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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.

SOUHAITS DU NOUVEL AN: Une variante réaliste!

Que la nouvelle année ne vous apporte pas la santé, la joie, le bonheur et l’argent, mais bien le courage, la détermination, la sagesse et la petite parcelle de chance qui vous permettra de vous les approprier vous-mêmes. Parce que quand on commence une année en ne comptant sur rien d’autre que la chance, pas étonnant qu’on la termine sur un sentiment de déception.

Mes résolutions pour l’année?

  • Réfléchir afin de prendre les meilleures décisions en toutes circonstances.
  • M’adapter le mieux possible aux changements et aux imprévus.
  • Savoir faire la différence entre un défi, une difficulté inutile, et une cause perdue.
  • Éviter le genre de Plan A qui ne laisse aucune marge de manoeuvre pour un Plan B.
  • Oser prendre des risques quand le but en vaut la peine.
  • Savoir reconnaître si un but en vaut la peine.
  • Être réfléchi ou bien spontané, selon la situation.
  • Ne me priver de rien, sauf d’une chose: L’excès !

 

Ma plus étrange expérience de 2011

L’année qui se termine m’a apporté énormément de positif. Évidemment, j’ai aussi vécu quelques revers.  C’est la vie, et ce pour tout le monde. Cependant, j’ai aussi vécu une expérience pour le moins étrange.  Ça s’est passé comme suit:

Durant tout l’hiver de 2010-2011, je me suis entraîné quotidiennement à la course à pied. Loin d’être un obstacle, la neige qui m’arrivait souvent jusqu’aux genoux m’aidait brûler encore plus de calories. J’ai passé de 216 lbs à 196 lbs, où je me suis stabilisé durant deux mois.

Puis, parallèlement à mon exercice, je me suis décroché un travail physique fort exigeant. Mon poids a repris sa descente, me faisait atteindre 179, un chiffre que je n’avais pas vu sur ma balance depuis mon adolescence. Idem pour mes pantalons, qui ont passé de 38 à 36, 34 et enfin 32.

Tant qu’à retrouver mon physique de jeunesse, aussi bien ne pas faire les choses à moitié. Je me suis laissé repousser les cheveux.  En été, lors de mon 43e anniversaire, j’étais fier de ma réussite. Barbe en plus, j’étais redevenu le gars de mes 15-22 ans, en plus athlétique et pas mal plus en forme. J’étais fier de ma réussite.

Puis, les choses devinrent étranges. un soir où je marche sur le trottoir, une auto passe en trombe près de moi. Le passager arrière baisse sa fenêtre et me crie : HEILLE, T’ES LETTE EN TABARNAK!, et ils poursuivent leur chemin à toute vitesse.

J’ai été surpris, mais sincèrement je ne peux pas dire que je me suis senti insulté. D’abord parce que je savais que c’était faux (vive l’orgueil et la vanité), mais aussi parce que, puisque je ne les connaissais pas, il ne pouvait s’agir que d’un incident isolé qui n’impliquait qu’une coupl’ de caves qui n’ont trouvé que ce moyen pour s’amuser ce soir-là. Bref, je n’étais pas visé personnellement. Pas de quoi s’en faire un drame.

Deux semaines plus tard, alors que je sors du métro, je passe devant une maison. Un enfant d’environs huit ans attend que la femme adulte qui l’accompagne débarre la porte pour entrer.  L’enfant me regarde, et me crie : HEILLE, TOÉ, LE LOSER!  Je m’arrête et le regarde. Il n’y a aucun autre piéton, il ne pouvait donc s’adresser à personne d’autre que moi. La femme débarre promptement la porte, pousse l’enfant dans la maison et referme derrière elle. Je reprend mon chemin en me disant que je n’aimerais pas être l’un de ses parents. Qu’est-ce qu’il doit leur causer comme ennuis de toutes sortes.

Le lendemain, je suis encore victime, dans la rue, d’une agression de passager d’automobile, alors qu’une bouteille de Gatorade lancée du côté du passager avant me manque de peu.

La semaine suivante, une auto passe à toute vitesse près de moi et me fait sursauter lorsque le passager souffle vigoureusement dans un vuvuzela dans ma direction. Je constate que la couleur et le modèle de l’auto est différente de mes deux précédentes agressions qui impliquaient des véhicules.

Enfin, deux ou trois semaines plus tard, alors que je marche sur le trottoir en direction de chez moi, j’ai la surprise de voir quelques épingles à linge pincées ensemble en un bloc me couper le chemin en diagonale, aller frapper la fenêtre d’une porte d’auto stationnée, et tomber à mes pieds. Je lève les yeux juste à temps pour voir la porte du balcon du 2e se fermer en vitesse. Je comprends immédiatement qu’il ne s’agit pas d’un accident.  Ce projectile m’était destiné.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu à l’évidence : Un incident, passe toujours. Mais après cinq, en un mois et demi, on ne peut plus parler d’un incident isolé.

Je suis rentré chez moi, perplexe, en essayant de comprendre cette montée soudaine d’hostilité totalement gratuite envers moi. Et c’était d’autant plus inexplicable, du fait qu’à première vue rien ne semblait relier ensemble les auteurs de ces cinq agressions. La seule chose qu’ils avaient en commun, c’était moi.  Je me dis que c’est tout de même étrange, parce que de telles choses ne me sont pas arrivées depuis ma jeunesse.  En fait, pas depuis mes 22 ans.

… Soit l’âge que j’avais la dernière fois où j’ai eu les cheveux longs et le corps maigre.

Et en effet, je me souviens trop bien de telles expériences datant de cette époque, en particulier celles de style hit-and-run de passagers d’automobiles lorsque j’étais ado et jeune homme. Ceux qui me lançaient des cris ou des insultes, celui qui m’a lancé le Coke de son verre de McDo en tournant le coin de rue où j’attendais ma lumière verte, celui dont le passager m’a lancé un ballon gonflé d’eau alors que j’étais à bicyclette… Et le seul point commun entre cette époque et maintenant, c’est que dans les deux cas, j’étais un maigre aux cheveux longs.

Ça semblait trop anodin, trop insignifiant, trop simplet pour être la raison. Et pourtant, je ne peux pas nier les faits : Dans les deux cas, j’avais ce physique, et dans les deux cas, j’étais victime de ce genre d’agressions. Même si je suis incapable de comprendre la logique derrière la cause à effet, je n’ai pas le choix de voir les choses en face : Avoir ce physique fait que je suis automatiquement vu comme étant une cible aux yeux de ceux qui ont une personnalité d’abuseurs et d’agresseurs.

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Maintenant, j’avais le choix. Deux options s’offraient à moi.

OPTION 1 :  M’obstiner à mort comme quoi être maigre et avoir les cheveux longs ne constituent pas une provocation. Que c’est une raison absurde.  Qu’elle est illogique.  Qu’elle est incompréhensible. Qu’elle n’a aucune raison d’être.  Que les choses ne devraient pas se passer ainsi. Que je n’ai pas à changer parce que ce n’est pas moi le fautif ici mais bien eux.

OPTION 2 :  Se foutre du fait que la raison soit logique ou non, et apprécier le fait qu’au moins, je l’ai trouvé, la raison.  Donc, si c’est mon allure qui attire les ennuis, alors changer d’allure.

J’ai choisi la seconde option. Je me suis fait couper les cheveux. J’ai diminué les activités physique. J’ai ajusté ma diète. Je me suis laissé remonter à 196 lbs.  Et, tout comme lors de mes 26 à 42 ans, j’ai cessé d’attirer les agressions. Je n’en ai plus jamais subi une seule.

J’aurais pu prendre la première option. Légalement, moralement et socialement, j’aurais eu raison de le faire. Malheureusement, ça ne changerait rien au fait que mon allure continuerait de m’attirer telles agressions. Parce que même si les choses ne devraient pas se passer ainsi, ça ne change rien au fait que oui, c’est comme ça que les choses se passent.

Je perdais du poids afin de me sentir bien et en harmonie avec moi même.  Or, qu’on le veuille ou non, ce but ne peut être atteint que si ça nous amène également à vivre bien et en harmonie avec les gens qui nous entourent. Je peux aisément m’isoler des gens que je fréquente s’ils n’acceptent pas mon évolution physique. Sauf que je ne peux pas m’isoler en plus du reste de l’humanité, ne plus jamais sortir de chez moi, et surtout ne plus jamais marcher sur un trottoir .

Sans compter que, vous vous imaginez, devoir répondre à quelqu’un qui vous demande pourquoi vous attirez ces gestes, que « C’est juste parce que je suis un maigre aux cheveux longs »?  De quoi perdre aisément toute crédibilité. Je veux dire, même moi qui l’a vécu, je trouve ça farfelu comme explication.  Et pourtant, c’était le cas. Mais voilà, tu peux te battre et militer contre la discrimination sexuelle. Tu peux te battre et militer contre la discrimination raciale. Tu peux te battre et militer contre la discrimination homosexuelle. Tu peux même te battre et militer contre la discrimination envers les gros. Ce sont toutes des causes reconnues. Mais se battre et militer contre la discrimination de ton droit d’être maigre et d’avoir les cheveux longs? C’est un combat éternellement perdu d’avance, parce que jamais personne ne va croire sérieusement que c’est quelque chose qui attire la discrimination.

Cette expérience m’a fait arriver à cette conclusion:  Lorsqu’une amélioration ne nous apporte que du négatif de partout, il faut savoir mettre ses caprices de côté et faire le bon choix.  Parce que quand ça rapporte plus de négatif que de positif, alors ce n’est vraiment pas une amélioration.

Les Raisons de la Colère

J’ai eu ma période zen dans laquelle rien ne pouvait me fâcher. Les conséquences: Les gens pensaient que je me foutais de tout et que j’avais zéro ambition. Ou bien ils voyaient ça comme un genre de défi, pour voir jusque où ils pouvaient m’agresser avant que je me fâche. Ne me fâchant pas, j’étais donc perçu comme un lâche, un mou pas d’colonne.

Puis, j’ai eu ma période non-zen, résultant d’un méga ras-le-bol né du mépris que m’avait récolté de ma période zen. À ce moment-là, la moindre petite affaire me faisait exploser: Un geste inacceptable, une parole de travers, un accident, un mauvais hasard. Je me disais qu’en me montrant sans cesse comme un enragé, les gens allaient cesser de me provoquer. Ce fut le cas. Dificile d’avoir des gens pour m’agresser quand mon comportement les fait tous fuir.

Aujourd’hui, je crois avoir trouvé le bon équilibre: Je suis zen pour les faits du hasard, les accidents, bref les choses pour lesquelles on ne peut rien. Et je continue de me montrer intolérent pour toute forme d’abus. On ne peut pas être à 100% zen ou à 100% intolérant puisque la vie n’est pas elle-même à 100% positive ou à 100% négative. Il s’agit de s’adapter aux circonstances.

De nos jours, la colère est une réaction taboue, trop souvent associée à l’impatience et au manque d’intelligence. Les gens ont tendance à oublier que nos réactions naturelles sont d’abord des instincts de survie à qui on doit justement la survie de la race humaine.

Par exemple, avant même d’avoir développé l’intelligence et la logique, le cerveau des premiers hommes savait reconnaître une situation de danger. Pour permettre à l’homme de survivre, le cerveau a donc développé l’instinct de peur. Ça le forçait à s’éloigner du danger, lui permettant de vivre un autre jour.

Le cerveau savait également reconnaitre une situation dans laquelle un congénère cherchait nuire à l’individu. À l’époque, les nuisance ne pouvaient affecter que deux niveaux de la vie: Le droit de se nourrir et celui de se reproduire. Deux choses étroitement reliées la survie individuelle, donc à la survie de l’espèce.  Face à une telle situation, le cerveau a créé la colère, qui bloque le raisonnement et donne du courage, transformant un être normalement paisible en machine à tuer. La nuisance compromettait la survie de la race, il fallait donc éliminer la nuisance. C’est la loi de la nature.

Et c’est hélas la raison pour laquelle encore trop d’hommes aujourd’hui frustrent lorsqu’ils n’ont pas le sexe qu’ils espéraient, ou pourquoi ils tiennent mordicus à baiser sans condoms malgré les risques de paternité et d’ITS.  C’est parce qu’à ce moment-là, ce n’est pas la logique qui dirige.  C’est l’instinct animal de la survie de l’espèce.

Voilà pourquoi, dans beaucoup de situations, même à notre époque moderne, fuir n’est pas toujours un signe de lâcheté, et se fâcher n’est pas toujours un signe de stupidité. Même que dans certains cas, c’est une preuve comme quoi notre instinct est plus sage que notre raisonnement. Parce que trop souvent, se contrôler et rester calme, ça ne fait rien de plus que prolonger les dangers et les abus auquel on nous expose.

Évidemment, puisque nous ne sommes plus à l’âge des cavernes, tuer est un extrême à ne plus atteindre. Mais vous comprenez le principe. Il n’y a pas de honte à encore ressentir les instincts qui ont guidé l’humanité à sa survie.

Ces proverbes non-universels

Ces jour-ci sur Facebook, il y a une phrase que les gens se copient-collent d’un profil à l’autre: Seul l’ignorant se fâche, le sage comprend.  Or, (quelle surprise), je ne suis pas d’accord.

Ce proverbe peut être vrai lorsque nous sommes dans une situation qui demande réflexion afin de comprendre la mécanique des choses. Par exemple, lorsque l’on a un problème à programmer sa télé, mieux vaut prendre le temps de lire le manuel d’instruction afin de comprendre comment ça marche, plutôt que de calisser un coup de pied dans l’écran par frustration.

Dans les rapports humains, par contre, on ne peut pas en dire autant. Prenez le cas classique d’une personne face à un abuseur. Celui qui se fâche s’évite les abus car, consciemment ou non, il sait que les abuseurs ne sont que des lâches qui cherchent une victime facile. Ceux-ci n’insistent donc pas et lui foutent la paix. Par contre, la personne qui se montre compréhensive face aux abuseurs va toujours attirer les abuseurs, et les abus ne cesseront jamais. Normal: S’ils ne subissent aucune conséquence d’abuser des autres, ne serait-ce qu’une engueulade, pourquoi arrêteraient-il? N’y a t-il pas un autre proverbe disant Qui ne dit mot consent !? Dans ce cas-là, entre celui qui se fâche et celui qui comprend, lequel est le plus sage et lequel est le plus ignorant, finalement?

La vraie sagesse, c’est d’être capable de comprendre que chaque situation auquel nous sommes confrontés est du cas par cas, donc qu’il faut réagir de la façon appropriée selon le cas. Par conséquent, croire qu’un proverbe s’applique à toutes les situations de la vie, ÇA, c’est faire preuve d’ignorance.

Milieu scolaire: Pas de pitié pour les faibles!

On parle beaucoup d’intimidation en niveau scolaire ces temps-ci, surtout depuis le suicide de Marjorie Raymond.  Il y a quelques temps, j’ai écrit un billet dans lequel j’explique comment le manque de cohérence chez les adultes en matière de dénonciation est la raison première de pourquoi l’intimidation en milieu scolaire persiste.  (Voir Cette contradiction qui cause tant d’abus) Et ça ne date pas d’hier.

Ce qui suit est un texte que j’ai écrit en 2003. Je suis peiné de constater qu’en huit ans, les choses n’ont vraiment pas changé:

Au début de l’an 2001, j’ai entendu parler d’un jeune homme que nous nommerons Jason pour les besoin de la cause car étant mineur, son nom était censuré des journaux.  Toute sa vie, Jason a été un jeune homme maigre, timide, renfermé et souvent victime d’intimidation de la part des autres plus grands et plus gros que lui.  Cette violence qu’il a subi de façon quotidienne aussi bien au niveau physique que psychologique, il a eu un jour l’idée de l’exorciser en écrivant un texte.  Cette histoire fictive dans lequel il décrivait en détail la façon dont un personnage le représentant prenait sa revanche de façon violente contre ceux qui l’ont toujours écoeuré a été remis en classe dans le cadre d’un devoir.

Quelle note Jason as t’il obtenu pour ce texte ?  Environs deux mois de prison.  Il n’a pu passer ni Noël ni le jour le l’an avec sa famille, il était derrière les barreaux en détention préventive.  La raison? La violence contenue dans le texte de Jason démontrait qu’il n’était qu’un dangereux psychopathe qu’il ne fallait surtout pas laisser en liberté si on voulait adéquatement protéger la population.

Jason, celui qui a toujours été victime de harcèlement, d’intimidation morale et physique, celui qui n’a jamais fait subir la moindre violence aux autres autrement que sous la forme d’un seul texte, s’est retrouvé en prison.  Les autres, les petites terreurs, ceux qui l’ont toujours harcelé, insulté, bafoué, volé, battu, qu’est-ce qui s’est passé avec eux?  Ils ont gardé leur liberté et n’ont jamais eu de problèmes avec la loi.

Trouvez l’erreur !

Cette histoire ne s’est pas passée en Iran, en Afghanistan, en Chine ou aux États-Unis mais bien ici, au Canada.  Cette terre de liberté, ce territoire que notre Elvis Gratton national appelle fièrement le plus beau pays du monde.  Hélas, cela ne fait que renforcer une vérité universelle que peu de gens ont le courage de regarder en face tellement elle est honteuse :  L’être humain admire et respecte les forts tout en n’éprouvant que du mépris pour les faibles.

Dans un monde idéal, les autorités se seraient penchées sur le cas de Jason et l’auraient interrogé sur les raisons qui l’ont poussées à écrire ce texte.  Comme tout le monde, ils en seraient arrivés à la conclusion que le plus grand danger pour la société n’est pas celui qui écrit un simple texte violent, surtout si c’est en réaction à tout ce qu’il a subi, mais plutôt ceux qui lui en ont fait subir.  Ceux-là qui écrasent sans cesse les autres, qui les battent, qui les bafouent sans autres raisons que pour leur plaisir personnel.

S’il est vrai qu’un texte violent ne peut être écrit que par un homme potentiellement violent, alors William Shakespeare était l’homme le plus sanguinaire de son époque.  Vous avez lu le genre de romans qu’écrit Stephen King?  Qu’est-ce qu’on attend pour mettre ce fou furieux en prison? Vous voyez bien que ce raisonnement ne tient pas.

C’est que, voyez vous, pour les autorités, c’est à dire la police, les professeurs ou les patrons, il y a trois façons de régler un problème lorsque quelqu’un est victime des agissements immoraux ou illégaux d’un autre :

1- Faire leur travail correctement.  C’est à dire prendre la plainte de la victime, faire les démarches pour contacter l’agresseur, organiser des rencontres avec un travailleur social, au besoin l’arrêter, le mettre à l’amende, lui faire subir un procès.  Enfin, c’est selon le cas et sa gravité.

2- Dire à la victime de se la fermer.  Parce que s’il n’y a pas de plainte, il n’y a pas de problème, n’est-ce pas ?

3- Si la victime fait du bruit (comme Jason avec son texte), faire subir à la victime le sort qui devrait normalement être réservé à ses agresseurs. Parce qu’en faisant du bruit, on trouble la paix. Et ça, c’est mal vu.

Malheureusement, ceux qui sont supposément là pour faire régner l’ordre, la justice et nous protéger optent trop souvent pour les deux dernières solutions.  Elles ont le mérite d’être plus simples, plus rapide et elles ne dérangent pas l’ordre des choses : Les winners restent des winners et les losers restent des losers.

Vous voulez une autre preuve démontrant que le respect va toujours au plus fort? Alors prenons un cas un peu plus médiatisé comme l’affaire Hilton qui a défrayé les manchettes en 2001.  Tout le long de son procès pour avoir agressé sexuellement deux fillettes, (au moment où j’ai écrit ce texte, le fait qu’il s’agissait de ses propres filles n’était pas encore rendu public) procès où il a d’ailleurs été reconnu coupable, le public se bousculait au palais de justice pour venir voir le champion boxeur, le rencontrer, lui serrer la main et lui demander des autographes.  Même certains policiers en poste pour assurer la sécurité se comportaient en fans avec lui.  Par contre, hormis la famille et amis des victimes, aucun public n’est venu supporter et encourager les jeunes filles dans cette terrible épreuve.  Pire, certains journalistes qui rapportaient les commentaires du public démontraient qu’il y en avait quelques uns parmi eux qui trouvaient que c’était écoeurant (de la part des victimes) de détruire ainsi la carrière d’un grand champion.

Cette histoire est-elle aberrante ?  Oui!  Est-elle immorale?  Oui!  Est-elle un reflet de la réalité, celle qui démontre que les forts ont droit à tout le respect du monde juste parce qu’ils sont forts alors que les faibles n’y ont pas droit?  OUI !  C’est triste mais c’est comme ça.

Revenons au cas de Jason :  Pourquoi subissait-il cette violence?  Pour la meilleure et la pire raison au monde : parce que plus petit, il ne peut se défendre.  Parce que tranquille, il ne se plaindra pas.  Ça en faisait une victime parfaite.

Il n’est pas facile de briser l’habitude de la violence pour une victime.  Êtes-vous déjà aller vous plaindre à l’école d’être constamment la victime du harcèlement d’une petite terreur ?  Si oui, vous savez alors que la réponse que nous donnent les éducateurs au sujet de la violence est souvent celle-ci : Lorsqu’un plus grand et plus gros que toi te harcèle, parle avec lui.  Demande-lui pourquoi il fait ça.  Discutes-en avec lui.

À ça, je répond : Bullshit !

Tout éducateurs qu’ils sont, ils sont incapable de comprendre avec leurs beaux diplômes et bien assis à l’abri dans leurs bureaux que la vie des jeunes telle qu’ils se l’imaginent n’a pas du tout rapport avec la réalité.  Soyons sérieux : Lorsqu’on parle d’un agresseur, on ne parle pas de quelqu’un qui agresse un autre parce qu’il croit avoir une raison de le faire.  Il ne le fait pas non plus parce que l’autre l’a provoqué.  Il le fait parce qu’il en a envie, c’est tout!  Dans de telles conditions, à quoi ça sert de dire à la victime d’essayer de raisonner avec son agresseur ?  On peut seulement raisonner avec quelqu’un de raisonnable.  Harceler et agresser bêtement quelqu’un pour le plaisir de la chose n’est certainement pas le comportement de quelqu’un de raisonnable.

À l’école, les éducateurs cherchent à savoir le comment et le pourquoi des agissements des élèves démontrant un comportement agressif.  Ainsi, ils portent leur attention et leur compréhension beaucoup plus vers l’agresseur que vers celui qui en aurait vraiment besoin, c’est à dire la victime.  J’ai été personnellement témoin de ce genre de chose à deux reprises.  La première fois à l’age de 10 ans en 4e année au primaire.  Un de ces jeunes agressifs, un camarade de classe nommé Jean-Marc, recevait un dollar par semaine de la direction de l’école s’il arrivait à se comporter correctement au moins quatre des cinq jours de classe.  Pendant ce temps là, les autres élèves au comportement irréprochable, eux,  n’avaient pas un sou.  Alors que les autres étaient punis pour le moindre écart de conduite, lui était payé pour ne pas en faire.  Je ne sais pas ce qu’est devenu Jean-Marc mais je trouve que le système éducatif lui a appris assez jeune comment prendre la société en otage.

La seconde fois, c’est avec mon propre fils ainé.  Celui-ci souffre d’une forme d’hyperactivité que même le Ritalin ne peut calmer.  Bien qu’il reconnaît ses parents comme figure autoritaire à qui il obéit pour peu que nous soyons présent, personne d’autre ne peut le contrôler.  Il frappe, crie, insulte d’un langage grossier et désobéit à tout adulte qu’il devrait normalement respecter : grands parents, babysitters, profs d’école…  Voyant que la maternelle ne pouvait en venir à bout, ils l’ont transféré dans une école spéciale où, en plus d’être suivis par des psys, ils n’ont droit qu’à une heure de cours par jour, le reste du temps étant consacré à des jeux.  Ils ont une piscine, plusieurs cours de récréations, des parcs tout équipés et un petit zoo.

Le résultat :  Le côté académique de mon fils s’est amélioré.  Difficile de faire autrement avec une seule heure d’études par jours dans une classe où une enseignante et un surveillant ne s’occupent que de six élèves.  Son comportement, par contre, n’a pas changé le moins du monde.  Pire encore :  En se vantant à son petit frère de tout ce que son école comporte, ce dernier est très malheureux de ne pas pouvoir aller à une école aussi cool que celle-là.  Il a même commencé à faire preuve d’indiscipline  à l’école dans l’espoir d’être transféré lui aussi à l’école de son grand frère.

Voilà la société d’aujourd’hui, celle qui encourage les jeunes sans problèmes à devenir délinquants et qui encourage les délinquants à persister dans cette voie.

Si en tant qu’enfants Jean-Marc et mon fils n’avaient pas la force physique pour s’imposer, ils avaient tout de même une forte personnalité.  Ce qui en revient à ce que je disais :  Au plus fort vont les avantages et le respect.  Les autres n’obtiennent rien !

Toutes ces recherches vaines pour trouver le comment et le pourquoi du comportement des agressifs ne font qu’encourager ces agressifs à continuer dans cette voie car ils se rendent bien compte de toutes les attentions et les avantages que cela leur rapporte.  On dit que les gens agressifs sont des gens qui souffrent beaucoup, que ce sont des gens qui ne savent pas exprimer leurs sentiments et qui sont incapable de vivre avec leur insécurité.  Bref, on fait beaucoup d’efforts pour leur trouver des excuses pour un comportement pourtant inexcusable.  Pendant ce temps là, ils laissent des séquelles permanentes sur leurs camarades de classes, séquelles qui brisent bien des vies : Dépression, suicide, divorce. Peu importe comment on regarde la chose, peu importe les raisons cachées du comportement qu’adopte un agresseur envers une victime, le fait reste toujours le même :  Il s’agit d’un plus fort qui en fait subir à un plus faible.

Mais attention: Je ne dis pas qu’il faut adopter un comportement violent et agressif si on veut avoir du respect.  Je dis juste que les gens en général respectent ceux sur qui ils savent qu’ils sont incapables d’avoir le dessus.  Dans certains cas, comme celui de Hilton, il s’agit d’une domination physique.  Son corps d’athlète, son titre de champion, tout cela fait qu’il est respecté malgré ses écarts de conduite.  Dans l’autre cas, celui d’enfants turbulents de sept et dix ans, il s’agit d’une domination psychologique puisque rien, ni les menaces ni les promesses ni les coups ni les punitions ne peuvent en venir à bout.  Le simple fait qu’ils se trouvent récompensés en obtenant plus que les autres pour leur conduite plutôt que d’être punis et disciplinés comme il se doit est d’abord et avant tout un signe de respect, sinon de soumission, de la part de la société envers eux !

Maintenant, revenons encore à Jason et imaginez ce qui se serait passé s’il avait eu le physique de Hilton.  Vous pensez peut-être qu’il aurait pu casser la gueule à ceux qui l’agressaient?  Eh bien non, il n’aurait pas pu.  Vous savez pourquoi?  Parce qu’avec un tel physique, jamais ses agresseurs ne l’auraient vu comme étant une victime potentielle.  Ils l’auraient donc laissé en paix.  Ainsi, Jason n’aurait jamais été agressé, il n’aurait pas nourri de telles rancoeurs en lui, il n’aurait pas écrit ce texte et n’aurait pas eu à subir cette double humiliation.  Double car non seulement il a été victime d’agressions, on l’a mis en prison parce qu’il a osé imaginer prendre sa revanche.

S’il avait été respecté, s’il n’avait pas été sans cesse rabaissé, il aurait eu une plus grande confiance en lui, il aurait été moins timide et nul doute que la vie aurait été beaucoup plus belle pour lui.

Je le répète :  L’être humain admire et respecte les forts et n’éprouve que du mépris pour les faibles.  Regardez autour de vous et voyez vous-mêmes : Les forts ont droit à tout !  Meilleur boulot, meilleur salaire, meilleures amours, bref meilleures conditions de vie.

Cependant, je crains que la raison pour laquelle Jason a été victime à la fois des petites terreurs de l’école ainsi que des autorités prend racine dans quelque chose de beaucoup plus profond. 

Observez bien ceux qui nous dirigent, ceux qui ont le pouvoir sur nous :  Professeurs, patrons, chefs d’entreprise, policiers, politiciens… S’ils sont là où ils sont, c’est parce qu’ils ont une forte personnalité, un caractère dominant, ce sont des gens qui sont habitués à avoir le pouvoir et le contrôle sur les autres… Exactement comme les petites terreurs des cours d’école.  Or, à moins d’être adversaires, et encore, les dominants partagent le même sentiment de mépris pour les faibles.  De ce fait, jamais un dominant ne va prendre le parti d’un faible contre un autre dominant.

En quelque part, en s’attaquant sous forme de texte au dominants de son école, c’est aux dirigeants de la société que Jason s’attaquait. Pas étonnant, dans de telles conditions, que le premier réflexe de la société face à une victime, c’est de le pénaliser pour son statut de victime. Surtout lorsqu’il cherche à ne plus en être une.

Comprendre que c’est du trollisme

Vous aimez faire perdre leur temps aux gens? Vous aimez les insulter? Vous aimez leur lancer des accusations déguisées sous forme de question pleines de sous-entendus négatifs? Vous aimez les faire passer pour des idiots, des caves, des insignifiants? Mais surtout, vous cherchez à vous justifier tout en prétendant votre innocence? Simple: Feignez que vous essayez juste de comprendre. C’est l’un des clichés les plus répandus du trollisme.

La meilleure preuve comme quoi il s’agit de trollisme:  Quand, la dernière fois, avez-vous vu quelqu’un avouer publiquement qu’il est ignorant, incapable de comprendre, peu importe le sujet? Surtout quelqu’un d’agressif comme l’est cette personne, à lancer des accusations négatives déguisées en questions? Juste par ça, on voit bien que c’est du fake!

Le Talent, ce concept mal compris

Dans la tête de la majorité des gens, le talent divise la population en deux catégories : Ceux qui en ont, et ceux qui n’en ont pas. Peu importe la discipline, que ce soit le dessin, la mécanique, la cuisine, l’écriture ou les arts martiaux, ça se passe toujours de la même façon. En utilisant ce dernier sujet comme exemple, on va commencer avec…

Comment ça se passe pour LES GENS SANS TALENT

ÉTAPE 1 : La décision La personne a un jour décidé qu’elle voulait devenir ceinture noire de karaté.

ÉTAPE 2 : L’apprentissage La personne s’inscrit à des cours de karaté.

ÉTAPE 3 : La pratique Elle sera peu portée à pratiquer en dehors de ses heures de cours car elle trouve ça chiant, en plus qu’elle n’est pas assez disciplinée pour pratiquer seule.

ÉTAPE 4 : L’expérience Éventuellement, si elle persiste à suivre ses cours, l’expérience finira par s’accumuler et elle deviendra karatéka de niveau acceptable. Mais elle ne dépassera jamais une certaine limite et n’atteindra jamais la ceinture noire convoitée.

Nous venons de voir comment ça se passe d’habitude pour la majorité des gens qui se donnent un but dans la vie: Beaucoup de patience pour obtenir un résultat positif, certes, mais qui reste bien en dessous de leurs attentes. Et ici, je parle de gens qui n’abandonnent pas en cours de route.

Pourtant, ceux qui arrivent à la ceinture noire sont tout de même innombrables. Voilà pourquoi les gens disent « Ben oui mais c’est pas pareil. Y’a du talent là-dedans, lui. Moi j’en ai pas. » Et en effet, peu importe la discipline, il y en a toujours qui ont de meilleures aptitudes que d’autres pour réussir. Et vous savez pourquoi ? C’est parce que les étapes à travers lesquelles ils passent sont différentes. 

Comment ça se passe pour LES GENS AVEC TALENT

ÉTAPE 1 : Avoir une passion Déjà enfant, il se découvre une passion pour la karaté. Il lit tout ce qu’il peut trouver sur le sujet. Il regarde tous les films d’arts martiaux. Il passe son temps sur le net à chercher textes, images et vidéos de karatéka en action.

ÉTAPE 2 : la pratique Sans que personne ne le pousse à le faire, il commence, par lui-même, à se pratiquer. Loin de trouver ça chiant, il y passe des heures et des jours et des semaines et des mois sans jamais s’en lasser. Normal : Il aime ça !

ÉTAPE 3 : l’apprentissage Oui, ici, l’apprentissage vient après la pratique. Parce que c’est une chose de savoir faire du karaté, c’en est une autre de savoir le faire correctement. Il va donc prendre des cours, histoire d’apprendre les trucs, les méthodes, les disciplines, les styles. Bref, la vraie façon de faire.

ÉTAPE 4 : l’expérience L’apprentissage des règles de cet art, combinée avec sa passion qui ne le font jamais arrêter de pratiquer, font qu’il passe à travers les étapes et les ceintures dans le temps de le dire. Non seulement il atteint rapidement la ceinture noire, il atteint 2e dan, 3e, dan, et même plus haut.

Vous voyez la différence?  Non? Alors laissez-moi vous la pointer plus clairement:

  • La personne avec talent ne s’intéresse qu’à son travail. La personne sans talent me s’intéresse qu’à la récompense du travail.
  • La personne avec talent est passionnée par son travail. La personne sans talent est ennuyée par son travail.
  • La personne avec talent travaille autant qu’elle le peut, et ce par plaisir. La personne sans talent travaille autant qu’il le faut, et ce par obligation.
  • La personne avec talent est plus enthousiasmée, donc passe plus de temps à son travail, donc s’y améliore rapidement. La personne sans talent manque d’enthousiasme, donc ne passe à son travail que le temps qu’il faut, donc ne s’y améliore que lentement.

Donc, forcément, la personne avec talent progresse beaucoup plus vite et va beaucoup plus loin que celle sans talent. Parce que c’est ça, le talent: C’est la conséquence d’avoir une passion infinie pour ce sur quoi on travaille, passion qui nous pousse à s’y consacrer le plus souvent possible.

Hélas, dans la tête de la majorité des gens, avoir du talent, c’est avoir une facilité naturelle à réussir quelque chose non seulement du premier coup mais aussi toutes les fois suivantes.  Cette croyance est non seulement stupide, elle est totalement irréaliste. En fait, ils confondent talent avec super-pouvoir.

Je ne peux plus compter le nombre de mes amis, passés ou présents, qui ont fait cette erreur et qui ont abandonné une discipline dans laquelle ils avaient pourtant la capacité de réussir. Mais voilà, dès qu’ils se sont rendus compte qu’ils avaient encore des choses à apprendre dans le domaine, ils sont arrivés à la conclusion erronée qu’ils n’avaient pas ce qu’il faut pour réussir, et ils ont préféré abandonner, en croyant qu’ils perdaient leur temps.

Et c’est encore pire dans le domaine des arts. La population générale a toujours vu l’artiste comme un paresseux qui gagne des millions à faire quelque chose qui demande peu d’efforts : Peindre une toile, écrire une chanson… Il existe d’ailleurs une amusante parabole au sujet de Pablo Picasso. Je ne sais pas si c’est un fait réel ou une légende urbaine, mais la leçon que l’on peut en tirer n’en est pas moins pertinente. Ça va comme suit :

Un jour, un homme reconnaît Picasso dans la rue. Il va le voir, se présente et lui demande de lui faire un petit dessin. Picasso s’exécute. En une minute, il lui fait son petit dessin. Puis, il remet le dessin à l’homme et lui demande un million (de pesetas, soit environs $8 500.00 dollars canadiens)
« QUOI? Un million? Mais ça vous a pris juste une minute pour faire ce dessin. »
« Peut-être, répondit l’artiste, mais j’ai pris cinquante ans pour apprendre à le faire en une minute. »

Alors pour ceux qui pensent que c’est facile d’être un artiste à succès, que c’est facile d’avoir du talent, sachez que vous n’y connaissez rien. Peu importe la discipline, que ce soit le dessin, la mécanique, la cuisine, l’écriture ou les arts martiaux, on ne devient talentueux qu’à partir du moment où on a un nombre incalculable d’heures de travail et de pratique derrière soi. Parce que le talent, ce n’est pas quelque chose que l’on a au début. C’est au contraire le résultat final.

Et pour ceux qui pensent que, parce que quelqu’un a le talent qui lui apporte la facilité et la rapidité dans son travail, ça signifie qu’il ne mérite pas d’être payé, vous êtes encore plus dans l’erreur. Le talent, ça s’obtient par l’expérience. L’expérience, ça vient à force de travail. Et le travail, ça se paye!

Le Complexe de Super-HOT-ité 2, les photos!

Il y a sept mois de ça, en novembre 2010, en regardant les images tournées pour 1 Gay 1 Hétéro, le film, je n’ai pas eu le choix de constater le retour de mon double menton.

Quelques statistiques :

  • Janvier 2008 : 232 lbs.
  • Avril 2008 : 208 lbs grâce à Défi Diète.
  • Aout 2008 : 187 lbs, mais je n’aime les creux et rides que ça donne à mon visage.  Je me permet d’en reprendre un peu.
  • Septembre 2008 à janvier 2009 : 195 lbs.
  • Février 2009 à novembre 2010 : J’en reprend assez lentement pour ne pas trop m’en rendre compte.
  • Décembre 2010 : Je fais de nouveau osciller la balance à 216.

Un mois plus tôt, novembre 2010, je m’étais mis au défi ici-même de prendre six mois pour me faire un corps d’athlète. J’avais hélas peu de motivation pour lever des poids. Et c’est là que, de nulle part, m’est venu l’idée de changer mon objectif. J’allais plutôt faire la chose en deux étapes. La première : Me déconstruire en perdant du gras. La seconde : me reconstruire en prenant du muscle.

Pour la première étape, j’ai cette fois choisi d’en perdre par l’exercice. J’en ai choisis un seul. Mais pas n’importe quel. J’ai pris celui dans lequel j’ai toujours été le plus poche : La course à pied. Et pour me motiver, je me donne un objectif : Me mettre assez en forme pour pouvoir participer au Marathon de Montréal de septembre 2011, une course de 42 Km.

Aujourd’hui, presque six mois et demi plus tard, mon poids est rendu à 182 lbs. Et voilà les résultats en photo :

En dix ans, c’est la 3e fois que je perds du poids.
La première fois, 2001-2002, je l’ai fait en improvisant, et surtout en me privant. Mais voilà, on ne peut pas passer sa vie à se priver. Ça n’a pas tenu.

La seconde fois, 2008, je l’ai fait grâce à une entraineuse privée au gym, une nutritionniste et un motivateur. Mais voilà, une fois Défi Diète terminé, je ne pouvais pas me les payer moi-même. Ça n’a pas tenu.

La troisième fois, maintenant, je l’ai fait en brûlant mes calories par la course à pieds, tout simplement. Pas de privation. Pas de faim. Pas de frustration. Pas de dépenses pour un gym. Pas besoin de personne, ni entraineur, ni nutritionniste. Si je reprends une coupl’ de lbs, je sais comment les reperdre aussitôt : Sortir et courir. That’s it! Voilà pourquoi je peux me permettre d’affirmer que cette 3e perte de gras est la bonne. Celle-là, elle va tenir.

Et la meilleure : Je me suis rendu compte que, contrairement au poids perdu par régime alimentaire, le visage ne vire pas full ridé et étiré. Maintenant, il ne me reste plus qu’à me mettre aux poids et haltères pour me faire un physique athlétique. Et ça va être d’autant plus encourageant puisque, sans couche de gras pour camoufler, les résultat de la prise musculaire vont se voir bien mieux et plus vite.

Pour ceux qui se demanderaient pourquoi je n’ai pas porté mon chandail de Superboy pour cette séance de photos, contrairement au premier article de cette série, c’est que j’ai changé de gueule, ce qui fait que je ressemblerais plutôt à Thor maintenant.

Dire qu’il y a encore des gens de mauvaise foi pour colporter l’idée mensongère à mon sujet comme quoi je n’atteins jamais mes objectifs parce que je recherche la facilité. C’est parce qu’il y a une chose qu’ils font semblant de ne pas comprendre: Quand je me donne un objectif dont le succès ou l’échec ne dépend de rien d’autre que moi, un objectif qui ne peut être saboté ni par une tierce personne ni par un hasard malchanceux, je réussis. C’est exactement ce que j’expliquais dans mon billet Les Trois Raisons Possibles de l’Échec. Et comme je viens de le prouver, ce n’était pas des paroles en l’air.


TARD ne vaut pas toujours mieux que JAMAIS

Par le passé, j’ai raté bien des chances de me retrouver avec des filles qui voulaient de moi. Par exemple, à chaque fois que j’ai eu un boulot dans la restauration, j’étais presque toujours le seul gars aux cuisines avec plein de collègues féminines.  Lors des pauses ou du break de dîner, il arrivait souvent que l’une d’elle vienne me rejoindre à table. La fille est toujours bien souriante, amicale, elle a pas mal de conversation intéressante.  Bref, elle est de bonne compagnie.

Et puis, à un moment donné, genre de deux à trois semaines plus tard, comme ça, sans raison apparente, au lieu de venir me rejoindre, elle va s’asseoir ailleurs et elle ne m’adresse plus autant la parole qu’avant. Oh, elle n’est pas frustrée contre moi. Elle me parle sans problème. Mais le petit côté joyeux, espiègle et ravi que je pouvais voir dans son regard, son sourire et ses gestes ne sont plus là. C’est comme si notre relation venait de passer de bons amis à tout simplement collègue de travail sans importance.  Et c’est généralement à ce moment-là que je me rends compte que cette fille n’était pas que simplement amicale avec moi. Elle me trouvait intéressant. Mais voilà, mon manque de réponse en ce sens a fait qu’elle a perdu son l’intérêt pour moi.

C’est là également que l’on commence à comprendre certaines choses dont le sens nous avait échappé. Comme, par exemple, la collègue de travail qui passe à côté de nous deux en disant « Alors, ça va, les amoureux? » avec un petit sourire complice, et autres petits détails qui nous semblaient pourtant si anodins jusque là. On se sent très bête de réaliser qu’on était quasiment le seul dans notre entourage à ne pas avoir compris ce qui se passait dans la tête et/ou dans le cœur de l’autre.

Le gros problème, c’est que chaque fille étant différente, elles vont avoir un comportement différent avec toi. Pour l’une, le simple fait d’aller s’asseoir à ta table est un signe d’intérêt amoureux, tandis pour l’autre te serrer contre elle lorsque vous vous saluez / quittez est un simple signe d’amitié. Et comme j’ai horreur de me faire dire que j’ai mal saisi le message que l’autre essayait de me passer, je la joue safe en restant amical.

… Sauf qu’il n’y a jamais moyen de la jouer safe parce que, quoi que tu fasses, sans pouvoir comprendre clairement ce que veut l’autre, il y a toujours possibilité de faire erreur.   Et quand on se rend compte de notre erreur, il est déjà trop tard pour rattraper le coup.  Chaque fille a beau être différente, il y a au moins une chose dans laquelle elles sont presque toutes pareilles : Quand elle perd son intérêt pour toi avant même qu’il y ait eu une relation au-delà de la simple amitié, penses-z-y pu, c’est fini.

La raison pour laquelle les filles utilisent des moyens détournés et subtils pour essayer de nous faire comprendre leur intérêt, c’est une bête question d’orgueil.  Il est beaucoup plus difficile pour l’orgueil d’une fille que pour celui d’un gars de se faire repousser.  C’est la raison de l’existence du dicton L’homme propose, la femme dispose. Aussi, plutôt que de prendre le risque de se lancer directement, elle va user de mille ruses et de stratagèmes qui auront pour but à la fois de sonder le terrain et essayer d’éveiller l’intérêt chez le gars de façon à ce que ce soit lui qui fasse les premiers pas.  Si tu ne réagis pas positivement à ces manœuvres, alors c’est de deux choses l’une dans sa tête : Ou bien tu ne la trouves pas à ton goût, ou bien tu es trop cave pour saisir ses messages.  Or, s’il y a deux genres d’hommes que les filles ont en horreur, ce sont ceux qui ne les trouvent pas assez bien pour lui, et les caves.

Pourtant, pour nous autres les gars, y’a pas de problème quand la fille saisit notre message sur le tard.  Ça ne nous empêche pas d’être toujours prêt à faire de quoi avec.  Pourquoi ne peuvent-elles pas en faire autant?   Là encore, c’est une question d’orgueil : Elles nous en veulent car on les a fait se sentir idiotes d’avoir perdu leur temps à nous avoir désiré inutilement.  La femme ne pardonne pas à l’homme qui l’a bafoué et humilié, même si le gars est complètement ignorant de l’avoir fait. Voilà pourquoi il est impossible de rattraper le coup quand on a manqué sa shot. Parce que dans cette situation-ci, la règle Mieux vaut tard que jamais ne s’applique pas.

Comment ne pas faire cette erreur?  Je dois vous avouer que c’est assez difficile de  savoir reconnaître à temps les signes qu’elles peuvent envoyer.  La seule chose que je peux dire, c’est que des fois on peut voir un changement positif dans son comportement à ton égard.  Pour le reste, c’est là un des mystères de la femme que nous ne pouvons pas comprendre.  On peut juste constater et essayer de faire avec.

Eh oui! Un billet sur un sujet auquel la seule réponse que je peux donner est JE N’EN SAIS FICHTRE RIEN!  Avouez qu’avec mes prétentions à avoir réponse à tout, vous ne vous y attendiez pas.

Sexisme? Oui, mais contre qui?

S’il y a un truc sur lequel la femme se plaint d’être victime d’un préjugé qui la met en désavantage sur l’homme, c’est au sujet de son nombre de partenaires sexuels.  Je ne saurais compter le nombre de fois où j’en ai entendu dire: « Quand un homme a plusieurs partenaires sexuelles, on l’admire.  Quand une femme a plusieurs partenaires sexuels, on la traite de salope. »  Et c’est vrai.  Je l’ai moi-même assez vu pour le savoir.

J’ai cependant constaté que la promiscuité sexuelle féminine est beaucoup plus acceptée que celle des hommes, particulièrement lorsqu’il s’agit de gens mariés.  Je vous donne un exemple classique:  

Alex et Dominique sont mariés, ou du moins forment un couple officiel.  Après quelques années, Alex est de moins en moins satisfait de la relation.  Dominique n’a plus son charme d’antan, néglige le ménage, ne respecte pas les besoins d’Alex, n’aime ni les amis ni les passe-temps d’Alex, et essaye souvent de se mettre entre eux afin d’avoir le monopole sur le temps libre d’Alex.  Puis, Alex rencontre Chris.  Chris est tout ce qu’Alex voudrait pouvoir trouver en Dominique.  Bientôt, Alex commence à tromper Dominique avec Chris.

Questions: Êtes-vous en accord avec Alex qui fait ce qu’il faut pour obtenir la vie de couple qui lui convient le mieux? Ou bien êtes-vous en désaccord avec Alex qui trompe et abandonne Dominique?
Réponse: Ça dépend du sexe des gens impliqués:

  •  Si c’est un homme nommé Alexandre qui trompe son épouse Dominique avec une femme nommée Christine, alors Alex est un salaud qui mériterait de se faire couper les couilles pour avoir abandonné celle qui a sacrifié sa vie pour lui.
  • S’il s’agit d’une femme nommée Alexandra qui trompe son mari Dominique avec un homme nommé Christian, alors Alex ne fait qu’échapper à un environnement étouffant afin de pouvoir vivre l’amour et la passion qui lui font si cruellement défaut parce que son salaud de mari ne l’apprécie pas à sa juste valeur.

Je n’exagère pas. On voit ça partout:

Dans les films:
Dans Titanic: Cal est dans l’ignorance au sujet de combien Rose se sent emprisonnée dans leur relation.  Au lieu d’en discuter avec Cal pour essayer d’arranger les choses, Rose le trompe avec Jack.  Cent millions de cinéphiles trouvent ça normal et romantique.

Dans Menteur Menteur:  L’avocat joué par Jim Carrey convainc la Cour que sa cliente mariée et mère de famille a été poussée à l’adultère à cause de la négligence de son mari.  Et à la fin du film, lorsque l’avocat a des remords de priver le mari, visiblement un bon père, de la garde de ses enfants, il renverse le jugement.  Mais attention: Il ne le fait pas exposant la femme pour ses mœurs légères, ni en prouvant qu’elle est une manipulatrice profiteuse.  Non, il le fait en se basant sur une technicalité juridique en rapport à son âge.

Dans les sitcoms:
Dans Friends: Quand Ross couche avec une autre femme parce qu’il croit que sa relation avec Rachel est terminée, c’est lui qui est un salaud.  Plus tard, Rachel fait tout pour reconquérir Ross alors qu’il est heureux en couple avec une autre.  Est-ce qu’on trouve que Rachel est une salope?  Non, on trouve juste ça drôle.

Dans les dessins animés:
Dans Family Guy: (Les Griffin en Europe) Loretta est mariée avec Cleveland et est mère de leur enfant.  Loretta fait des avances sexuelles à Quagmire.  Loretta couche avec Quagmire.  Tout le monde condamne Quagmire dont le seul crime fut de ne pas avoir refusé le sexe que lui offrait Loretta.  Quant à Loretta, elle se trouve justifiée d’avoir provoqué l’adultère par le fait que son mari l’ennuie.

Dans Henri pis sa Gang : (Les Rois du Texas en Europe) Nancy a trompé son mari Dan (Dale) pendant une dizaine d’années avec son massothérapeute, John l’amérindien.  Nancy a eu un fils, Joseph, qui est très visiblement de descendance amérindienne. L’humour de la situation vient du fait que Dan ne se rend jamais compte que Nancy le trompe, même lorsqu’il la surprend avec John dans des situations évidentes d’adultère.  Dan croit qu’il est le père biologique de Joseph, et il demeure un mari attentionné, fidèle, et un bon père.

A t-on déjà vu une comédie dans laquelle l’humour venait du fait que la femme fidèle, attentionnée et bonne mère ne se rend pas compte que son mari la cocufie?  Jamais!  Ce serait inacceptable.  Pourtant, les tromperies de Nancy sont acceptées aussi bien par les personnages de la série que par les téléspectateurs.

Dans la vraie vie:
Ce n’est un secret pour personne que le Prince Charles et Lady Di furent tous les deux infidèles.  Diana a eu de multiples amants.  Charles, lui, n’a eu qu’une seule amante, Camillia, son seul amour véritable, qu’il finit même par épouser.  Pourtant, dans l’opinion publique, Charles a toujours eu le mauvais rôle là-dedans, tandis que Diana reste pure et sans tache au point que c’est pratiquement une sainte.

Dans les talk shows:
Un psychiatre invité à l’émission de Oprah Winfrey s’est fait huer par les gens en salle lorsqu’il a déclaré que le nombre de femmes infidèles est à peu près similaire à celui des hommes infidèles.  Oui, huer, par le public de Oprah, pourtant reconnu pour être calme et civilisé. Lors de cette émission, Oprah a d’ailleurs parfaitement décrit la mentalité de la société en général au sujet de l’adultère: «Quand l’homme trompe sa femme, c’est de sa faute a lui.  Quand la femme trompe l’homme, c’est de sa faute à lui.»  Deux sexes, deux jugements.

Et la salope, là-dedans?
En conclusion, je dirais que d’après ce que j’ai pu constater autant par observation que par expérience personnelle, il n’y a que deux genres de personnes qui vont qualifier de salope une femme ayant de nombreux partenaires sexuels:

1) Les gens ennuyants et/ou abusifs qui sont incapable de garder un(e) conjoint(e).
2) Les gens qui n’ont pas ce qu’il faut pour quitter un(e) conjoint(e) ennuyant(e) et/ou abusif(ve).

Lorsque l’on constate ces faits, on réalise que même si quelques rares frustré(e)s vont la qualifier de salope, c’est quand même la femme qui a le beau jeu dans cette situation.

La preuve: allez dans n’importe quel forum hétéro qui a une section sexe, et voyez vous-même : À chaque fois que l’on parle de la sexualité d’un gars, c’est toujours pour s’en plaindre. C’est ou bien un player ou bien un pédo ou bien un agresseur ou bien un tordu ou bien un pervers, ou bien un obsédé ou bien un violeur ou bien c’est un manipulateur ou bien un infidèle ou bien un distributeur de MTS parce que c’est bien connu que seuls les gars ne veulent pas le condom ou bien un gars qui pense avec sa queue ou bien un gars qui cherche juste à se vider les couilles ou bien un irresponsable qui met une femme enceinte pour l’abandonner ensuite.  Dans une société où la libido masculine est la source de tous les maux de l’humanité, impossible pour l’homme de trouver grâce dans de telles conditions, même s’il a les meilleures intentions au monde.

Et si un gars a le malheur d’y écrire publiquement qu’il se croit bon amant, tout de suite il se fait huer et rabaisser, se faisant traiter de macho, de vantard, de bite-de-3-cm, et plusieurs qualificatifs qui se résument à menteur. Par contre, qu’une fille se dise bonne amante, on sera intéressé et on lui demandera plus de détails.

Mieux encore :

Une femme bisexuelle, c’est une partenaire fort recherchée au lit, et on envie l’homme qui est en couple officiel avec elle.
Un homme bisexuel, c’est un cochon qui fourre tout c’qui bouge parce que pour lui un trou c’t’un trou, et qui, par conséquent, ne peut pas être fidèle. On plaint la femme qui est en couple avec lui.

Une femme homosexuelle, c’est une lesbienne.
Un homme homosexuel, c’est une moumoune. Une tapette! Un fif!

Une fille cochonne, c’est attirant.
Un gars cochon, c’est repoussant.

Une femme qui se masturbe, c’est une femme sensuelle qui connaît bien son corps et est à l’aise avec sa sexualité.
Un homme qui se masturbe, c’est un loser qui n’a rien pour séduire. Et s’il est déjà en couple, alors c’est ou bien un détraqué sexuel pour qui sa partenaire ne suffit pas, ou bien un crétin qui néglige sexuellement sa blonde parce qu’il préfère se branler.

Alors croyez-moi, mesdemoiselles et mesdames, se faire traiter de salope une fois de temps en temps par quelques rares personnes frustrées, ce n’est qu’un maigre mauvais côté contre tous les avantages que vos deux chromosomes X vous donnent sur la perception qu’à la société au sujet de la sexualité de la femme contre celle de l’homme.

Ce n’est pas une plainte. C’est une reconnaissance des faits.