Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (1e partie)

AVERTISSEMENT: Même si je ne serai pas tellement explicite, ce chapitre ainsi que les trois prochains contiennent néanmoins du langage cru ainsi que des scènes de sexe, qui ne sont en fait tellement rien comparé à ce qu’on peut voir à la télé de nos jours.  Mais bon, faut bien prévenir.

Selon la rumeur populaire, il semblerait que dans 90% des cas, un fantasme est beaucoup moins génial dans la réalité que dans notre imagination.  J’ai eu l’occasion de tester cette théorie moi-même, la seule et unique fois où j’ai eu la chance (?) de vivre le fantasme masculin typique et classique, j’ai nommé le ménage-à-trois deux-filles-un-gars.

Mise en contexte:  Comme je l’ai déjà écrit ici par le passé, entre mes 15 et 27 ans j’étais dépendant affectif, ce qui me faisait toujours tomber en amour avec n’importe quelle fille, peu importe son style, sa mentalité, ses goûts et son univers.   En fait, mon seul critère pour la trouver de mon goût, c’était qu’elle soit célibataire.  C’était suffisant pour que je crois que ça puisse être la bonne. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que j’ai vécu un nombre incalculable de déboires amoureux.

C’est à l’âge de 27 ans que j’ai fini par me rendre compte de ma dépendance, ainsi que du fait que là était la source de tous mes problèmes. À partir de ce moment, j’ai complètement cessé de ressentir le désir amoureux. Je ne tombais juste plus ni accro ni en amour avec personne. Même dans les deux courtes relations de couple que j’ai eu par la suite, je ne ressentais rien de plus que de l’amitié + du désir sexuel. Et leurs mots d’amour ne faisaient que me faire ressentir du malaise. Pas étonnant que ces relations furent courtes. Bref, ne pas pouvoir donner autre chose que amitié+sexe, ce n’était pas une décision prise volontairement. C’était la reconnaissance d’un fait.

Chapitre 1: ROADTRIP À TROIS

Janvier 1999.  J’ai 30 ans et je suis célibataire depuis maintenant quatre ans. Côté personnalité, je suis en pleine transition.  Je suis déjà observateur et réfléchi, mais je ne peux pas encore prétendre avoir de la sagesse.  Il faut dire qu’après une vie entière de compromis à être compréhensif et conciliant, j’ai fini par me rendre compte qu’il y a une raison pourquoi tous ces mots commencent par la syllabe CON:  Parce c’est ce que l’on devient, à trop vouloir être bon.  Aussi, maintenant, c’est tolérance zéro: Quand quelque chose ne fait pas mon affaire, je le dis.  Quand je vois qu’on me sert de la bullshit, je le dis.  Quand quelqu’un agit de façon incorrecte, je le dis. Et si t’es pas content(e), alors Bye!  

Loin de me rendre impopulaire, mon attitude no-bullshit m’attire un nouveau genre de filles: Celles qui feraient tout pour plaire à leurs chums.  Aussi, il m’arrive d’avoir des amantes car qui dit célibataire dit endurci, et ce dans plusieurs sens.  Celle que j’ai à ce moment là, (Appelons-la Julie) connait et accepte ma limite amitié + sexe.  On se voit une ou deux fois par semaine et le sexe est génial. Elle est la preuve vivante de la rumeur comme quoi les grosses sont les plus cochonnes: Au lit, elle fait tout et elle aime tout.  Enfin, sauf avaler, mais ça je ne peux pas lui en tenir rigueur.  Bref c’est une bonne amante. Tellement bonne qu’un jour, elle me demande si j’ai un fantasme inassouvi que j’aimerais vivre, et si oui, lequel. Comme je suis un gars pas compliqué, je n’ai aucun fantasme inusité ou hard. Moi, c’est juste la grande classique masculine: Baiser avec deux filles bi qui auraient autant de plaisir entre elles qu’avec moi. 

Julie me révèle alors un coquin secret: Depuis bientôt un an, elle a une amante (appelons-là Tamara) qui habite à quelques heures de route de Montréal. Elles se voient environs une fois par mois pour une fin de semaine de plaisirs sapphiques. C’est ainsi que j’apprends que Julie est bisexuelle. Tamara aussi est bi et il lui est déjà arrivée d’offrir à un de ses amants le plaisir d’une baise à trois avec Julie. Julie considère donc que Tamara lui en doit une. Elle va lui parler de moi, lui envoyer de mes photos et lui faire la proposition.

Quelques jours plus tard, Julie m’annonce que Tamara a accepté. La dernière fin de semaine du mois de janvier, elle passera nous prendre en auto chez Julie et  nous amènera chez elle dans sa maison de campagne,  où nous passeront tout le weekend. La perspective de pouvoir vivre cette expérience me réjouit. Je n’arrive pas à croire la chance que j’ai.  En tout cas, je ne me faisais pas faire de telles propositions dans le temps où j’étais un Nice Guy.

Le vendredi matin, je suis chez Julie. Tamara passe nous prendre. C’est une belle femme, un peu grassette mais quand même moins que Julie. Elle a mon âge, soit 30 ans, et elle est accompagnée d’une superbe jeune fille style Britney Spears à ses débuts. (Appelons-là Britney, tant qu’à faire). Le temps de mettre nos bagages dans le coffre et d’embarquer, nous sommes partis pour un petit 2 heures de route.

Tout le long du trajet, on jase et on apprend à se connaître. Tamara et Britney sont très sympathiques. Je crois comprendre par des bribes de conversations entres elles que Britney serait peut-être elle aussi une amante de Tamara. Je me retrouverais donc avec trois filles au lieu de deux? Trois filles dont une qui a l’air d’une pop-idol de magazines? Woah! Cette idée m’excite dans des proportions olympiques. Il faut dire que Julie contribue grandement à mon allumage depuis une quinzaine de minutes, en s’amusant à me manipuler le contenu du caleçon de sa main qu’elle a glissé dans mon jeans en cachette des deux filles assises en avant.

À mi-chemin, on s’arrête à un Ultramar pour faire le plein. Tamara et Britney entrent au dépanneur. Julie en profite pour pousser sa coquinerie un peu plus loin. Elle libère de mon pantalon mon sexe rendu rigide par la dernière heure de manipulation. Elle se penche sur moi et me fait une fellation. J’apprécie beaucoup ce geste, mais étant donné la situation, je regrette presque de ne pas être précoce.

MOI: Hmmm… Dommage qu’on va juste être seuls ici 2-3 minutes maximum.  J’aurai jamais l’temps de venir.
JULIE: T’en fais pas si on s’fait surprendre par Britney. Elle a vu et fait des affaires pas mal plus heavy que ça, même si elle a juste 14 ans.

Cette nouvelle me fige de surprise.

MOI: Que-QUOI!? QUATORZE? Ben voyons donc!?
JULIE: Surprenant, hein? On y donnerait au moins 18.
MOI: Mais-mais-mais là… C’est pas l’amante à Tamara? J’avais cru comprendre…
JULIE: Han? Ha ha, non, t’as mal compris. Tamara couche des fois avec la mère de Britney. Britney, c’est la blonde de William, le fils ainé de Tamara. Lui, y’a 16 ans.

J’ai quelques difficultés à procéder ces nouvelles informations.

MOI: Attend… Tamara a un flo de 16 ans, alors qu’elle en a 30? Ça veut dire qu’elle aurait accouché à 14, donc qu’elle baisait déjà à 13!? Elle a été violée ou ben quoi?
JULIE: Ben non, ‘est juste ben cochonne. Comme Britney, qui a commencé à 12. Tsé, l’monde d’la campagne, y sont précoces.

Je saisis un autre détail:

MOI: Attend minute… T’as bien dit son fils ainé?
JULIE: Oui, elle a quatre enfants.  Le plus vieux a 16 et la plus jeune a 7, et c’est elle qui en a la garde. Y sont ben fins, tu vas voir.

Voyant Tamara et Britney sortir du dépanneur et revenir à l’auto, je remets dans mon pantalon mon membre qui a perdu pas mal de virilité, suite à ces révélations.  Que Britney soit mineure et en couple, donc doublement off limits, je n’ai aucun problème avec ça. Elle ne faisait pas partie du plan original de toutes façons. Par contre, l’idée d’avoir les enfants dans les pattes toute la journée pendant 3 jours n’a rien de réjouissant ni d’allumant. Je me demande bien à quelles autres surprises et imprévus j’aurai droit en fin de semaine. Je n’ai pas à me poser la question longtemps, j’en ai déjà un aperçu lorsque Tamara commence à me jaser alors que l’on reprend la route.

TAMARA: Pis toi, Steve, t’es tu bi?
MOI: Non, straight!
TAMARA: Comment tu l’sais?

En voilà une question idiote. Comme si on ne savait pas par quoi on est attiré. Franchement.

MOI: Le fait que je suis attiré par les filles et non par les gars, j’dirais que c’est un assez bon indice comme quoi chus hétéro.
TAMARA: Mais t’as jamais couché avec un gars?
MOI: Non.
TAMARA: Comment tu l’sais que t’es pas bi d’abord?
MOI: Parce que ‘me semble que c’est pas mal difficile de se prétendre bi quand on a toujours eu rien que des relations hétéros.
TAMARA: Ça veut rien dire.

Huh? Où est la logique dans cette réponse?

MOI: Euh… J’comprends pas.
TAMARA: Tu dis que t’as jamais couché avec un gars.
MOI: Exact!
TAMARA: Ben dans ce cas-là, comment tu l’sais, que t’es pas bi, si t’as pas essayé?
MOI: Pour autant que je sache, la raison pourquoi on a du sexe, c’est pour répondre à nos désirs sexuels. Puisque je n’ai jamais eu de désirs sexuels pour les gars, je peux donc affirmer être straight.

C’est pourtant logique. Je ne vois pas comment on pourrait être plus clair.

TAMARA: Oui mais r’garde… Si t’as jamais couché avec un gars, tu peux pas dire que t’aimes pas ça.
MOI: Ben oui!
TAMARA: Ben non! Tu peux pas dire que t’aimes pas kek’chose sans l’avoir essayé.
MOI: Mais oui je peux: Puisque je n’ai pas envie de le faire, alors c’est évident que je n’aimerais pas le faire.

Loin de voir mon point de vue, Tamara soupire de découragement.

TAMARA: Pffff….  Ah, moi, le monde qui ont des préjugés…
MOI: Des préjugés?
TAMARA: Tu juges sans savoir si t’aimerais vraiment ça ou non baiser avec un gars. Tu peux pas l’savoir sans l’avoir fait. Tsé, quand t’es dans l’noir total pis que tu te fais sucer, tu peux pas l’savoir si c’est un gars ou une fille qui te suces.  Tu vas trouver ça bon pareil.  Fa que c’est quoi la différence, d’abord? Y’en a pas!

Sophisme à l’état pur.  Tandis que je compose mentalement une réplique pour lui expliquer où se situe l’erreur dans son jugement, elle conclut avec une phrase qui m’insulte quelque peu.

TAMARA: T’sé, on ne peut pas être épanoui sexuellement quand on n’a pas l’esprit ouvert.

Bon!

Jusqu’ici, j’ai été patient avec elle et je lui ai répondu avec calme et logique.  Mais là, elle commence sérieusement à m’agacer avec ses prétentions comme quoi elle connaît mieux que moi ce que je suis ou non, ce que j’aime ou non, ou ce qui me motive ou non. J’ai déjà bien assez de subir ça de la part des psys et des travailleurs sociaux qui suivent mes enfants en tenant mordicus à faire de moi la source de tous leurs maux puisque c’est moi le père, je pourrais très bien me passer du jugement erronée d’une autre personne à mon sujet.  Surtout sur ma sexualité, surtout pendant ce week-end dans lequel je vivrai mon tout premier trip de sexe 2-fille-1-gars.

Et si, moi aussi, je lui posais des questions à son sujet, pour voir si elle aime ça, faire mettre en doute sa crédibilité sur ce qu’elle dit être?

MOI: Puisque tu es une personne ouverte d’esprit, tu pourrais peut-être répondre à une question qui me tracasse depuis ben longtemps.
TAMARA: Vas-y!
MOI: Pourquoi est-ce que les personnes qui se disent être ouvertes d’esprit sont toujours celles qui ont l’esprit le plus fermé au fait que les autres puissent avoir des goûts différents des leurs?

Elle ne répond pas.  Je continue:

MOI: En fait, il me semble que la première chose qu’on est supposée démontrer quand on a un esprit ouvert, c’est avoir du respect pour les gens qui sont différents de nous. Par exemple: Toi t’es bi.  Donc t’es différente de moi qui suis straight.  Moi, je respecte ton orientation sexuelle et je ne la questionne pas, même si elle est différente de la mienne.  Pourquoi est-ce que faire pareil avec les autres, c’est si difficile pour toi? 

Et VLAN dans les dents! Elle saura que quand on insiste pour m’attaquer avec des accusations qui se basent sur des faits mensongers, je contre-attaque avec des accusations qui se basent sur des faits véridiques, préférablement ceux dont nous avons tous été témoins. Réponds à ça si t’en est capable, maintenant, prétentieuse. 

Malgré la satisfaction de lui avoir cloué le bec, je réalise tout de même que ce n’est peut-être pas vraiment brillant de ma part de remettre à sa place une femme qui a accepté de réaliser mon vieux rêve de trip à trois en m’hébergeant chez elle pour me baiser, et ce pendant trois jours. Même si je crois impartialement qu’elle a tort de m’attaquer sur ma sexualité et que j’ai raison de défendre mon point, tout ce que je risque de faire, c’est de jeter un froid entre nous. Je tente donc de rattraper le coup en racontant une anecdote vécue:

MOI: Tu vois, quand je suis retourné aux études il y a 3 ans et que je restais aux résidences étudiantes. Il est arrivé un soir qu’on se retrouve à 5 personnes à baiser dans ma chambre: Moi et ma blonde de l’époque, l’amie de ma blonde, son chum et une de leurs amies. Il n’y avait pas d’échange, c’était plus un trip de voyeurisme qu’autre chose.  Mais je me suis rendu compte que la présence d’un autre gars tout nu dans la pièce, ça m’intimidait. C’était la première fois de ma vie que je bandais mou alors que j’étais en contexte sexuel. Si chus juste capable de la garder raide à 60% rien qu’à voir un gars tout nu, j’ose à peine imaginer ce que ça va être s’il me touche.
TAMARA: Ben là, c’est parce que tu t’es pas donné la chance d’apprendre à aimer ça. Faut se forcer au début, tsé. Faut que tu te donnes le temps de t’y faire.

Est-ce qu’elle croit vraiment ce qu’elle vient de me dire là?  Parce que si c’est le cas, je trouve ça plutôt aberrant.

MOI: Euh… C’parce que, me semble que le sexe, c’est laisser libre cours à ses désirs et à ses envies. Pourquoi est-ce que j’aurais du sexe avec quelqu’un pour qui je ne ressens ni désir ni envie? À partir du moment ou il faut apprendre à aimer ça, c’est parce qu’on n’aime pas ça. Quand le sexe arrête d’être quelque chose que l’on aime, ça devient quelque chose que l’on est obligé de faire. Quand c’est une obligation, c’est pu du plaisir. Pis pour être franc… Me semble que juste le principe d’être forcé à faire quelque chose sexuellement… C’est un viol. Non?

Tamara ne répond pas à ça. Je suppose qu’elle voit la logique dans mon explication. Je conclus donc mon point avec la réplique que je planifiais lui servir plus tôt, soit celle qui explique où se situe l’erreur dans son jugement,:

MOI: Pis, ben, ton histoire comme quoi je devrais aimer coucher avec un gars parce que dans le noir je ne peux pas voir la différence entre un suceur masculin ou féminin… C’est comme si je te disais que tu devrais aimer l’inceste, parce que dans le noir, tu ne saurais pas faire la différence entre un cunnilingus donné par ton chum ou un donné par ton père. C’est pas une question qu’une bouche sera pas aussi bonne que l’autre. C’en est une de désirer un partenaire plutôt que l’autre. D’être à l’aise avec un partenaire plutôt qu’un autre. C’est tout. J’veux dire, peu importe la raison pourquoi tu veux pas coucher avec quelqu’un, le simple fait que tu veux pas coucher avec, c’est une raison suffisante pour pas le faire. Non?

Tamara garde le silence. En fait, pendant près d’une minute, personne ne dis rien. J’ai comme une vague impression qu’un malaise plane dans le véhicule. Ce malaise se confirme lorsque Tamara brise son silence et demande à Britney de lui refiler le premier album des Colocs, qu’elle met dans le lecteur CD et fait aussitôt jouer à tue-tête. Je regarde Julie du coin de l’oeil. Elle me fait une face dont l’expression pourrait se traduire par: « Issh, t’as vraiment fait une gaffe! ». Je n’y comprends rien.

Arrivés à sa maison de campagne, on débarque de l’auto. Sans nous adresser un mot, Tamara et Britney se dirigent vers la demeure.

Julie et moi allons prendre nos bagages dans le coffre arrière. Elle profite que nous sommes momentanément seuls pour me dire quelques gentillesses:

JULIE: Crisse de gros cave! Veux-tu ben m’dire pourquoi t’as parlé de viol pis d’inceste?
MOI: Hein? Mais… Tout ce que j’ai fait, c’est de lui expliquer pourquoi je sais que je ne suis pas bi, de façon à ce qu’elle cesse de penser que je l’affirme sans savoir de quoi je parle. J’voulais juste qu’elle arrête d’insister, c’est tout. J’m’attendais pas à ce que ça jette un froid.
JULIE: C’est parce qu’elles ont déjà été violées, toutes les deux. Tamara quand elle avait 13 ans pis Britney à 12. Pis oui, dans les deux cas, c’était de l’inceste.

Tous les OUPS! du monde ne pourraient exprimer le malaise épouvantable qui m’envahit en ce moment.

MOI: Mais… Tantôt au Ultramar, tu disais…
JULIE: R’garde, j’allais quand même pas te dire « Oui, elle a été violée à 13 ans, et oui son fils est le produit d’un viol incestueux. »

La gaffe à ne pas faire, et moi je l’ai faite. Je viens de jeter un malaise entre moi et les deux filles avec qui j’étais supposé vivre une fin de semaine de sexe de trois jours chez Tamara, et ce avant même qu’on arrive chez elle. Ça commence bien!

MOI: Mais comment est-ce que je pouvais deviner, moi? 
JULIE: Pis là, comme j’connais Tamara, elle va penser que je t’en avais parlé, pis c’est pour ça que tu l’as niaisée là-dessus, pis là a’ va m’en vouloir à mort.
MOI: Ben justement, pourquoi tu me l’as pas dit? Ça m’aurait évité de faire une gaffe.
JULIE: C’est pas une affaire dont une fille aime que ça se sache. On se confie entre nous autres des fois, mais ça fait partie des secrets qu’on ne dit jamais à personne. Tk, chus ben obligé de te le dire LÀ, là, mais c’est parce que je veux que tu saches qu’il vaut mieux que tu ne dises plus jamais des affaires de même devant eux-autres.
MOI: Ok, ok!

Je prends mon sac et me le met sur le dos. Je soupire! Afin de ne pas être l’écoeurant de chien sale qui insulte sous son propre toit une pauvre fille traumatisée sexuellement, il aurait fallu que je me laisse rabaisser sur ma propre sexualité. Tu parles d’une situation ridicule. Je ferme le coffre de l’auto et suis Julie qui m’entraîne vers l’escalier du 2e étage.

MOI: Pourquoi on monte?
JULIE: Tamara reste au 2e.
MOI: Hein? Quand tu as parlé d’une maison de campagne, j’pensais que tu voulais dire que la maison était à elle.
JULIE: Non, les propriétaires habitent en bas. Et je te préviens, après 9:00 pm, faut cesser de faire du bruit parce qu’ils sont ben ben chialeux.

Bon, v’là autre chose. Alors si je récapitule: En fait de fin de semaine de ménage à trois avec deux filles bi full cochonnes à l’esprit ouvert, ça va plutôt être une fin de semaine avec des enfants plein la maison durant le jour, surtout qu’on nous annonce entre -28°C  et -32°C dans la région pour tout le weekend (avant facteur vent), donc qu’ils vont rester dans la maison, qu’on ne pourra rien faire avant qu’ils soient endormis tous les quatre, que ce sera fort probablement pas mal après neuf heures, ce qui signifie que la partouze risque d’être ben calme afin de ne pas déranger les proprios, et ça c’est si partouze il y aura puisque j’ai mis un froid dans le projet avant même que ça commence, tout ça parce que cette fille démontre son l’esprit supposément ouvert en insistant sur le fait que je ne suis pas assez épanoui sexuellement pour elle si je ne me fais pas copieusement enculer sur une base régulière.

Les trips à trois, c’est un peu moins compliqué que ça dans les films pornos.

À SUIVRE

Lire en public = « Harcelez moi! »

Il y a quelques mois, un lien a fait le tour de Facebook. Il menait à un billet de blog anglophone dans lequel son auteure se plaint d’être victime de harcèlement dans les transports en commun.

Résumé de son billet de blog: Lorsque Mademoiselle veut avoir la paix dans le métro, elle met un anneau de mariage à son doigt même si elle n’est pas mariée, et lit un livre dans lequel elle se penche la tête tout en se repliant sur elle-même.  Elle fait ceci afin que son langage corporel envoie aux gens qui l’entourent le message comme quoi elle veut qu’on la laisse tranquille.   Hélas, une fois sur deux, elle se fait quand même aborder par un homme.  Et lorsqu’elle lui dit clairement qu’elle ne veut pas être dérangée, l’homme le prend tellement mal qu’au lieu de lui foutre la paix, il l’agresse verbalement non-stop, et ce tant et aussi longtemps qu’ils sont tous les deux dans le même wagon. Conclusion: Il est difficile de vivre dans une société dans laquelle, pour avoir commis le simple crime d’être née femelle, on ne peut mettre un pied dehors sans être immédiatement sujette au harcèlement et à l’intimidation masculine. Et ce même si l’on prétend (silencieusement) être mariée.

Permettez-moi d’être quelque peu cynique en disant que je comprends que pour certaines femmes, toutes les excuses sont bonnes afin de démontrer que les hommes sont majoritairement des néandertaliens attardés machos et harceleur.  Le fait qu’elle se fasse ainsi aborder contre son gré une fois sur deux lorsqu’elle est dans le métro le prouve. Tant qu’il y aura des hommes en liberté, une femme ne sera en sécurité nulle part.

Sauf que… Si c’était vraiment le cas, ça arriverait à toutes les femmes, pas seulement à elle, non?  Je veux dire, la majorité de mes amis sont des femmes, elles prennent les transports en commun quotidiennement, et là-dessus il y en a peut-être deux ou trois qui ont déjà été la cible d’un freak dans le métro ou dans le bus.  Et il y avait généralement plusieurs mois, voire plusieurs années d’écart entre chacun de ces incidents.  Et pas besoin de me croire sur parole, faites juste regarder autour de vous lorsque vous êtes dans les transports en commun.  Avez-vous déjà été témoin d’une telle situation, vous?  Et si oui, est-ce que ça vous est arrivé aussi souvent qu’à cette blogueuse?

ATTENTION: Je ne dis pas qu’elle ment.  Au contraire, je crois à 100% qu’elle vit vraiment ces expériences.  Sauf que, il ne lui est apparemment jamais venu en tête que la source de son problème pouvait être autre chose que simplement être une femme.

Rassurez-vous, je ne cherche pas à blâmer la victime en l’accusant d’attirer, voire de provoquer ses harceleurs.  Je ne dis pas non plus qu’elle a juste à être moins belle, ne pas se maquiller ou bien de s’habiller moins sexy, et autres jugements machos faciles. Un nombre incalculable de belles filles maquillées et habillées sexy prennent les transports en commun sans jamais se faire déranger, alors là n’est pas le problème.  Enfin, je ne cherche surtout pas à justifier le comportement de ces hommes.  Oui, ce comportement de merde est totalement inacceptable.

Tout ce que je dis, c’est qu’on ne peut nier l’évidence: Si ça lui arrive à elle beaucoup plus qu’aux autres femmes, c’est parce que, consciemment ou non, elle fait quelque chose qui attire ces hommes vers elle.

Ce que je dis, c’est: Si elle ne veut pas se faire aborder dans le métro, est-ce qu’elle a déjà essayé de ne pas lire en public?

Ça vous semble ridiculement simplet comme solution?  Vous croyez que je suis un insensible crétin déconnecté de la réalité, d’oser émettre l’hypothèse comme quoi la source de son harcèlement n’est rien d’autre qu’un geste aussi banal et insignifiant que de lire en public? Je n’affirme pourtant pas ça à la légère.  Je sais de quoi je parle.  L’image qui suit est une capture d’écran tirée de la section Le Petit Désagrément du Jour de mon ancienne page La Zone Requin. Voyez ce que j’y raconte:


J’ai écrit ça en 2004.  Et même à cette époque, ça n’était pas la première fois que je constatait ce phénomène.  Le simple fait d’avoir rédigé une chronique sur ce thème le prouve.  Depuis que j’utilise les transports en commun, c’est à dire depuis 1985, j’ai vécu ce problème, et je le vis encore lorsque je lis en public.  Et pourtant, je suis un homme.  On ne peut donc pas prétendre que c’est parce que « l’homme harcèle la femme. »  Jusqu’à date, voici le genre de personnes que j’ai attiré en lisant en public:

  • Les gars saouls/drogués qui délirent.
  • Les vieux/vieilles fatigant(e)s, tels que décrits sur ma capture d’écran, qui me posent plein de questions sur ma vie privée, plus que je ne suis confortable de répondre.
  • Et au moins une fois l’an, généralement à l’arrêt de bus / au terminus, il y a une folle débraillée qui s’exprime en hurlant des insanités, capable de me crier des insultes pendant une heure non-stop.

Comme vous voyez, la moitié de mes harceleurs sont des femmes.  On ne peut donc pas dire que c’est un phénomène exclusivement homme-envers-femme.

Et quand je ne lis pas en public, vous savez ce qui arrive? Rien! Les gens me foutent la paix.

Je ne dis pas que c’est de sa faute, ni ne prétends-je qu’elle fait exprès pour attirer le harcèlement.  Comment pourrait-elle savoir que c’est le fait de lire qui attire les freaks?  Moi-même, si je n’avais pas personnellement vécu cette situation aussi souvent, je n’aurais jamais pu faire le lien de cause à effet.  Pourtant, il est là.   

Mais d’où viennent ces freaks et pourquoi sont-ils attirés par les gens qui lisent?  Des gens mal à l’aise en société, il y en a partout. Consciemment ou non, le malaisé a l’impression qu’il n’a sa place nulle-part.  Et lorsqu’il est dans un lieu public, son malaise le pousse à ignorer les gens qui, eux, semblent être à leurs places: Ceux qui parlent, qui  marchent, qui regardent autour, qui cherchent ou attendent quelque chose.  Des gens à l’aise, fonceurs, voire agressifs.  Ces gens qui semblent à l’aise dans cet environnement intimident le malaisé, qui s’en tient donc à l’écart.

Et dans cette foule de gens inaccessible, il y a elle, elle aussi à l’écart des autres:  Assise, ne regardant personne, repliée sur elle-même, le nez dans son livre…

Pour les gens normaux, oui son langage corporel dit qu’elle veut avoir la paix.  Et puisque ce sont des gens normaux, ils comprennent et acceptent.  Mais pour le malaisé, le langage corporel de cette fille ne lui dit pas qu’elle veut être tranquille.   Il lui dit qu’elle n’est pas fonceuse, qu’elle n’est pas agressive, qu’elle est passive.  Mieux encore: Il lui donne l’impression qu’elle est encore plus mal à l’aise que lui en public.  Son instinct reconnait donc immédiatement en elle une personne qui est semblable à lui.  La seule dans cette foule qui ne l’intimide pas.  La seule qui lui semble accessible.  Ça peut même aller jusqu’à lui donner inconsciemment l’impression que cette fille pourrait bien être son âme soeur. (J’ai déjà parlé de ce phénomène dans le billet Dose de réalité: La mystérieuse charmeuse)

Une personne malaisée souffre de ne pas avoir d’interaction sociale. Hélas, sa nature de malaisée fait qu’elle a également une peur bleue de subir du rejet.  Plus elle veut mettre fin à sa solitude, moins elle ose. C’est une véritable torture morale.  Voilà pourquoi, lorsque que son subconscient lui fait croire qu’elle vient enfin de trouver quelqu’un qui lui est aussi accessible que compatible, c’est un peu normal qu’elle perde le contrôle de ses gestes et paroles, et l’abordera un peu n’importe comment. Et voilà également pourquoi le malaisé réagira aussi mal du refus: Il se fait repousser par la seule personne qui, à ses yeux, avait un langage corporel qui l’a mis en confiance en l’invitant à venir lui parler.  Même si c’était seulement dans son imagination, n’empêche qu’il se sent blessé, humilié, trahi.  Pas surprenant qu’il réagisse si mal.

Vous me répondrez peut-être: «Ouais, ok, je comprends ça.  Mais ça n’explique pas pourquoi il se conduit envers elle comme un freak et non comme un être civilisé.» C’est simple : Nous parlons ici d’un être qui n’est pas habitué à faire du social.  Par conséquent, il est totalement ignorant des règles de comportements en société. Voilà pourquoi il considère de manière erronée que l’attitude de la fille qui lit est invitante.  Voilà pourquoi il l’aborde maladroitement, et voilà pourquoi il frustre et l’exprime sans retenue.

Ceci, bien entendu, n’excuse pas ce comportement.  Ça ne fait que l’expliquer.

Oui, je suis tout à fait d’accord avec vous, le fait de lire en public ne devrait pas faire de vous la cible de n’importe quel rejet frustré.  Oui, je suis d’accord comme quoi leur comportement est inacceptable.  Je suis d’accord comme quoi les choses ne devraient pas se passer ainsi.  Malheureusement, ça ne change rien au fait que oui, c’est ainsi que les choses se passent.  Qu’on le veuille ou non, chaque foule contient sa part de freaks. Et si vous ne voulez pas les attirer à vous, alors vous devriez vous abstenir de faire la seule chose qui va les encourager à le faire, c’est à dire lire en public, surtout en se repliant sur vous-même.  Les femmes ont déjà bien assez de soucis avec les harceleurs, si un truc aussi simple peut suffire pour diminuer le nombre de ceux qui vont l’approcher, aussi bien l’utiliser.

Parce que des fois, on a beau se méfier de la voie facile, il arrive que la source du problème, tout comme sa solution, ne soit pas plus compliquée que ça.

Se faire connaître pour les mauvaises raisons.

Dans le billet précédent, je raconte comment j’ai décidé de rester anonyme plutôt que de saisir l’opportunité de me faire connaître à travers le monde, parce que cette opportunité me demandait de commettre un geste négatif, soit noyer la torche olympique des jeux de 2010 en la lançant en bas d’un pont, et que ce n’est pas pour ce genre de chose que je veux être connu.

À l’inverse, il y en a d’autres qui cherchent tellement à se faire connaître, ils considèrent que tous les moyens sont bons pour y parvenir. L’exemple le plus flagrant de ce genre de personne est sans nul doute celui que nos cousins Européens ont surnommé Le Dépeceur Canadien:  Luka Rocco Magnotta.

En survolant sa biographie, on voit que dès le début de sa vie adulte, il croit qu’il peut devenir riche et célèbre avec un minimum d’efforts, en n’utilisant rien d’autre pour avancer que son look, son charme et sa personnalité. Magnotta se considère supérieur à la masse populaire. Ce n’est pas le genre de personne qui se voit travailler physiquement et/ou occuper un boulot simple, banal et anonyme. En fait, son comportement porte à penser que, consciemment ou non, il a la conviction que l’attention et l’amour de tous sont dus. Les gestes qu’il posera plus tard ne serviront qu’à attirer l’attention sur lui. C’est une façon d’interpeler les autres, une façon de dire « Hey! Je suis ici! Bon, maintenant que vous m’avez trouvé, oubliez la raison qui vous a fait découvrir que j’existe, et commencez à admirer ma personne, tel que vous êtes supposés le faire. »

Selon sa page Wikipedia, ses gestes provoquant l’attention se sont déroulés de la façon typique des gens en manque de reconnaissance, c’est-à-dire en passant par ces sept étapes :

ÉTAPE 1, l’attente légitime : Il s’attend à être légitimement admiré. Alors il agit de façon passive, en se faisant voir, tout simplement, en attendant d’être découvert et qu’on lui offre le monde. Il cherche à se faire trouver beau, se faire trouver intéressant. Dans son cas :
– A subi quelques chirurgies esthétiques afin d’augmenter sa ressemblance avec James Dean.
– Maquillage, photos, poses de mannequin.
– Changer son nom, de Eric Newman à Luka Rocco Magnotta.
… Mais ça n’a que peu marché.  Donc:

ÉTAPE 2, la séduction d’un petit groupe : Voyant que la façon passive ne fonctionne pas, il commence à se faire voir le plus qu’il peut, et ce dans des situations où il apparait comme étant séduisant. Dans son cas :
– Est devenu danseur nu pour club gai.
– A posé pour Fab, un magazine gai de Toronto.
– Est devenu escorte mâle.
– Est devenu acteur de film porno gai. (D’où, probablement, le Rocco de son nom, en référence à Rocco Siffredi)
… Mais ça n’a que peu marché.  Donc:

ÉTAPE 3, tenter la séduction d’un large public : L’étape précédente lui ayant rapporté quelques échantillons de l’admiration qu’il réclame, il en veut encore plus. Il tente alors de se faire voir par un plus large public. Dans son cas :
– A auditionné pour le show réalité COVERguy.
– A auditionné pour le show Plastic Makes Perfect.
… Mais ça n’a pas marché.  Donc:

ÉTAPE 4, se créer une fausse popularité : Voyant que l’étape précédente a été un échec, il tente de créer lui-même de façon artificielle cette popularité qui, dans sa tête, lui est due et lui est injustement refusée. Dans son cas :
– A créé 70 comptes Facebook sous de faux noms, comptes où il se faisait passer pour des admirateurs de Magnotta, parlant en bien de lui-même, se faisant de la pub partout où il le pouvait.
– A créé 20 pages web, sous différentes identités, dans le même but.
… Mais ça n’a pas marché.  Donc:

ÉTAPE 5, passer de vouloir être admiré à vouloir faire pitié : Rendu à cette étape, l’espoir a fait place au désespoir. Obligé de constater son incapacité à obtenir l’admiration, il change de stratégie : Puisqu’on ne lui permet pas d’avoir exposition, gloire et fortune par admiration, il va tenter d’avoir exposition, gloire et fortune par pitié, en se faisant passer pour une pauvre petite victime injustement harcelée qui réussirait dans la vie si seulement les gens cessaient de lui mettre des bâtons dans les roues. Dans son cas :
– En utilisant ses pages web et faux comptes Facebook, il a répandu une fausse rumeur comme quoi il aurait fréquenté Karla Homolka peu après sa sortie de prison.
– Ensuite, utilisant cette rumeur fabriquée lui-même, il sollicita une entrevue au Toronto Sun et à la radio afin de la démentir.
– S’est plaint mensongèrement d’avoir perdu des contrats de modélismes et d’avoir reçu des menaces de mort à cause de ces fausses rumeurs.
– Bref, il utilise les médias pour attirer l’attention sur le fait qu’il est un mannequin à la recherche d’une place sous les spots.
… Mais ça n’a pas marché.  Donc:

ÉTAPE 6, se faire connaître coûte que coûte : Rendu à cette étape, le désespoir a fait place à la frustration. Il n’arrive pas à se faire connaître en se faisant aimer? Il n’arrive pas à se faire connaître en se faisant pitié? Alors il se fera connaître en se faisant haïr. Il se justifie en se disant que ce n’est pas de sa faute. Il a tout fait pour se faire aimer, c’était aux autres de lui donner ce qu’il demandait. Il se lave donc les mains des gestes aberrants qu’il se croit obligé de poser. Dans son cas :
– Il se filme en train de suffoquer des chatons à l’aide d’un aspirateur.
– Il se filme en train de donner un chaton vivant à manger à un boa.
– Il met les vidéos sur son propre compte YouTube, et poste les liens sur divers forums, toujours sous de fausses identités, histoire de ne pas avoir l’air de se faire de la pub lui-même.
… Mais ça n’a que peu marché.  Donc:

ÉTAPE 7, exprimer son FUCK THE WORLD final : Rendu à cette étape, la frustration a fait place à la haine. Puisqu’il est plus facile de déplaire aux gens que de leur plaire, ses vidéos de chats tués lui ont apporté plus d’attention que toutes ses tentatives d’expositions précédentes. Hélas, ça ne reste qu’un échantillon, comparé à la notoriété qu’il désire tant avoir. Victime de son Ego démesuré, il se dit que puisqu’on l’empêche de devenir la personne la plus aimée au monde, alors il deviendra la personne la plus détestée. Si c’est ça que ça prend pour avoir enfin l’attention médiatique mondiale qui, dans sa tête, lui revient de droit, alors ainsi soit-il. Dans son cas :
– A torturé, tué, démembré et violé, dans cet ordre, un étudiant chinois nommé Lín Jùn, avant de se livrer à des actes de cannibalisme sur son cadavre.
– S’est filmé pendant son meurtre.
– A posté le vidéo sur le net.
– A envoyé par le poste différentes partie du corps de sa victime : À une école, au Parti Conservateur du Canada et au Parti Libéral.
… Et ÇA, ça a marché.

Après s’être arrangé pour devenir la personne la plus recherchée au pays, il a trouvé une façon à la mesure de son Ego pour s’assurer de ne jamais se faire prendre: Déménager à l’autre bout de la planète. Mais voilà, l’orgueil mal placé perd toujours son homme: Il s’est fait prendre dans un café internet à Berlin alors qu’il googlait à son propre sujet.

Faire le parallèle avec les gens qui nous entourent.
Dans la vie de tous les jours, on retrouve chez beaucoup de gens le même genre de côté narcissique que possède Magnotta. Et bien que ça prend une personnalité psychopathe pour en arriver à de tels extrêmes, n’empêche qu’en les regardant agir, on constate qu’il leur arrive parfois de passer à travers les sept étapes décrites ici. À degré moindre, j’ai vu (et subi) ça de la part de wannabe-artistes qui n’avaient ni le talent ni la patience de travailler pour se développer le talent en question. Ces gens sont d’abord et avant tout en amour avec eux-mêmes, et ils prennent très mal que les autres ne partagent pas cette admiration qu’ils croient légitime. Alors dès qu’on a la chance de les repérer, il faut couper les ponts avec eux sans hésiter.

Parce que pour les gens égocentriques et narcissiques, les autres ne sont pas des gens. Ils ne sont que des objets à utiliser, à exploiter, mais surtout à parasiter afin d’en vivre.

Les gens attrayants ont toutes les qualités

Avez-vous déjà remarqué que l’opinion des gens au sujet des autres est grandement influencée par l’apparence physique de tout-un-chacun?  Je m’en suis rendu compte moi-même, en constatant au fil des années à quel point les gens se comportaient de manière différente avec moi, selon mon look. Par exemple, me voici il y a dix ans, en 2007, en comparaison avec le moi actuel de 2017: 

Une paire de shorts, ça vous change un homme.

Sans pour autant prétendre que je suis devenu un superbe Adonis, il est vrai que je me suis beaucoup amélioré avec le temps.  Et parallèlement, mes relations avec les autres se sont également améliorées.  En particulier lors des premiers contacts.  

Ce n’est pas la première fois que je m’améliore physiquement.  En fait, c’est la quatrième fois depuis 1995 (et j’espère que cette fois sera la bonne).  Et tout le long de ces fluctuations dans mon look et mon poids, j’ai constaté que le comportement des gens en général fluctuaient de la même façon.  

En me basant autant sur mes expériences personnelles que sur mes observations des autres, et qu’il s’agit de mes périodes gars attrayant VS gars moche, ce sont les termes que je vais utiliser pour décrire ces situations :

SITUATION 1:
Lorsque le gars attrayant
 fait une gaffe, il est amusant.

Mais quand le gars moche fait une gaffe, il est con.

SITUATION 2:
Lorsque le gars attrayant 
 raconte une blague idiote, il est drôle.

Mais quand le gars moche raconte la même blague idiote, il est ennuyant.

SITUATION 3:
Lorsque le gars attrayant 
 est distant, perdu dans ses pensées, n’accordant qu’à peine un regard à celles qui s’adressent à lui, il a une nostalgie et une profondeur en lui qui lui donne un charme mystérieux.

Mais quand le gars moche est distant, perdu dans ses pensées, n’accordant qu’à peine un regard à celles qui s’adressent à lui, c’est un snob prétentieux.

SITUATION 4:
Lorsque le gars attrayant 
 ouvre la porte dans un lieu public à une fille qu’il ne connait pas, il est gentil.

Mais quand le gars moche ouvre la porte dans un lieu public à une fille qu’il ne connait pas, c’est un loser désespéré.

SITUATION 5:
Lorsque le gars attrayant 
 observe en cachette celle qu’il aime, c’est mignon, c’est la preuve d’un amour pur, ça fait de lui un romantique.


Mais quand le gars moche observe en cachette celle qu’il aime, c’est creepy,  c’est la preuve qu’il a un sérieux problème mental, ça fait de lui un voyeur malsain.

SITUATION 6:
Lorsque le gars attrayant 
 échoue dans un projet, il aura au moins essayé et donné son 100%.  C’est ce qui compte.

Mais quand le gars moche échoue dans un projet, c’est un loser. La preuve: Même en donnant son 100%, il a quand même échoué.

SITUATION 7:
Lorsque le gars attrayant 
 a un dossier judiciaire, c’est un incompris, un rebelle qui a le courage de ne pas s’en laisser imposer par la dictature et les abus de la société.

Mais quand le gars moche a un dossier judiciaire, c’est un malhonnête, un criminel.

SITUATION 8:
Lorsque le gars attrayant aime les comics, les jouets, les jeux vidéos, les jeux online, il est une personne qui a su garder son coeur d’enfant tout en se cultivant une intelligence en matière de stratégies et de logique.

Mais quand le gars moche aime les comics, les jouets, les jeux vidéos, les jeux online, c’est un loser pas-de-vie mal ajusté dans le vrai monde.

SITUATION 9:
Lorsque le gars attrayant
 casse la gueule à un autre, il a été provoqué et s’est juste défendu.

Mais quand le gars moche casse la gueule à un autre, c’est un violent qui aurait besoin de suivre une thérapie pour apprendre à contrôler ses crises de rage qui font de lui un agressif dangereux pour la société.

SITUATION 10:
Lorsque le gars attrayant
 démolit verbalement une fille en exposant ses mauvais côtés, histoire d’expliquer pourquoi il ne veut aucun contact avec elle, c’est un gars sérieux qui ne se laisse pas contrôler par des choses frivoles telles la beauté physique et l’attrait du sexe. Et anyway, la fille est une bitch et il était temps que quelqu’un ait l’honnêteté, la franchise et le courage de le dire.

Mais quand le gars moche démolit verbalement une fille en exposant ses mauvais côtés, histoire d’expliquer pourquoi il ne veut rien savoir d’elle, c’est une tapette, un misogyne frustré, un incel, un Marc Lépine en puissance de qui il faut se tenir loin.

SITUATION 11:
Lorsque le gars attrayant 
 drague une fille de force jusqu’au lit, alors c’est un Homme, un vrai! La fille n’a cédé que parce que personne ne peut résister à un tel mâle.

Mais quand le gars moche drague une fille de force jusqu’au lit, alors c’est un dangereux violeur potentiel.  La fille n’a cédé que parce qu’elle avait peur pour sa santé ou sa vie de résister à un tel malade.

Bref, lorsque le gars attrayant  agit en con, c’est un beau gars.
Mais quand le gars moche agit en con, c’est un con!

Tout ça, je l’ai observé de mes yeux ou bien moi-même vécu.  Alors de deux choses l’une: ou bien un hasard extraordinaire fait que je ne suis entouré que de gens négatifs quand je suis gros et négligé, et uniquement des gens positifs quand je suis mince et attrayant… Ou alors il faut se rendre à l’évidence comme quoi notre physique influence le comportement des gens envers nous.

On a beau essayer de se faire accroire que l’apparence physique extérieure n’a aucune importance et qu’il n’y a que l’intérieur qui compte, il reste que ton apparence physique/extérieure, c’est la première chose qu’ils voient de toi.  Et pour beaucoup trop de gens, c’est ce qui leur donne envie de le découvrir ou non, ton intérieur. 

Dose de réalité : La mystérieuse charmeuse

 Tu vois cette fille qui a un look particulier, qui se démarque. Tu es un gars.  Tu es à un party, ou du moins un événement social quelconque.  Ça peut même être juste à l’école. Généralement, elle est toute de noir vêtue, au maquillage sombre, tatouages, piercings, ou n’importe quoi d’autre qui la marginalise visuellement. Elle bouge peu, semble relax.  Elle est seule.  Elle regarde droit devant elle, parfois prend un regard absent.  Quelque chose en elle t’attire irrésistiblement. Tu tombes sous le coup de son charme mystérieux, de son regard mélancolique, du fait qu’elle semble perdue dans son monde à elle. Tu sens comme une force étrange qui te contrôle et te pousse vers elle, qui te donne le courage d’aller lui parler, alors que c’est quelque chose que tu n’as jamais osé faire avant avec toute autre fille qui te plaisait. Vous vous échangez quelques mots.  Ses réponses restent brèves, vagues, au sens mystérieux. Ça ne fait que piquer ta curiosité, t’attirer encore plus.  Sans pouvoir dire pourquoi, tu as le feeling que toi et elle, vous êtes faits l’un pour l’autre, que vous êtes des âmes sœurs.

Tu as déjà rencontré une telle fille?  Tu as déjà vécu ce genre de chose? Elle te hante toujours malgré le fait que ça n’est jamais allé plus loin entre vous? Alors peut-être as-tu besoin de cette petite dose de réalité, même si je doute qu’elle te plaise :

Réalité #1: Tu te trompes royalement en pensant que vous êtes des âmes sœurs.  La seule chose que vous avez en commun, c’est le fait que vous êtes des marginaux : Elle par choix, et toi parce que tu es un reject.  Dans un monde de pommes, elle est une orange et toi un soulier : Le fait que vous n’avez rien de commun avec la majorité ne signifie pas du tout que vous avez quoi que ce soit de semblable.

Réalité #2: Elle n’est pas mélancolique.  Elle s’emmerde, c’est juste qu’elle n’est pas portée à y faire quoi que ce soit, genre socialiser, ou bien carrément partir si l’événement/l’endroit est si ennuyant que ça.

Réalité #3: Elle n’est pas mystérieuse. Elle s’ennuie, ta présence la dérange, te parler est une torture.  Voilà pourquoi elle ne te parle que très peu, de façon évasive, et toujours en réponse à tes questions, rien de plus.  C’est juste qu’elle essaye le plus vieux truc passif au monde face à une personne que l’on trouve repoussant : Garder ses distances, limiter les contacts, limiter la conversation à son strict minimum, regarder ailleurs et ne pas s’occuper du tout de l’autre, dans l’espoir qu’il comprenne le message et qu’il lui foute la paix au plus vite.

Réalité #4: Ce que tu qualifies de force étrange qui te contrôle et te pousse vers elle, qui te donne le courage d’aller lui parler alors que c’est quelque chose que tu n’as jamais osé faire avec une autre fille qui te plaisait,  c’est loin d’être une main divine qui te guide. Tu le dis toi-même, les autres filles t’intimident. Celle-là, non. Il y a 2 raisons pour ça:

  1. Tel qu’expliqué dans la réalité 1, tu es sous l’impression erronée que votre marginalisme fait que vous êtes semblables.
  2. Les autres filles ont une personnalité, elles parlent, elles bougent.  Tu es donc mal à l’aise face à elles. Tu as peur de les déranger.  Elles t’intimident.  Par contre, tu ne ressens pas de malaise avec une fille qui a l’air encore plus mal ajustée socialement que tu l’es toi. Ça en fait la première avec qui tu as un sentiment de supériorité, donc de confort.

Évidemment, puisque ça se passe au niveau de l’inconscient, tu ne comprends pas pourquoi tu te sens poussé vers elle. Alors tu crois à ces conneries de signes  du destin, alors que ce n’est rien d’autre qu’une réponse chimique du cerveau via stimulation visuelle.

Enfin, parlant de visuel:

Réalité #5: Elle n’a pas un charme.  Elle te plait parce que tu la trouves physiquement attrayante, voilà tout.  Parce que, sois franc : Si une grosse laide se comportait exactement de la même façon tout en ayant exactement le même look, est-ce que tu dirais qu’elle a un charme mystérieux? Non! Tu la trouverais juste désagréablement snob. Et ça, c’est si tu la remarquais pour commencer.

Et ça, c’est la dure réalité.

Non, les bonnes filles n’aiment pas les salauds.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables, c’est juste que faut bien alléger le texte.

Personnages classiques dans scénario cliché qui se joue 10 000 fois par jour :
Le Salaud qui est en couple avec une fille dont il se fout.
La Bonne Fille qui sort avec le salaud et qui fait tout pour lui, lui donnant amour et respect.
Le Bon Gars qui regarde cette scène, dégoûté, incapable de comprendre pourquoi la fille préfère les salauds aux bons gars.

J’ai vécu assez longtemps pour me retrouver moi-même, à différentes époques de ma vie, dans chacun de ces trois rôles. Ça me permet de répondre à toutes les interrogations que se posent les bons gars à ce sujet, interrogations qui se résument à une seule question : Pourquoi est-ce que ça se passe ainsi?

Une idée à s’enlever de la tête dès le départ : Les filles ne se disent PAS « Hey, c’est un salaud, donc je le veux ! »
Il est évident que le gars n’agissait pas comme un salaud au début, sinon jamais elle ne serait allé vers lui pour commencer. C’est une fois la relation commencée qu’il est progressivement devenu comme ça.

Pourquoi reste t-elle avec lui dans ce cas-là ?
D’abord, comme je disais, la relation est déjà commencée.  Ensuite, il y a le fait que ce gars-là représente pour elle ce qui se rapproche le plus de son idéal. « Rapproche », car tout serait parfait si seulement il n’y avait pas ce petit détail dans son comportement qui fait tout foirer. Quel détail? Quoi d’autre: Il est distant, est souvent grognon, il a toujours l’air insatisfait, il frustre et part des disputes pour des stupidités, parfois même pour rien.

Le bon gars qui observe la chose ne peut arriver qu’à une seule conclusion : C’est un salaud avec une personnalité de merde qu’il vaudrait mieux laisser pourrir tout seul dans son coin. Pourquoi est-ce que la fille ne le fait pas? Parce que justement, c’est ça le problème: Il n’est pas comme ça du tout avec les autres. Avec eux, ce n’est tellement pas la même personne : Il est de bonne humeur, enjoué, rieur, intéressé, positif, heureux… Tandis que sa blonde, celle qui est supposée représenter ce qu’il y a de mieux dans les relations interpersonnelles (romance, amour, sexualité), elle n’a droit qu’au pire de son humeur.

…Et pourtant, au début, et même avant la relation, il se comportait avec elle de la même façon positive qu’avec le reste de ses amis.  Et c’est de cette situation que naissent quatre facteurs qui poussent la fille à tout faire pour être agréable au salaud:

FACTEUR 1: Le besoin de comprendre. Tant et aussi longtemps que le salaud reste distant et fermé, elle ne le connaît pas vraiment.  Elle ne sait pas ce qu’il est. Elle ne sait pas ce qu’il veut. Or, puisque c’est son chum, elle veut  le connaitre, elle veut le comprendre, elle veut savoir ce qu’il veut. C’est normal.

FACTEUR 2: Le sentiment d’injustice. Elle sort avec lui. Elle s’attend donc, dans le pire des cas, à recevoir au moins le même respect qu’il donne aux autres. Obtenir ce respect, ça devient pour elle un but à atteindre. Un but sur lequel elle ne veut pas lâcher prise puisque son statut de conjointe fait de ce but un droit, et non un simple caprice.

FACTEUR 3: Les signes comme quoi il y a de l’espoir. Le simple fait d’être en couple avec lui, ça prouve à la fille qu’elle a une chance, malgré toute la merde qu’elle reçoit de lui, de pouvoir faire en sorte que ça marche entre eux. Après tout, ils sont en couple. S’ils sont ensemble, il doit bien y avoir une raison.

FACTEUR 4: Être convaincue que c’est elle-même, le problème. Comment penser autrement, puisque le gars a une attitude positive avec tout le monde, sauf elle?  Donc, elle s’en culpabilise et elle fait tout en son pouvoir pour lui être agréable. Mais puisqu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait de mal, elle se transforme peu à peu en esclave volontaire sans s’en rendre compte, en obéissant aux moindres caprices du salaud, souvent en prenant les devants.

…ce qui fait qu’aux yeux des autres, la situation se résume à: Baon, on l’sait ben, les écoeurants ont droit à tout l’amour et le respect et le monde sont à leurs pieds tandis que les bons gars bla bla bla... Vous connaissez le discours.

Et vous savez pourquoi le salaud traite la fille ainsi ?
Il le fait pour une seule raison : Il ne l’aime pas .  Il sort avec elle par dépit / par obligation / par lâcheté / parce que c’est mieux que rien / par whatever mauvaise raison qui existe de sortir avec quelqu’un.  Mais le fait est que la fille n’est pas son idéal. Il veut plus que ça.  Il veut mieux que ça.  Il veut autre chose que ça.  Et dans le fond ça le fait chier de devoir se contenter de cette fille-là.  Sortir avec elle lui rappelle sans cesse qu’il est incapable de trouver et/ou  de séduire son idéal féminin. Ça le frustre.  Et c’est cette frustration qui le rend insatisfait, grognon, distant.  Et c’est la raison pourquoi il l’est avec elle uniquement.

Et voilà ce qui créé cette situation. Donc, contrairement à ce que les bons gars s’imaginent, les filles qui se retrouvent dans cette situation n’aiment pas les salauds. Sinon, elle ne feraient pas tout leur possible pour essayer de refaire de lui le bon gars d’autrefois, celui qui l’avait séduite.

Ma vision des femmes possessives, à travers mes âges

Ça a quelque peu évolué avec le temps.

Ado: :D « Possessive? Cool! J’aimerais bien! Ça montrerait qu’elle m’aime et me veut juste à elle. »
Dans ma vingtaine: :? « Mouain, bon… Je suppose que si je veux qu’elle cesse de me faire des crises de jalousie, c’est à moi de cesser d’avoir des amies de filles. Et aussi cesser de parler à mes collègues de travail féminines. »
Dans ma trentaine: :x « Ben voyons!? Je n’ai aucun contact avec aucune fille à part elle, et elle me ferme la TV dans face en m’accusant de fantasmer sur celles à l’écran? Pareil pour la radio? WTF? »
Dans ma quarantaine: :evil: « Possessive? Fuck off pis approche-moé même pas, tab#/$%&! de malade mentale. » 

Autrement dit: J’ai bien appris la leçon!

Au départ, mon approche face à ce problème était logique. Or, ça ne pouvait pas marcher parce que ce problème n’est PAS  logique. Quelqu’un qui cherche à te prendre en défaut va toujours se trouver des raisons de le faire, même la plus insignifiante, même la plus illogique, quitte à en inventer.

Et ça, ce n’est pas seulement dans le cas des gens possessifs.

Un mois sur le Facebook de…

 Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «célibataire» à «en couple».
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux est en couple avec Roger Flibotte.
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OMG !!! Je suis sur un nuage rempli de bonheur et d’amour Ma vie ne pourrais pas être plus merveilleuse. Je t’aime Roger ♥ 
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:21

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Petite journee relaxe en compagnie de son amoureux ♥
J’aime · Commenter · 2 janvier, à 07:06

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amoureuse d’un homme qui me comble de bonheur, me rends heureuse et fait de ma vie un vrai petit bonheur ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 3 janvier, à 20:30

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Première journée de retour au travail …. ❤ Roger ♥ je t’aime tant
J’aime · Commenter · 4 janvier, à 09:51

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amoureuse … Qui se ressemble s’assemble, mon amour …. Roger je t’aime, tu es mon chevalier en skidoo hihi 🙂 ♥
J’aime · Commenter · 5 janvier, à 13:03

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Ah nonnnnnn,une grippeeeeee !!!!!! !!1! Heureusement que mon chéri va soccuper de moi♥♥♥♥♥♥♥♥ ♥♥
J’aime · Commenter · 6 janvier, à 15:15

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Merci d’être là pour moi mon amour. Même quand tu es absent, tu es avec moi dans mon coeur♥
J’aime · Commenter · 7 janvier, à 19:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’ai mal un peu partout mais aime très très beaucoup Roger ♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 8 janvier, à 11:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je reprends des forces , je suis heureuse et amoureuse …. La vie est belle, surtout a tes côtés ♥
J’aime · Commenter · 8 janvier, à 17:49

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger Flibotte je t’aime ♥
J’aime · Commenter · 10 janvier, à 12:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥Je suis éveillée, je ne pense qu’a toi, et maudine que je dormirais bien dans tes bras … Je t’aime Roger, à la folie !!!♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 03:57

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Une nouvelle journée se lève et je t’aime un peu plus encore ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 07:08

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger Flibotte = mon amoureux hihihi je t’aime tellement mon amour ♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 12:21

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourdhui je descends les poubelles au chemin et je suis toujours aussi amoureuse de mon prince charmant ♥ Roger
J’aime · Commenter · 12 janvier, à 07:18

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Ça fait 3 minutes 42 secondes que tu m’as quitté et déjà je m’ennuie de toi mon amour ♥ Reviens vite
J’aime · Commenter · 12 janvier, à 23:14

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourd’hui je vois mon chéri + mes amis + je mange du saumon fumé. Aaaaaah! la vie est belle
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 09:06

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis totalement amoureuse . Tu es la plus belle chose qui pouvais m’arriver ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 20:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je t’aime tellement mon amour !
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’aime beaucoup mon amoureux et je suis bien avec lui depuis deux semaines. J’ai hâte de te voir demain xxx
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Faire la grâce matinée, me faire toute belle, vider le filtre à mousse de linge de la secheuse, et le plus beau aujourd’hui c’est que je te vois mon amour ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 10:18

Sabrina Bécotte-Lamoureux
L’oreiller a gardé l’odeur de mon amour ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 10:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis fatiguer et pourtant j’ai tellement bien dormi dans tes bras… Je t’aime
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 11:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Oh yeah aujourd’hui derniere prise de sang, vaccin pour la grippe, magasinage pour la fête de ma maman et ménage ♥ je t’aime Roger ♥
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 09:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
YESS!!! Même les applications FB savent que nous deux c’est pour la vie ♥

Sabrina Bécotte-Lamoureux a écouté Sir Barfs-A-Lot commenter son couple.

J’aime · Commenter · 16 janvier, à 19:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux a consulté son avenir sentimental avec T.T.O.C.

J’aime · Commenter · 16 janvier, à 19:40

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Le bonheur est invisible pour les yeux. C’est faux. La preuve : mon bonheur, c’est de te voir, mon amour ♥ je t’aime Roger ♥
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 22:07

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amouuuureuseeeee
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 23:08

Sabrina Bécotte-Lamoureux
AAAAARRRRRGH MAUDIT QUE DES FOIS LE MONDE ENTIER ME FRUSTRE ♥ Je t’aime Roger Flibotte ♥
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Tordu la cheville en déboulant les escaliers couvrt de verglas …. mais l’amour donne des ailes, je t’aime
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 19:52

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Encore bobo mais moins qu’hier. J’ai l’air d’une ptite vieille à la pharmacie avec ma canne pis toutes mes prescriptions. Une chance que j’ai mon chéri. Je t’aime♥
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 17:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
WAAH ! Gros bobo. C’est vraiment pas endurable aujourd’hui. RALBOL. ♥ je suis full amoureuse de Roger Flibotte ♥
J’aime · Commenter · 18 janvier, à 17:35

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger Fli ♥ Fli ♥ Fli ♥ FliFli ♥ Fli ♥ Fli ♥ Fli ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥
J’aime · Commenter · 18 janvier, à 21:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OSTIE DE DOULEUR INSUPPORTABLE DU TABARNAK DE MARDE DU BOUT D’CRISSE QUE J’EN AI PLEIN L’CUL bonne journée mon Roger chéri ♥
J’aime · Commenter · 19 janvier, à 10:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je t’aime mon amour, c’est toi qui rend ma vie merveilleuse, tu fais mon bonheur
J’aime · Commenter · 20 janvier, à 15:10

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis si bien à ses côtés. Je t’aime mon amour et j’ai tellement hâte d’être pètante de santé juste pour TOI!!!!!!!♥♥♥♥♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 21 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Se fais une tite journée princesse, et se soir colle son amoureux, avec de jolis ongles d’orteils, Hihi 🙂
J’aime · Commenter · 21 janvier, à 13:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
En ce moment ça fait 22 jours 22 heures 22 minutes et 22 secondes que nous sommes ensemble tous les 2.
J’aime · Commenter · 22 janvier, à 22:23

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Tour de bagnole avec son amoureux, de la pizza et plein d’amour. ♥♥♥ Je t’aime
J’aime · Commenter · 23 janvier, à 21:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger ♥ tu es l’homme de ma vie maintenant pour toujours à jamais
J’aime · Commenter · 23 janvier, à 23:17

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Attaque de diarhée propulsive ce matin ! ♥♥♥♥Je t’aime Roger♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 24 janvier, à 06:44

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Chaque matin je me surprends à être encore plus amoureuse de toi que la veille.
J’aime · Commenter · 25 janvier, à 10:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Matin au dentiste + après-midi entre fille + travail + vois mon amoureux + dodo collé. Je t’aime♥
J’aime · Commenter · 26 janvier, à 07:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥ ♥R ♥ O♥ ♥G ♥ E♥ ♥R ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
J’aime · Commenter · 27 janvier, à 01:03

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Maintenant que j’ai goûté au bonheur total, je ne pourrai plus jamais me passer de toi mon amour♥
J’aime · Commenter · 27 janvier, à 04:44

Sabrina Bécotte-Lamoureux
4e samedi ensemble avec mon amoureux♥
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 00 :01

Sabrina Bécotte-Lamoureux
1 mois plus tard et toujours aussi amoureuse de toi Roger Flibotte
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 11 :32

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourd’hui est mon premier mois de bonheur avec mon amour, le premier d’une série de plusieurs milliers avec toi
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 18 :51

Sabrina Bécotte-Lamoureux
1 mois et 1 jour ensemble! ♥ ♥ ♥ Roger Flibotte je t’aime depuis le 1er janvier. J’aurais tellement aimer te rencontrer avant pour vivre ce bonheur depuis plus longtemps
J’aime · Commenter · 29 janvier, à 16:59

 Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «en couple» à «célibataire».
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 14:36

Sabrina Bécotte-Lamoureux
De retour au celibat. Cette fois j’ai eu ma leçon. Je range mon radar a gars et je prend soins de moi
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 14:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’ai pas besoin detre en couple pour etre heureuse. De toutes façons, les gars sont tous pareils!
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 18:15

Sabrina Bécotte-Lamoureux
enferme son cœur dans une boite en métal, coule la boite dans le béton, enterre la boite bien profond et jette la clé dans l’océan
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 20:30

 Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «célibataire» à «en couple».
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:19

♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est en couple avec Roland Talbot-Pilon.
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OMG !!! Je suis sur un nuage rempli de bonheur et d’amour …Ma vie ne pourrais pas être plus merveilleuse. Je t’aime Roland ♥
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:21

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C’ÉTAIT : Un mois sur le Facebook d’une dépendante affective.

Toutes ressemblances avec des situations réelles vaut mes condoléances.

Vivre sa jalousie… Ou accorder sa confiance?

Avertissement habituel: Les sexes sont interchangeables dans les exemples donnés, c’est juste que je me base sur mon expérience en tant qu’homme ayant sorti avec des femmes, ce qui fait que gna gna gna gne gnu… Bon! Place à l’article:

Ça me décourage, parfois, de voir des gens devenir extrêmement méfiants envers leur nouveaux partenaires, juste parce qu’un de leurs ex les a un jour trahis. Parce que dans le fond, tout ce que ça fait, c’est prolonger inutilement un problème qui aurait dû disparaître en même temps que l’ex en question.

Perso, j’ai comme principe que si ma partenaire a à me tromper, elle va le faire, et ce que je lui fasse subir mes craintes ou non. Je lui accorde donc ma confiance dès le départ. Comme ça…

  • Si elle en est digne, tout va bien.
  • Si elle s’en montre indigne, ça finit là.
  • Et si elle en est indigne mais cache bien son jeu, je ne m’en rendrai jamais compte.

Alors qu’est-ce que ça changerait au bout du compte, que je m’en méfie ou non? Anyway, si je lui fais subir ma méfiance inutilement parce qu’elle est fidèle, la pression non-méritée que je lui met dessus va miner notre couple. Je causerais donc la rupture, ce qui serait idiot puisque je provoquerais moi-même la chose que je cherchais justement à éviter.

La seule façon garantie de ne jamais se faire tromper, c’est de ne prendre aucun risque, donc de rester célibataire toute sa vie. Il y a aussi l’option d’essayer de contrôler les allées et venues de l’autre 24/7.  Mais c’est non seulement impossible à faire, on n’a jamais vu quelqu’un connaître la paix d’esprit dans sa vie de couple de toujours se stresser à se faire du soucis avec ça.

Il existe deux genres de jalousies: La naturelle et la provoquée.

JALOUSIE 1: La Naturelle.  Le cliché est vrai que la source principale de la jalousie vient du manque de confiance en soi. C’est ce qui fait qu’à chaque fois qu’on se fait une amoureuse/amante/conjointe, non seulement on se sent comme si on n’a rien pour la garder, on se sent comme si on n’arriverait jamais à en trouver une autre si on perd celle-là. Donc, plus notre estime de soi est bas, plus on a peur, plus on est accro, et plus on a un désir de propriété sur la fille. À partir de là, la façon dont on va réagir va dépendre de notre personnalité:

  • Les agressifs accuseront sans preuves, seront violents verbalement et/ou physiquement.
  • Les passifs seront plus stratégiques, commençant d’abord par fouiller partout, inspectant le moindre détail, à la recherche de preuves de cocufiage planifié ou non, passé, présent ou futur, afin d’avoir une bonne raison de la confronter. Ils seront méfiants, sournois, agissant dans l’ombre, seront cyniques, manipulateurs, s,exprimeront en sous-entendus, tenteront d’isoler la fille, etc.

Il arrive aussi qu’une personne, aussi jalouse que convaincue d’être éventuellement trompée, va être frustrée de ne jamais être capable de prendre l’autre en flagrant délit. Dans ce temps-là, histoire de tester l’autre, elle va provoquer elle-même la situation de cocufiage, allant jusqu’à les suggérer à son partenaire.

 

JALOUSIE 2: La provoquée. On a tendance à oublier que des fois, c’est l’attitude de la fille qui cause la jalousie. Attention; je ne dis pas que la fille est toujours celle qui provoque la jalousie chez son mec. Sauf que des fois, dans certains cas, oui, c’est elle qui fait exprès.

Plus jeune, j’étais un jaloux naturel. Par la suite, j’ai pris confiance en moi et plus jamais je n’ai ressenti de la jalousie. Pourtant, il m’est quand même arrivé à deux reprises de revivre les angoisses de ma période pré-estime de soi. Je ne comprenais pas pourquoi je faisais une telle rechute après avoir fait tant de progrès positif. Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que c’était elles qui faisaient exprès pour faire naître ces sentiments négatifs en moi.

Mal influencées par leurs relations précédentes où elles étaient victimes de la jalousie de leurs ex, elles avaient développé le réflexe de croire que quand un gars n’est pas jaloux, c’est signe qu’il se fout d’elle, donc qu’il va la laisser tomber.

Parce que quand la majorité de tes ex excusent leurs abus envers toi en te répétant que jalousie = preuve d’amour, éventuellement tu développes le réflexe d’y croire afin de rendre ta situation moins misérable, ne serait-ce que dans ta tête. Sauf que quand un réflexe devient acquis dans une situation négative de couple, ça reste en toi, et ça risque de pourrir tes relations suivantes pendant longtemps.

Alors pour se rassurer que je l’aimais vraiment, elle faisait tout pour provoquer ma jalousie. Par exemple, en faisant exprès pour commenter tel ou tel gars positivement, en disant combien elle admirait profondément son talent musical, sa grandeur, sa minceur, sa musculature, son menton carré viril, sa job, son salaire, etc.  Et elle prenait bien soin de ne toujours les complimenter que sur des choses que je n’avais pas moi-même, ou bien que je serais incapable d’obtenir quoi que je fasse.

J’avais beau me dire qu’il n’y avait rien là, que si elle restait avec moi malgré tout ce qu’elle trouve mieux chez les autres, c’est signe qu’elle m’aime vraiment. Mais à la longue, à force de se faire sans cesse rappeler à quel point tant d’autres sont mieux que lui, un gars finit par se croire de plus en plus inadéquat à garder sa blonde.  Parce que voici ce que son attitude faisait en moi:

Plus elle allongeait la liste de ce qu’elle aimait chez les autres, donc plus elle allongeait la liste de ce qui manquait chez moi pour lui plaire.  Donc, plus elle allongeait ma liste de raisons de croire que je n’avais pas ce qu’il fallait pour la garder.  Donc, plus elle minait cette confiance en moi-même que j’avais si durement acquise au fil des années.  Donc , plus elle faisait de moi un gars soupçonneux et jaloux.  … Soit le genre de gars qu’étaient ses ex.  Et surtout le genre de gars que je ne voulais (plus) jamais (re)devenir.

Ne voulant pas revivre ce genre d’angoisses après avoir tant travaillé pour m’en débarrasser, et ne voulant surtout pas devenir comme ses ex, c’est moi qui a cassé. Ça lui a permis de crier haut et fort qu’elle avait raison à mon sujet, tout ce temps-là, de penser que je me foutais d’elle. Elle ne se rendait pas compte qu’au contraire, c’est elle-même qui a provoqué notre rupture.

Et pourquoi faisait-elle ça? Par manque de confiance en elle-même, évidemment. C’est la raison pourquoi quelqu’un ressent toujours le besoin que l’autre lui prouve son affection. Sauf que pendant que tu lui prouves à répétition l’amour que tu as pour elle, elle ne te donne jamais d’amour en retour, puisqu’elle est trop occupée à te soupçonner et à se méfier de toi.

Quand tu finis par t’apercevoir que non seulement tu es toujours soupçonné injustement de ne pas l’aimer, tu vois qu’en fait la seule personne dans le couple qui donne preuve d’affection à l’autre, c’est toi. Tu réalises alors qu’elle t’accuse et te punis sans cesse pour quelque chose qu’en réalité c’est elle qui te fais à toi. Ça t’enlève, avec raison, l’envie de poursuivre la relation.

J’ai observé et/ou vécu ce genre de situation assez souvent pour pouvoir affirmer que tant que l’on reste en couple avec une telle personne, on ne peut jamais la changer. Parce que tant qu’on reste avec, elle continue de croire que son petit jeu fonctionne.  Elle n’a donc aucune raison de le cesser.

Au pire, si tu y tiens vraiment, laisse-lui une dernière chance en lui donnant cet ultimatum clair et précis: « Chuis pas ton ex! C’est pas à moi de payer pour les vacheries que ton ex t’a fait. Si t’es pas capable de faire la différence entre moi et ton ex, ben moi aussi tu vas pouvoir parler de moi comme étant « ton ex ». J’ai pas de temps à perdre à subir quelque chose que je n’ai rien fait pour mériter. À prendre ou à laisser! »

Parce qu’il y a des moments dans la vie, et surtout dans la vie de couple, où la douceur, la patience et la compréhension n’ont pas leur place. Ceci en est un!

On ne peut pas aider une victime volontaire

Il y a environs un an, une amie nommée Sophie a cessé tout contact avec moi, et ce à la demande de son nouveau conjoint.

Toute sa vie, cette fille a été attirée par les hommes violents, manipulateurs, contrôlants et exploiteurs. En voici une liste abrégée:

  • Un de ses premiers ami de coeur la forçait à avoir des relations sexuelles.
  • Le suivant, sachant qu’elle avait le vertige en général et peur des hauteurs en particulier, lui a fait traverser un long pont à pied, seule. Il ne l’a pas forcée en personne. Il lui a juste dit par téléphone de le faire.
  • Il y a quelques années, via internet, elle s’est fait un amoureux au Pakistan qu’elle n’a jamais rencontré.  Quand il lui a demandé de lui révéler les mots de passe de tout ce qu’elle avait en ligne, elle l’a fait. Quand il lui a dit d’éliminer tous ses contacts masculins de ses comptes en ligne, elle l’a fait.

Puis, je suis arrivé dans sa vie. Elle avait une solide fixation sur moi. Elle voulait un bon gars, et apparemment j’en étais un. Changer de blonde n’étant pas dans mes plans de vie de couple de sitôt, elle perdait son temps. Cependant, je voyais bien qu’elle répétait avec moi les mêmes patterns négatifs qui avaient toujours empoisonnés son existence: Aller vers des relations pénibles et/ou impossibles. Non seulement nous étions tous les deux en couple (elle était mariée), elle habite les Maritimes alors que je suis à Montréal.

N’empêche que je ne pouvais pas rester là à rien faire alors que je voyais une amie ruiner sa vie sans arrêt. Pendant un an et demi, je l’ai aidé. Je lui ai montré le chemin à suivre pour trouver les sources de ses problèmes afin de pouvoir mieux les comprendre et en guérir, prendre confiance en elle-même, avoir le courage de s’exprimer, exiger le respect de la part des autres, en commençant par avoir le respect de soi-même, suivre une thérapie qui était payée par les assurances de son boulot, etc. Ça a pris du temps mais elle a fini par se métamorphoser. Au début de l’an 2010, c’était une femme  fonceuse, qui s’exprimait, qui s’affirmait, qui savait se tenir sur ses pieds en ne se laissant plus marcher sur ceux-ci.

Puis elle s’est fait un nouveau conjoint, un violent manipulateur contrôlant et exploiteur dont le passe-temps favori est de briser des couples en révélant à l’un que l’autre l’a trompé, et ce qu’il ait des preuves de ce qu’il avance ou non. Il agit ainsi sous prétexte/excuse qu’une de ses ex l’a un jour trompé, ce qui fait qu’il dit être maintenant incapable de supporter l’adultère. Notez qu’à ce moment-là, Sophie était non seulement mariée, elle habitait encore avec son mari, chose que son nouveau mec savait parfaitement.

Ça démontre que quand tu es le genre de gars qui aime rabaisser tes copines, tu t’arranges pour en choisir une qui a un comportement qui va te donner une raison valable de le faire. Quand vous savez tous les deux que ses agissements passés te permettent d’avoir un doute raisonnable sur sa fidélité, tu peux la contrôler en te montrant soupçonneux.  Pour te prouver sa bonne foi et calmer tes doutes, elle va vite s’empresser de faire tout ce que tu lui dis, que ce soit un ordre direct ou bien juste une suggestion à demi-mot.

Bref, trois semaines plus tard, c’est exactement ce qui est arrivé: Il lui a dit de couper tout contact avec moi, et elle l’a fait!

Comment est-ce qu’une personne peut, en trois petites semaines, régresser ainsi en foutant en l’air un an et demi de travail sur soi et de progrès? Vous pouvez imaginer à quel point mon incompréhension a pu être totale. Totale et longue, car depuis ce jour, pas une semaine n’a passé sans que j’y pense, ni que j’arrive à trouver la moindre logique derrière ce revirement aussi soudain que négatif.

Eh bien c’est hier que j’ai fini par comprendre. La réponse est simple : Elle n’a jamais fait le moindre progrès parce qu’en réalité elle n’a jamais cessé d’être ce qu’elle était vraiment : Une soumise. Voyez plutôt :

Quand son premier mec lui dit de s’écarter les cuisses, elle le fait.
Quand le suivant lui dit de prendre le pont, elle le fait.
Quand son pakistanais lui dit de lui donner ses mots de passe et d’éliminer les hommes de ses amis sur le net, elle le fait.
Quand je lui dis d’améliorer ses conditions de vie sociale, elle le fait.
Et quand son nouveau conjoint lui dit qui avoir ou non comme ami, elle le fait.

La vérité, c’est qu’elle ne s’est jamais améliorée. Elle a juste agi avec moi comme elle l’a toujours fait avec les hommes à qui elle cherche à plaire : Se soumettre à eux en faisant tout ce qu’ils lui disent de faire.

J’ai sincèrement cru que je l’avais aidé à changer sa vie pour le mieux. Ce n’était hélas qu’une illusion née du fait que mes exigences envers elle étaient d’améliorer sa vie, alors que les exigences des autres étaient dans le but de l’exploiter. Mais en réalité, que tu sois soumise à une bonne ou à une mauvaise personne, ça ne change rien au fait qu’à la base, tu restes une soumise. Le simple fait qu’elle se laissait contrôler par téléphone (pour le pont) ou via internet (par son pakistanais) prouve qu’elle n’a pas besoin d’être intimidée physiquement pour être une victime. Elle en est une parce qu’elle choisit volontairement de l’être. Parce que telle est sa nature profonde.

Et quand la nature profonde d’une personne la pousse à aller se mettre en position de victime soumise, elle ne peut pas se sentir bien à 100% auprès de quelqu’un qui n’est pas violent, manipulateur, contrôlant et exploiteur. Prétendre vouloir un bon gars et le vouloir vraiment, c’est deux.

Voilà pourquoi on ne peut pas aider une victime volontaire. C’est démoralisant mais c’est ça!


EDIT: 26 janvier 2012. Aujourd’hui, je reçois ceci:


Elle s’excuse? Comme ça? Tout d’un coup? Deux ans plus tard? Qu’est-ce qui se passe, ils ne sont plus ensemble? Vérifions-donc un peu, le temps de la retirer temporairement de ma liste noire de FB:

Comme de fait!  Depuis 36 heures…

Son sans arrière pensées aurait sonné beaucoup moins faux si ses excuses avaient été envoyées alors qu’elle était encore avec lui.

Dans la vie, il y a des gens qui considèrent que tu n’existes que lorsqu’ils sont malheureux, déprimés, et surtout SEULS! Quand ils sont bien entourés et heureux par contre, (ou du moins lorsqu’ils se croient bien entourés, comme ce fut son cas) tout ce que tu as de leur part, c’est un gros fuck you!

Ben voilà! Fuck you too! J’ai déjà donné, et bien plus que ma part.