Quelques P’tits Airs Disfonction’Noëls

En ce matin du 24 décembre à Montréal, il pleut.  Ce qui me permet de vous offrir:

CE N’EST VRAIMENT PAS UN BEL HIVER
(Sur l’air de Au Royaume du Bonhomme Hiver)

Regardez la tempête
Gâcher le temps des fêtes
Y’arrête pas de mouiller
Le vent est glacé
On ne dirait pas que c’est l’hiver

Dehors, la pluie qui tombe
Le ciel est toujours sombre
C’t’une température
Qui fait vraiment dur
Ce n’est vraiment pas un bel hiver

On voudrait avoir un beau Noël Blanc
Tout comme dans nos souvenirs d’enfant
Mais la planète ne fait que réchauffer
On n’a pu d’neige avant mi-janvier

Puis, jusqu’à la mi-avril
Le froid la neige le grésil

On n’aura tout l’temps
Mais ce s’ra pu l’temps
Car on sera écoeuré d’l’hiver

Hostie qu’on s’ra écoeuré d’l’hiver
Hostie qu’on s’ra écoeuré d’l’hiver
Hostie qu’on s’ra écoeuré d’l’hiver

MON PAUVRE SAPIN
(Sur l’air de Mon Beau Sapin)

Mon pauvre sapin
Qui se défait
Hostie que tu fais dur-e
Tes branches sont à moitié cassées
Tes guirlandes sont effilochées
Ton pied tient avec du scotch tape
Ton p’tit Jésus n’a plus d’tête

Mon pauvre sapin
Aucun respect
On te fait la vie dur-e
Le chat qui vient casser tes boules
Les flos qui t’arrosent de lait d’poule
Tes lumières veulent pu s’allumer
Ton cas est désespéré

Toi que mon père amena chez nous
En 1980
Tu fus jadis un beau sapin
Plein de glaçons, d’étoiles et d’anges
Mais quand cette année prendra fin
On va t’crisser aux vidanges

C’EST DU VENT
(sur l’air de : Vive le Vent)

Sur le long chemin
l’auto d’mon père avance
Mais la circulation fait qu’on n’avance pas trop bien
Chez grand-maman, les autres
Démontrent de l’impatience
En regrettant l’erreur qu’ils ont fait en nous invitant

C’est du vent, c’est du vent, la période des fêtes
On se dit qu’on s’aime mais toute l’année on s’fait l’air bête
Oh! C’est du vent, c’est du vent, la période des fêtes
Politesses et compliments qui n’ont rien de sincères

Après s’être perdu
En ratant un virage
Mon père frustré s’enrage, chaque fois qu’il s’arrête à un feu
On entre dans la maison,
Toute la bouffe est prête
Mais là c’est rendu frette, ça commence mal le réveillon

C’est du vent, c’est du vent, la période des fêtes
On se dit qu’on s’aime mais toute l’année on s’fait l’air bête
Oh! C’est du vent, c’est du vent, la période des fêtes
Politesses et compliments qui n’ont rien de sincères

«Joyeux joyeux Noël»
Que l’on se dit
Alors qu’au fond on pense
«Va donc chier mon estie!»

Oh! C’est du vent, c’est du vent, la période des fêtes
On se dit qu’on s’aime mais toute l’année on s’fait l’air bête
Oh! C’est du vent, c’est du vent, la période des fêtes
Heureusement que l’on se ment sinon ce s’rait l’enfer
Sinon ce s’rait l’enfer.

ENVAHI PAR 10 000 ENFANTS
(sur l’air de Il Est Né le Divin Enfant)

Envahi par dix mille enfants
Les centres d’achats dans le temps des fêtes
Deviennent grouillants et très bruyants
C’est pareil que l’an précédent

Depuis plus de 80 ans
Ça s’passe toujours de cette façon
Ça nous dérang-e et pourtant
On n’en tire jamais de leçon

Envahi par dix mille enfants
Le magasinage du temps des fêtes
Est un calvaire qui est très chiant
J’aurais dû venir bien avant

LA FAMILLE SE SAOULE EN CHRIST, MAN!
(Sur l’air de We Wish You a Merry Christmas)

Mes oncles se saoulent en Christ, man!
Mes tantes se saoulent en Christ, man!
Mes neveux se saoulent en Christ, man!
Mes grands-parents aussi.

Mon papa se saoule en Christ, man!
Ma maman se saoule en Christ, man!
Moi aussi j’me saoule en Christ, man!
On est chaud en hostie!

MENU CRÉTIN
(Sur l’air de : Minuit Chrétien)

Le PFK
Poulet du Colonel-e
J’aimerais tant que tu sois parmi nous
Pour remplacer
La dinde que l’oncle Marcel-e
A si mal cuit
Elle n’a plus aucun goût

Oh! Mon dentier
Trésaille d’espérance
Pour un souper
Qui a de la saveur.

J’souhaite à genoux
Pour une livraison de
Poulet, poulet
Je prie pour qu’un livreur, de
Poulet, poulet
Devienne notre sauveur

IL FAUDRAIT QUE L’ON SE SOIGNE
(Sur l’air de Les Anges dans nos Campagnes)

La dinde et l’pâté d’campagne
Les patates, les atocas

La bûche et le faux champagne
Se bousculent dans mon estomac

Oh, oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh-oh-oh lala
Je sens que ça n’passe pas
Oh, oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh-oh-oh lala
J’viens d’vomir su’l’sofa.

Vous ne parlez pas espagnol?  Qu’importe: Allez-y phonétiquement.

PÉNIS DANS VISAGE
(Hallucination auditive de Feliz Navidad)

Penis dans visage
Penis dans visage
Penis dans visage
Grosse paire de garlos
Oui, c’est discutable

Penis dans visage
Penis dans visage
Penis dans visage
Grosse paire de garlos
Ils s’les lichent, les sales

La ouananiche c’est amer en Christ, man
La ouananiche c’est amer en Christ, man
La ouananiche c’est amer en Christ, man
Donne des boutons à ma porte

Les p’tites sandwichs à ta mère, c’est crissement…
Les p’tites sandwichs à ta mère, c’est crissement…
Les p’tites sandwichs à ta mère, c’est crissement bon
Il faut qu’elle en apporte.

(Désolé pour les lecteurs européens qui ne comprendraient pas le joual, notre typique jargon du terroir québécois.  Lexique sur demande 😉 )

30 autres comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook

Vous vous souvenez de l’article 30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook?  Et bien en voilà 30 autres:


 COMPORTEMENT 31: Étaler son manque de vie amoureuse
Il y en a qui souffrent de la solitude et ressentent le besoin de l’exprimer. C’est normal. Mais quand on insiste sur le sujet encore et encore, ça devient vite pathétique.


COMPORTEMENT 32: Faire du vaguebooking
Si t’as quelque chose à dire, dis-le!


COMPORTEMENT 33: Se représenter en Bitstrips
Au début c’était amusant. Mais à la longue, ça a fini par manquer d’originalité.


COMPORTEMENT 34: La photo de couple avec le mec possessif
Une photo de couple sur le profil d’une fille, passe encore, surtout au début de la relation alors qu’elle est toute émerveillée du charme de la nouveauté d’être en amour. Mais quand le gars a une attitude possessive dans la vraie vie, et qu’il la confirme en occupant le 2/3 de la photo de la fille, c’est déjà un peu moins mignon.


COMPORTEMENT 35: La vantardise physique injustifiée
Il y en a qui diront que d’agir comme si on était beau alors qu’on a une tronche de cul, c’est une attitude positive.

N’empêche que positive ou non, il reste qu’on a une tronche de cul.  Cette pratique donne alors l’impression qu’on cherche désespérément à se déconnecter de la réalité.


COMPORTEMENT 36: La modestie hypocrite
Pratique inverse de la précédente, ça consiste à poster une photo qui nous a pris dans un angle particulièrement flatteur.  On veut la montrer pour se la faire complimenter, mais en même temps on ne veut pas passer pour vaniteux.  On fait donc semblant de s’y trouver laid, dans le but que nos amis FB nous contredisent sous une avalanche de compliments.


COMPORTEMENT 37: Être impatient d’avoir des réponses
On comprends que le but de poster des statuts, c’est de susciter des réactions chez vos contacts. Mais laissez-leur le temps de répondre, bout d’bonyeu!


COMPORTEMENT 38: Laver son linge sale en public
Surtout lorsqu’on le fait d’une façon aussi psychopathe.


COMPORTEMENT 39: Passer du français à l’anglais lorsqu’on est frustré(e)
Exemple: Voir le premier commentaire de l’image précédente. Étrange comportement, en vérité.

Et puisqu’on parle d’écrire en anglais:


COMPORTEMENT 40: Écrire dans un anglais médiocre

Quand on croit que Please log in signifie S’il te plaît bûche dedans, on évite.


COMPORTEMENT 41: Les FUCK YOU en photo de profil.
Sérieux là, vous vous trouvez cool à faire un doigt d’honneur à tout le monde? Manque de classe total.


COMPORTEMENT 42: Quêter des suggestions d’activité par ennui
Surtout si c’est pour refuser systématiquement chaque proposition.


COMPORTEMENT 43: Essayer de faire passer pour sien
les statuts (ou Twitters) des autres.

D’autant plus difficile à réussir lorsque le statut est dans un français impeccable alors que l’on est incapable d’enligner cinq mots sans faire dix fautes.

… ET que l’on insiste dans la mauvaise foi après s’être fait prendre.


COMPORTEMENT 44: #Abuser #Des #Hashtags
Quand il y a dix fois plus de liens que de mots dans le statut, y’a d’l’abus.


COMPORTEMENT 45: Poster des images supposées contenir de grandes vérités
Bitch, please! Ces « vérités » sont ou bien des évidences ou bien de simples généralités.


COMPORTEMENT 46: Le masque de cheval
qui transforme la photo la plus sexy en redoutable vision d’horreur.
Non! Sérieusement… Juste non!


COMPORTEMENT 47: Les nouvelles écrites de manière à nous donner envie de cliquer sur le lien pour voir la suite de l’histoire…

… pour réaliser, une fois sur la page, que la nouvelle est insignifiante à en faire chier un rat mort


COMPORTEMENT 48: prendre en photo tout ce que tu
manges et/ou bois.

Je suppose que pour certaines personnes, manger et/ou
boire est un événement marquant.


COMPORTEMENT 49: Voler des photos de nourriture pour se vanter mensongèrement d’avoir préparé et/ou mangé tel plat
S’il y a pire comportement que le précédent, c’est bien celui-ci. Le plus pathétique, c’est quand le fautif est tellement concentré sur son mensonge qu’il oublie d’enlever de la photo la signature ou le watermark d’origine.


COMPORTEMENT 50: Se vanter d’avoir fait une purge de contacts
Vous voulez passer quoi comme message? Que c’est un privilège d’avoir comme ami FB quelqu’un qui se vante de laisser tomber n’importe qui n’importe quand sur un coup de tête?


COMPORTEMENT 51: Être parano au point de se défendre avant même d’être attaqué.

Ou, variante, être sur le INB4 (« in before« ), une façon de dire « Vous êtes tellement prévisibles que je suis capable de deviner ce que vous allez me dire« . 


COMPORTEMENT 52: Vivre ses amours dans la négativité
On dirait qu’il y a des gens pour qui la seule motivation d’être en couple, c’est la controverse.  Chaque fois qu’ils parlent de leur relation, c’est toujours sur la défensive.  Pourtant, personne ne leur a jamais passé le moindre commentaire sur le sujet.


COMPORTEMENT 53: Ne pas s’appliquer pendant qu’on écrit, ne pas se relire avant d’envoyer, et ne pas corriger après avoir posté.
Aussi incroyable que ça puisse paraitre, il y avait une logique et un contexte derrière ce statut avant qu’il soit écrit…

…Mais on dirais bien qu’entre le cerveau et la main, quelque chose s’est perdu en chemin.


COMPORTEMENT 54: Les paroles de chansons
en guise de statuts

Il devrait y avoir moyen de décrire comment on se sent sans tomber dans ce cliché.


COMPORTEMENT 55: Transformer son Facebook en blog quotidien d’entrainement / de remise en forme / de régime amaigrissant
C’est vantard. C’est prétentieux. C’est ennuyant. C’est looooooong…

… Mais surtout: Ça n’intéresse personne à part celui qui le fait.


COMPORTEMENT 56: Ne jamais avoir rien de positif à dire
Au début, ça peut attirer la sympathie.







…mais c’est le genre de comportement qui devient très agaçant très vite.


COMPORTEMENT 57: Donner de condescendantes leçons de grammaire
S’il y a pire que quelqu’un qui fait des fautes de français dans son statut, c’est bien le pseudo intello qui pète un câble à chaque fois qu’il en repère.  Le ton exaspéré avec lequel il commente donne l’impression qu’il prend chaque erreur comme une attaque personnelle.

  En réalité, il s’agit généralement d’un conflictuodépendant qui n’est que trop heureux de s’être trouvé une raison légitime de rabaisser autrui.


COMPORTEMENT 58: Le statut checklist

Ennuyer nos contacts avec ça, check!


COMPORTEMENT 59: Poster des photos embarrassantes de nos amis
Surtout si en plus on les identifie dessus.

 


COMPORTEMENT 60: Accorder une importance démesurée à la quantité de nos amis FB
Surtout si on le confirme en le niant à ce point-là.

 

Il y en a qui vont dire: « Si le comportement de certaines personnes sur Facebook t’agace, la solution est simple: Désabonne-toi de leur fil de nouvelles. »  À ceci, je ne peux que répondre: Quoi?  ET ME PRIVER DE TOUT CE MATÉRIEL SI INSPIRANT POUR MES BILLETS DE BLOG? 😀


REMERCIEMENTS par ordre alphabétique à ceux qui ont accepté de figurer dans cet article à la con: Damien Bourdages, André Brunet, Olivier Champagne, Karine Church, Sandina Fox, Stéphanie Gagnon, Alexandrya Joly, Virginie Kuy, Rubis Lantier, Daniel Morency, Valérie Parent, Émilie Potter-Tanguay et Jennifer Stivers. Les autres figurants sont fictifs. La majorité de ces captures d’écran ont été fabriquées de toutes pièces pour cet article.

Pour me suivre: twitter.com/steverequin, ou bien sur Facebook à  https://www.facebook.com/MesPretentionsDeSagesse.

Souvenirs de l’Univers Estudiantin. Chapitre 2 : Les profs.

Encore une fois, je me demande à quel point les choses ont changé depuis mes propres expériences estudiantines.


L’AIR BÊTE

On le repère facilement, et ce dès le tout premier cours : C’est celui qui, à la seconde où ça commence, va verrouiller la porte pour interdire l’accès aux retardataires, dit son nom, commence la matière immédiatement, et conclut en vous donnant des devoirs, incluant lecture de quelques chapitres de livres que vous n’avez même pas encore eu de temps de vous procurer. Entretemps, histoire d’égayer la matière, il a bien pris le temps de vous faire la liste des mesures disciplinaires qu’il entend bien appliquer pour les devoirs non-faits, incomplets et en retard. Dans sa classe, la discipline règne car tout fautif est immédiatement expulsé.  Personne ne l’aime et il le sait, même qu’il fait exprès.  Et avec la taxe gouvernementale contre l’échec qui force les étudiants à moins négliger leurs classes, y’en profite, l’estie!


L’ÉTRANGE ÉTRANGER

Originaire d’un pays dont personne n’a jamais entendu parler, il se distingue par son nom imprononçable et son accent à couper à la chain-saw.  Il est plus facile de remplir un rapport d’impôts saoul que d’essayer à-jeun de comprendre ce qu’il dit.


LE ROUILLÉ

Lui, il a probablement été nommé prof lors de la première communion de vos grands-parents.  Il connait tellement sa matière par cœur qu’il la récite machinalement comme un vieux disque en vinyle qui saute.  Pour lui, le temps s’est arrêté il y a belle lurette car tout dans ses gestes, ses paroles et son look en font une relique du passé.


L’AIR BÊTE, VERSION FÉMININE

Celle-là, comme son nom l’indique, est en SPM à longueur d’année. Mais contrairement à son homologue masculin, elle a beaucoup de difficulté à faire régner l’ordre dans sa classe.


LE COMÉDIEN

Avec lui, on s’amuse, peu importe la matière qu’il enseigne.  S’il est prof de Physique, il enseignera le principe de la vélocité en lançant des chaises.  Prof d’Anglais, il ne manquera pas de mimer une phrase pour être certain que vous comprenez bien. Prof d’Histoire, il arrivera déguisé en Jacques Cartier.  Pas l’explorateur; Le pont!


LA FRAICHEMENT SORTIE DE L’UNIVERSITÉ

Puisque c’est sa première année en tant qu’enseignante, ça fait d’elle la plus jeune des profs.  On pourrait croire que ça en fera une personne près de ses étudiants.  Erreur!  Dans son enthousiasme de débutante, elle croit bêtement que tout le monde est à son niveau éducatif et intellectuel. Par conséquent, les explications et devoirs qu’elle donne ne peuvent être compris que par elle-même. Même si elle est une experte dans la matière qu’elle donne, ça n’en fait pas pour autant une experte en communication. Tant et aussi longtemps qu’elle ne s’adaptera pas, plus de la moitié de ses élèves couleront.  Elle foutra ainsi en l’air le temps, l’argent et l’avenir d’une centaine de jeunes par année. … Et ça, c’est SI elle s’adapte un jour, ce qui n’est pas garanti.


LE VAUTOUR

Pour quiconque ressentant un malaise lorsqu’il se sent observé, ce prof représente l’enfer sur terre. Peu importe où on est assis, on a l’impression que son regard est sur nous.  Un seul regard de sa part et on sent qu’il sait si on a compris ou non, si nous avons étudié ou non, ou si son cours nous donne la diarrhée ou non.  Il est particulièrement pénible lors de tests ou d’examens, alors qu’il déambule entre les pupitres en jetant un regard sur ce que l’on écrit, ce qui rend la chose 20 fois plus stressante.


L’EX-JEUNE

Ce prof avait votre âge en 1986, et ça parait car il est encore habillé et coiffé comme si on était en 1986.  Dans ses gestes et paroles, on voit qu’il essaie de montrer qu’il est toujours jeune et à la mode, mais il n’en fait accroire qu’à lui-même car tout le monde se fout bien de sa gueule.  Il est pathétique.


LE BEAU JEUNE HOMME

La première fois qu’on le voit, on croit que c’est un étudiant, mais quelle surprise de le voir s’installer au bureau du prof.  Il est calme, sérieux sans être chiant, et bien qu’il soit à son affaire de façon irréprochable, un tiers des filles de la classe ne diraient pas non à une romance et/ou une baise passionnée avec lui.


LE PROF DE PHILOSOPHIE

Tous les profs de philo portent la barbe.  Même les femmes.


LE CULTIVÉ

Généralement Haïtien ou bien Arabe, il manie pourtant le Français bien mieux que n’importe quel francophone de naissance. C’est avec fierté et la tête haute qu’il tentera de nous inculquer quelques notions de Baudelaire, Racine, Balzac et Molière.  Un brin snob quoi que tolérant, il ne forcera personne à le suivre, considérant que passer ou couler demeure le choix personnel de tout un chacun.


L’ARTISTE FRUSTRÉ(E)

Les anglais disent “Those who can, do.  Those who can’t, teach.” , ce qui signifie que ceux qui ont du talent réussissent dans leur domaine, tandis que les autres sont tout juste assez bons pour en devenir profs.  L’option Arts et Lettres en particulier regorge de ces losers d’ex-artistes n’ayant jamais réussi à se faire connaître.  Leurs frustrations se transforment souvent en jalousie haineuse face aux étudiants qui se montrent vraiment talentueux. Aussi, rien ne leur est plus jouissif que de les faire couler, ce qui est particulièrement facile en Arts puisque la note n’est jamais rien d’autre qu’une opinion, contrairement en mathématique ou elle est un fait incontestable.  Pas surprenant que 99% des étudiants en Arts et Lettres finissent plongeur Au restaurant Pierrette Patates.


LE CULTIVÉ QUÉBÉCOIS

Lui, la culture d’icite, y connait ça! Il parle québécois, il s’habille québécois, il mange québécois et il fume québécois. Il considère que sa mission divine et sacrée est de nous introduire aux racines de nos souches. En une seule session, il saura vous faire passer à travers les œuvres complètes de Michel Tremblay, Victor Lévy-Beaulieu, Réjean Ducharme et Yves Thériault.  … Même s’il est prof de maths.


LE RÉPUGNANT

Ce n’est pas qu’il soit particulièrement laid, c’est juste que de la façon dont il s’arrange, il a toujours l’air négligé.  Il est mal coiffé, mal rasé, mal habillé, semble affectionner le brun comme couleur primaire du contenu de son placard.  Les dessous de bras de ses chandails et chemises sont souvent tachés de cernes de transpiration.  Même lorsqu’il est propre, on a l’impression que ça pue l’tabarnak quand il est là.  On se sent sale, juste d’avoir été touché par son regard.


LE ON-S’EN-BRANLE-SOLIDE

Lui, on va à ses cours uniquement parce que… Euh… En fait, on n’en a aucune idée.  Probablement juste parce que c’est sur notre horaire.  Lorsqu’il parle, personne ne l’écoute.  On préfère lire, gribouiller, jouer aux cartes, texter, sexter… On ne peut pas dire que le chaos règne dans sa classe, seulement l’indifférence totale.


LE MOULIN À PAROLES

Croisez un cocaïnomane avec un syndrome de déficit d’attention et vous aurez ce prof. Il est capable d’enchainer d’un seul souffle plusieurs aspects de sa matière avec 8624 autres qui n’ont aucun rapport.  Ses explications n’en finissent plus car il s’interrompt sans cesse afin de raconter une anecdote que lui a rappelé un mot qu’il vient de dire.  Lorsque tu finis enfin par obtenir une réponse de sa part, tu n’es pas plus avancé car tu ne te souviens même plus de la question.


Eh voilà! J’en ai oublié?

En fait, oui, J’en ai délibérément oublié un: LE NÉO-SÉDUCTEUR. C’était le prof masculin qui passait sans cesse de petites remarques séductrices, « à la blague », disait-il, à ses étudiantes en général, ayant au moins une cible favorite dans chaque groupe.  Ce prof a tout simplement cessé d’exister au début des années 90, alors que les plaintes contre harcèlement ont obligé le ministère de l’éducation à resserrer la discipline envers son personnel enseignant en matière de comportement acceptable ou non. Mais bon, je parie qu’il y en a qui ont continué quand même à s’essayer une fois de temps en temps.

BIENTÔT: La cafétéria.

Souvenirs de l’Univers Estudiantin. Chapitre 1: Les camarades de classes.

En guise d’introduction: À cette nouvelle série de billets de blog, j’ai d’abord pensé donner comme titre Le Guide de Survie au Cégep. C’eut été faire preuve de peu de sagesse. D’abord parce que ma dernière expérience du cégep remonte à loin.  Ma vision née de mes expériences personnelles risque d’être fort dépassée, voire nullement représentative de la réalité des jeunes d’aujourd’hui.  Et ensuite, c’eut été une erreur puisque le mot cégep ne veut rien dire pour les 60% de non-québécois qui constituent mon lectorat.  Donc, à votre intention, chers z’amis z’étrangers, voici une courte structure du système éducatif d’ici, à quel âge on y entre, et combien de temps on y passe si on ne redouble pas:

  1. Maternelle, entrée à 5 ans, dure une année, obligatoire.
  2. École primaire, entrée à 6 ans, dure 6 ans, obligatoire.
  3. École secondaire, entrée à 12 ans, dure 5 ans, obligatoire.
  4. Cégep (Pour: Collège d’Enseignement Général Et Professionnel), entrée à 17 ans, dure 2 ans, volontaire
  5. Université, entrée à 19 ans, dure le temps qu’il faut, volontaire.

Le contexte cégépien étant mis au clair, passons maintenant au billet:

L’atmosphère de rentrée des classes de début septembre a le don de me replonger à chaque année dans la même nostalgie, celle du temps où j’étais étudiant de cégep.  En fait, je suis allé 4 fois au cégep dans ma vie:

  1. Cégep Édouard Montpetit à 17 ans pour une première session,
  2. Cégep de St-Hyacinthe, toujours à 17 ans, la session suivante.
  3. Cégep André Laurendeau, à 27 ans, pour compléter mes études.
  4. Cégep André Laurendeau, à 37 ans, pour une session, me faisant passer en douce pour un étudiant de 26-27 ans dans le cadre d’une enquête pour un projet de livre dont le nom de code était The Lando Griffin Project. (Je vous en reparlerai un de ces quatre) 

Me retrouver au cégep à tous les dix ans m’a fait me rendre compte que, que ce soit en 1985, en 1995 ou en 2005, que ce soit à Longueuil, à St-Hyacinthe ou à Montréal, certaines choses ne changent pas. Peu importe l’époque, la situation géographique ou le système scolaire, j’ai constaté que l’on y retrouve toujours le même genre de gens parmi les étudiants de 17-20 ans.  D’ailleurs, vous-mêmes, lors de vos études, vous avez sûrement rencontré…


LA SUPERWOMAN

Caractéristiques : Occupe à temps plein un poste au journal étudiant et au conseil étudiant, est membre de plusieurs comités et associations jeunesse, fait du bénévolat, est stagiaire à La Presse, a un chum, arrive à étudier cinq jours par semaine.  Elle obtient toujours d’excellentes notes, ne montre jamais le moindre signe de stress et entretient de bonnes relations avec tous ses profs sans pour autant en être le chouchou.

Phrase typique : « Je n’ai pas le temps de te parler pour l’instant mais je peux t’accorder 10 minutes le 16 octobre, ça va? »

Dans 10 ans, elle sera : Femme d’affaire à succès, mère attentive et épouse dévouée


LE CHIALEUX

Caractéristiques : Toujours criblé de problèmes, toujours en train de râler, toujours à se plaindre que ça va mal avec ses parents, son travail, sa blonde, ses études, ses frères et soeurs, sa santé, sa vie sexuelle, et ses amis qui en ont ras le bol de toujours l’entendre se plaindre.

Phrase typique : « Oh, moi, ça va assez mal en ce moment. »

Dans 10 ans, il sera : Assez loin pour ne plus nous ennuyer avec ses problèmes, on espère.


LA GLUE

Caractéristiques : Le genre de fille à se coller sur tous les gars, à rechercher le contact physique: Câlin, caresse dans les cheveux, bisous sur les joues, demande de massage aux épaules, etc. Elle repousse pourtant les avances de tous les gars car elle ne les veut que comme amis seulement.  Elle préfère jeter son dévolu sur un qui lui est inaccessible: Marié, Gai, habitant dans un autre pays, etc.

Phrase typique : « Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à dire que chuis une agace? »

Dans 10 ans, elle sera : Pareille! dans 20 ans, par contre, elle deviendra dépressive en se rendant compte qu’elle est la seule de son entourage à être célibataire et sans enfants, et mariera le premier cave venu.


L’ÉTERNEL ÉTUDIANT

Caractéristiques : Lorsqu’il est entré au cégep alors que vous étiez encore en 6e année du primaire, il a tellement aimé la vie sociale qu’il n’a pas su trouver en lui la force morale d’avancer plus loin dans sa vie. Il s’est donc arrangé pour y rester le plus longtemps possible, changeant d’orientations et/ou ne prenant que le minimum de cours permis par session.

Phrase typique : « J’ai ben du temps libre, j’ai juste deux cours cette session-ci. »

Dans 10 ans, il sera : Un éternel payeur, car il se sera accumulé une magistrale dette de prêts étudiant qui aura doublé avec les intérêts accumulés.


L’ÉTUDIANT SUR LE RETOUR

Caractéristiques : C’est celui qui revient après plus de 10 ans d’absence sur les bancs d’école. On le remarque facilement: C’est celui qui a une décennie de retard, autant sur le style vestimentaire qu’en poils capillaires et facial, car il n’a pas remarqué que la mode avait évolué.  Heureusement que ses ami(e)s cégépien(ne)s sont là pour l’aider à moderniser son look.

Phrase typique : « Dans mon temps… »

Dans 10 ans, il sera : 10 ans en retard sur la mode puisqu’il n’aura pas remarqué que celle-ci aura évolué depuis son 2e tour au Cégep.


LA FUCKÉE

Caractéristiques : Remarquable, dans le sens qu’on n’a pas le choix de la remarquer, vu qu’elle porte des vêtements de style original d’un noir total, ou alors au contraire trop colorés..  Ses cheveux sont d’une couleur non-naturelle, ses yeux sur-maquillés lui donnent un regard mystérieux et elle porte des verres de contact teintés rouge sang.  Elle arbore tatouages et piercings en quantité, sauf si c’est une poseuse.  Elle porte tellement de bagues qu’on se demande comment elle peut plier les doigts.

Phrase typique : « Heille, chus tannée de me faire dire que c’est pas tous les jours l’Halloween. »

Dans 10 ans, elle sera : d’un look plus universel, marché du travail oblige.


LE GARS AU CHAPEAU MELON

Il est intéressant de constater qu’il y en a un dans chaque cégep, et il s’habille en noir.


LE GRAF-ARTISTE

Caractéristiques : Il passe le plus clair de son temps à perfectionner son art du graffiti, que ce soit au crayon dans son agenda, au feutre sur les mur des cabinets de toilettes, ou au spray-paint sur les murs de l’école.  Ce sera d’ailleurs la seule manière dont il fera sa marque dans l’établissement car il disparait généralement au bout de 2 mois.

Phrase typique : « Je ne fais qu’exercer mon droit à la libre expression artistique. »

Dans 10 ans, il sera : graphiste sans contrats et heureux propriétaire d’un joli casier judiciaire pour vandalisme multiple.


LA GROSSE COCHONNE

Caractéristiques : Obèse, elle adore manger, que ce soit un bon repas ou bien un beau gars.  Elle a une vie sexuelle bien remplie et ne se gène pas pour en parler.  Elle possède quelques jouets sexuels qu’elle utilise régulièrement, et traine toujours des condoms avec elle au cas où.  Car malgré le fait qu’elle est loin d’avoir une taille de mannequin, il y a toujours au moins un gars qui lui court après. Lorsqu’elle a un chum, elle est dans une relation ouverte. Et si leur relation est monogame, qu’importe, elle le trompe anyway à chaque fois que l’occasion se présente, juste au cas où elle se trouverait mieux que lui.

Phrase typique : « Hmmm, r’garde-z’y donc les belles p’tites fesses, à lui. Agrrr! »

Dans 10 ans, elle sera : Résignée et mariée à son chum, de qui elle aura pondu 2,7 enfants après s’être rendue compte que, à part sexuellement, aucun autre gars ne veut d’elle, et surtout pas dans une relation sérieuse à long terme.


L’INTRIGANTE

Caractéristiques : Lorsqu’on la rencontre, elle semble d’abord gentille et chaleureuse, mais bien vite elle se montre sous son vrai jour. Elle est jalouse, envieuse, hypocrite, te parle en mal de tout le monde et parle à tout le monde de toi en mal.  À éviter autant que possible.

Phrase typique : « Si tu savais ce qu’elle a dit sur toi… »

Dans 10 ans, elle sera : Pareille! Ce genre de monde-là, ça ne change jamais.


L’ANGOISSÉ

Caractéristiques : Ne parle que si on lui adresse la parole.  Et encore, il ne parle pas, il marmonne en bafouillant. S’il reste plus de 30 secondes sans bouger, on le confond avec le papier peint. On ne lui connait aucun ami.  Dans les corridors de l’école, il marche en rasant les murs, les yeux fixés sur ses souliers.  Dans l’autobus, il n’ose pas sonner pour débarquer s’il est le seul à vouloir débarquer à cet arrêt. Il est incapable de faire son p’tit besoin dans les toilettes publiques s’il y a une autre personne dans la pièce.

Phrase typique : Impossible de le savoir, il parle trop bas.

Dans 10 ans, il sera : marié à une fille extravertie super énervée qui l’aura d’abord trouvé cave d’être si pogné, et ensuite mignon d’être si timide.


LE MAL-AIMÉ

Caractéristiques : Pour une raison mal définie, il y a quelque chose dans la personnalité de ce gars-là qui fait que tout le monde s’en moque et personne n’en veut dans son entourage.  Certaines associations étudiantes vont même rajouter une clause dans leur charte interdisant d’accepter sa candidature.

Phrase typique : « Ben là, franchement, c’est pas juste, qu’est-ce que je leur ai fait, moi? »

Dans 10 ans, il sera : Dépressif suicidaire.


LE MANIFESTANT

Caractéristiques : Ce gars-là cherche tellement à manifester contre ce système de capitalistes vendus qu’il n’hésite pas à se contredire, pourvu que ça lui permette de se plaindre. Par exemple, lorsque le coût des études augmente, il manifeste contre le capitalisme scolaire.  Et lorsque les écoles veulent placarder les murs de publicités dont les revenus permettraient de garder au plus bas les coûts d’études, alors il manifeste car il est contre les pubs… Et ce, malgré le fait qu’il arbore fièrement sur ses vêtements des logos Nike, Tommy Hilfiger, etc.

Phrase typique : « Ce n’est qu’un début, continuons le combat. »

Dans 10 ans, il sera : un capitaliste vendu.


LA MATCHEUSE

Caractéristiques : Elle essaye toujours de matcher ses ami(e)s, même ceux qui sont déjà en couple.  Elle essaye souvent de faire croire à deux personnes qui ne se sont jamais vues que chacune trippe ben raide sur l’autre en secret.  Et si elle connait un seul gai et que celui-ci est célibataire, elle essayera de convaincre un de ses amis hétéro de changer d’orientation pour aller avec.  Étrangement, la matcheuse est très souvent célibataire.  Et les rares fois où elle a un chum, elle le trompe.

Phrase typique : « J’connais quelqu’un qui voudrait te rencontrer. »

Dans 10 ans, elle sera : Une célibataire vieillissante qui aimerait bien qu’on la matche avec quelqu’un de bien.


LE MÉCANO

Caractéristiques : Ne parle que de chars, sa chambre est tapissée de posters de chars, et il connait par coeur le nom et la fonction des 16 824 pièces constituant une automobile. Il regarde plus volontiers sous le capot du char de sa blonde qu’en dessous de sa jupe. Il aime passer une soirée romantique en tête-à-tête avec un moteur diesel, se parfume au WD-40 et il a les mains tachées en permanence.

Phrase typique : « Hier j’ai vu un christie d’beau char! »

Dans 10 ans, il sera : Ou bien simple mécano ou bien à la tête de 3 garages, tout dépendant de sa débrouillardise et de son sens des affaires.


LE NÉGLIGEANT

Caractéristiques : N’écoute pas trop en classe. Oublie de noter ses devoirs dans son agenda. Oublie presque toujours d’étudier et se trompe les rares fois où il le fait.  Attends toujours trop longtemps avant de se procurer ses manuels, ce qui fait que ceux-ci sont souvent épuisés lorsqu’il s’y décide.  En classe, il est souvent obligé de suivre avec un autre car il a oublié et/ou perdu ses livres.  Il est toujours surpris d’apprendre qu’il y aura un examen, alors que tous les autres le savent depuis longtemps et sont prêts. Du reste, il vit dans la terreur constante que son prof finisse par se rendre compte qu’il n,a rien compris à son cours.

Phrase typique : « Il fallait faire ÇA? Pour maintenant LÀ, là!? »

Dans 10 ans, il sera : tout le temps en retard, dans tout.


LA MILITANTE

Caractéristiques : Elle ne peut supporter les inconscients qui préfèrent ignorer les problèmes du monde pour mener une petite vie tranquille.  Elle est de tous les combats, de toutes les manifs, et peut passer des heures à t’expliquer point par point pourquoi Microsoft, Kellogg’s, McDonald’s et autres multinationales sont à boycotter pour crimes contre l’humanité.  Malgré ses beaux discours, elle ne cessera pas de fumer malgré le fait que les compagnies de tabac sont responsables de 100 000 fois plus de décès que toutes les compagnies qu’elle boycotte réunies.

Phrase typique : « So-so-so, solidarité! »

Dans 10 ans, elle sera : Une inconsciente qui préfère ignorer les problèmes du monde pour mener une petite vie tranquille.


LA NULLITÉ

Caractéristiques : Ses lunettes tiennent avec du scotch-tape.  Sa braguette est souvent ouverte. Peu importe s’il prend 2 minutes ou une heure à se coiffer, il sera toujours dépeigné. Ses vêtements n’ont jamais l’air de lui faire correctement et il a tendance à se prendre les pieds dans ses lacets.  Pour rire de lui, certaines filles le niaisent en lui faisant accroire qu’il a du potentiel pour les séduire… Et il les croit.  Il a hâte du jour où il sera enfin grand, beau, riche et célèbre, afin que les autres regrettent de l’avoir niaisé dans sa jeunesse.

Phrase typique : « Ah ouain!? »

Dans 10 ans, il sera : au choix: Livreur de journaux, laveur de vaisselle, bédéiste, BS.


LA SALOPE VIERGE

Caractéristiques : Pourquoi salope? Parce qu’à l’entendre, elle couche avec un nouveau gars au moins une fois par semaine.  Pourquoi vierge? Parce qu’on a beau chercher dans tout le cégep, impossible d’y trouver quelqu’un qui peut se vanter d’avoir couché avec. Ce ne sont pourtant pas les candidats intéressés qui manquent.

Phrase typique : « Lui, il l’avait trop p’tite pour me défoncer comme il faut, mais il savait se rattraper avec sa langue. Oh yeah! »

Dans 10 ans, elle sera : En thérapie pour se débarrasser de ses blocages sexuels qui font qu’elle n’a jamais couché qu’avec deux gars dans toute sa vie, dont un volontairement


LE POLITICIEN

Caractéristiques : La première fois qu’on le croise, on pense qu’il s’agit d’un jeune prof car il s’habille en complet chemise-veston-cravate. Ayant la personnalité d’un vendeur d’assurance, il t’approche, te serre la main et te parle comme si vous étiez les meilleurs amis du monde. Il se porte candidat à n’importe quelle élection étudiante, pourvu que ce soit à la direction.  Il possède ses propres cartes d’affaire, et ce même s’il ne travaille pas.

Phrase typique : « Salut mon chum! Ça va ben? Heille, fantastique! »

Dans 10 ans, il sera : vendeur d’assurances, d’auto, d’aspirateurs ou n’importe quoi à commissions.


LA PSEUDO-LESBIENNE et/ou LA PSEUDO-BI

Caractéristiques : Elle, on ne sait pas pourquoi elle s’affiche comme étant attirée par les filles car on ne lui a jamais connu que des relations hétéro. Faut croire qu’elle essaye juste de faire son intéressante.

Phrase typique : « Je suis lesbienne! » ou « Je suis bisexuelle! », dans les premières secondes après avoir rencontré une fille.

Dans 10 ans, elle sera : La pseudo-lesbienne ne se décrira plus que comme étant hétéro, après avoir eu quelques expériences avec des filles.  La pseudo-bi, elle, va continuer de se décrire comme étant bisexuelle, malgré le fait qu’elle n’a jamais oralisé autre chose que des bites.


LE GAI FRAÎCHEMENT SORTI DU PLACARD

Caractéristiques : Puisque le cégep est le lieu propice à la découverte de soi et à l’acceptation des gens pour ce qu’ils sont, il peut enfin vivre son orientation sexuelle au grand jour, ce qui le rend très gai dans les deux sens du terme.  Voilà pourquoi il la manifeste verbalement au moins 20 fois par jour. C’est normal, puisqu’il est constamment à la recherche d’un partenaire avec qui explorer sa sexualité, aussi bien chez les étudiants que chez les profs.

Phrase typique : Peu importe ce qu’il dit, il ne manquera pas de glisser sa gaieté dans la conversation.

Dans 10 ans, il sera : Discret, en couple stable, et regardera avec intolérance les plus jeunes qui agissent comme lui-même le faisant une décennie plus tôt.


LE LIBIDINEUX OBSÉDÉ

Caractéristiques : il a sérieusement la libido dans le tapis, ne pense qu’au sexe et ne vit que pour le jour où il en aura enfin.  Il passe le plus clair de son temps sur le net à visiter des sites pornos d’une seule main.  Les personnages de dessin animés sur Télétoon lui donnent une érection, et il trouve même excitant le mouvement de pénétration d’un stylo dans son capuchon.  Il voudrait bien devenir acteur de films pornos car il trouve trop génial le concept de baiser sans cesse et d’être payé pour ça. Cependant, loin d’allumer les filles, son appétit sexuel a plutôt tendance à les repousser, ce qui fait qu’il va rester vierge encore longtemps car même la grosse cochonne ne veut pas de lui.  Voilà pourquoi il rêve parfois de se procurer du Rohypnol ou du GHB.

Phrase typique : « Gn… Argh… Mmmmm…. »

Dans 10 ans, il sera : en taule pour voyeurisme, attentat à la pudeur, tentative de détournement de mineures, etc.


Un autre avantage à traiter cette série de blogs comme étant un paquet de souvenirs des décennies passées, c’est que je n’ai pas à refaire les illustrations qui datent du temps où j’étais moi-même un cégépien, illustrations dans lesquelles, vous l’avez sûrement constaté, la majorité des personnages arborent des styles depuis longtemps dépassés.

BIENTÔT: Les profs!

Dictionnaire Le Petit Requin (1e partie)

A
Abaissé : Les trois premières lettres de l’alphabet.
Abrité : Boîte pour mettre le thé.
Absorbant : Qui mange des bancs.
Abstenir : Se prendre les abdominaux.
Accentuer : Cesser de parler avec un accent.
Acceptable : Qui prend une table.
Achalandage : Vieux fatigant.
Acharné : Drogue fumable appartenant à un dénommé René.
Acquiescement : Question que pose un enfant à sa mère quand il veut savoir à qui appartient un objet.
Adipeux : Personne silencieuse.
Admiration : Avec ration réduite de moitié.
Adossement : Jeune qui se fait des acroires.
Aérobie : Qui appartient à un héros bisexuel.
Allegro: Façon polie de dire « Awèye, le gros! »
Amazone : Propre à l’endroit où j’habite
Analogue : Psychologue du rectum.
Anatomie : Âne appartenant à un dénommé Tommy.
Anglaise : Fait en boue séchée.
Anglophone : S’amuser en anglais.
Anticonstitutionnellement : Mot que personne ne sait utiliser adéquatement, à part dans la phrase « Anticonstitutionnellement est le plus long mot de la langue française. »
Antiseptique : Qui est contre les incrédules.
Apartheid : Les autres produits de lessives.
Apprécier : En train de couper avec une scie.
Aryen : Quelqu’un qui ne sait rien faire à part se trouver parfait. Exemple : « C’est un bon aryen. »
Astronomie : Nommer quelqu’un « Astro »
Attendrir : Ce que fait en vain celui qui écoute une joke plate.
Attentat : Constipation.
Attouchement : Ce que fait l’amante lesbienne de ta mère.
Authentique : Ce que fait une horloge à chaque secondes.
Autographe : Image de véhicule.
Autruche : Nid d’abeilles située en altitude.
Avalanche : Qui de nourrit de hanches.

B
Babillard : Qui frappe une table de pool.
Badigeonner : Battre dix gars nommés « Johnny ».
Balcon : Fête stupide.
Bande Annonce : Publicité pour le Viagra.
Baragouine : Débit de boisson pour clientèle lesbienne.
Bassin : Poitrine pendante.
Biologique : Livre sur la vie de M. Spock.
Bipède : Pédophile aux deux.
Bodybuilding : Commentaire au sujet de Serge Thériault à l’époque où il formait le duo comique Ding & Dong avec Claude Meunier : « C’est un beau débile, Ding. »
Bordeaux : Pluriel de bordel.
Brûlerie : Qui rate toujours la cuisson de mets chinois.
Brutalité : Boxeur qui se remet d’un combat terrible.
Bureau : Rot de boisson.

C
Cachalot : Dissimuler dans une piscine.
Camisole : S’isoler pour faire de la webcam.
Carabine : Camion qui transporte des fèves au lard.
Cavalier : Idiot au point qu’il faut l’attacher par mesure de sécurité.
Célibataire : Autre façon de dire « Le plancher est dégagé. »
Chandail : Chanter avec mauvaise haleine.
Chapelure : Peau de félin.
Chialeur : Qui va aux toilettes à toutes les soixante minutes.
Cigares : Agglomération d’une demi-douzaine de terminus de trains.
Cinémascope : Rince-bouche pour acteurs.
Circuit : Roi mis au bûcher
Concierge : Chandelle idiote.
Conjoints : Deux idiots ensemble.
Conserverie: Ordre de commencer à remplir un buffet chinois.
Corduroy : Ce que la reine est obligée de se taper.
Cornichon : Les deux choses que les machos préfèrent chez les femmes.
Courbatu: Perdre son procès.
Couronnement: La raison pourquoi tu as été courbatu.
Court-Circuit: Piste de course.
Curare: Baise peu fréquente.
Cymbales: Petite poitrine bien ronde.

D
Daltonisme: Voir les Daltons partout.
Débiles: Paquet de factures.
Débouchés: Plusieurs personnes dures de comprenure.
Décalage: Se faire passer pour plus jeune ou plus vieux.
Décompressé: Gang d’épais impatients.
Délimité: Quelques matelas en mauvais état.
Démontable: Meuble de cuisine possédé par Satan.
Dépenser: Cesser de réfléchir.
Député : Qui n’a plus de prostituées.
Descendre: Ce qui reste après un feu.
Dialoguer: Saluer un homosexuel.
Divaguer: Mado Lamothe.
Divergent: Plusieurs personnes prises au hasard.
Dynastie : Donner l’ordre à quelqu’un de manger.
Dysfonction: Une dizaine de jobs.

Ouain, ça me tentait de déconner en faisant des jeux de mots.  Vous voulez-tu que je continusse?

N’y a t-il que 3 genres de femmes humoristes?

La semaine dernière, je suis allé voir un show d’humour. Et vous savez quoi? J’ai été déçu.  Non pas parce que le show était plate. Au contraire, les différents rigolos qui se sont suivis sur scène étaient tous amusants. Non, ce que j’ai trouvé décevant, c’est que je me suis rendu compte qu’en 30 ans, les choses n’ont pas tellement évolué. Alors que les humoristes masculins ont plusieurs styles variés, les humoristes féminins par contre ne se classent majoritairement que sous trois catégories.

Commençons par les différentes catégories hommes:

Le grassouillet dans la trentaine en train de devenir chauve, en T-shirt noir et blue jeans : Le genre qui est trop vieux pour encore suivre la mode des jeunes, mais encore trop jeune pour s’habiller en vieux, d’où ce look classique indémodable.  Lui va généralement raconter une anecdote vécue, que ce soit vrai ou non, dans lequel il a eu l’air cave.

Le pouilleux: Mal rasé, mal coiffé, mal habillé, généralement maigre et jeune.  Il nous livre sa vision du monde d’un point de vue de BS qui rabaisse tout plus bas que lui.

Le beau bonhomme chic et soigné. Lui, il faut s’attendre à ce qu’il tente sa chance comme acteur, chanteur et animateur radio et télé. Il ne voit l’humour que comme la façon la plus rapide pour se faire connaître et parvenir à ses fins.  Il ne rira jamais de lui-même et rarement des autres, c’est plus le genre à utiliser la formule du « Avez-vous déjà remarqué que… ».  Calme, bougeant peu, en total contrôle de soi, c’est le genre d’humoriste qui n’est pas là pour faire rire de lui.

L’imitateur. Lui, il n’a même pas besoin d’être drôle. Tant qu’il imite à la perfection une personnalité connue, le public va le trouver bon et il aura droit à des applaudissements

Le gars à personnages : Ce sont généralement eux-autres les plus drôles, parce que cachés derrière un personnage, ils peuvent se permettre de faire toutes les pitreries et dire les pires conneries. Ce sont généralement les favoris du public.  Le seul problème, c’est que quand un public accroche à un personnage, il est difficile ensuite pour l’humoriste de faire autre chose.

L’humoriste à message social : Généralement, il n’est même pas drôle.  Son monologue n’est qu’un long éditorial parsemé ici et là de petites remarques sarcastiques qui ne font rire que parce qu’ils détonnent d’avec le reste de ses paroles.  Pour le reste, ça a l’air profond et songé parce que c’est un sujet sérieux dans un show d’humour, mais on n’a qu’à y penser quelques minutes pour réaliser que ses arguments ne tiendraient pas la route dans un vrai débat sérieux.

L’absurde : Amusant au début parce que original.  Mais dès qu’on a compris qu’il dit n’importe quoi, on finit vite par s’en lasser. Bien que l’absurde ait sa place dans un show collectif, il ne peut pas faire tout un spectacle en ne se tenant qu’à ce style. Les billets coutent assez cher, on préfère encore voir un show dans lequel on va comprendre ce que le gars va nous dire.

L’utilisateur de formule : Look ordinaire et non-remarquable. Enfile en chaine les sujets de différentes couleurs comme si c’était des M&M en les changeant à toutes les trois minutes : Il va commencer à parler de ses nouveaux souliers, avant de parler de déjeuners, de voyages, de drogués, d’études, de cruising bars, de sa blonde, de pneus de tracteur et de restaurants.  Histoire de donner l’impression que tout est relié, il utilisera la règle de trois : En parlant de drogués et de sa blonde, il fera référence à un détail qu’il a déjà parlé dans le bout des voyages. Enfin, il conclut en disant que le restaurant lui a servi un steak qui goûtait la semelle comme ses nouveaux souliers, ce qui relie le sujet de la fin avec le sujet du début, ce qui apporte un sentiment de boucle bouclée.

L’ethnie. En tout début de carrière, il va nous faire le classique « Heille, manne, c’pas facile être noir au Québec! » /  « Heille, manne, c’pas facile être asiatique au Québec! » /  « Heille, manne, c’pas facile être arabe au Québec! » …  S’en suit une anecdote dans lequel il nous met à sa place, alors qu’il a été confronté à la stupidité et au racisme québécois.  Bon thème pour un monologue ou deux.  Mais on ne peut pas se bâtir une carrière là-dessus, ça finit par lasser.

Quant aux femmes, à quelques rares exceptions près,  elles ne se classent généralement que dans 3 catégories suivantes :

La Chick : Puisque c’est une chick, elle va essayer de briser les clichés associés à son look en évitant les sujets comme le maquillage, le magasinage, la séduction. Elle parlera plutôt de sa relation avec sa mère. Elle va ensuite raconter une anecdote personnelle familiale, le genre que toutes les femmes ont vécu dans leurs vies.  Elle va parler de sexe. Mais attention : Elle le fera de façon crue comme un bûcheron. Enfin, elle va parler des caves qui l’abordent et la draguent, dénonçant la chose, devenant le porte-parole de toute femme ayant déjà vécu cette situation.

La Grassette : Puisqu’elle a 40 lbs de trop pour ressembler à la chick, elle pense que personne n’est supposé la trouver belle et sexy. Elle va donc essayer de briser ce cliché qu’elle est la seule à croire, en se permettant de parler de sujets comme le maquillage, le magasinage, la séduction. C’est parce que tout ce qui est « comportement superficiel d’une salope » chez une chick devient automatiquement « comportement admirable d’une femme à l’aise dans sa peau et sa sexualité » chez une grassette.

La Grosse : Le genre à s’être un jour dit : « Tant qu’à faire rire de moi, aussi bien que ça me rapporte. En plus que ça va me permettre de me défouler en riant des autres, pour faire changement. » Ses sujets : Son poids, le fait que c’est difficile de magasiner du linge à sa taille, le fait que les gars l’approchent en pensant que les grosses sont toutes des cochonnes, les différents emplois ennuyants qu’elle a eu, son couple, le fait que son conjoint est un mâle typique, donc un épais maladroit avec quand même de bonnes intentions sinon elle ne serait pas avec lui, ses enfants et les problèmes qu’ils lui causent, et, évidemment, son fils ado qui est un grand cave molasson qui est tellement ridicule d’agir / penser / parler / s’habiller comme tous les ados de son âge.

Parce que non, étrangement, en humour, les femmes sont très peu portées à avoir un personnage. Leur sujet favori reste encore et toujours elles-mêmes. Et chacune, dans la majorité de leurs numéros, passent le même message à leur public :

Le message de La Chick : Je suis une fille intelligente, forte et fonceuse. Bref, je suis votre perception de La Grassette, mais 40 lbs en moins.

Le message de La Grassette : Je suis sexy, je prends soin de moi, je suis belle, je suis attirante, j’aime les hommes et le sexe. Bref, je suis votre perception de La Chick, 40 lbs en plus.

Le message de La Grosse : Tout l’monde sont caves, la vie est une longue suite de déceptions, faut faire avec, mieux vaut en rire, et tout ça ne m’arrive que pour une seule raison : Parce que j’ai toujours été grosse. Bref, je suis ma perception de ce que seraient La Chick et La Grassette si elles additionnaient leurs poids.

Triste constat!  Il faut dire que dès le départ, il y a peu de femmes en humour.  Et c’est normal: Nous vivons dans une société dans laquelle seul l’homme a le droit d’être ridicule.  Et dans un monde où le simple fait de rire d’une femme est suffisant pour se faire coller l’étiquette de macho misogyne insensible et immoral, il ne faut pas s’étonner si on ressent du malaise à voir une femme essayer d’être drôle.

Un peu de gaieté

Parce que, bon, la sagesse, la sagesse… Faut bien déconner un peu des fois, quoi.


(Quand j’le vois danser à la fin, j’ai toujours la musique de La Bastringue en tête)


(Faut être Canadien pour comprendre)

Qu’est-ce qu’on rigole!

L’avantage des memes d’internet, c’est qu’on n’a pas besoin de savoir dessiner pour passer une idée sous forme de BD.

…mais bon, sil faut absolument passer un message social, disons ceci: Lorsque quelqu’un cherche à prouver un point pour te contrarier, il le trouvera, ce point, quitte à tordre les faits en les prenant sous des angles pas possibles.

45 éléments classiques du temps des fêtes au Québec.

D’abord, un grand classique pour se mettre dans l’ambiance:

Et maintenant, voici 45 éléments classiques du temps des fêtes!

1- Le beau linge propre que l’on met une fois par an et qui nous semble avoir rétréci depuis l’année dernière.

2- Le seul espace de stationnement situé à 3.7 kilomètres de la personne que l’on visite.

3- La nouvelle blonde du grand cousin, une air bête qui ne dit pas un mot de toute la soirée.

4- La mémé qui te pince pis t’étire les joues.

5- Les 8624 bibelots sur les bibliothèque de matante Thérèse.

6- Le lit de grand-maman qui sert de vestiaire, dans la sinistre chambre mal éclairée qui sent bizarre, aux murs grisâtres sur lequel sont accrochés des crucifix, images religieuses, portraits d’ancien papes et cadres de photos noir et blanc de membres de la famille morts depuis plusieurs décennies.

7- La matante qui te dit « Comme ça, t’es enfin devenue une grande fille! », ce qui signifie que ta mère a raconté à toute la famille que tu as eu tes premières règles.

8- Les lumières du sapin qui décident de foquer, après que l’on a mis deux heures à poser toutes les décorations par dessus.

9- Les remarques à la « Eh qu’ça a grandi c’t’enfant-là! » qu’on te disait en te tapotant le haut de la tête.

10- Les remarques à la « Eh qu’ça a grandi c’t’enfant-là! » qu’on te dit en te tapotant le bedon, maintenant que tu es adulte.

11- Les souhaits de bonne année, bonne santé pis du succès dans tes études.

12- Les questions embêtantes à la Où c’qu’à l’est, ta blonde? T’avas-tu peur qu’on te la vole? alors que, au choix:

  • Tu t’es disputée avec elle et n’a pas envie d’en parler.
  • Tu souffres d’être célibataire.
  • Tu es gai.

13- Le mononc’ cochon dont le regard ne te lâche pas les rondeurs hautes-avant et basses-arrière.

14- Les ti-cousins morons qui foutent le bordel dans tes affaires.

15- La cousine cégepienne qui snobe Noël et tout ce que ça représente car elle traverse sa phase rebelle à la conscience (anti)sociale profonde, engagée et militante, en se croyant originale d’avoir exactement les mêmes réflexions sur le sujet qu’ont déjà eu tous les ados des 60 dernières années.

16- Le bitchage plus ou moins subtil entre belles-sœurs.

17- Les engueulades entre beaux-frères au sujet de sport ou de politique.

18- La vieille frustrée qui en profite pour régler ses comptes publiquement en faisant des remarques amères au sujet de combien sa famille sont des ingrats, après tout ce qu’elle a fait pour eux.

19- Les nouveaux cousins / nouvelles cousines, pour cause de familles reconstituées, que tu trouves ben hot mais que tu ne peux rien faire avec parce que c’est maintenant de la famille.

20- Le chum de ta nièce, un Ti-Jo-Connaissant dont les conseils non-sollicités démontrent qu’il est convaincu qu’il saurait bien mieux que toi comment gérer ta carrière, gérer tes finances, élever tes enfants, etc.

21- La matante qui te fait honte en ressortant le vieil album photo de votre party de Noël d’il y a 10 ans, avec plein de pics sur lesquelles tu fais dur en ta!

22- Les petits hors d’oeuvres servis au salon et qui disparaissent le temps de poser le plateau, tellement tout l’monde est affamé.

23- Les chaises dépareillées, la chaise berçante, les chaises pliantes, la chaise d’ordi et le pouf que l’on sort afin de pouvoir asseoir tout le monde.

24- La table autour duquel on a de la misère à placer tout le monde.

25- Les adultes qui insistent pour que les garçons enfants et ados prennent de la bière et du vin en disant Enwèye, mon ti-gars, fa un homme de toé!

26- Les farces épicées de mauvais goût de mononc’ Roland.

27- La farce épicée de mauvais goût de la dinde.

28- Le p’tit kid difficile qui n’aime que le 1/10e de ce qu’il y a dans son assiette.

29- La bûche de Noël cheap, sèche et sans goût achetée au Wal Mart.

30- La bûche de Noël à la crème glacée riche et ultra-chère dont personne ne veut pour cause de régime, de diabète ou d’avoir déjà assez mangé.

31- Les enfants malades d’avoir trop mangé.

32- Les ados malades d’avoir trop bu.

33- Les enfants qui arrachent le papier d’emballage de leurs cadeaux en 0.03 secondes.

34- Les adultes qui déballent précautionneusement leur cadeaux en 8 minutes dans le but de pouvoir un jour réutiliser le papier.

35- Les jouets piles non-incluses que les adultes offrent aux enfants en oubliant d’acheter des piles.

36- Le jouet pour enfants que tu reçois à 15-16 ans de la part de la mémé qui ne s’est pas encore rendu compte que tu n’es plus un enfant depuis un maudit boutte.

37- La collection d’emballages-cadeaux sous forme de sacs multicolores métallisés non-recyclables qui va encombrer le débarras pour des années à venir.

38- Le linge que tu reçois en cadeau et que tu n’apprécie pas vraiment parce que, au choix :

  • C’est trop petit.
  • C’est trop grand.
  • C’est trop laid.
  • C’est du linge, ciboire!

39- L’émission Bye Bye [année qui se termine] aux sketchs ou bien plates ou bien vulgaires qui ne font jamais rire personne à part les enfants.

40- La cousine qui va se cacher dans son coin pour brailler au sujet de Dieu-sait-quoi.

41- La matante fofolle qui pense avoir gardé son coeur d’enfant mais qui en fait traumatise ses neveux et nièces avec son exubérance et son rire à fendiller les fenêtres panoramiques.

42- Ciné Cadeau qui présente « C’est Astérix et la Ballade de Garfield au Temple de Cléopâtre à Daisy Town, Charlie Brown » pour la 35e année de suite.

43- Le colportage de rumeurs comme quoi « On peut même pu dire « Noël » pour pas choquer les esties d’immigrés », qui ne se base sur rien de vraiment concret. 

44- le vieil oncle qui s’endort assis sur le fauteuil du salon.

44- La visite qui ne part plus.

45- Le char qui ne part plus.

46- Les restants de bouffe que des enfants ont caché un peu partout parce qu’ils n’osaient pas dire qu’il n’aimaient pas ça, que l’on retrouve lors du ménage suivant.

47- Les restants du réveillon qui ne semblent pas vouloir diminuer, et ce peu importe combien de fois on en mange, et qui vont traîner dans le frigo jusqu’à la mi-janvier.

48- Les résolutions du nouvel an qui prennent le bord de la poubelle plus vite que les restants du réveillon.

30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook

COMPORTEMENT 1: Être nébuleux dans un statut… Et le rester!

En faisant un statut délibérément vague, cette personne le sait bien que ça va attirer l’attention, et surtout les questions. Alors quand elle nous fait le coup de répondre « J’ai pas vraiment envie d’en parler! », ça frustre. Heille, si tu voulais pas en parler, fallait pas mettre ça sur le site internet le plus populaire au monde, moron!


COMPORTEMENT 2: Écrire ses statuts avec le CAPS LOCK enfoncé:

Ça fait depuis qu’Internet existe que les utilisateurs savent que les majuscules, c’est l’équivalent de crier. Alors lire un truc pareil, ça nous donne la désagréable impression que ça va nous rendre sourd des yeux.


COMPORTEMENT 3: Sermonner ses contacts en comparant des trucs anodins à la pire misère qui soit:

Sensibiliser les gens sur un problème, ou bien faire un appel à l’aide pour une cause, c’est acceptable. Mais quand c’est fait sous ce ton moralisateur qui veut nous faire sentir cheap, en nous reprochant de vouloir des choses alors qu’il y a tant de gens qui sont moins privilégiés que nous… Disons que cette technique de manipulation, pour nous forcer à partager ça sur notre mur, ne nous donne pas vraiment envie de nous rallier à la cause en question.


COMPORTEMENT 4: Mettre au défi (et en doute) l’amitié de tes contacts:

C’est ironique que l’on puisse demander des preuves d’amitié sincère aux autres, en les forçant à le faire d’une façon aussi pénible. Parce que quand on fait ça, on démontre que l’on n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un ami.


COMPORTEMENT 5: Ne rien faire à part mettre des LIKE et dire des LOL partout:

En réponse à des trucs amusants, d’accord.

En réponse à des trucs anodins, passe encore.

Mais quand il s’agit de trucs tristes…

ou carrément tragiques…

…alors on est en droit de se demander si cette personne n’est pas un peu psychopathe sur les bords.


COMPORTEMENT 6: Ne pas se décider entre 48 photos semblables, et toutes les poster finalement:

Sérieux là, quand la différence d’angle entre quatre douzaines de gros plans de ta face est d’un quart de poil de scrotum de mouche à fruits, ça ne devrait pas être si difficile d’en choisir une seule.


COMPORTEMENT 7: Les #@$%?& de pokes / salutations:

Y’a rien qui exprime plus JE SAIS PAS QUOI TE DIRE MAIS JE VEUX ATTIRER TON ATTENTION SUR MOI!!!! que cette satanée application de mes deux.


COMPORTEMENT 8: Les pages FB dont tous les statuts/photos sont entièrement consacrés à un seul sujet:

La personne est un nouveau parent? Alors elle écrit 15 statuts par jour au sujet de son bébé, ne poste que des photos de son bébé, et a même changé sa photo de profil pour un bébé. Pour une folle aux chats, même phénomène, en remplaçant le bébé par ses chats. Même chose pour un fou de la moto, un maniaque des jeux FB, une dépendante affective et son nouveau chum… J’ai justement un excellent exemple de ce dernier cas, sous forme d’un billet intitulé Un mois sur le Facebook d’une dépendante affective. (Attention: TL;DR-ogène)


COMPORTEMENT 9: Les statuts météorologiques:

En janvier, c’est :

En juillet c’est:

C’est tellement original que j’ai 207 autres amis sur Facebook qui écrivent la même chose le même jour.


COMPORTEMENT 10: Aimer ses propres statuts:

Ça va de soi que si ton statut ne t’avais pas plu, tu ne l’aurais pas écrit pour commencer. Alors préciser ça, c’est aussi informatif que de dire « L’eau est humide. »


COMPORTEMENT 11: Changer le statut d’un ami qui a oublié de se déloguer:

Voilà une pratique qui a cessé d’être drôle le 6 janvier 2004, soit deux jours après la création de Facebook.

Et le pire: Changer le statut d’un autre pour la classique « je suis gai » dans le but de faire rire, c’est considérer qu’être homosexuel est ridicule. Comme quoi il y a encore du monde qui pensent ça de nos jours.


COMPORTEMENT 12: Répliquer sur le mur au lieu d’utiliser la section des commentaires:

Je suppose que pour certains, les mots Commenter et Votre commentaire ne sont pas écrit assez gros.


COMPORTEMENT 13: Écrire sur un mur, à la vue de tous, un message qui aurait dû être privé:

Pour la défense de ceux qui l’on fait, c’est une erreur facile lorsque l’on texte via mobile pendant qu’on est pressé.


COMPORTEMENT 14: Avoir « C’est compliqué » comme statut de relation:

Regarde la liste. À part celui-là, il y a tous les autres statuts de relations possibles :

Dans de telles conditions, dire que ta relation est compliquée, c’est l’équivalent de dire Je suis dans une relation mais je suis obligé de la cacher. Or, à notre époque où quasiment n’importe quoi est accepté et/ou toléré, les seules raisons pourquoi une relation devrait être cachée sont: Pédophilie, inceste, relations avec une personne déjà en couple, ou avoir comme partenaire une personne qui aurait trop honte d’avouer publiquement qu’elle est désespérée au point de t’avoir comme amant(e)…

Enfin, la dernière raison pouvant justifier un tel statut de couple, c’est quand ta relation avec quelqu’un est tellement houleuse que tu as le choix entre alterner Célibataire, En couple, Célibataire, En couple plusieurs fois par semaine, ou juste mettre C’est compliqué en attendant que ça se simplifie. …Sauf que ça ne se simplifie jamais.

Bref, dans tous les cas, C’est compliqué = C’est loser.


COMPORTEMENT 15: Faire partie de groupes haineux:

On dirait que dans l’esprit des membres de ces groupes, le meurtre ou la mutilation est acceptable, pourvu que ce ne soit appliqué qu’à certaines catégories de gens. Par exemple, les pédophiles:

On peut comprendre pourquoi les déviants sexuels attirent autant de haine. Cependant, ne serait-il pas plus logique, et surtout plus productif, de les dénoncer à la justice, au lieu d’agir comme un psycho à la recherche d’une bonne excuse pour tuer quelqu’un? Faisons une recherche, pour voir combien il y a de groupes sur FB qui font ça:

C’est bien ce que je craignais 😦


COMPORTEMENT 16: Chialer contre les changements que fait Facebook:

Jamais Facebook n’est revenu à une version précédente de son interface, alors il ne faut pas s’attendre à ce que votre groupe y change quelque chose.


COMPORTEMENT 17: Les statuts passifs-agressifs:

Sérieusement, quand on est trop lâche pour s’adresser directement à la personne à qui on a quelque chose à reprocher, on ne devrait pas avoir le droit de polluer les notifications de nos contacts avec des statuts aussi médiocres.


COMPORTEMENT 18: Lire des articles au prix de perdre le contrôle de nos applications:

Un(e) ami(e) FB a lu un article de grand intérêt social.

On clique sur le lien. Mais au lieu de l’article, ceci apparaît:

Je ne sais pas ce qui est le plus aberrant: Le fait que, si tu veux lire l’article, il faut d’abord accepter que Yahoo t’installe une barre de tâches full de logiciels-espions qui vont enregistrer tes habitudes du net (1), avoir accès à toutes tes infos (2) et publier des choses en ton nom (3) … Ou bien le fait que plusieurs dizaines de tes amis ont accepté de le faire (4). Tout ça pour un article que tu peux trouver aisément, sans rien céder en retour, en cherchant son titre sur Google.


COMPORTEMENT 19: Noyer le mur de vos amis Facebook d’invitations à jouer aux mêmes jeux que vous.

Non seulement vous énervez tout le monde avec ça, vous leur démontrez à quel point vous n’avez pas de vie, à jouer sans cesse à toutes ces applications attardées.


COMPORTEMENT 20: Faire exprès pour écrire des statuts qui choquent le plus de gens possibles, histoire d’attirer l’attention.

En faisant ça, vous attirez surtout l’attention sur le fait que vous êtes tellement désespéré d’avoir de l’interaction que vous allez pour la solution facile: Choquer!  Parce qu’il est en effet beaucoup plus facile de déplaire aux gens que de leur plaire.


COMPORTEMENT 21: Diffuser des chaines de lettres au sujet de geste charitable pour une cause bidon.

D’accord, ça part d’un bon sentiment. Vous voulez aider une personne dans le besoin. C’est honorable.

…mais sérieusement, comment croyez-vous que les choses se passent dans les hôpitaux?


COMPORTEMENT 22: Publier des tonnes de pensées du jour illustrées.

Surtout si à chaque fois vous faites un commentaire à la « OMG c’est tellement trop vrai ça!!!!!!1!!! » (Bonus de 10 points d’insignifiance si vos posts se contredisent)


COMPORTEMENT 23 : Utiliser l’application qui vous situe géographiquement à toute heure du jour.

Pas brillant! D’abord, parce que savoir quand vous n’êtes pas à la maison, c’est extrêmement utile aux cambrioleurs potentiels. Et ensuite, parce que vous n’avez pas toujours intérêt à ce que l’on sache où vous êtes.


COMPORTEMENT 24: Les statuts TMI (Too Much Information)

Parce que oui, des fois, il y en a qui ont tendance à mettre un peu trop de détails dans ce qu’ils partagent.


COMPORTEMENT 25: Être un peu trop militant

Il y a des gens qui veulent tellement que l’on sache qu’ils se consacrent à une bonne cause sociale, qu’ils n’hésitent pas à attaquer leurs amis FB pour le démontrer. Généralement, en faisant exprès pour interpréter de travers de travers ce que l’autre a dit.


COMPORTEMENT 26: Être trop orgueilleux pour être capable de reconnaitre que l’on était dans l’erreur.

Personne n’aime montrer publiquement s’être trompé. C’est compréhensible. Mais quand on persiste à affirmer avoir raison malgré l’évidence du contraire, c’est qu’on fait preuve d’une mauvaise foi en béton.

… Et ça, c’est 100 fois pire que montrer que l’on s’est trompé.


COMPORTEMENT 27: Demander l’avis des gens sur un sujet, pour descendre sans merci tous ceux dont l’opinion divergent de la votre.

Surtout quand on utilise des arguments qui vont à l’encontre du bon sens commun.

Bonne façon de s’assurer de ne pas garder ses amis FB longtemps.


COMPORTEMENT 28: Avoir plusieurs comptes Facebook.

En avoir deux, passe encore. Moi-même, j’en ai un pour mes amis où je me permet de déconner sans retenue, et un pour mes collègues de travail et ma famille où je suis ennuyeux mais irréprochable. Mais lorsque l’on en a plus que ça, ça frôle la schizophrénie.


COMPORTEMENT 29: N’avoir rien à dire… Et le dire quand même!


COMPORTEMENT 30: Être un LIKE-eur en série.

Vous faites une demande d’amitié FB, et la personne vous accepte.

Vous parcourez son Facebook, et après quelques minutes, le compteur de ses notifications commence à monter de façon effrayante.

Et pour cause:

Ne vous posez pas la question pourquoi, bientôt, vous ne pouvez plus voir le Facebook de votre nouvel ami.

Vous voici rendus à la fin de l’article.  Et si ça ne vous a pas suffi, il y a une suite:  30 autres comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook.


Steve Requin est un auteur dont les textes humoristiques et parfois les dessins sont apparus dans de nombreux journaux et magazines depuis 1988, tels que Wow!, MensuHell, Summum et surtout Safarir. Il est co-auteur et comédien de la série 1 Gay, 1 Hétéro et aimerait bien faire le saut en télé ou à la radio un jour si ça adonne. Son texte le plus connu et le plus populaire demeure cette liste de noms de famille composés. Pour plus de détails, voir sa biographie sur Wikipeda.

Pour le suivre: twitter.com/steverequin, ou bien sur Facebook à  https://www.facebook.com/MesPretentionsDeSagesse.

REMERCIEMENTS (par ordre alphabétique) à tous ceux qui ont accepté de se prêter à cette mascarade sur Facebook, histoire de me fournir des captures d’écrans, soit: Nadia Bastien, P.A. Beaulieu, Viviane Belec, Hyacinthe Blais-Marceau, Cendra Chauvin, Martin Desbiens-Leclerc, Marc Desaulniers, Stéphanie Gagnon, Marie-Josée Gallant, Natalie Garon, Johanne Gignac, Martine Hinse, Val Kyrie, Virginie Kuy, André Martin, Dave Martin, Daniel Morency, Valérie Parent, Laura Pereyra Woof, Émilie Potter-Tanguay, Caroline Schmidt, Jennifer Stiver Viktor Vilekrow et Matthew White.

DÉNOMMÉ-SURPRENANT : mon texte le plus populaire

Si vous êtes sur internet depuis 1997, alors vous avez probablement lu ce qui fut le premier texte viral québécois sur internet.

LE DÉCOMPTE REQUIN ROLL
des noms de famille composés les plus difficiles à assumer.

20- Labelle-Binette. Qu’y soit beau ou non y va s’faire niaiser.
19- Lavoie-Ferré. Toujours le train-train quotidien.
18- Desjardins-Fleury. Profession: Jardinier.
17- Dupont-Davignon. Danse t’il tout en rond ?
16- Boileau-Desfossés. Pas ben ben hygiénique.
15- Jetté-Lapierre. Que celui qui n’a jamais péché…
14- Morand-Voyer. Y’é souvent malade de boisson.
13- Tétreault-Cauchon. C’est pour ça qu’aucune fille ne veut sortir avec.
12- Lalumière-Dufour. Elle est toujours dans des endroits HOT et est facile à allumer.
11- Sanschagrins-D’amours. Tout va bien dans sa vie de couple.
10- Legros-Rathé. C’t’un hostie d’loser !
9- Laporte-Barré. Il oublie souvent ses clés.
8- Lebeau-Fyfe. Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je rencontre un beau gars, y’est aux hommes ?
7- Legrand-Brulé. Pyromane victime d’un accident de travail.
6- Beausoleil-Brillant. Y’est bright !
5- Leboeuf-Hachey. Y’a d’l’avenir dans l’McDo.
4- Hétu-Guay. Non, chu straight !
3- Viens-Sansregrets. Il trompe sa blonde sans remords.
2- Lemoyne-Allaire. Un exibitionniste.
1- Parent-Dostie. Mets-en, pour nous faire hériter de noms composés aussi idiots!

Ou peut-être êtes-vous plus familiers avec la version image:

Cette liste, on la retrouve aujourd’hui sur des centaines de blogs et de forums, et elle a été envoyée des milliers, voire des millions de fois sous forme de courriel de blagues. Elle est souvent précédée de l’en-tête suivante: « Ce sont de vrais noms de québécois!!! Le Décompte des noms de famille composés les plus difficiles à assumer. Ce décompte a paru originalement dans le journal étudiant Vox Populi du Cégep André-Laurendeau en mars 1995. » Cet en-tête est erroné à deux endroits.

Historique de ce texte
Février 1996. J’ai 27 ans et je suis de retour aux études. Je fais partie du journal étudiant.  J’ai laissé mon poste de rédacteur en chef en janvier, mais je conserve mes autres fonctions de journaliste, illustrateur, et j’ai une page complète que je remplis de textes et dessins d’humour : La Page Requin Roll.  Récemment divorcé, je suis temporairement de retour chez mes parents à St-Hyacinthe.  À la recherche d’idées d’articles rigolos à mettre dans le numéro de mars 96, je feuillette une copie de mon fanzine auto-publié Requin Roll qui date d’avril 1995. Je m’arrête à une page dans laquelle j’avais écrit une liste de sept de ces noms, intitulée « Le décompte des noms de famille composés les plus honteux à avoir » et dont le punch final est « Dion-Angelil ».  Ce gag, qui serait de mauvais goût aujourd’hui, vient du fait que cette liste a été écrite à l’époque où ce couple a décidé d’avouer leur relation au monde entier. Une idée qui, dans le temps, nous faisait quelque peu sourciller.

Voyant qu’il y aurait peut-être là matière à creuser, je me suis assis à ma table de travail et j’ai commencé à feuilleter le bottin téléphonique de St-Hyacinthe. Celui-ci est beaucoup moins volumineux que celui de Montréal, en plus de ne contenir que peu de noms non-québécois. Ça facilitait grandement ma tâche. J’ai pris en note tous les noms qui me semblaient avoir du potentiel pour faire un jeu de mots. Quelques heures plus tard, mélangeant mes nouvelles trouvailles aux anciennes, j’avais ma liste de vingt noms. 

Première erreur de l’en-tête
La première erreur, c’est moi-même qui l’ai commise, suite à l’erreur de la graphiste du Vox Populi. C’est que, bien que mon décompte fut publié dans le numéro de mars 1996, la date au-dessus de La Page Requin Roll disait effectivement Mars 1995.

Deux ans plus tard, en automne 1997, je créais sur Geocities ma toute première page web. Histoire de meubler, j’y ai créé une section dans laquelle j’ai reproduit tous les Décomptes Requin Roll que j’avais écrit, en mentionnant pour chacune leur premier lieu et date de publication. C’est ainsi que sur celle des noms de famille, j’ai bêtement écrit « Ce décompte a paru originalement dans le journal étudiant Vox Populi du Cégep André-Laurendeau en mars 1995 » en me fiant à la date sur ma page et non sur celle en couverture. Je ne me doutais pas que cette erreur allait faire partie de l’histoire.

Vers 1999, une lectrice de ma page web m’a signalé que, à la fin des années 60, lorsque les enfants ont commencé à porter les noms de famille de ses deux parents, l’humoriste Yvon Deschamps s’était amusé à imaginer ce que ça donnerait au bout de quelques générations :  « Moreau Bordeleau Lemoine Allaire Durant Lacasse Dubois Léger Auger Gagné Legros Montant Moran Voyer Leboeuf Haché ». Le hasard a voulu que trois des noms de famille composés de ma liste s’y retrouvaient. La coïncidence m’a amusé et j’ai rajouté ce fait en bas de la page de ce décompte.

À la fin de l’été 2002, une amie que je n’avais pas vu depuis le cégep me signale qu’on lui a envoyé ma liste par courriel… En fait, elle l’a reçue trois fois lors des deux années précédentes.

Seconde erreur de l’en-tête
« Ce sont de vrais noms de québécois!!! » C’est fou comment les gens aiment pouvoir se dire que quelque chose de bizarre puisse être vrai. On dirait que ça met plus d’impact dans la chose. Bon, techniquement, oui, chacun des noms de famille avant combinaison sont vrais. Mais composés tels quel, à part pour le fait que j’ai créé ces combinaisons moi-même, je doute!

En tapant « Labelle-Binette » sur Google, je me suis vite rendu compte à quel point ma liste avait, par elle-même, acquis une popularité qui dépassait ce que j’avais pu imaginer, en voyant que plus de 800 pages en parlent. Au fil des années, j’ai aussi pu voir de mes propres yeux ma liste dépasser les frontières d’internet et être publiée dans divers journaux et magazines, parfois en article et parfois en courrier des lecteurs. Mieux encore: En 2003, Marc-André Labrosse l’a citée lors de son émission de soirée à CKMF / Radio Énergie / NRJ.  En 2005, ce fut Patrice Lécuyer dans son émission du midi à CKOI. Elle a même passé à la télé dans l’émission du matin Salut Bonjour en 2005. Aussi récemment que 2011, on l’a citée en ondes et sur la page web de NRJ.   Et je ne parle ici que ce dont j’ai été moi-même témoin.

Histoire de montrer que je suis toujours aussi habile dans la composition de jeu de mots, j’ai continué de faire à temps perdu d’autres listes de noms composés rigolos. Ceux-ci sont beaucoup moins connus mais ont été créés avec la même imagination et écrits dans le même style que la première.

LISTE 2
Montpetit-Brindamour: Les filles sont folles de lui.
Avard-Fortuné: Y’a pas plus gratteux.
Larivière-Richelieu: Elle a tendance à se jeter dans l’fleuve.
Desbiens-Pesant: Le cauchemar des déménageurs
Dubois-Brûlé: Il résidait dans un foyer.
Dulac- St-Jean: On le reconnais à son accent.
Laframboise-Deschamps: A tendance à virer tarte.
Beauregard-Daigle: Il a une vue perçante.
Gemme-Laliberté: Un célibataire endurci de St-Amable.
Lemaire-Veilleux: C’est un bon gars.
Malo-Talon: Il devrait consulter un podiatre.
Gagnon-Lapalme: Un winner.
Taillon-Lahaie: Profession: horticulteur.
Ducas-Ross: Il se promène en char de luxe.
Baril-Léger: Il est complètement vidé.
Chiasson-Bacon: Après l’avoir bien digéré.
Plouffe-Aubin: Il adore aller se laver.
Moreau-Roy: Il préfère la démocratie.
Paiement-Audette: Elle rend toujours son dû.
Comte-Aubut: Il arrive toujours à scorer.

LISTE 3
Auclair-Dupuis:
Elle est rafraîchissante.

Lara-Courcy: Une amputée des deux jambes.
Lamarre-Dallaire: Y’a encore des propriétaires de chiens qui ne la ramassent pas.
Noël-Leblanc: He’s… dreaming of a white… Christmas…
Racine-Carré: Il est peu aimé, on ne songe qu’à l’extraire.
Savard-Boucher: Alors mieux vaut racheter du débouche-évier.
Gravel-Duchemin: Un rocker rural.
Beaugrand-Perron: Y’é bien bâti.
Arpin-Lamontagne: Ça va lui faire une méchante facture de peinture.
Beauchamp-Pion: Il arrive premier dans tout.
Labbé-Bell: Les enfants l’aiment beaucoup.
Lido-Desautels: N’importe-qui peut coucher avec.
Ouellet-Talon: Dans l’écurie, probablement.
Halley-Curie: Oui, c’est là où est l’étalon.

Viens-Lavallée: Dialogue de film porno.
Petit-St-Gelais: Y’a l’air d’un affreux p’tit macaque
Meilleurs-Champagne: Alcolo, d’accord! Mais quelle classe.
Boisonneau-Potvin: C’est pour éviter ça aux invités de la noce de Cana qu’on y a invité Jésus.
Santerre-Gall: Elle est à 100% naturelle.
Delage-Gingras: Il a hâte d’être adulte.
LISTE 4
Tremblay-Vandal:
La terreur des délinquants.

Labranche-Duchesne: Il ne plie pas facilement.
Dupire-Marchand: Y’a pas plus crosseur
Laforce-Desrochers: Il est dûr à faire bouger.
Beaulac-Desnoyers: Disparu lors d’une séance de patinage en juillet.
Lejeune-Sansoucy: Un ado irresponsable.
Lagacé-Bell: Forcément qu’elle est belle, ce serait dur d’être agace sinon.
Lepré-Paré: Comme un scout, toujours prêt.
Richer-Joly: Toujours les mêmes qui ont toutte.
Lamarre-Chaput: Un nettoyeur d’escaliers.
Lafond-Dery: Il travaille le métal.
Lamie-Gall: Elle t’attire dans sa toile.
Toutant-Plante: Elle vedge!
Légaré-Delisle: Il a tendance à se perdre dans les rues de Montréal.
Dupré-Stone: Toujours dans les moteurs.
Patry-Potter: Il garde ses mains pour lui
Latendresse-Duguay: C’est toujours eux autres les plus fins.
Bécotte-Lacroix: Un catholique pratiquant.
Hétu-Dion: Il donne le bon exemple en classe.
Brosseau-Champagne: Y’é saoul raide.

LISTE 5
Latour-Niquette:
Un grand étourdi.

Lafleur-Delage: Il est jeune et vigoureux.
Voyer-Laperrière: Ia veille, il était au bar topless.
Legendre-Bienheureux: Sa belle-mère est morte.
St-Paul – Hervieux: Elle vient de se faire refaire la poitrine.
Dussault-Monrose: Il sent le poisson.
Paiement-Tardif: Il a de la misère à payer ses factures.
Lefour-Millier: Un insectivore.
Lapointe-Dumas: Il atteint des sommets.
Allarie-Dugas: Elle aime les jokes sexistes
Déry-Daudelin: Il est toujours à sa fenêtre.
Boulanger-Dumoulin: Il fait son pain à l’ancienne.
Riendeau-Tailleur: Il a cherché partout.
Lefranc-Masson: Il est membre d’une fraternité.
Mondoux-Seigneur: On est découragé de lui.
Tessier-Dutronc: On lui a amputé la moitié du corps.
Bellefeuille-Duchesne: Un arboriculteur.
Morency-Berri: Une autre victime du régime communiste.
Sauvé-Lebrun: Elle vient de s’épargner 100$.
Talon-Chaussé: Profession: Cordonnier.

LISTE 6
Godbout-Sanchez:
Il n’a aucun talent à la chaise musicale.

Perdue-Montcalm: Toujours en SPM.
Leroux-Loranger: Il s’est fait remettre à sa place par son pâtissier.
Sauvé-Monplaisir: Un sexologue.
Épars-Pion: Il ne reste pas en place.
Paul-Hus -Sillon: Il se fout de l’environnement.
Déry-Hervieux: C’t’un vieux trou d’…
Carrière-Ratté: Il a manqué sa vocation.
Amiot-Ouellette: Il fréquente des gens chiants.
Larue-Barbe: Elle est parfois acide.
Monette-Talon: Éleveur de chevaux.
Chabot-Théroux: En effet, comme on a pu le voir dans Shrek, il est roux.
Legrand-Lachapelle: Ça prend un lâche comme lui pour casser par téléphone.
Monet-Royal: Il fait beaucoup d’argent.
Desmarteau-Pilon: Ça casse où il passe.
Levert-Derome: Il aime l’alcool jamaïcain.
Hart-Rose: Il a des problèmes d’articulations.
Pageau-Lee: La nature ne l’a pas gâtée.
Allaire-Thérrien: Il ne veut rien ébruiter.
Comte-Fleurette: Un flirteur.

LISTE 7
Labelle-Villeneuve:
Un globetrotter.

Reddy-Lemoyne: On le surnomme « Viagra ».
Turmel-Auclair: Un nettoyeur de piscine.
Méthot-Matte: Un producteur de ketchup.
Lemire-Wathier: Il fabrique des miroirs.
Plante-Chrétien: Un athée militant.
Lecavalier-Laporte: Livreur à cheval.
Lagarde-Dery: Elle aime beaucoup les enfants.
Lamoureux-Dugas: Encore un gai.
Lara-Massé: Une tombeuse
Patry-Hotte: Québécois pure laine.
Doré-Paré: Il a vu un bon chiro.
Tétreault-Comtois: Sa stupidité dépasse les bornes.
Leroux-Pion: Il fait la sieste
Mercier-Bienvenu: Un gars poli.
Garant- Thivierge: Elle peut se marier en blanc.
Beaujoie-Levert: Elle a mauvais caractère
Croteau-Bordeleau: Il habite près d’une sortie d’égout.
Lépine-Hotte: Prénom: A. Rachid?
Beaunoyer-DeLafontaine: Un assoiffé qui a perdu le contrôle.

LISTE 8
Leloup-Berger: Il y a un traitre parmi nous.
Boudreau-Binet: Fournisseur de pièces de plomberie.
Laprès-Sillon: Un stressé.
Painchaud-Dufour: C’t’un p’tit frais.
Vinet-Grenon: Il préfère ses frites nature.
Martineau-Paradis: L’album final de la série.
Lamarche-Guay: Il parade fièrement.
Grosjean-Bon: Il est un peu cochon.
Lecor-Morand: C’t’une cervelle d’oiseau.
Gagné-Lacoursière: Elle a remporté le marathon la veille.
Leboeuf-Bourgignon: Il a un air de boeuf.
Brûlé-Ducap: Il aurait dû mettre un condom.
Meunier-Tudor: Son moulin va trop vite.
Dumas-Thériault: Menuisier avec piètre grammaire.
Dessault-Méthiller: On dit qu’il n’y en a pas.
Perron-Déglise: Une grenouille de bénitier.
Lapalme-D’or: Un winner!
Cyr-Lamarche: Il glisse dans les escaliers.
Dubois-Joly:  Il court, il court, le furet…
Degrace-Viens: Sa blonde est frigide

LISTE 9:
Santerre-Mercier: un ingrat.
Lurette-Boucher: il fais des pierres au reins.
Lecoq-Auvin:  Il est à croquer.
Viau-Paradis: C’était un homme bon.

Les quatre règles évitant la facilité

1) C’est sûr que je pourrais probablement allonger ma liste d’une centaine d’autres combinaisons juste en réutilisant sans cesse Lebeau, Legros ou Legrand comme premier nom, mais ça deviendrait vite redondant

2) Si je me suis permis d’utiliser quelques rares noms anglais et un espagnol avec Ross, Lee et Sanchez, je me suis tout de même limité à des noms très connus de la population francophone du Québec.

3) Je n’utilise pas des noms trop exotiques. Par exemple Saal-Konar qui sont deux vrais noms tamoul. D’abord parce que, avant de les lire ici, vous ne saviez probablement même pas que c’était des noms. Ensuite, pour autant que je sache, le phénomène des deux noms de famille, c’en est un de culture québécoise et non tamoule.

4) Enfin, ne pas utiliser de prénoms, bien que certains comme Jean ou Benoit sont aussi des noms de famille.

Je sais bien que sans ces quatre règles, je pourrais faire d’amusantes combinaisons telles Jean-Kuhle, Cox-Hucker, Masse-Turban, Dérek-Sillon, mais ce que je perd en vulgarité, je le gagne en originalité. N’empêche que malgré ces règles, j’ai déjà trouvé 165 noms (les listes + le titre) à moi seul, ce qui est déjà remarquable.

Faudrait que je trouve le moyen de me faire verser des droits d’auteur sur ma première liste. Ça me rapporterait probablement de quoi me payer un mois de loyer ou deux.