Quoi que tu fasses ou non, tu ne peux échapper à son mépris.  La preuve:

  • Tu as le modèle sorti il y a 18 mois?  « OMG! Attardé!  Arrive au 21e siècle! »
  • Tu as le modèle sorti il y a 3 jours? « OMG! Mouton! Tu achèterais n’importe quoi, pourvu que ce soit nouveau. »
  • Tu as un Sam Koogers?  « OMG! Mais c’est tellement de la merde comparé à mon iBelléotron. »
  • Ton forfait te coûte [X]?  « OMG! J’ai trois fois le double de tes services et apps pour le quart du prix que tu payes. »
  • Tu te crois à l’abri car tu n’as pas de téléphone mobile? « OMG! Attardé!  Arrive au 21e siècle! »

9- Ce qui n’est pas du vrai / de la vraie [insérer sujet quelconque].  Si cette personne vous demande ce que vous planifiez manger ce soir, et que vous avez bien envie de vous taper un sachet ou deux de ceci…
… alors n’allez surtout pas lui répondre « Des nouilles ramen au poulet ».  Ça a beau être des nouilles, ça a beau être écrit « Ramen » sur le sachet, et ça a beau être à goût de poulet, C’EST PAS ÇA, DES VRAIS RAMEN!  Cette personne vous fera alors la leçon comme quoi quand elle mange du Ramen, alors c’est du VRAI Ramen, composé de nouilles Udon, de miso, de dashi, d’huile de sésame et de chili, de coeur de pousses de bambou de Kobe, d’oignons du printemps, de gingembre, de feuilles de Nori et d’émincé de poulet ou de foie de panda égorgé sur place avec une lame d’acier composite San-Maï, le tout préparé par un vrai chef japonais ayant reçu son diplôme culinaire des mains de l’empereur régnant de l’ère Kyōwa.  Toute dérogation ne mérite pas de porter le nom de Ramen.  Et ceci, à ses yeux, cimente définitivement votre statut de péquenaud inculte pour avoir déjà cru autre chose. 

Ce genre de comportement ne s’arrête pas à la nourriture.   Par exemple, si vous aimez le whisky canadien (Rye), elle vous fera la leçon comme quoi le vrai whisky est écossais (Scotch).  Et que la musique que vous appréciez, ce n’est pas de la vraie musique, contrairement à ce qu’elle écoute.   Et que le Maxwell House que vous osez appeler café n’est pas du vrai café, contrairement à ce qu’elle boit.  Etc.

Il n’y a pas de mal à savoir manger avec des baguettes, aimer manger épicé, n’utiliser ni Google ni Facebook, apprécier la pop-culture rétro, voyager, avoir un bon forfait mobile, et préférer les « vraies » choses.  Mais lorsque l’on ressent le besoin d’utiliser ceci pour prendre les autres de haut, les rabaisser, s’affirmer supérieur à eux, alors là, ce n’est pas non plus de la vraie amitié.   Par conséquent, on n’a aucune vraie bonne raison de se soumettre aux jugements de ce genre de personne en la gardant dans notre entourage. 

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Pour en savoir plus sur ce genre de personnes, je vous invite à lire le billet suivant: 37 signes pour détecter d’avance une personne conflictuodépendante,  ou à consulter les billets de la série La Conflictuodépendance.

Le Nice Guy: Contributeur (et victime) de la société patriarcale.

Puisqu’il faut bien le préciser: Cet article ne dit pas « Toutes les filles sont comme ça. »  Je ne fais que décrire une situation que j’ai quelquefois observée, et même vécue deux ou trois fois, ainsi que sur quelques témoignages de femmes.

C’est bien connu, le patriarcat impose aux femmes plusieurs règles de société en matière d’amour et de sexualité.  Toute dérogation à ces règles mérite à sa contrevenantes des étiquettes peu flatteuses: Superficielle, bitch, opportuniste, et surtout salope. 

Tout commence à l’adolescence.  La fille est la cible d’un amour non-sollicité de la part d’un garçon qui ne lui plaît pas.  Ou, variante: Elle a commencé à sortir avec un gars, mais maintenant qu’il a perdu le charme de la nouveauté, il ne lui plaît plus.  Elle le repousse donc, ou casse, selon le cas. 

On a trop souvent tendance à oublier qu’à l’adolescence, nos critères de sélection et de refus se basent sur des détails qui ne sont pas socialement acceptables lorsque l’on est adulte.  Aussi, les raisons de repousser un gars peuvent être: Il est gros, ou d’une autre race/culture, ou alors sa famille est pauvre, ou bien il ne travaille pas, ou alors si mais il occupe un poste bas de gamme, ou bien il n’est juste pas assez beau / musclé / athlétique. 

La fille sait trop bien qu’elle vit dans une société patriarcale dans laquelle on ne peut repousser un garçon sans avoir une raison valable.  Et quand je dis valable, je veux dire valable aux yeux des gars de son âge, mais surtout aux yeux des adultes qui l’entourent.  Elle sait bien que si elle donne les vraies raisons de son dégoût, on lui collera les étiquettes de superficielle, raciste, jugementale, plotte à cash...  La fille n’a donc pas le choix: Si elle veut que l’on accepte et respecte sa décision, elle doit donner une raison acceptable et respectable.  Elle donne donc la seule raison qu’elle sait que personne ne va vouloir contester: Elle dit que le gars est trop porté sur le sexe à son goût, et/ou qu’il la harcèle sexuellement. 

La fille ne dit pas ça dans le but mesquin de détruire gratuitement la réputation du gars.  C’est juste que dans notre société, cette accusation est l’excuse idéale.  D’abord, puisque tout le monde s’attend ça de la part d’un gars, tout le monde va la croire.  Ensuite, puisque ce genre de comportement est inacceptable, personne ne va la blâmer de vouloir prendre ses distances avec lui.  Enfin, bonus non négligeable: en donnant ça comme raison de repousser un gars, elle démontre qu’elle n’est pas une salope.

À chaque fois qu’une fille se plaint de l’attitude obsédé sexuelle des gars, que ce soit à tort ou à raison (Parce que oui, des fois, c’est vrai), tout le monde en parle.  Ces histoires arrivent donc aux oreille des gars.  Et parmi eux, il y a ceux qui feraient tout pour plaire aux filles: Les soi-disant bons gars, les Nice Guys. 

Bien que certaines de ces anecdotes sont véritables, ces rumeurs comportent leur lot d’histoires bidon, de faits et gestes pris hors-contexte, et d’accusations mensongères à base d’excuses fausses mais socialement acceptables.  Par conséquent, le pourcentage de gars harceleurs et obsédés s’en trouve tellement gonflé que l’on finit par croire que la majorité des gars sont comme ça. 

Le Nice Guy, voulant plaire, se jure que jamais il ne commettra ces crimes contre la femme, lui!  Il saura les respecter, lui!  Il sera un bon gars, lui!

Le temps passe.  On passe d’adolescents à adultes.  Les filles deviennent des femmes.  Devenant plus matures, elles changent tous naturellement leurs critères de sélection en matières d’hommes et de couple.  Et c’est comme ça que le Nice Guy, ignoré dans sa jeunesse, voit des femmes qui commencent à s’intéresser à lui.  S’ils sont tous les deux célibataires, la situation est idéale pour commencer une relation.

Mais voilà: Il arrive parfois que la situation n’est pas idéale.  L’exemple que je vais vous donner en est un que j’ai vécu deux ou trois fois, en plus de l’avoir quelquefois observé chez d’autres.

La fille est déjà en couple, mais le gars en question ne l’intéresse plus.  Or, lorsque l’on est adulte, casser comporte des changements de vie beaucoup plus compliqués et majeurs que lorsque l’on était ado.  Aussi, tant que l’atmosphère est toujours vivable entre les deux partenaires, beaucoup préfèrent encore maintenir le statu quo en restant ensemble.  Une situation décrite cyniquement comme « avec lui en attendant mieux. »

Or, il se trouve que son ami le Nice Guy est, à ses yeux, mieux que son partenaire actuel.  Il l’intéresse.  Pour lui, elle casserait.  Encore faut-il que ses sentiments soit partagés par le Nice Guy.  Elle va donc tâter le terrain.  

Au fil des jours, elle lui fait des confidences de plus en plus intimes, dans laquelle elle lui donne des indices sur ses préférences sexuelles: Elle aime être prise, dominée, claques sur les fesses, tirer les cheveux, ce genre de trucs.  Le Nice Guy a depuis longtemps compris et accepté qu’ils ne sont qu’amis.  Aussi, il n’y voit pas de message caché, et ça ne fait que l’amuser.  La femme, constatant que non seulement il n’est pas scandalisé par ses confidences, il en est même amusé, elle voit ça comme un bon signe comme quoi il puisse être intéressé.

Un soir, elle invite le Nice Guy chez elle sous un prétexte bidon et platonique.  Avec quelques coupes de vin pour détendre l’atmosphère et chasser les inhibitions, elle détourne subtilement la conversation vers un ton plus sexuel.  Finalement, que ce soit en gestes, en paroles ou en attitude, elle s’offre à lui.

N’importe quel gars sauterait sur l’occasion de la sauter.  Mais voilà, le Nice Guy n’est pas n’importe qui, lui!  Il a passé sa vie adolescente et adulte à étudier les filles, leur comportement, à écouter ce qu’elles disent, pour savoir ce qu’elles apprécient chez les hommes, et surtout ce qu’elles n’apprécient pas.  Aussi, il est sincèrement convaincu des points suivants:

  • Tu es ami avec une femme? Alors tu es automatiquement dans sa friendzone.
  • Toutes les femmes détestent qu’un homme tente de sortir de la friendzone.
  • Quand une femme a bu, elle n’a plus toute sa tête.
  • La preuve: À-jeun, elle ne lui a jamais montré autre que de la simple amitié.  Et maintenant qu’elle a bu, elle le désire sexuellement?  Alors qu’elle est déjà en couple?  C’est bien la preuve que l’alcool enlève à la femme tout son jugement.  
  • Tout homme qui profite d’une femme sous l’influence de l’alcool est un salaud, un agresseur sexuel, un contributeur à la culture du viol.
  • Les femmes ne veulent au lit qu’un homme doux et patient. (Ce qui est généralement vrai à l’adolescence lors de leurs premières relations. Mais après, en général, ça évolue.)
  • Prendre une femme de force, la dominer, claques sur les fesses, tirer les cheveux, c’est de la violence.  La pire de toute; la violence sexuelle.  Autrement dit: Un viol.
  • Et puis d’abord, toutes les femmes sont fidèles. Elles ne supportent ni l’adultère, ni les hommes qui ne respectent pas le fait qu’elles soient en couple.
  • Une femme infidèle, c’est une salope. 
  • Or, son amie n’est pas une salope, et il la respecte trop pour en faire une.  

D’instinct, le Nice Guy voit cette situation comme un test qu’elle lui fait passer.  Il est très fier d’avoir cette opportunité de lui montrer qu’il n’est pas comme tous les autres hommes, lui!  Qu’il est à l’écoute des femmes, lui!  Qu’il sait ce qui est bon pour elle, lui! 

Toute sa vie, les filles et les femmes lui ont fait la leçon en matière de comportement masculin.  Aujourd’hui, il va enfin pouvoir leur montrer qu’il a bien appris sa leçon. 

D’une voix douce et d’une attitude compréhensive, il lui dira alors des trucs du genre de:

  • « Voyons! Tu n’y penses pas. » 
  • « Nous sommes amis seulement. »
  • « On ne peux pas coucher ensemble sans être des amoureux.  Le terme le dit: Faire l’amour! »  
  • « Tu es déjà en couple, ce ne serait pas correct pour lui. »
  • « Je te respecte trop pour te faire ça. »
  • « Je le respecte trop pour lui faire ça. »
  • « Tu as bu, donc tu n’as plus toute ta tête. »
  • « Dans de telles conditions, coucher avec toi, ce serait t’abuser sexuellement. »
  • « On risquerait de le regretter tous les deux. »
  • « Tu sais, tes histoires, là, de domination, de tirage de cheveux, de claques sur les fesses…  Est-ce que tu te rends compte que tu ne fait qu’encourager la violence sexuelle envers la femme?  Que tu la banalise?  Que tu contribues à l’idée comme quoi être violentées sexuellement par des hommes, vous ne demandez que ça? »
  • « Tu sais, si tu étais célibataire, si tu n’étais pas sous l’influence de l’alcool, et si tu ne me demandais pas de te violer, j’adorerais le faire avec toi.  Mais là, non, désolé, je ne peux pas.  Ce serait un manque de respect envers toi, envers ton homme, et envers moi-même. »

Sur ce, le gars repars chez lui.  Frustré sexuellement, certes, mais fier de lui.  Fier d’avoir pu prouver qu’il est respectueux de la femme, lui!  Qu’il est capable de contrôler ses pulsions, lui!  Bref, qu’il est tout à l’opposé de cette société patriarcale qui méprise la femme, lui! 

… Sauf que la femme, chez elle, seule après le départ du Nice Guy, ne ressent pas vraiment les choses de la même façon. 

Elle ne voit pas le déroulement de la soirée comme étant « la preuve comme quoi il y a encore des bons gars sur terre. » 

Elle n’est pas « honorée du respect dont il a fait preuve envers elle. »  

Elle n’est pas heureuse que « par la retenue dont il a fait preuve, il a sauvé leur amitié et son couple. » 

Non! 

Elle voit qu’il l’a repoussé.

Elle voit qu’il l’a accusé de ne pas avoir toute sa tête. 

Elle voit qu’il l’a qualifiée d’ivrogne, incapable de tenir l’alcool.

Elle voit qu’il l’a jugée comme étant incapable de savoir ce qu’elle fait.

Elle voit qu’il prétend savoir mieux qu’elle ce qu’elle veut.

Elle voit qu’il a démontré qu’elle manquait de respect.  Envers lui.  Envers son conjoint.  Et surtout envers elle-même. 

Elle voit qu’il l’a fait se sentir comme si elle n’était qu’une salope.

Bref, encore une fois, elle a été humiliée et méprisée par un homme, parce qu’elle a commis le crime de déroger des règles sociales en matière d’amour et de sexualité.  Des règles que la société patriarcale impose à la femme.

Lorsque l’on vit une situation dans laquelle on a été à ce point-là humilié, on ressent le besoin d’en parler, ne serait-ce que pour s’en défouler.  C’est normal.  Mais voilà, la femme a bien apprise sa leçon.  Elle ne veut pas prendre le risque de se faire encore qualifier de salope, ivrogne, irrespectueuse et écervelée.  Aussi, lorsqu’elle raconte cette soirée, elle inverse les rôles au sujet de qui a dragué qui, et qui a repoussé qui. 

D’accord, cette fois-ci, peut-être que la fille ne dit ça que dans le but mesquin de détruire la réputation du gars.  Normal, puisqu’elle est frustrée contre lui.  N’empêche que là encore, cette accusation est l’excuse idéale.  D’abord, puisque tout le monde s’attend ça de la part d’un gars, tout le monde va la croire.  Ensuite, puisque ce genre de comportement est inacceptable, personne ne va la blâmer de vouloir prendre ses distances avec lui.  Enfin, bonus non négligeable: en donnant ça comme raison de le repousser, elle démontre qu’elle n’est pas une salope.

Et comme à chaque fois qu’une fille se plaint de l’attitude obsédé sexuelle des gars, tout le monde en parle.  Ces histoires arrivent donc aux oreille des gars.  Et parmi eux, il y a ceux qui feraient tout pour plaire aux filles: Les soi-disant bons gars, les Nice Guys.  Le Nice Guy, voulant plaire, se jure que jamais il ne commettra ces crimes contre la femme, lui!  Il saura les respecter, lui!  Il sera un bon gars, lui!

Et c’est ainsi que le patriarcat créé le Nice Guy, qui à son tour recréé le patriarcat, qui à son tour recréé le Nice Guy, qui à son tour recréé le patriarcat, qui à son tour recréé le Nice Guy, en un mouvement perpétuel infini dans lequel tout le monde est perdant, les hommes comme les femmes.

Mais, faut le reconnaître, surtout les femmes. 

Le Party avec Salvail chez Rozon (1ère partie)

Ces dix dernières années, je racontais souvent l’anecdote dans laquelle Éric Salvail m’a appelé « ma chouette ». Mais avec les révélations médiatiques de ces derniers jours, je réalise que le reste de la soirée vaut également la peine d’être racontée.

J’avais d’abord pensé raconter cette anecdote sous forme de texte.  Et puis, je me suis dit que ce serait bien, d’avoir le seul témoignage sur le sujet sous forme de BD.  Veuillez excuser le style graphique un peu primitif.  Je dessine cette histoire pendant mes pauses, au boulot.  Comme ça, chez moi, je ne consacre mon temps qu’à mon projet d’album de La Clique Vidéo, qui a une date de tombée.

C’est parti:

 










À l’époque, je croyais sincèrement que la claque sur les fesses que m’avait donné Éric Salvail était un truc anodin, sans sous-entendu.  Il est vrai que j’aurais trouvé ça un peu plus normal de la part d’un bon copain proche, plutôt que d’un gars que je ne connaissais que depuis un quart d’heure.  Mais bon, j’avais déjà rencontré bien des personnes exubérantes dans ma vie.  Croyant qu’il ne s’agissait-là que de son humour particulier, je ne me suis jamais senti traumatisé ni agressé du geste d’Éric.  La preuve, c’est qu’à chaque fois que je parlais de cette soirée, je ne racontais que la partie « ma chouette / ma chienne » en trouvant ça bien drôle. 

Maintenant, bien que je ne me sens toujours pas traumatisé ni agressé, il reste que les récentes révélations au sujet d’Éric Salvail me font voir ses paroles et ses gestes sous un tout autre angle.

Sur ce, voici la suite.

__________

Références:
– Mon article viral 30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook.
– Mon autre texte viral, la liste de noms de famille.
– La chanson que j’ai écrite et interprétée, et que le prof de l’ENH m’a demandé la permission d’utiliser, s’intitule L’amour, c’est comme ça.  Ça dénonce le fait que certains hommes considèrent que leurs agissements violents puissent être de sincères signes d’amour pur.  Ça le fait de façon bien plus horrible que drôle, je dois dire.

Les prophètes autoréalisateurs -VS- votre réputation (2 de 2)

Autant suis-je orgueilleux, autant je considère que les critiques et commentaires à mon sujet sont de bonnes façons d’en apprendre sur moi-même.   Ça me permet de voir ce qui ne va pas chez moi, de me corriger s’il y a lieu, et ainsi de m’améliorer. 

Mais voilà, il n’est pas toujours facile de faire la juste part des choses.  Car parfois, une personne va te critiquer sans la moindre raison valable, et sans la moindre pertinence. Normal, puisque son but n’est rien d’autre que de te rabaisser.  Dans de telles conditions, comment faire la différence entre une critique qui puisse être constructive , et une calomnie? 

Heureusement, il y a une façon assez simple pour trier le vrai du faux: Si tu es assez honnête pour être capable de te reconnaître dans ce que la personne dit, et si elle n’est pas la seule à le dire, et si en plus ceux qui le disent ne se connaissent pas entre eux, alors c’est un problème réel.  Par contre, si tu ne te reconnais honnêtement pas dans cette description, et que cette personne est la seule à te dépeindre comme tel, alors là, aucun doute, c’est une attaque mensongère.

Pour rester dans les exemples personnels:  Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’entendre des rumeurs à mon propre sujet, de sources différentes, comme quoi j’étais un impatient et un enragé qui peut péter un plomb pour la moindre connerie, et ce sans préavis.  Et en effet, pendant une douzaine d’années, de 1999 à 2010, tel fut le cas.  Et bien que, à l’époque, je me sentais justifié de le faire, en réponses aux attaques gratuites que je recevais parfois, j’ai bien vu que cette attitude ne me rapportait rien de bon.  Je me suis donc calmé, et j’ai appris à éviter les situations de conflits inutiles.

Par contre, il m’est arrivé d’entendre quelquefois, de la part d’une seule personne, que j’avais un défaut particulier que cette personne était la seule à voir en moi.  Et, quel hasard, cette personne travaillait très fort afin de faire de moi ce dont elle m’accusait à tort d’être.  

Autrement dit, cette personne était une prophète autoréalisatrice.  Ou du moins, elle essayait bien fort de l’être.  Je me souviens de cinq cas particulier, que je vous donne ici en exemple:

EXEMPLE 1: Le seul et unique pour qui j’étais un conjoint jaloux et possessif.
Sa méthode: Approcher ma conjointe lorsqu’elle n’est pas en ma compagnie, pour lui dire: « Hey, en passant, savais-tu que ton chum y’aime pas ça pantoute quand d’autres gars parlent sa blonde?  Ben oui, y’é tellement jaloux et possessif que ça le frustre ben raide! »

Son but: En disant quelque chose d’aussi grave à mon sujet, il se doute bien qu’elle va me rapporter ses paroles.  Il sait bien que ça va m’insulter, puisque non seulement il tente de gâcher ma réputation aux yeux de ma conjointe, il le fait en racontant des mensonges sur mon compte.  Ainsi, si je me fâche contre lui, alors techniquement, , il pourra dire à qui veut l’entendre que ça m’a frustré qu’il ait parlé à ma conjointe.  (En se gardant bien toutefois de préciser ce qu’il lui a dit.)  Ainsi, grâce à son hypocrisie, sa prophétie deviendrait autoréalisatrice.

Est-ce que ça a fonctionné?  Du tout!  Parce que, aux deux conjointes qui m’ont rapportées ses paroles, j’ai bien ri en leur expliquant la méthode et le but de ce gars-là.  La première l’a trouvé risible.  La seconde l’a trouvé pathétique, surtout d’avoir essayé ça une seconde fois.

EXEMPLE 2: La seule et unique pour qui j’étais une personne susceptible et misogyne.
Sa méthode: Multiplier les remarques condescendantes, jugementales, rabaissantes et insultantes, en ne manquant pas de dire, souvent d’avance, que je vais probablement frustrer contre elle puisque je suis susceptible.  Susceptible, mais aussi… Misogyne!?  Logique: C’est une femme et moi un homme.  Donc, si je frustre contre elle, alors je frustre contre une femme.  Et si je frustre contre une femme, ce n’est pas parce qu’elle m’insulte, mais bien parce que j’ai des préjugés contre les femmes, ce qui fait de moi un misogyne.  C’t’évident!

Son but: Il y a des gens qui ont passé leur vie à se faire diminuer.  Alors dans leur vision, le monde se divise en deux: Les écraseurs et les écrasés.  Et après une jeunesse entière à se faire rabaisser, ils ont besoin de rabaisser les autres plus bas qu’eux-mêmes, parce que ça leur fait du bien de penser qu’il y a au moins une personne plus basse qu’eux.  Son but est donc de me forcer à endurer ses insultes constantes, sinon sa prédiction comme quoi j’allais me frustrer contre elle deviendrait autoréalisatrice. 

Est-ce que ça a fonctionné?  Oui et non.  Oui, parce que ne pas être susceptible devant de telles attaques de la part d’une personne qui se prétend ton amie, c’est être une victime volontaire ou un lèche-cul sans colonne, et je ne suis ni l’un ni l’autre.  Et non, parce que de tous nos amis commun, personne n’a gobé ses supposées preuves de ma misogynie.

EXEMPLE 3: La seule et unique pour qui je suis un conjoint infidèle.
Sa méthode: M’accuser sans cesse de regarder d’autres filles, d’en désirer d’autres, d’essayer de la tromper, de vouloir la quitter.

Son but: Pouvoir se défouler sur moi, à loisir, de la frustration qu’elle ressentait face aux infidélités que lui a fait subir son seul et unique ex.  Elle me faisait donc payer d’avance pour ce qui, insistait-elle, allait forcément arriver: Moi qui allait éventuellement la quitter pour une petite jeune salope briseuse de ménage, comme elle disait.

Est-ce que ça a fonctionné?  Oui et non.  Oui, parce que je l’ai quitté.  Et non, parce qu’elle n’a jamais pu prouver une infidélité qui n’est jamais arrivée.  Normal: Je ne l’ai pas quitté pour une autre.  Je l’ai fait parce que vivre sous des accusations répétées et non fondées, c’est un enfer éternel puisque c’est une chose dont il est impossible de s’innocenter.

C’est que, voyez vous, s’il est possible de prouver que l’on a fait quelque chose, il est en revanche impossible de prouver ce que l’on n’a pas fait cette chose.  C’est le principe de l’alibi.  Tu ne peux pas prouver que tu n’as pas fait ce dont on t’accuse.  Tu peux juste prouver que tu étais trop occupé à faire autre chose à ce moment-là.  Or, face à un(e) conjoint(e) qui te soupçonne non-stop, tu ne peux pas avoir d’alibis 24/7 avec témoins qui sont à ses yeux dignes de foi.

EXEMPLE 4: La seule et unique pour qui je suis un amant potentiellement violent.
Sa méthode: Multiplier les maladresses dans lequel, toujours accidentellement,  elle m’accroche, me bouscule, me frappe.  Et suite à mon opération à l’appendice, elle qui ne m’avais jamais touché le ventre jusque là, n’arrêtait pas de me l’accrocher et le cogner, toujours accidentellement, me causant des douleurs atroces. Et plus
elle causait ces accidents, et plus souvent après-coup elle reculait, horrifiée, en me criant de ne pas la frapper.  

Son but: Tous ses ex étaient contrôlants, manipulateurs et violents.  Aussi, peut-être voulait-elle prouver à quel point elle n’était pas chanceuse, de toujours tomber sur des hommes violents.   Ou peut-être était-ce sa façon maladroite de dénoncer ce qu’elle a subi, en recréant inconsciemment avec moi des situations dans laquelle elle se faisait tabasser sans que ce soit de sa faute.  Peut-être voulait-elle que je la rassure comme quoi elle n’y était pour rien et que c’était lui le problème.  

Malheureusement, en multipliant à l’infini ces accidents, ça cessait d’en être.  C’était devenu des agressions volontaires.  Alors le choix qu’elle m’offrait était ou bien de continuer de subir sa violence, ou bien lui prouver que moi aussi je fais dans la violence conjugale.  Endurer, ou faire de sa prédiction une autoréalisation.   

Est-ce que ça a fonctionné?  Bah non!  Puisque je n’ai jamais été un violent physique de nature, jamais ses coups ne m’ont enragé contre elle, ni donne envie de lui faire subir la réciproque.  En fait, chaque accrochage, chaque accident, chaque coup, chaque douleur, ne faisait que diminuer l’attrait que je ressentais pour elle.  Jusqu’au jour où cet attrait a disparu, remplacé par un ras-le-bol total, et j’ai fini par la quitter.

Ironiquement, pour tenter de me convaincre de revenir, elle m’a écrit qu’elle m’autorisait à la frapper, en punition de tout ce qu’elle m’a fait subir, puisqu’elle le méritait, puisqu’elle n’était qu’une conne.  J’ai juste effacé le message et je l’ai bloquée de partout.

EXEMPLE 5: La seule et unique pour qui je suis un lâche, physiquement et moralement.
Sa méthode: Me faire subir de la violence physique.

Son but: Me manipuler par mon orgueil, ma décence et mon sens des responsabilités, afin de me pousser à rester volontairement sa victime le plus longtemps possible, sous peine de prouver que je suis le lâche qu’elle m’accuse d’être.

Est-ce que ça a fonctionné?  Oui! Il y a des gens qui sont tellement manipulateurs qu’ils s’arrangent pour que tu perdes, quoi que tu fasses.  Dans ce cas-ci: 

  • Je me laisse faire sans répliquer? « Hey, tout le monde! Regardez ce lâche qui se laisse tabasser par une femme. »
  • Je viens pour répliquer? « Hey, tout le monde!  Regardez ce lâche qui s’apprête à tabasser une femme. »
  • Je fuis cette confrontation sans issue?  « Hey, tout le monde!  Regardez ce lâche qui fuit devant une femme. » 
  • Je la quitte pour ne plus avoir à endurer ça?  « Hey, tout le monde!  Regardez ce lâche qui abandonne sa femme. »  

Il est toujours un peu difficile pour l’orgueil de lâcher prise face à ces gens.  C’est normal, aucun de nous n’aime voir sa réputation se faire salir, encore moins de manière injuste et mensongère.  Personne n’aime se sentir comme s’il était un lâche qui a abandonné trop vite.  Personne n’aime être en situation dans lequel il sent qu’il a accepté délibérément de subir un échec.  Les manipulateurs le savent bien.  Voilà pourquoi ils plantent dans ton subconscient le dilemme suivant: Continuer de débattre avec eux, ce qui te laisse miroiter la possibilité de rétablir les faits.  Ou bien quitter le débat, ce qui leur permet d’affirmer que ta fuite est un aveu, confirmant tout ce qu’ils pensent en mal de toi.  

Le problème, c’est que l’on ne peut jamais trouver grâce aux yeux de ce genre de personne.  Si tu t’obstines, c’est « La vérité choque! »  Mais si tu le laisses faire, alors c’est « Qui ne dit mot consent! »  Aussi, face à une personne qui te met dans une situation dans laquelle tu seras mal vu quoi que tu fasses, la question à se poser est: Pourquoi est-ce que je devrais accorder à moindre importance à tenter de bien paraître dans l’opinion d’une personne qui cherche toujours à tordre les faits dans le but de justifier son désir persistant de ne penser que le pire de moi?  

Parce que, entre rester et subir son mépris, et subir son mépris parce que l’on part, la seconde option a au moins l’avantage de mettre fin à la situation.

Les prophètes autoréalisateurs -VS- votre réputation (1 de 2)

Comme dans la majorité de mes billets, les genres et orientations citées ici sont interchangeables.  Je n’utilise ceux-là que pour l’exemple, afin de ne pas surcharger le texte.
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On a tous déjà connu au moins une personne qui a ce comportement en deux étapes: Elle commence par nous accuser en avance, et souvent à tort, de quelque chose que l’on n’aurait jamais fait.  Et ensuite (quand ce n’est pas simultanément à son accusation) elle s’arrange pour provoquer elle-même ce dont elle nous a accusé.  On se retrouve donc dans une situation dans laquelle nous n’avons que deux options: Subir éternellement cette accusation mensongère, ou bien l’accomplir ce qui en fait automatiquement une prophétie.  

Et même si on ne fait que la subir sans jamais la réaliser, en être sans cesse accusé fait que les gens autour de nous finissent par se dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu.  Donc, face à une telle personne, quoi que l’on fasse ou non, on perd.

Ce comportement est tellement répandu qu’il a sa propre page sur Wikipédia:  La prophétie autoréalisatrice, de l’anglais Self-Fulfilling Prophecy.

Mais qu’est-ce qu’une prophétie autoréalisatrice?  Laissez-moi vous en donner trois exemples observés et/ou vécus: 

EXEMPLE 1: Le gars qui accuse à tort sa conjointe de vouloir le quitter, et qui lui fait des histoires à cause de ça.
Si la fille tient à lui montrer qu’il a tort, alors elle est manipulée à rester dans cette relation abusive dans laquelle elle subit ces accusations à répétitions. Si elle finit par en avoir assez de ces soupçons non-mérités et qu’elle le quitte, il peut alors crier haut et fort qu’il avait raison à son sujet tout ce temps-là.

Voilà pourquoi on parle de prophétie autoréalisatrice:  Cette prophétie ne se serait pas accomplie si elle n’avait pas d’abord été créée.

Et là où c’est parfois de la manipulation, c’est que pendant que la fille est occupée à tout faire pour ne pas donner à son conjoint l’impression qu’elle veut le quitter, elle n’a pas le temps de remarquer les défauts qu’il a. Des défauts qui pourraient vraiment lui donner de vraies bonnes raisons de le quitter.  Des défauts qu’il sait trop bien qu’il possède. Des défauts qu’il préfère camoufler en accusant sa conjointe de ce qu’elle ferait si elle les remarquait, et ce avant même qu’elle les remarque.

EXEMPLE 2: Celle qui accuse son conjoint d’être un homme violent, et qui fera tout pour l’exaspérer.
En poussant même la provocation jusqu’à aller elle-même l’agresser verbalement et/ou physiquement, de façon totalement gratuite.

Le gars se retrouve donc dans le même dilemme que dans mon exemple précédent : Réagir à la provocation en répondant de la même façon dont il se fait agresser (cri contre cri, coups contre coups) et ainsi devenir ce dont il a été si longtemps accusé à tort d’être.  Ou endurer des accusations mensongères, ainsi que des abus physiques et verbaux qui n’en finiront jamais.

Heureusement, dans ce cas-ci, il a aussi le 3e choix de la quitter pour de bon. Elle peut alors se plaindre, à raison, que seuls les hommes violents s’intéressent à elle, les autres la laissent tomber. Normal: Avec son attitude, il n’y a que trois choses qui peuvent arriver:

  1. Ou bien, en tant que victime auto-affichée,  elle attire les hommes violents, puisque ceux-là sont toujours à la recherche de victimes faciles.
  2. Ou bien, par ses provocations violentes, elle transforme l’homme doux en homme violent.
  3. Ou bien, par son attitude accusatrice et violente, elle repousse les hommes qui ont une personnalité trop douce pour répondre à sa violence par la violence.

Mais attention: Je ne dis pas que toutes les femmes victimes d’hommes violents l’ont bien cherché.  Au contraire! Je dis tout simplement que, dans le cas où la fille est une victime autoproclamée, ET une prophète autoréalisatrice qui se plaint à tort d’abus jusque-là inexistants, ET qu’elle fait tout pour provoquer les dits abus, alors là, oui, dans ce cas particulier, elle est la seule et unique cause de la situation dont elle se plaint.

EXEMPLE 3: L’amie qui m’exaspère en m’accusant d’être exaspéré.  Il n’y a pas que dans les relations de couple que les prophètes autoréalisateurs font des ravages. J’ai quelquefois eu à subir les accusations non-fondées d’une amie qui m’accusait de vouloir qu’elle s’en aille, me laisse tranquille, disparaisse de ma vie. Je vivais la chose comme du harcèlement et de la manipulation. Harcèlement parce que je me faisais sans cesse accuser faussement, et toujours de la même chose. Manipulation parce que, pour la rassurer, elle me forçait à lui dire que j’appréciais sa présence, et ce tout juste après m’avoir frustré contre elle avec ses accusations mensongères, donc juste au moment ou je l’appréciais le moins, celui où j’avais le moins envie de sa présence.

De par son attitude, elle avait transformé nos fréquentations. Ce qui était au départ un plaisir volontaire était devenu une obligation déplaisante. 

Avec les années, je me suis rendu compte que les prophètes autoréalisateurs ont une personnalité qui entrent dans l’une, l’autre ou plusieurs des sept catégories suivantes: 

1) Les gens méprisants envers autrui.
Eux, il veulent juste vous rabaisser.  Alors évidemment, ils n’ont pas la patience d’attendre de voir si vous avez quelque chose qu’ils puissent vous reprocher.  C’est plus simple pour eux de vous inventer un défaut, pour ensuite le provoquer.

Exemple: Une personne qui, du même souffle, t’écrit publiquement quelques commentaires rabaissant tout en te qualifiant de susceptible.  Ou bien tu ne réagis pas et ainsi la laisse continuer de te rabaisser, ce qui est son but.  Ou bien tu réagis et elle criera haut et fort qu’elle avait raison de te dire susceptible, ce qui est également son but.

Les forums et autres lieux d’échanges publics sur le net sont aussi riches en provocateurs qui, après avoir lancés insultes et accusations fantaisistes, vont vite s’empresser d’accuser d’avance les gens de ne pas aimer ce qu’il disent, ou les modérateurs de vouloir le bannir. J’en parlais déjà dans mon billet Devenez Membre de la CIA.

2) Les gens aussi pessimistes qu’orgueilleux.
Pessimiste, ils vont tout de suite s’attendre au pire de ta part.  Orgueilleux, ils ne pourront supporter d’avoir tort à ton sujet.  Ils vont donc créer eux-mêmes le problème et t’en faire porter le blâme.

Exemple: Un patron ou chef d’équipe qui, au premier coup d’oeil, te préjuge comme étant incompétent.  Pour montrer qu’il avait raison à ton sujet, il fera exprès pour ne pas tenir compte de ton bon travail, et il n’hésitera pas à le saboter, juste pour avoir quelque chose à te reprocher.  Il ira même jusqu’à mettre de la pression sur vos collègues pour qu’ils aillent se plaindre de toi, et ce qu’ils aillent des raisons de le faire ou non.

3) Les gens qui ressentent peu d’estime personnelle et/ou peu de confiance envers leurs capacités.
Ceux-là craignent tellement de se faire rejeter qu’ils vivent dans l’angoisse constante que ça arrive.  Aussi, c’est par prévention qu’ils vont t’en accuser d’avance.

Exemple: Tel que mentionné dans l’exemple 1 ci-haut.  Le gars qui va sans cesse accuser sa conjointe de vouloir mettre fin à la relation va effectivement, par cette accusation constante, lui donner envie de mettre fin à la relation. 

Comme on peut le voir dans mon billet Autopsie du Loser, on retrouve beaucoup de prophètes autoréalisateurs chez les gens peu habitués à réussir dans la vie.  À la recherche d’un bouc émissaire à blâmer pour ses propres incapacités, il finit par adopter la personnalité hautaine du gars capable de prévoir qu’il ne réussira pas parce que telle ou telle personne ne voudra pas lui laisser sa chance. Il aura ensuite face à cette personne une attitude qui va lui garantir cet insuccès qu’il avait prédit. Par exemple en draguant une fille ou en faisant application pour un travail, tout en accusant l’autre de façon sous-entendue de ne pas être intéressé par un gars comme lui. 

4) Les gens profiteurs manipulateurs.
Le meilleur exemple que je puisse trouver, c’était chez mes employeurs lors de mon second boulot de concierge résident.  Non seulement je travaillais de 60 à 80 heures semaine (ce qui, si on divisait mon salaire par mes heures, signifie que je gagnais bien en dessous du salaire horaire minimum), non seulement mes seuls congés étaient mardi et mercredi de 8:00 à 15:00, j’étais sans cesse accusé, à tort et en avance, d’être incompétent, paresseux, peu vaillant. Alors quand je m’écroulais de sommeil au travail après n’avoir pu dormir que deux heures sur quarante-huit, ils pouvaient, en effet, affirmer qu’ils avaient raison de m’accuser d’avance d’être le genre à dormir sur la job.  

5) Les victimes qui n’ont jamais apprises à être autre chose que des victimes.
Lorsque ces personnes vivent dans un environnement dans lequel elles ne sont pas victimes, elle vivent une situation qui leur est totalement étrangère.  Puisqu’un paradis inconnu peut être plus intimidant qu’un enfer familier, elles ne savent pas comment agir ou réagir.  Et cela peut être angoissant.  Alors inconsciemment, elles sont portées à recréer les situations qu’elles connaissent, et dans lesquelles elles sont habituées de vivre. Comme dans l’exemple 2 ci-haut, celle qui accuse son conjoint d’être un homme violent et qui fera tout pour l’exaspérer.  C’est que trop souvent, il est difficile d’apprendre à vivre en harmonie quand on a seulement appris à survivre dans la discorde.

6) Les gens souffrant de complexe de persécution.
Ça se voit dans ses accusations non-fondées : On veut les quitter, on veut les frapper, on veut les tromper, etc. Bref, à les entendre, tout le monde ne leur veut que du mal, ou bien en profiter, ou bien les rejeter.  Mais parfois, le complexe de persécution est juste une ruse, dans le but de pouvoir insulter les autres à loisir en leur empêchant tout droit de réplique.

Exemple:  Un voisin que j’ai eu il y a une dizaine d’années. Jeune noir, début vingtaine, arrogant et provocateur avec un petit sourire insolent permanent. Dès qu’il a aménagé au 3e étage d’un bloc voisin ce juillet-là, et ce jusqu’à ce qu’il fasse trop froid pour sortir, son gros fun était de se poster au balcon, seul ou avec ses amis, et d’insulter les gens qu’il voyait dans les cours arrières de la ruelle, en ne manquant pas de les accuser d’être des racistes s’ils osaient lui répondre.

7) Les gens narcissiques qui cherchent à cacher leur propre incompétence et/ou manque de réciprocité.
Que ce soit au travail, en amitié ou en amour, lorsque la personne a une mentalité à la « Je vais toujours penser le pire de toi, c’est à toi de me prouver sans cesse le contraire! », c’est souvent parce qu’elle cherche juste à te distraire.  Car en effet, pendant que tu travailles à trouver les moyens de lui prouver ta compétence, ton amitié, ton amour, tu n’a pas le temps de constater que tu ne reçois aucun signe de compétence, d’amitié ou d’amour de sa part. 

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Dans le prochain billet, je montrerai comment les prophètes autoréalisateurs font ce qu’ils veulent de votre réputation, et pourquoi ça finit toujours (heureusement) par foirer à long terme.

Y’A LIENS LÀ:
Sur Wikipédia, La prophétie autoréalisatrice
Mon billet Devenez Membre de la CIA
Mon billet Autopsie du Loser
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Le bon orgueil et le mauvais orgueil

Tout comme le cholestérol, l’orgueil (aussi appelé amour-propre) est quelque chose que la société a un jour étiqueté comme étant indésirable chez l’individu.  Pourtant, de nos jours, tout le monde sait qu’il y a une différence entre le bon et le mauvais cholestérol.  Il en va de même pour l’orgueil: il y a le bon orgueil, et le mauvais orgueil. Voici comment les différencier:

Le Mauvais Orgueil: On va commencer par celui-là puisqu’il est le plus répandu, le plus détesté, donc le plus remarqué.  Le mauvais orgueil, c’est celui qui va faire sans cesse obstacle, non seulement à celui qui le possède, mais également à son entourage.  Voici quelques traits de caractères que l’on retrouve chez les gens qui le possèdent:

  • Un sens de l’auto-importance démesuré.  Il prétend valoir bien plus qu’en réalité, aussi bien aux autres qu’à soi-même.
  • Un désir de toujours rabaisser les autres plus bas que soi.
  • Une tendance à toujours se sentir en compétition, à voir le succès des autres comme étant une atteinte contre nos propre capacités.
  • Ce qui les motivent à mettre de l’effort dans un projet: Dépasser les autres, leur prouver que l’on est meilleurs qu’eux.
  • Une intolérance à toute critique ou remarque négative dirigée contre soi.
  • Une envie constante de toujours remettre à sa place quiconque attirant l’attention.
  • Se sentir constamment insultés, rabaissés et attaqués, même sur des sujets qui ne les concernent pas.
  • Toujours sur la défensive, toujours sur la contre-attaque.
  • Refuser de reconnaître ses propres erreurs.
  • Refuser de s’améliorer sur nos faiblesses et nos torts, puisque ça équivaudrait à admettre nos faiblesses et nos torts.

Le Bon Orgueil, c’est celui qui va permettre d’abattre les obstacle qui se dressent non seulement devant celui qui le possède, mais également devant son entourage.  Voici quelques traits de caractères que l’on retrouve chez les gens qui le possèdent:

  • Un sens de l’auto-importance réaliste.  Il sait ce qu’il vaut, rien de plus, rien de moins, il connait son potentiel, et ne prétend pas autrement.
  • Un désir de toujours se monter plus haut.
  • Une tendance à voir le succès des autres comme étant un bon exemple, un modèle à suivre.
  • Ce qui les motive à mettre de l’effort dans un projet: Se dépasser soi-même, se prouver que l’on peut s’améliorer.
  • Une capacité d’écouter toute critique ou remarque négative dirigée contre soi.
  • Sait faire la différence entre les sujets qui les concernent ou non.
  • Explique ses erreurs, sans les défendre ni y trouver d’excuses.
  • Reconnaît volontiers ses propres erreurs, afin de pouvoir…
  • … s’améliorer sur ses faiblesses et ses torts.

La seule raison pourquoi l’orgueil, bon comme mauvais, est mal vu en société, c’est parce qu’il est étroitement lié à l’égocentrisme et au narcissisme.  Et en effet, dans les deux orgueils, ce qui prédomine, c’est non seulement le Moi, c’est également le désir de ne pas se satisfaire de ce que l’on est.  C’est un besoin de toujours vouloir être plus que notre valeur actuelle.  Or, alors que le bon orgueil pousse les gens à faire des efforts dans ce but, le mauvais orgueil, bien au contraire, prêche l’inaction.  Afin de mieux comprendre, voici une charte montrant comment réagit le bon orgueil et le mauvais orgueil face à la même situation:

Bref, Avoir du bon orgueil, C’est être capable de faire la différence entre une critique pertinente et une qui ne l’est pas, c’est reconnaître volontiers sa propre imperfection, et c’est la volonté de travailler sur soi-même.  Et cela ne peut qu’apporter du positif dans tous les aspects de sa vie, sociale, amoureuse, carrière, financière, santé, etc.

Bref, Avoir du mauvais orgueil, c’est juger impertinentes toutes critiques contre soi, c’est refuser de se croire autrement que parfait, et c’est le refus de travailler sur soi-même.  Et par conséquent, c’est s’assurer de foutre la merde de façon répétitive et perpétuelle dans tous les aspects de sa vie, sociale, amoureuse, carrière, financière, santé, etc.

Un autre aspect non-négligeable entre le bon orgueil et le mauvais, c’est que celui qui fait preuve de mauvais orgueil devient une cible facile pour les manipulateurs.  La raison est simple: Celui qui possède du bon orgueil ne ressent le besoin de se prouver des choses qu’à lui-même.  Par contre, celui qui possède le mauvais orgueil ressent toujours le besoin de se prouver aux autres.  Ainsi, si dans les autres il y a une personne manipulatrice, elle pourra aisément prévoir comment le mauvais orgueilleux va réagir face à certains gestes et à certaines paroles.  À partir de là, la personne qui possède le mauvais orgueil peut se faire manipuler, sans jamais s’en rendre compte, tout en ayant l’impression qu’elle agit de son propre gré.  Et ça, c’est quelque chose que savait parfaitement l’un des plus grand général de guerre de l’Histoire. 

Pour une existence saine dans tous les aspects de notre vie, il n’y a pas que la charité bien ordonnée qui commence par soi-même.  L’orgueil, lorsque bien ordonné, peut être le plus puissant de nos alliés.

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Le fils maltraité patient. (Une parabole)

Un homme vivait en retrait des autres avec son fils unique.

Le père était un homme qui ne pouvait supporter l’idée de ne pas avoir le contrôle sur tout. C’est la raison pourquoi il vivait à l’écart des autres en obligeant son fils à avoir le moins de contacts possibles avec le reste du monde. Il avait aussi un esprit soupçonneux. Ne pouvant être partout à la fois, donc ne pouvant pas surveiller tous les gestes de son fils, il se disait : « Qu’est-ce qui l’empêche de faire des choses incorrectes lorsque je ne le vois pas ? »  Aussi, il songea à un moyen de lui faire passer le goût de même songer à l’indiscipline. Dès que le fils atteint l’âge de cinq ans, tous les soirs, le père lui donna une fessée. « Pourquoi ? » Demanda le fils en larmes après le sévice. « Tu le sais, pourquoi ! », répondit le père.

Rendu à dix ans, le fils était déjà trop grand pour continuer à recevoir la fessée. Le père changea donc de tactique.

Désormais, il fit mettre le fils, torse nu, contre le mur de la maison et il lui administra dix coups de sa ceinture de cuir rigide sur le dos. « Pourquoi ? » Demanda le fils en larmes après le sévice. « Tu le sais, pourquoi ! », répondit le père.

Rendu à quinze ans, après sa correction quotidienne, le fils se dit : « À tous les jours depuis dix ans, mon père me bat. À tous les jours depuis dix ans, je lui demande pourquoi. À tous les jours depuis dix ans, il me répond que je sais pourquoi. Or, j’ai beau réfléchir, j’ai beau chercher, je ne vois rien dans mon comportement qui ait jamais mérité telle punition. Je suis poli. Je suis respectueux. Je suis obéissant et j’exécute mes tâches sans rechigner. De plus, il n’a jamais hésité à s’exprimer long et fort sur ce qui lui déplaît. Comment se fait-il alors qu’il soit incapable de me dire pourquoi il me bat?  Une seule réponse possible : Il n’a aucune raison de me punir, et il le sait. Pourquoi le fait-il quand même alors? Une seule réponse possible:  Mon père est une brute insensée. Je ne devrais pas accepter d’endurer ses sévices. Hélas, je suis encore trop petit, trop faible pour lui résister. Je pourrais m’enfuir, aller demander la protection des autres contre lui, et même le faire payer pour ses abus. Mais non, ce serait trop facile comme solution. Un jour, je serai assez fort pour être capable de le confronter. Un jour, je le ferai payer pour tout ce qu’il m’a fait.  Et j’aurai la fierté de pouvoir me dire que je l’aurai fait moi-même, sans avoir besoin de l’aide des autres. En attendant, je vais prendre mon mal en patience. En attendant, je vais, peu à peu bâtir mes forces, moralement, psychologiquement et physiquement. »

Rendu à vingt ans, le fils était maintenant un homme dans la force de l’âge. Il était grand. Il était fort. Il s’était conditionné à ne plus avoir peur de son père. Aussi, le premier soir de ses vingt ans, lorsque le père approcha avec sa ceinture et ordonna de se mettre face au mur, le fils fit quelque chose qu’il n’avait jamais osé faire avant. Il se tint debout, droit devant son père, bras croisé.  Il le regarda droit dans les yeux, et il lui répondit « Non! » 

Le père, sous le choc, s’arrêta net. Avec de grands yeux surpris, il demanda : « Qu’est-ce que tu as osé me répondre ? » le fils comprit alors que sa résistance avait porté fruit. Il lui répéta donc fièrement « Non ! » Le père prit cette double indiscipline comme une gifle au visage. Sa surprise fit place à une colère noire. Il se mit à ruer son fils de coups de ceinture.  Et il frappa, frappa, frappa, avec violence, colère, frustration, perdant totalement le contrôle de lui même.  Mais son fils, après quinze ans à supporter de tels sévices, était habitué et ne broncha pas. Plus le père frappait, moins ça avait d’effet. Le père avait beau frapper, ses coups se faisaient de moins en moins violents. C’est qu’il était maintenant un vieil homme, et l’effort requis était plus que ce que son corps usé ne pouvait fournir.  Bientôt, il dut s’arrêter, à bout de souffle, épuisé.

Le fils, malgré ses blessures, n’avait pas bronché.  Il était était toujours debout, les bras croisés, toujours à le fixer du regard. Pour la première fois, il vit son père tel qu’il était vraiment. Un minable! Un lâche! Un homme faible qui a tellement peur des autres qu’il cherche à s’imposer par la peur à plus faible que lui. Le fils compris à ce moment-là qu’il n’aurait plus jamais peur de son père. Calmement, le fils dit: « Pendant quinze ans, tu m’as battu. Pendant quinze ans, j’ai eu à endurer quotidiennement les coups de ta main ou de ta ceinture. Pendant ces quinze ans, tu m’as infligé en tout 5475 sévices, dont pas un seul n’était mérité. Non seulement ça prends fin aujourd’hui, c’est également aujourd’hui que tu va commencer à payer pour tes abus. Et nous allons le faire selon tes propres règles, celles que tu m’as si cruellement imposées durant le dernier trois quart de ma vie. Et moi, au moins, lorsque je te dirais « Tu le sais, pourquoi » , on saura tous les deux que ce sera vrai: Ce sera la juste punition pour tes abus. »

Le père dut se rendre à l’évidence : Il avait perdu le contrôle sur son fils. Il avait perdu le contrôle sur sa propre vie. Il allait devoir payer pour tous ses abus. Le père pris donc son fusil et tira son fils en plein cœur, le tuant net. Il enterra profondément son corps loin dans le bois, et vécut le reste de son existence paisiblement sans jamais avoir eu à payer pour ses crimes.

MORALE : Lorsque tu vis avec une personne qui t’isole et te soumet à une discipline non-méritée, c’est un abuseur. On ne peut pas raisonner avec un abuseur car un abuseur n’est pas un être raisonnable. On ne peut pas retourner les propres règles de l’abuseur contre lui car un abuseur ne respecte aucune règle, même pas les siennes. Face à un abuseur, fuir et demander de l’aide est la seule option. Toutes les autres options te feront perdre ton temps, et possiblement ta vie.

Et ça vaut aussi bien pour les relation de famille que de couple.

Petit exemple d’amitié toxique

C’est symbolique, bien sûr. Et, comme d’habitude, les sexes sont interchangeables. Mais sinon, ouais, on en a tous connus au moins une de ce genre-là:

Deux catégories de gens…

… et deux qualités de vie sociale.

Avant qu’on me pose la question, non, il n’existe pas de série nommée « Kid Mecha ». De toute façon, le sujet de discussion n’a aucune importance. C’était juste pour montrer la différence entre les gens normaux et ceux qui accordent une importance démesurée à ton ignorance, car ils ressentent un tout aussi démesuré besoin de rabaisser autrui.