RÉSUMÉ. Après six mois à me faire niaiser par Desjardins, en particulier leur conseillère, Mme Beaufumier qui me réclame un document sans être capable de me dire le nom du document en question, j’en ai eu marre. Je leur ai pondu une lettre de plainte assez gratinée, dans laquelle je prouve que leur manigances, qui ont pour résultat de priver ma mère de ses revenus, ça constitue de la maltraitance aux ainée. Et que s’ils ne débloquent pas le compte de ma mère, ainsi que le compte de succession de mon père, ce sera les tribunaux. Ainsi qu’un appel à l’émission La Facture, pour en faire un reportage.
J’ai envoyé ma plainte dimanche. Desjardins en a pris connaissance lundi. Ils m’ont appelé le jour-même. On me dit que, étant donné les circonstances, le département légal de Desjardins accepte de débloquer les comptes. On m’a donné rendez-vous pour jeudi, 10h00.
Jeudi 09h45. Je ne présente à la sucursale de Desjardins de Beloeil. J’annonce que je suis là pour mon rendez-vous de 10h00. Pour me faire dire que je n’ai pas de rendez-vous.
Sous mon insistance, ils fouillent plus profondément dans leur banque de données. Pour constater que mon rendez-vous n’est pas à cette succursale avec mme Beaufumier, celle qui s’occupait du dossier jusqu’ici. C’est avec une Mlle Olga, de la succursale de St-Hilaire.
À la seconde-même où on me l’apprend, DING ! Notification de courriel. Je regarde mon téléphone. Je reçois un courriel de Desjardins, m’indiquant que mon rendez-vous est avec une Mlle Olga, de la succursale de St-Hilaire. NEUF MINUTES AVANT LE RENDEZ-VOUS ! Je suppose que Mme Beaufumier n’avait pas tellement envie de se retrouver face à celui qui l’a traité d’incompétente -et qui l’a prouvé avec l’enregistrement de la conversation téléphonique- dans deux plaintes séparées.
Heureusement, les succursales de Desjardins de Beloeil et de Mont-Saint-Hilaire sont toutes les deux à quelques minutes du pont Jordi Bonet reliant les deux municipalités. Je passe de l’un à l’autre, et arrive à l’heure pile.
Bientôt, je passe au bureau de Mlle Olga. Une jeune femme à qui je ne donne pas 25 ans. Elle semble très intimidée par ma présence. Nul doute qu’on lui a fait lire mes deux plaintes + mon avis sur Google. On a dû me faire passer pour un ogre conseillèrophage.
De plus, je fabule peut-être, mais le fait que ce soit une ravissante jeune femme, avec clairement peu d’expérience en tant que conseillère financière, me porte à penser qu’on lui a refilé mon dossier par mesquinerie, puisque je suis un client difficile. Je connais trop bien la Bitch Culture de ce genre de milieu de travail. Et les vieilles peaux avec ancienneté qui méprisent les nouvelles jeunes collègues fraîches, j’ai trop souvent vu ça. Je décide donc de rester poli, courtois et compréhensif. Et de ne pas lui en tenir rigueur lorsqu’elle fait deux erreurs sur les documents qu’elle me remplit.
Tout d’abord, le compte de succession. On me l’ouvre, et on me permet d’y déposer le dernier chèque de pension de mon père, trois semaines avant sa date d’expiration. Puis, on me donne une carte de guichet. Mais avant de pouvoir retirer un sou, je devrai payer ses dettes. Dans ce cas-ci, son dernier loyer de janvier. Et trois ans de déclarations d’impôts pas faits. Et puisque je n’aurai pas accès à cet argent, qui constitue mon héritage, avant que ses dettes soient payées, je dois payer ces dites dettes de ma poche.
Ensuite, le compte de ma mère. On me permet d’y déposer des chèques et de l’argent comptant. Mais c’est tout. Je ne pourrai pas y faire d’autres opérations avant que j’obtienne le mandat de protection. Ce qui prendra dix-huit mois, à partir du moment où ma notaire en déposera la demande en Cour. Ce qui n’est pas encore fait, car il manque encore des documents. N’empêche que j’ai pu y déposer le chèque d’assurance vie de mon père, avant que celui-là aussi atteigne sa date d’expiration.
Une simple lettre de menace de poursuite a réussi à faire en quatre jours ce que je me suis démené à faire en vain pendant six mois.
Prochaine étape : Faire sortir ma mère des Habitats Lafayette, qui lui chargent $2 860 de loyer, alors qu’elle ne reçoit que $1 200 de pension.