Elle sera soumise ou abusive, mais jamais égalitaire

Depuis plus de 3 ans, je consomme du contenu masculiniste Red Pill. Ça a commencé par curiosité éducative.  Il est vrai qu’après une décennie complète à me faire exclusivement bourrer le crâne de contenu féministe, il me semblait logique d’étudier l’autre facette de la vision des relations hommes-femmes.  

Je ne crois pas que cela ait influencé mon comportement ni ma mentalité. J’ai constaté que beaucoup de revendications masculinistes sont à base de frustration de la part d’hommes qui veulent dominer les femmes de manière abusive.  Par exemple Andrew Tate qui affirme que chaque femme qui entre en relation avec un homme devient automatiquement sa propriété, tout juste bonne à être exploité sexuellement et financièrement. Cependant, certaines choses, dites par certains autres influenceurs font du sens, afin d’éviter, inversement, les abus des femmes contre les hommes. Bref, j’en prends et j’en laisse. 

Il y a quelques jours, dans un podcast masculiniste, j’ai entendu une phrase qui m’a fait l’effet d’une gifle dans une douche froide. De tout le contenu masculiniste auquel j’ai pu être exposé, ceci est la phrase la plus intelligente et la plus révélatrice que j’ai entendu. Cette phrase est : Aucune femme ne respecte l’homme qu’elle peut dominer.

La raison pour laquelle cette phrase fut pour moi une révélation, c’est qu’elle m’a permis de comprendre pourquoi la majorité de mes relations se déroulent de la même manière, dans ces neuf étapes.

1. La femme m’approche.
2. Période de flirt.
3. Elle s’offre comme étant soumise.
4. Je la rassure comme quoi elle n’a pas besoin de se soumettre à moi pour m’intéresser, puisque je veux une relation égalitaire.
5. À mesure que la relation avance, elle perd peu à peu son respect envers moi.
6. Elle me méprise et/ou abuse de moi.
7. Je la confronte immédiatement pour son mépris et ses abus, en lui rappelant que je ne tolérerai rien d’autre qu’une relation égalitaire.
8. Elle réagit violemment comme si mes revendications d’égalité étaient le pire des abus envers elle.
9. Rupture chaotique.

Chacune des relations comporte sa petite variante. N’empêche qu’en gros, ouais, ça correspond. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Parmi ceux que je vais vous donner, certains seront nouveaux, tandis que d’autres seront des femmes dont j’ai déjà parlé sur ce blog.

Geneviève la coloc de l’enfer (Lien plus bas)
On se rencontre. Elle se montre fragile et me dit être victime d’abus de son entourage familial. Nous devenons amis. Je l’invite pour un weekend. En accord avec la convention sociale du Si tu viens, tu couches, comme quoi inviter chez soi une personne hétéro du sexe opposé, c’est une invitation au sexe. Et y aller, c’est dire oui au sexe. (Lien plus bas) Elle croit que je planifie de la baiser. En voyant que je ne fais aucune tentative d’approche, elle prend les devants et m’offre sa virginité. Après coup, elle est surprise d’apprendre que jamais je n’avais eu d’intentions cachées à son sujet en l’invitant. Dès le lendemain et pour le reste de la relation, elle sera méprisante, méchante et abusive. Tout ça parce que je la traitais avec égalité, et non en dominant qui la soumet.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Nathalie
Un jour, je reçois une demande de contact sur Facebook de la part d’une ancienne camarade de classe de l’école primaire et secondaire. Durant les onze ans où nous avions fréquentés les mêmes écoles et les mêmes classes, on ne s’est jamais échangé un mot. Et là, 33 ans plus tard, voilà qu’elle m’écrit comme si nous étions d’anciens amis qui s’étaient perdus de vue. Elle a flirté avec moi, et j’ai répondu de manière positive.

Dès nos premières rencontres, elle s’est tout de suite dévoilée en tant que quelque chose que bien des gens qualifieraient de Pick-Me Girl. (Lien plus bas) Elle m’a dit qu’elle ne croit pas du tout au féminisme. Que pour qu’une relation soit harmonieuse, il faut que la femme suive l’homme, point final. Et la première fois que nous avons pris son véhicule, elle m’a remis ses clés, en disant que la place de l’homme dans une auto, c’est conducteur.

Sexuellement, elle était performative, au point où elle en faisait trop. Histoire de se montrer extrèmement sensuelle, elle prenait son temps. Beaucoup trop de temps. C’était la première fois de ma vie que j’avais envie de dire à une partenaire de conclure parce que je commence à trouver le temps long. De plus, lors de nos discussions précédentes, elle m’avait expliqué avoir certaines pratiques sexuelles en horreur, en rapport à certains de ses ex-partenaires qui avaient abusés d’elle de cette manière. Pour, peu après, me les faire de son propre chef, disant adorer le faire parce que c’était moi.

Lorsqu’une femme se plaint d’avoir toujours été abusée par ses ex, un homme tant soi peu décent n’a pas envie de faire partie du problème. Aussi, considérant que c’est son attitude de soumise qui lui attirait tout naturellement les abuseurs, j’avais avec elle une attitude égalitaire.

Après un an de relation à distance, elle m’a invité à aller habiter avec elle et son fils qui avait des besoins particuliers. À partir de ce moment-là, je devais m’occuper de son fils, du ménage, des repas, et de toute autre tâche ménagère, en plus de contribuer financièrement. Et en retour, je recevais reproches, insatisfaction, blâmes et insultes. Et lorsqu’elle ne trouvait rien à me reprocher, elle en inventait. Elle a pourri ma réputation partout, histoire de s’assurer que je sois isolé. Le tout sous menace sous-entendue de m’expulser de chez elle, ce qui ferait de moi un itinérant. Ce qui a fini par arriver le premier jour de l’été 2020.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Nadia
Elle m’avait contacté à l’époque du site MonClasseur. Lors de nos premières correspondances, alors que nous n’avions pas encore couché ensemble, elle m’écrit ceci :

Voilà qui est intéressant. Mais le soir venu, alors que je la cajole, elle me tourne le dos,, sans jamais bouger. Une statue. Je prends ça pour un changement d’idée. Alors j’arrête, me retourne et m’endors.

Quelques jours plus tard, un soir où on ne peut pas se voir, elle m’écrit ceci :

À notre rencontre suivante, même scénario. Elle me tourne le dos. Je la cajole. Cette fois, je pousse la chose plus loin, en glissant ma main dans sa petite culotte. Je la caresse intimement pendant quelques minutes. Jusqu’au moment où, par sa respiration, je vois qu’elle commence à ressentir les premiers signes d’un orgasme naissant.

… Et c’est à ce moment précis qu’elle agrippe ma main, la retire de sa culotte, et me dit : « N’allons pas trop loin ! »

Euh… QUOI ?

J’ai souvent entendu des filles et des femmes se plaindre que leur homme est égoîste au lit, qu’il ne pense qu’à son plaisir à lui, négligeant celui de sa partenaire. Mais c’était la première fois (et la dernière aussi) que je voyais une femme qui s’empêche d’avoir un orgasme, en arrêtant son partenaire alors qu’il s’en va lui en donner un, afin de ne pas aller trop loin. Alors que c’est elle-même qui a décidé que nous allions coucher ensemble.

Le lendemain matin, nous vivons cette scène, alors que alors que je me dirige vers sa cuisine. Elle me demande:

« Où tu vas? »
« Boire de l’eau! »
« Tu vas quand même pas boire l’eau du robinet!? »
« Ben oui, pourquoi pas?! »
« Elle est dégueulasse. »
« Ah!?  Pourtant, l’eau de Montréal est réputée pour être l’une des meilleures au Québec. »
« R’garde, si tu dois absolument boire, je vais te refiler une bouteille d’eau. »
« Ok! »

Elle va me chercher une bouteille d’eau.  Je l’ouvre et je bois sous son regard sévère.  Alors que je viens d’en avaler le deux-tiers, elle me dit sur un ton amer :

« Mes chats et moi, on n’aura rien à boire demain.  Mais bon, c’est pas grave! »
« Ben là!?  Pourquoi tu me l’as pas dit? »
« À t’entendre, il fallait ABSOLUMENT que tu boives. »

Depuis quand est-ce qu’un besoin aussi de-base que de boire de l’eau puisse être un sujet de reproches ? Mais bon, à chaque problème sa solution, que je lui propose :

« Bon, regarde, c’est pas si grave.  Je vais aller à l’épicerie du coin et t’en acheter d’autres, c’est tout. »
« Y’ont pas la marque que je bois! »
« Où est-ce que tu les achète, tes bouteilles? »
« Au Costco! »
« Bon ben allons-y! »
« J’ai pas d’argent. »
« Moi oui!  Je vais t’en acheter une nouvelle caisse. »
« Non!  J’aime pas que les autres paient pour moi. »
« Quand est-ce que tu vas avoir de l’argent? »
« Mercredi, dans trois jours. »
« Et tu essayes de me faire accroire que tes chats et toi alliez vivre sur une seule bouteille d’eau pendant trois jours? »
« Ben non! Ma mère va m’avancer l’argent demain. »
« Ah bon!?  Il me semblait que t’aimais pas que les autres payent pour toi! »
« C’pas pareil, c’est ma mère! »
« Bon ben voilà, problème réglé! »
« Sauf qu’elle finit de travailler à 17 :00 demain, ce qui va nous laisser 24 heures sans rien à boire. »
« Pardon?  Premièrement, j’ai vu dans ton frigo que tu as du lait et des jus, t’auras qu’à boire ça.  Quant à tes chats, tiens, reprends donc la bouteille, il en reste un tiers, c’est suffisant, ils mourront pas de soif.  Alors avant de dire que tes chats et toi aurez rien à boire… »
« J’respecte mes chats.  J’leurs donne pas de l’eau usagée.   Et je tiens trop à leur santé pour leur refiler de l’eau pleine des microbes des autres! »

Ses chats, comme tous les chats de la planète, se servent de leurs propres langues comme papier-cul.  Alors elle ne me fera pas accroire qu’un atome de ma salive sur un rebord de goulot va les empoisonner.  Mais bon, quand la personne tient à ce que tu sois le problème, elle tient mordicus à ce qu’il n’y ait pas de solution.

À partir de ce jour-là, à ses yeux, je ne pouvais plus rien faire de correct. Tout était sujet aux reproches. Aller aux toilettes. Me laver. Manger. Vouloir la voir. Ne pas vouloir la voir. Et ceci a vite fait de mettre fin à la relation, qui n’aura duré que onze jours. Au final, il semblerait que ce qui lui a déplu, c’est le fait que j’ai respecté son manque d’enthousiasme sexuel. Pour lui plaire, il aurait fallu que je la prenne de force. Et puisque je suis un partisan de relation égalitaire, ce qui implique un respect de ses limites, alors voilà, je ne l’ai pas fait. Par conséquent, je n’avais plus droit qu’à son mépris.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Mégane la mystique qui nie la réalité. (Lien plus bas)
On se rencontre dans notre classe de formation de préposés aux bénéficiaires. Je lui tombe dans l’œil. Elle me fait des avances. Dans celles-ci, elle multiplie les « Qu’est-ce que tu me fais, vilain !? Tu m’ensorcelles et me contrôles, Witcher ! » Comme si c’était moi qui allais vers elle, alors que c’était l’inverse. Nous devenons amants.  Elle désire la fessée, elle désire être attachée, elle désire être fouettée.  Et, aussi paradoxal que je ça puisse sonner, elle désire que je la prenne contre son gré.

Mais ce n’est pas moi, ça. Je ne veux rien savoir d’une relation dans laquelle l’un de nous deux sera soumis à l’autre. Je veux une relation égalitaire, dans le respect de nos désirs et de nos limites. En constatant que je ne remplis pas le rôle du mâle dominant qu’elle m’avait écrit, elle a donc commencé à me manquer de respect, avant de me laisser tomber pour un homme abusif de qui elle se plaint sans cesse, mais de qui elle reste volontairement la chose.

Elle tenait cependant à me garder dans sa vie, mais pour un rôle bien précis : larbin et commanditaire. Un bel exemple se trouve dans l’une de nos dernières communications, datant de l’année dernière.

Oui, c’est elle-même qui a liké son commentaire.

Mon refus d’accepter ce rôle s’est conclus par une grosse crise de frustration de sa part, qui a mené à la fin de nos contacts.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Violaine
Cette relation a duré environ un an. On se contacte via un site adulte à la MeetMeat. La rencontre dans un motel fut un mélange de fougue, de passion et de douceur. Au point où, ce qui ne devait être qu’une rencontre sexuelle, est devenue à ses yeux un possible point de départ pour une relation plus sérieuse. Malheureusement…

Voilà qui ne ressemble en rien à la relation égalitaire à laquelle j’aspirais. Mais sinon, dans la vie de tous les jours, nos personnalités étaient tellement compatibles, il eut été dommage de dire non à une relation harmonieuse juste à cause de quelques divergences sexuelles,

J’ai bien essayé de jouer le jeu. Mais quand le coeur n’y est pas, ce n’est pas agréable. Et puisqu’il est impossible de maintenir une facade éternellement, plus je revenais à mon naturel, et plus nos séances sexuelles la laissait insatisfaite. Nous étions en couple ouvert, alors elle pouvait aller chercher ailleurs ce qu’elle ne trouvait pas en moi. Mais parallellement, j’ai eu droit à de plus en plus de reproches, sur tout, sur rien, sur n’importe quoi. Ça a évolué à un point où, peu importe ce que je lui disais, elle me répondait en riant « Pourquoi tu me racontes ça ? » démontrant qu’elle se foutait totalement de toute tentative de ma part de maintenir une communication entre nous. Et le jour où elle m’a dit que plus jamais nous n’allons baiser ensemble, j’ai vu que mon rôle dans sa vie n’était plus que colocataire, guichet automatique lorsqu’elle n’arrivait pas dans son budget, et celui qui assumait 50% des tâches ménagères et des dépenses. Bref, un larbin à son service. Le jour-même, je faisais mes bagages. Le lendemain matin je la quittais.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Océane (Lien plus bas)
On se rencontre dans notre classe d’Espagnol. Elle a 20 ans, moi 28. Nous devenons de plus en plus amis. Mais elle est déjà en couple, alors je comprends que ça n’ira pas plus loin.

Un soir, elle vient chez moi, en me sous-entendant qu’elle a un peu trop bu de vin. (Lien plus bas) Puis, elle me donne un signe direct comme quoi elle me désire sexuellement. Avant de fermer les yeux en restant là, soumise, offerte. Le message est clair : Je dois la prendre, la posséder, en faire ma chose. Puisqu’elle est en couple et (apparemment) saoule, je refuse d’en profiter. Je l’accompagne plutôt à l’arrêt de bus.

Dès le lendemain, elle devient froide, distante. Elle ne me parle plus que pour me faire des remarques condescendantes. Et elle me fait croire qu’un cours que nous avions avait été annulé. Ce qui était faux. Ce qui en a provoqué mon absence. Bref, elle me soumettait à son mépris.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Je pourrais donner d’autres exemples, mais ceux-là sont déjà bien suffisants. Et toujours, À la fin de la relation, je suis dans l’incompréhension la plus totale. Comment est-ce qu’une personne peut passer de soumise à abusive, et ce aussi rapidement ?  Et surtout, pourquoi est-ce que la notion d’égalité dans le couple semble à être aussi difficile, voire impossible pour ces femmes-là ? Pourquoi vivent-elles dans un extrême ou dans l’autre, mais jamais dans le juste milieu ?

Est-ce à dire que toutes les femmes sont incapables de vivre dans une relation égalitaire ? J’ai déjà posé la question sur un forum.  Et toutes les femmes qui m’ont répondu avaient la même réplique à me donner : « Eh bien moi j’ai une relation à 100 % égalitaire avec mon conjoint, et ça fait 5-10-15-20 ans que nous sommes ensemble. »

Cette réponse me démontre deux choses. D’abord, que oui, il y a des femmes qui sont capable d’avoir une relation égalitaire. Mais l’autre chose, c’est justement le fait que celles-là sont en couple stable à long terme. Ça me porte à croire qu’il y a cause à effet. Ce qui signifie que c’est justement leur personnalité égalitaire qui fait que ça dure aussi longtemps. Quant aux autres, ce sont celles qui sont convaincus que dans un couple, la notion d’égalité n’existe pas. À leurs yeux, il faut absolument que l’un domine l’autre.  Et dans leur vision étroite de ce qu’est le couple, si un homme n’est pas dominateur, alors il est soumis. Et s’il est soumis, elle va automatiquement tenter de le dominer avec son mépris et ses abus. Ce qui fait que la relation ne dure pas. D’où célibat.

Et pourquoi ? Parce que, tel que dit plus haut, aucune femme ne respecte l’homme qu’elle peut dominer.

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Y’A LIENS LÀ

Geneviève la coloc de l’enfer
La convention sociale du « Si tu viens, tu couches ».
La Pick-Me Girl sur Wikipedia.
Mégane la mystique qui nie la réalité.
Océane
Pourquoi est-ce que Femme + Alcool = Drague ?

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