Pas obligé de rester loser, 10e partie: Éviter les endroits qui rendent loser

Ça a l’air que la série n’était pas finie.

Qu’on le veuille ou non, il y a des situations qui nous font sentir plus bas qu’une merde, qui nous humilient au plus haut point. Par exemple, se faire agresser par un inconnu, soit physiquement face-à-face, ou bien de dos de manière hit-and-run en tant que cible d’un projectile, soit verbalement sous forme d’insultes. Rien ne peut nous faire plus sentir comme un loser, surtout si nous sommes impuissants à faire quoi que ce soit contre notre agresseur.

Il existe six endroits qui attirent particulièrement les gestes négatifs des passants envers nous.  Heureusement, ce sont six endroits qui sont très faciles à éviter.

ENDROIT 1: La proximité des flaques d’eau.
On connait tous ce grand classique : Il y a une grosse flaque dans la rue, sur le bord du trottoir sur lequel on marche. Une auto passe. On est arrosés. Nos vêtements sont maintenant imbibés d’eau, de saleté, d’huile et du jus de toutes les merdes qui stagnent sur l’asphalte. C’est pourtant simple à éviter: Bien ouvrir l’oeil pour repérer les flaques, attendre pour voir s’il y a des autos qui arrivent, passer au moment où il n’y a rien à craindre.

ENDROIT 2:  Les trottoirs dans le même sens que la circulation
Comme je le raconte dans Ma plus étrange expérience de 2011, il m’est arrivé à quelques reprises de recevoir des projectiles de la part de passagers d’automobiles : Bouteille de Gatorade, contenu d’un verre de boisson gazeuse de McDo, ballon rempli d’eau, etc.  Or, dans tous les cas sans la moindre exception, j’ai vécu ces agressions de dos.  Le simple fait que ces gens attaquent de dos démontrent leur lâcheté.  Et un lâche, ça n’attaque jamais de face.  Depuis que je marche exclusivement sur le trottoir en sens contraire de la circulation, donc que je les vois venir, ils ne s’essayent pas, et je n’ai plus jamais vécu cette situation.

ENDROIT 3:  Les dessous de corniches
Ou, pour être plus clair, tout endroit public au dessus duquel se trouve un autre endroit public : Ponts, escaliers, paliers surélevés. Bref, tout endroit d’où quelqu’un peut vous cracher dessus ou vous envoyer quelque chose sur la tête.  Lorsque vous marchez, que vous vous arrêtez ou que vous vous assoyez, regardez au-dessus de votre tête, et posez-vous la question: D’ici, est-ce que quelqu’un peut me jeter quelque chose dessus?  Si la réponse est oui, vous courrez ce risque. Déplacez-vous!

ENDROIT 4:  Le wagon de queue
Les freaks, les gens mal dans leur peau, ceux qui n’ont aucun talent pour échanger socialement, sont tous portés à éviter le gros de la foule dans les transports en commun.  Ils se dirigent donc instinctivement là où ils peuvent avoir une vision globale du déplacement des autres tout en s’en tenant à l’écart: Le wagon de queue.  Hélas, quand une femme cherche à éviter de se faire déranger dans les lieux publics, elle aussi a le réflexe d’aller vers là où il y a le moins de monde: Le wagon de queue.  Et tel qu’expliqué dans Lire en public = Harcelez-moi!, elle se retrouve avec les freaks, les gens mal dans leur peau, ceux qui n’ont aucun talent pour échanger socialement.  Et puisqu’elle va délibérément les rejoindre, ils croient qu’elle est l’une d’eux, alors évidemment ils vont la déranger.  Ce qui fait que, ironiquement, ce sont ses efforts pour éviter une situation qui provoquent et causent cette même situation.  Et dans le même ordre d’idées:

ENDROIT 5: Les rues mal éclairées
C’est un réflexe aussi stupide que trop répandu : Il est tard, il fait noir, on veut avoir la paix, donc on cherche à éviter de se faire remarquer. Alors au lieu de marcher sur la grande artère bien éclairée pleine de passants, on opte plutôt pour les petites rues sombres, voire les ruelles, désertes. Hélas, en faisant ça, on augmente nos chances de se faire aborder et agresser. Normal : L’agresseur, lui aussi, cherche à éviter de se faire remarquer. Alors au lieu de marcher sur la grande artère bien éclairée pleine de passants, il opte plutôt pour les petites rues sombres, voire les ruelles, désertes.

ENDROIT 6: Les appartements demi-sous-sol ou rez-de-chaussée, dont les fenêtres donnent directement sur une ruelle.
À éviter de louer autant que possible.  Parce que si les 5 premiers endroits propices à l’agression sont des lieux publics, ici il s’agit de votre appartement, ce qui est encore plus humiliant parce que c’est supposé être l’endroit où vous devriez vous sentir le plus en sécurité, le plus à l’abri.  Hélas, ces appartement possèdent les fenêtres les mieux situées pour se faire barbouiller de graffitis, lancer des insultes ou du liquide à travers les moustiquaires, ou se faire éclater à coup de pied, de roche ou de brique. Et si en plus vous avez la malchance de tomber sur un propriétaire qui ne veut pas payer la réparation, il vous mettra la responsabilité sur le dos avec une logique tordue à la « C’est arrivé à aucun autre locataire avant toi, donc ça doit être de ta faute, tu as dû faire de quoi à quelqu’un pour te mériter ça! » ce qui rajoute de l’injustice à l’humiliation.

Il y en a qui vont dire qu’une agression imprévisible et gratuite, ça peut arriver n’importe quand et n’importe où. C’est vrai! Mais c’est justement ça mon point: Dans un monde où trop de gens n’attendent qu’une occasion pour se montrer agressif s’ils savent qu’ils peuvent s’en tirer à bon compte, pourquoi faire exprès pour se trouver là où plus grandes sont les chances que ça arrive?

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Dose de Réalité, Fait vécu, Psychologie et comportement social, SÉRIE: Pas obligé de rester loser, Succès et Échec. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Pas obligé de rester loser, 10e partie: Éviter les endroits qui rendent loser

  1. Simon dit :

    Pour l’exemple no 3, il n’est même pas nécessaire que la corniche corresponde à un autre endroit public situé au-dessus, car il n’y a pas que les gens qui nous rendent losers, les oiseaux peuvent très bien s’en charger dans ce cas-là. Exemple vécu avec un pigeon perché juste au-dessus de ma tête et qui a bien failli me rendre loser ce jour-là, à la verticale d’une corniche où personne ne pouvait aller.

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