Mes NON de famille

Ma première copine, Richer-Joly, était bien nommée.
La seconde, Comte-Aubut, arrivait toujours à gagner.
J’ai eu Monet-Royal, et son revenu colossal.
Avant que Lamie-Gall aille me capturer dans sa toile.
Mam’zelle Lepire-Marchand servait assez mal ses clients.
Et Dulac-St-Jean se reconnaissait par son accent.
Mademoiselle Hétu-Dion allait à l’université,
Et se trouvait en classe de Maths avec Racine-Carré.
La pauvre Viau-Paradis n’a pas vécue longtemps.
Et miss Lagarde-Dery voulait de moi beaucoup d’enfants.
Larivière-Richelieu alla se jeter dans le fleuve.
Quand je l’ai quittée pour aller chez Labelle-Maisonneuve.
Aucune amante n’était aussi chaude que Laflamme-Dufour.
Mais mon cœur appartenait à Montpetit-Brindamour.
Lafleur-Delage était jeune et au sommet de sa forme.
Alarie-Dugas aimait surtout se moquer des hommes.
La grande Tremblay-Vandal était en techniques policières.
D’être née au Québec, Patry-Hotte était vraiment fière.
Madame Dubois-Brûlé vit maintenant dans un foyer.
J’ai eu Malo-Talon, celle-là elle m’a bien fait marcher.
Toujours à sa fenêtre on retrouvait Déry-Daudelin.
Avec Beauregard-Daigle, elle espionnait tous les voisins.
Miss Avard-Fortuné était une femme plutôt radine.
Mademoiselle Turmel-Auclair vendait des filtres à piscines.
Levert-Derome avait un sérieux problème de boisson.
Et Dussault-Montrose dégageait un arôme de poisson.
Il y a eu Plouffe-Aubin, une maniaque de propreté.
Delage-Gingras manquait beaucoup trop de maturité.
Paiement-Tardif réglait trop souvent ses comptes en retard.
Gagnon-Lapalme, comme d’habitude, remportait la victoire.
Miss Méthot-Matte faisait de très bonnes sauces à spaghetti.
Mercier-Bienvenu était une demoiselle polie.
Carrière-Rathé ne gardait jamais d’emploi très longtemps.
Hétu-Généreux ne me voulait que pour mon argent.
Puisque Leroux-Pion passait ses journées à dormir.
J’ai eu ma thérapeute sexuelle, Sauvé-Monplaisir.
Lafond-Dery, une forgeronne, travaillait le métal.
Légaré-Delisle se perdait toujours dans Montréal.
Il y a eu Tessier-Dutronc, amputée de moitié.
Et puis Perdue-Montcalm, toujours en train de paniquer.
N’importe qui pouvait coucher chez Lido-Desautels.
Alors que Garant-Thivierge se garda pure pour l’autel.
Allaire-Thérrien ne voulait surtout pas faire de remous.
Mongrain-Decelles, par contre, avait son opinion sur tout.
C’était une peintre très occupée, miss Arpin-Lamontagne.
Je regrette tant d’avoir un jour pris une Brosseau-Champagne.
Lara-Courcy n’avait en guise de jambes que des moignons.
Nulle ne cuisinait mieux que cette chère Leboeuf-Bourgignon.
Il y a eu Lépine-Hotte, j’en suis devenu allergique.
Pageau-Lee était, hélas, complexée par son physique.
À tous les jours, Beaujoie-Levert ne faisait que frustrer.
Comme Desmarteau-Pilon, elle ne voulait que tout casser.
Despins-Gouin prétendait avoir une origine inuit.
Quand à miss Meunier-Tudor, son moulin allait trop vite.
Avec Beaugrand-Perron, il nous fallait Talon-Chaussé.
Avec Épars-Pion, il nous fallait Lara-Massé.
Cette fois je suis à bout, découragé, Mondoux-Seigneur
J’ai bien cherché partout, je vois qu’il y a Riendeau-Tailleur.
Céder à Laprès-Sillon, ça je l’ai toujours refusé.
Célibat choisissons, mon nom est Gemme-Laliberté.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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