Bonne Année 2016

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2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 140 000 fois en 2015. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 6 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Duplessis, ze musical.

Maurice Duplessis fut premier ministre du Québec de 1936 à 1939, et de 1944 à 1959. Il fut et demeure encore aujourd’hui l’un de nos politiciens les plus détestés de l’histoire du Québec.

Jetons un oeil au personnage, à sa carrière et à ce qu’il nous inspire encore, dans la plus pure tradition des opéras modernes, sur l’air de cette petite chanson qui ne semblait que demander à être parodiée de cette façon.

Moi je veux rire de ceux
Qui s’sont fait connaître dans l’Histoire
L’artiste talentueux
Ou ceux qui étaient au pouvoir
Cobain ou bien Hitler
Tous ces grands noms qui ne sont plus
Je veux être moqueur
De ces grands disparus

Mais voilà que les gens
Me disent que ça ne se fait pas
Dire du mal des morts
Il parait que c’est vraiment très bas
Ça nous est interdit
Personne ne va trouver ça bon
Mais si t’en as envie
Il y a une exception :

Duplessis
Lui, c’est autant que l’on veut
Duplessis
Il n’y a rien de trop baveux
Lui, on a le droit d’en rire
On a l’droit de le salir

Il contrôlait le Québec
Par la force et par la peur
C’est à lui que l’on doit
La période de la grand noirceur
Il vendait not’ minerai
Aux États, une cenne la tonne
On le réélisait
La population était conne

Duplessis
Combattait les syndicats
Duplessis
Avec la Loi du Cadenas
Toute l’aide gouvernementale
À la partie patronale

Duplessis
Donnait tout aux anglophones
Duplessis
Laissait rien aux francophones
Les anglais purent s’enrichir
Et les Français s’appauvrir

Duplessis
Lui, son règne était sinistre
Duplessis
Fut notre pire Premier Ministre
Il combattait les grévistes
En les traitant d’communistes

Duplessis
Donnait l’pouvoir au clergé
Duplessis
Partout dans la société
Pour l’argent, ses orphelins
Reçurent de très mauvais soins

Duplessis
Du film aux séries télé
Duplessis
On fait juste le maganer
Lui, on a le droit d’en rire
On a l’droit de le salir

Duplessis

Celle à qui j’ai dit oui.

C’est mon amoureuse qui, la première, a parlé de mariage.  C’était l’an dernier.  Elle m’a dit, comme ça, que lorsque ça fera deux ans que l’on sera ensemble, que tout va bien, que l’on s’aime, et que l’on est certain d’avoir trouvé en l’autre la personne faite pour nous, alors on pourrait se fiancer.

Cette année, le jour de notre second anniversaire de couple, on s’aime toujours autant sinon plus.  Alors je lui ai dit oui sans hésitation.

Ce n’est pas la première fois qu’une fille avec qui je sors me propose fiançailles et mariage.  En fait, c’est la troisième.   Alors pourquoi est-ce que j’ai dit oui à elle et non aux autres?  Parce que les deux premières ne m’ont jamais dit autre chose que: « Il faut officialiser notre relation parce que mes parents et/ou ma famille ne voient pas d’un bon oeil qu’une de leurs filles sorte/couche/habite avec un gars sans qu’ils soient mariés. »  La troisième, elle, n’a pas essayé de me manipuler en prétextant une obligation.  Elle m’a dit qu’elle m’aimait et voulait passer sa vie avec moi.

Quand la personne qui te propose les fiançailles ne te donne que des obligations comme arguments, plutôt que l’amour comme raison, ça en dit long sur sa personnalité et sur la façon dont elle considère votre relation.  Et ça n’en dit rien de bon.

Et voilà pourquoi je lui ai dit oui, alors que j’ai refusé aux deux précédentes.  Parce que quand l’autre n’a aucune hésitation à te dire qu’elle veut te marier par amour, c’est là que tu sais que tu as trouvé la bonne.

La Féministe Militante, la Salope Soumise et le Macho Misogyne

Rassurez vous, par ce titre, je ne suis pas en train d’affirmer que les femmes ne se divisent qu’en ces deux catégories.  C’est juste que, pour les besoins de ce texte, j’avais besoin de confronter deux attitudes sexuelles clichés et totalement opposées, et que ces deux-là étaient celles qui se prêtaient le mieux à la narration.

Histoire de faciliter la lecture, les personnages seront nommés d’après leurs clichés, soit madame Féministe Militante, mademoiselle Salope Soumise, et monsieur Macho Misogyne. (Avertissement de vocabulaire adulte full cochonnet.)

Macho Misogyne était le parfait douchebag.  La nature et le hasard avait été généreux, lui donnant dès la naissance une famille aisée financièrement et une génétique parfaite. Pratiquement élevé au garage de son père, il avait développé une passion pour la mécanique automobile qui lui permettait non seulement d’avoir accès à tout véhicule qui lui plaisait pour une fraction du coût, c’est tout naturellement qu’il prit sa place au sein de l’entreprise familiale une fois sorti de l’école.  Cela lui rapportait non seulement un revenu confortable, il décidait lui-même de son propre horaire.  Ce travail ardu, qui avait pour lui tous les avantages d’un passionnant passe-temps, lui avait procuré au fil des années une superbe musculature qui ne faisait que rehausser sa beauté naturelle.

N’ayant toujours eu d’yeux que pour la mécanique, il savait peu de choses des filles.  En fait, il ne s’intéressait à elles que lorsque ses hormones en éveil le poussaient à se livrer au coït.  Et quand on ne s’intéresse à elles que quand on a envie de baiser, elles ne sont pour nous jamais rien d’autre que des orifices dans lesquelles se vider.  Par conséquent, il perdait aussitôt intérêt à la présence de la fille une fois l’acte sexuel terminé.

Macho Misogyne avait deux amantes régulières.  La première, Salope Soumise, une blonde décolorée, avait terminé ses études secondaires sans obtenir son diplôme. Mais qu’importe! Elle avait décroché un travail de caissière au Dollarama du quartier, et espérait obtenir une place en tant que barmaid à la taverne d’à côté où elle comptait bien se ramasser une fortune en pourboires à l’aide de ses charmes physiques mis en évidences par ses décolletés bien ajustés qu’elle arborait à l’année.

Salope Soumise voyait Macho Misogyne comme le jackpot car était beau, athlétique et riche.  Comprenant assez vite que celui-ci n’avait rien d’autre qu’un intérêt sexuel envers elle, alors elle utilisait le sexe dans le but de le séduire.  Elle faisait tout pour lui, et ce volontairement.  Elle prenait souvent les devants en initiant elle-même les séances de sexe, lui ouvrant la braguette et lui empoignant le petit-monsieur pour le masturber.  Elle-même se masturbait devant lui, histoire de l’exciter, en sachant très bien combien les hommes sont visuels et aiment qu’on leur donne un show. Elle prenait plaisir à lui faire une fellation car elle savait combien les hommes adorent ça.  Et toujours, elle le laissait jouir dans sa bouche, et toujours elle avalait sa décharge, afin de lui montrer quelle amante extraordinaire elle est pour lui.

Salope Soumise prenait la pilule car elle savait que les hommes préfèrent le sexe sans condoms.  Et pendant la baise, elle se montrait multi-orgasmique.  Même si ses orgasmes n’étaient pas toujours vrais, elle savait que ça flattait l’homme, de se croire capable de procurer autant de plaisir à ses partenaires.  Et non seulement elle pratiquait l’anal, là encore c’est quelque chose qu’elle initiait volontairement.  Car même si elle n’y prenait pas vraiment plaisir, elle lui faisait croire l’inverse, afin de lui montrer quelle petite cochonne elle est pour lui.  Enfin, même si elle n’était pas du tout bisexuelle, elle se forçait à faire semblant d’aimer le sexe à trois avec lui et une seconde femme.  Elle aimait beaucoup le voir se branler, tout excité qu’il était de la regarder se livrer à une scène de lesbianisme.  Et elle, en faisant ça, était fière de lui montrer qu’elle serait toujours soumise à ses désirs à lui.

Justement, cette seconde femme avec qui ils faisaient parfois des ménages à trois, c’était l’autre amante régulière de Macho Misogyne.  Une brunette teint en noir, madame Féministe Militante.

Féministe Militante était à l’extrême opposée de Salope Soumise.  Après de brillantes études en droit où elle obtint de nombreux diplômes, elle avait su entrer dans une firme d’avocats en attendant de pouvoir ouvrir son propre bureau.  Elle comptait bien faire fortune par son expertise judiciaire, ses talents d’oratrices et sa parfaite maîtrise de l’art d’argumenter.  Féministe Militante voyait Macho Misogyne comme un simple trophée car puisqu’il était beau, athlétique et riche, elle le savait très convoité.  Ça flattait donc son orgueil de femme, de savoir que c’était elle qui avait réussi à mettre le grappin dessus.  En sachant que celui-ci n’avait rien d’autre qu’un intérêt sexuel envers elle, elle utilisait le sexe dans le but de le soumettre à elle.  Elle faisait tout pour lui, et ce volontairement, histoire de lui faire accroire faussement que c’était lui qui l’avait séduite.  Parce qu’en réalité, se son point de vue à elle, c’était plutôt elle qui le contrôlait.

Elle prenait souvent les devants en initiant elle-même les séances de sexe, lui ouvrant la braguette et lui empoignant le petit-monsieur pour le masturber. C’était sa façon à elle de lui montrer qu’elle savait que tous les hommes sont contrôlés par leurs queues.  Donc, qu’en lui manipulant le sexe, elle le manipulait tout court.  Elle se masturbait devant lui, histoire de l’exciter, en sachant très bien combien les hommes sont visuels et aiment qu’on leur donne un show.  C’était sa façon à elle de démontrer combien il est facile pour elle de prendre le contrôle des désirs sexuels de cet homme.  Elle prenait plaisir à lui faire une fellation car elle savait combien les hommes aiment ça.  Et toujours, elle le laissait jouir dans sa bouche, et toujours elle avalait sa décharge, afin de lui montrer quelle amante extraordinaire elle est.  Son but n’était pas de lui faire plaisir, mais bien juste pour qu’il ne puisse plus se passer d’elle.  Une autre méthode de manipulation et de contrôle.

Féministe Militante prenait elle aussi la pilule car ça la mettait en contrôle de sa propre sexualité, et de toutes façons elle avait horreur des condoms.  Et pendant la baise, elle se montrait multi-orgasmique.  Même si ses orgasmes n’étaient pas toujours vrais, elle savait que ça flattait l’homme, de se croire capable de procurer autant de plaisir à ses partenaires. Elle riait bien, intérieurement, de voir à quel point elle pouvait lui faire accroire qu’il était bon au lit alors qu’il n’était en réalité qu’un bien moyen amant.    Et non seulement elle pratiquait l’anal, là encore c’est quelque chose qu’elle initiait volontairement.  Car même si elle n’y prenait pas vraiment plaisir, elle considérait la chose comme étant symbolique.  C’était sa façon à elle de démontrer que les hommes comme Macho Misogyne, elle les avait dans le cul. Et elle riait bien de voir qu’il prenait plaisir à jouir en elle ainsi parce qu’il était trop con pour comprendre qu’en fait, par cette pratique, elle l’insultait de manière subtile.  Enfin, elle s’était conditionnée à devenir bisexuelle et à y prendre du plaisir.  Ainsi, lorsqu’elle prenait part au sexe à trois avec Macho Misogyne et une seconde femme, et qu’elle se livrait à une scène de lesbianisme devant lui, elle était fière de lui montrer qu’elle n’avait pas besoin de lui afin d’être satisfait sexuellement, ni en tant que lui-même, ni même en tant qu’homme.  Bref, que pendant qu’elle prenait son plaisir sans lui, il n’avait aucune autre option que de se branler tout seul dans son coin.  Et elle, en faisant ça, était fière de montrer que Macho Misogyne serait toujours soumis à ses désirs à elle.

Lorsque l’on demandait à Macho Misogyne laquelle de ses deux amantes régulières il préférait, il haussait les épaules et répondait invariablement : « Y’a pas de différence.  ‘Sont autant salopes soumises l’une que l’autre! » 

Il est vrai que, puisqu’elles baisaient avec lui toutes les deux exactement de la même façon, comment aurait-il pu voir la chose autrement?

La morale de cette parabole est une vérité qui s’applique aussi bien au lit que dans tous les autres aspects de la vie:  Peu importe comment tu te présentes en parole, ce sont tes faits et gestes qui vont décider de l’image que tu projettes aux yeux des autres.

Rapport 2012 de la part de WordPress au sujet de Mes Prétentions de Sagesse

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2012 pour ce blog.

Voici un extrait :

19 000 personnes étaient présentes au nouveau Barclays Center pour voir Jay-Z. Mes Prétentions de Sagesse a été vu environ 72 000 fois en 2012. Si ce blog était un concert au Barclays Center, il faudrait 4 spectacles pour que tout le monde puisse le voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Petite pause

Il semblerait que pour la 4e année de suite, l’automne est une période non-inspirante pour moi. Donc, de retour en décembre ou janvier, comme d’habitude.

Comprendre que c’est du trollisme

Vous aimez faire perdre leur temps aux gens? Vous aimez les insulter? Vous aimez leur lancer des accusations déguisées sous forme de question pleines de sous-entendus négatifs? Vous aimez les faire passer pour des idiots, des caves, des insignifiants? Mais surtout, vous cherchez à vous justifier tout en prétendant votre innocence? Simple: Feignez que vous essayez juste de comprendre. C’est l’un des clichés les plus répandus du trollisme.

La meilleure preuve comme quoi il s’agit de trollisme:  Quand, la dernière fois, avez-vous vu quelqu’un avouer publiquement qu’il est ignorant, incapable de comprendre, peu importe le sujet? Surtout quelqu’un d’agressif comme l’est cette personne, à lancer des accusations négatives déguisées en questions? Juste par ça, on voit bien que c’est du fake!

L’interdiction légale de se défendre quand on est père.

Une fois, ça peut passer pour un malentendu. Deux fois, passe encore pour une erreur. Mais après trois fois, je pense que je n’ai pas le choix de le reconnaître. La loi empêche le père de se défendre lorsqu’il est victime d’abus de la part de son ex. Ce n’est pas du délire de pôvre pôpa frustré. C’est un fait. C’est TROIS faits:


FAIT VÉCU #1
Il y a 4 ans, j’ai eu à passer en Cour à Québec afin de produire un document prouvant que la poursuite à laquelle j’étais sujet de la part du Gouvernement au sujet de mon ex était abusive, donc n’avait pas de raison d’être. J’y suis allé, je l’ai prouvé, tout fut réglé. Puisque j’ai prouvé que le Gouvernement n’avait eu aucune raison valable de me convoquer en Cour à Québec, j’ai donc demandé le remboursement de mes frais de transports de $83.00 pour l’aller-retour Montréal / Québec. La réponse du médiateur pour expliquer le rejet de ma demande: « Cette dépense, c’est VOUS qui avez décidé de la faire, car c’est VOUS qui avez décidé de vous défendre. Vous n’étiez pas obligé. Vous aviez le choix de venir vous défendre ou non. »

Oui, vous avez bien lu. Mon choix se limitait à ne pas me défendre et perdre en Cour, ou bien à me défendre et perdre de l’argent.

Quand c’est un citoyen qui fait ça à un autre citoyen, c’est une poursuite abusive, donc illégale, et celui qui accuse doit payer les frais encourus par l’accusé. En fait, le principe du « Paye sinon tu vas le regretter », il y a un terme légal pour ça: Extorsion. Ce qui est un crime.
Quand c’est le Gouvernement qui fait ça à un père, ça reste une poursuite abusive, mais c’est légal, donc le demandeur n’a pas à payer les frais encourus par le défendeur.

C’est la loi. Mais est-ce qu’on peut parler ici de justice?


FAIT VÉCU #2
Janvier 2008. Je dois me produire au poste de police de Clermont à 9am et en Cour à La Malbaie à 11am parce que mon ex me réclame le remboursement de $260.00. Il n’y a que trois bus par jour qui font le trajet Montréal / La Malbaie. Le premier de la journée ne me ferait arriver que vers midi. Ça signifie que, pour pouvoir me présenter au poste de police de Clermont au matin, je dois me rendre à La Malbaie la veille. Et puisque je ne peux évidemment pas être logé chez mon ex, il y aura d’autres frais. Cela signifie, en dépenses:

– $ 134.00 pour le billet de bus aller-retour.
– $ 120.00 de chambre d’hôtel
– $ 12.00 environs de transport en taxi pour me rendre de la chambre d’hôtel jusqu’au poste de police. Le double si je dois me rendre du poste de police de Clermont au Palais de Justice de La Malbaie par mes propres moyens.

Bref, une dépense minimum totale d’environs $ 326.00, pour me faire dire en Cour de rembourser $ 260.00 à mon ex. C’est abusif et ridicule. Sans compter que, par les années passées, lorsque l’on allait au palais de justice de La Malbaie pour réviser la pension, il arrivait parfois que l’on attende là toute la journée et qu’il fallait revenir à une date ultérieure car ils n’avaient pas eu le temps de nous passer. Donc, possibilité que je doive débourser $ 652.00, soit deux fois et demi ce que je lui dois, en plus du $ 260.00.

Étant trop pauvre pour me permettre ces dépenses inutiles, je suis allé voir un avocat de l’Aide Juridique et j’ai demandé à ce que mes passages au poste de police et en Cour se fassent à Montréal. Il a appelé au poste de police, où on lui a répondu que la loi permet de faire ceci, mais seulement à condition que je plaide coupable.

Oui, vous avez bien lu. Mon choix se limitait à plaider coupable et payer $260.00, ou bien plaider non-coupable et devoir payer entre $326.00 et $652.00… + le $260.00 si j’étais reconnu coupable anyway.

Quand c’est un citoyen qui fait ça à un autre citoyen, c’est du chantage, donc illégal.
Quand c’est le Gouvernement qui fait ça à un père, ça reste du chantage, mais c’est légal.

C’est la loi. Mais est-ce qu’on peut parler ici de justice?



FAIT VÉCU #3
Comme je l’ai écrit dans un précédent billet, mon ex a envoyé notre fils ainé au Centre Jeunesse de Québec. Puisque c’est elle qui en a la garde légale, elle seule a pris cette décision, elle seule a pris cette entente avec eux et elle seule a signé les papiers dans lequel elle demande d’avoir ce service. Or, comme elle est sur le BS, c’est à moi qu’ils envoient les factures. Je n’y échappe qu’en leur produisant ma déclaration de revenus annuelle prouvant que je gagne sous le seuil de la pauvreté, ce qui m’exempte de cette responsabilité.

…sauf que, pourquoi devrais-je accepter que l’on me colle la responsabilité d’une entente que je n’ai jamais prise avec eux? De quel droit est-ce que le Centre Jeunesse peut-il me réclamer de l’argent pour un service que je ne leur ai jamais demandé? J’ai fait la recherche sur le site de la Loi sur les services de santé et des services sociaux, au http://www.canlii.org/fr/qc/legis/lois/lrq-c-s-4.2/derniere/lrq-c-s-4.2.html . Voici ce que j’y ai trouvé:

La contribution est exigée par un établissement ou par le ministre. Les usagers eux-mêmes sont tenus de la verser; toutefois, dans le cas d’un usager mineur, la contribution peut être exigée de son père, de sa mère, de l’un et l’autre conjointement ou de toute autre personne déterminée par le règlement; dans le cas d’un usager marié ou uni civilement, la contribution peut être exigée de son conjoint et dans le cas d’un membre d’une communauté religieuse, la contribution peut être exigée de sa communauté.

Ainsi, non seulement mon ex peut demander tous les services gouvernementaux payants qu’elle veut pour nos enfants, le fait qu’elle est sur le BS fait que c’est moi qui va se ramasser avec toutes les factures, et ce même si je n’ai jamais signé la moindre entente avec eux. Et si je ne peux pas payer? Et si ils décident abusivement que je n’ai pas droit à l’exemption? Simple: Ce sera à ma conjointe actuelle de ramasser la facture. Même si elle a zéro lien de parenté avec mes enfants.

Considérant que cette loi est abusive, j’étais prêt à la contester en Cour. Mais voilà, au nombre de fois où mon ex m’a elle-même traîné en Cour, je suis sous probation. Et cette probation dit bien que je ne dois garder la paix et ne pas avoir des démêlés avec la justice. Or, contester cette loi, C’EST « avoir des démêlés avec la justice. » Donc, si je tente de me défendre contre cet abus, on me mettra en prison pour bris de conditions.

Oui, vous avez bien lu. Mon choix se limitait à payer pour un service que je n’ai jamais demandé, ou bien me défendre et me retrouver automatiquement en prison.

Quand c’est un citoyen qui fait ça à un autre citoyen, c’est de l’extorsion, du chantage, du harcèlement, de l’intimidation, donc illégal.
Quand c’est le Gouvernement qui fait ça à un père, ça reste de l’extorsion, du chantage, du harcèlement, de l’intimidation… Mais c’est légal.

C’est la loi. Mais est-ce qu’on peut parler ici de justice?

Ça on s’en fout (Hommage aux sixties)

Puisque c’est la mode de blâmer les boomers pour tous les maux de la société québécoise, aussi bien m’y mettre moi aussi.

Imaginez que dans les années 60 il y avait un band qui copiait la sonorité des Beach Boys, avec ben d’la guit’, un chanteur speedé qui chante des vers de 12 pieds, et tous les membres du band qui prennent une voix de fausset pendant le refrain.

Maintenant, imaginez que ce band serait assez clairvoyant pour prédire avec réalisme la façon dont leur génération allait vraiment changer le monde.

Moi en tout cas, j’imagine que ça donnerait une toune dans ce genre-là:

_____________

ÇA ON S’EN FOUT

On est la génération des baby-boomeurs
Nous sommes convaincus que c’est nous autres meilleurs
On va changer le monde pour le mettre à notre goût
Et ça va causer des répercutions partout

Un jour, on a décidé qu’y’avait pu rien d’mal
On a fumé, on s’est saoulé, on s’est drogué
Mais puisque la drogue c’est quelque chose d’illégal
Ça va nous attirer le crime organisé

Mais ça on s’en fout
Nous faisons c’que nous voulons
Ceux qui paieront c’est pas nous.
Ce s’ra les prochaines générations

Nos parents ont fait la guerre, nous on fait la baise
On l’fait sans protections et on est très à l’aise
Tant pis pour les infections qu’on peut propager
Un jour le sexe sera quelque chose qui peut tuer

Avec la pilule on cesse de faire des enfants
Le Québec a un problème de dépeuplement
À cause de ça on fait entrer plein d’immigrants
Un jour ça causera des problèmes d’accommodements

Mais ça on s’en fout
Nous faisons c’que nous voulons
Ceux qui paieront c’est pas nous.
Ce s’ra les prochaines générations

Parce qu’on ne veut plus se plier aux restrictions
On commence à mettre de côté notre religion
Une fois que l’on se sera débarrassé d’la notre
Nos enfants devront se plier à celle des autres

On fait des jokes de noirs, de chinois et de juif
On rit des homos, des tapettes et pis des fifs
Si un jour ils s’écoeurent qu’on rit d’leur façon d’vivre
Faudra tchecker c’qu’on dit pour me pas s’faire poursuivre

Mais ça on s’en fout
Nous faisons c’que nous voulons
Ceux qui paieront c’est pas nous.
Ce s’ra les prochaines générations

Quand on n’est pas en train d’faire des tours en machine
On se promène sur nos béciques à gazoline
Qui mettent plein d’oxyde de carbone dans l’atmosphère
Un jour les coups d’soleil vont causer des cancers

Nous avons créé le jeter après usage
Parce qu’on veut pas s’bâdrer à faire du ramassage
Les terrains seront plein d’ordures et nos rivières
Vont devenir d’énormes égouts à ciel ouvert

Mais ça on s’en fout
Nous faisons tout c’que nous voulons
Ceux qui paieront c’est pas nous.
Ce s’ra les prochaines générations

La génération avant nous étaient des pauvres
Car l’église et les anglais les ont exploités
La génération après nous seront des pauvres
Parce qu’on a tout pris et qu’on leurs a rien laissé

Un jour on travaillera pu car on s’ra trop vieux
Ça posera un problème car nous sommes très nombreux
Pour nous permettre de vivre une belle retraire dorée
La société devra continuer d’s’endetter

Mais ça on s’en fout
Nous faisons tout c’que nous voulons
Ceux qui paieront c’est pas nous.
Ce s’ra les prochaines générations

Mais ça on s’en fout
Nous faisons tout c’que nous voulons
Ceux qui paieront c’est pas nous.
Ce s’ra les prochaines générations

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