Prochaine série / prochain billet: La conflictuodépendance

Je me suis rendu compte aujourd’hui que dans ma vie, j’ai eu à faire avec six personnes qui, sans ne jamais s’être rencontrées, avaient exactement le même comportement négatif envers moi ainsi qu’avec la majorité de leur entourage.  Faute d’un meilleur mot, j’ai nommé ce comportement la conflictuodépendance.

Qu’est-ce que la conflictuodépendance?
Il ne s’agit pas simplement de quelqu’un qui aime les situations de conflits.  C’est également quelqu’un qui en a besoin pour vivre.  Cette définition n’est ni un sarcasme ni une exagération.  De mon père à quelques une de mes ex en passant par la légendaire Geneviève la coloc de l’enfer, de quelques amis que j’ai eu aussi bien sur le net que dans la vraie vie, ils avaient tous ces quelques points en commun:

  • Recherche constamment à démontrer aux autres qu’il vaut mieux qu’eux, en sait mieux qu’eux, est plus logique qu’eux.
  • Recherche constamment à rabaisser les autres plus bas que lui.
  • Utilise la moindre opportunité de trouver une bonne raison de le faire.
  • Au besoin, s’invente des raisons: Mensonges, exagérations, déformations des faits, interprétation farfelue (et négative) des faits, gestes et paroles des autres.
  • Tant et aussi longtemps que l’autre ne lui dira pas ce qu’il veut entendre pour le caler, il insiste, persiste, s’acharne.
  • Ne réserve pas ce comportement que pour ses ennemis/rivaux.  Il s’attaque tout autant à ses amis, membres de sa famille, conjoint(e), etc.
  • Et surtout, et c’est là que se justifie la section dépendance du mot, il prend très mal la moindre contrariété dans ses efforts de démolition d’autrui.  Même si cette contrariété est aussi anodine que de lui pointer une erreur dans un aspect de son jugement de l’autre, ce sera suffisant pour qu’il entre dans une colère noire.
  • Colère qui se manifestera ironiquement en accusant/projetant sur l’autre, à tort, son propre comportement négatif.  Exemple: Accuser l’autre de vouloir rabaisser son entourage, alors que c’est lui-même qui l’a fait en attaquant l’autre pour commencer.  Accuser l’autre d’être frustré, même si l’autre reste calme. 
  • Refuse de reconnaitre qu’il a tort d’agir ainsi avec son entourage et préfère (essayer de faire) croire que l’autre a des motifs négatifs/immoraux de se défendre de ses attaques.
  • Fuit le conflit lorsqu’il réalise que celui-ci n’est pas en sa faveur car il n’a pas raison. 
  • Si on insiste à lui faire reconnaitre que ce comportement est négatif, il ira se victimiser: Accuser les autres d’essayer de la démolir, de l’humilier, de le rabaisser, jusqu’à faire semblant de sombrer dans la dépression, en accusant ceux qui n’acceptent pas sa bullshit d’être la cause de son état.
  • Cherche à rallier à sa cause les amis que sa cible et lui ont en commun.

La seconde moitié de cette liste démontre que les gens conflictuodépendants ont tellement besoin de rabaisser les autres que même si on ne les attaque pas en retour, le simple fait de les empêcher de le faire est suffisant pour les perturber.

Dans les jours et semaines qui vont suivre, je vais vous raconter mes expériences avec ces six personnes.  Et, à la demande générale (oui, on me l’a vraiment demandé plusieurs fois) je vais commencer avec Geneviève la coloc de l’enfer.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Ces filles à éviter, Ces gars à éviter, Dose de Réalité, Fait vécu, SÉRIE: La conflictuodépendance. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Prochaine série / prochain billet: La conflictuodépendance

  1. Carloscarlito dit :

    Mon pauvre gars, ça, on appelle ça du narcissisme. Pis quand on est dans ce genre de situation conflictuelle pis qu’on dit que c l’autre le problème (en les traitant de conflictuodépendants ou de narcissique ou autre), on se victimise (tout est de la faute de l’autre) pis on passe à côté de la seule chose importante sur laquelle nous avons un devoir d’apprendre dans ces situations: soi. Pis dans une dynamique bourreau-victime, ça prend les deux pour qu’il y ait conflit. Pis si un se pose en victime dans une situation conflictuelle (ou se se disant qu’être un bon gars, ça ruine sa vie), c’est qu’il nage en pleine poisse narcissique (les troubles du narcissisime ou de l’estime de soi – base de la personnalité – vont du narcissisme flamboyant à l’absence de narcissisime (narcissiques a faible estime d’eux mêmes qui sont tout aussi un trouble!) Pis ces occasions, ces conflits, quand on y pense, sont parfaites afin d’apprendre sur soi et sur son rapport aux autres. Bonne chance!

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