Objets sexuels: On n’est pas si différents!

Depuis aussi longtemps que je me souviens, les femmes ont protesté contre Barbie au sujet de son physique qui manque de réalisme.

Mais voilà que depuis quelques années, des hommes ont décidé d’y répondre avec cette image-ci:

Généralement, les répliques des femmes vont dans le sens de: « Oui, mais c’est pas pareil. Les modèles masculins comme He-Man (Musclor) sont baraqués car ce sont des héros, des aventuriers. Contrairement aux modèles féminins qui ne sont que sexy, le physique du modèle masculin n’est pas utilisé en tant qu’objet sexuel ne servant qu’à répondre aux fantaisies du sexe opposé. »

Vraiment? Et ces romances écrites pour les femmes, alors?  On y retrouve quoi, en couverture, sinon des hommes à la Musclor, utilisés en tant qu’objets sexuels qui ne servent qu’à répondre aux fantaisies du sexe opposé?


Je veux bien admettre que contrairement à Barbie, on puisse obtenir le corps de Musclor.

Mais sinon, sur les autres points, on n’est pas si différents.  Hommes autant que femmes, nous sommes bombardés de modèles de standards extrêmement difficiles à atteindre.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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5 commentaires pour Objets sexuels: On n’est pas si différents!

  1. marieevegauthier dit :

    bien dit, c’est pour ca qu’aujourd’hui on a beaucoup de mondes qui ont des problemes par rapport à la nourriture ayant peur de maigrir ou de grossir, parce qu’elles veut etre sexy devant leur mecs, pour ca que plusieurs filles dites grosses n’arrivent pas toujours à trouver un mec bien pour elles. et c’est drole toutes les filles ont le stéréotype du mec bien musclé. bien baraqué de l’entrejambe. c plein de stéréotypes comme ca qu’il faut faire arreter d’inculquer par la culture populaire et avoir une sérieuse conversation avec les gens, mais surtout en premier lieu avec les enfants, car c’est pendant que les jeunes sont encore jeunes qu’ils voient passer beaucoup de choses devant eux qu’ils percoivent comme corrects envers la société mais en fait, la société n’envoie généralement qu’une mauvaise image de ce que devrait etre le monde.

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  2. Pillow dit :

    Ce sont typiquement des male tears…pitié faut que les oppresseurs cessent de se plaindre, juste pour descendre les féministes.
    Très bien résumé dans cette mini-BD : http://www.mirionmalle.com/2014/04/barbie-versus-musclor-ou-lallegorie-de.html?m=1
    Ce n’est pas une attaque, juste de la lassitude. Les hommes ont beau être également victime du patriarcat, ils n’en demeurent pas moins privilégiés.

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    • Steve Requin dit :

      Je connais cette BD, c’est elle qui m’a inspiré ce billet. Tout comme sa BD Friendzone + Girlfriendzone : le combat des choses nulles m’a inspiré le billet La réputation injustifiée des soi-disant bons gars

      Un oppresseur ne se plaint pas, ce serait contraire à sa nature.

      En quoi est-ce que « le patriarcat » est responsable du fait que les romans pour femmes ne montrent que des hommes beaux, musclés (et beaucoup plus dénudés que les femmes) en couvertures?

      Pour ce qui est des privilèges: Chaque sexe a ses avantages que l’autre n’a pas, ce qui signifie que chacun peut réciter une longue liste d’inconvénients dont ne souffre pas le sexe opposé.

      « Male tears »? Tout ce dont je parle dans ce billet, c’est du fait que les filles ont un modèle impossible à imiter, tout comme les hommes ont des modèles presque impossible à imiter. Je ne vois pas en quoi faire preuve de compréhension et d’empathie envers les femmes devrait être interprété comme étant des pleurnicheries.

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      • Pillow dit :

        Ne pas se plaindre ? C’est pourtant ce que font des hommes, lorsqu’ils disent qu’ils sont tout autant objectivés que les femmes et que cela leur pose problème dans la société ; ce qui est vrai, mais dans une moindre mesure, l’objectivation des femmes participant notamment à la culture du viol et à la différence de salaire à travail égal. Je ne nie pas les méfaits du patriarcat à l’encontre des hommes, je trouve juste dangereux de dire qu’il nuit autant aux deux sexes (rien que « romans pour femmes », qu’est-ce que ça veut dire ?). C’est impossible, puisqu’il n’y a pas égalité, et, en l’occurrence, on trouve une différence de valeur, en défaveur des femmes. En tout cas c’est très présent en France où pour une même tâche on se dira qu’un homme est plus apte. Moi-même, plus jeune, je préférais m’inventer des histoires où le personnage principal était UN personnage, un peu par défaut, et par naïveté, parce je pensais qu’il n’y avait pas grande différence entre les sexes… enfin, je le pensais, jusqu’à ce qu’on me remette à ma place, parce que j’ai eu le malheur de naître avec un vagin, et que forcément, ça allait déterminer toute ma personnalité.
        Petite précision pour les male tears : en gros, c’est lorsqu’un homme se plaint du féminisme/du patriarcat en minimisant les pressions exercés sur les femmes (plafond de verre, maquillage, épilation obligatoire, être discrète,…) tout en oubliant sa condition d’oppresseur (peut-être pas lui en particulier, mais en tant que « dominant » du système).

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  3. Steve Requin dit :

    >Ne pas se plaindre ? C’est pourtant ce que font des hommes […]

    Ah, d’accord! Ceci n’est pas une réponse adressée à moi en particulier ni à mon billet, mais plutôt à des hommes que je ne connais pas, de qui je ne partage pas les points de vues, sur des choses que je n’ai jamais dit. Merci de la précision.

    > »romans pour femmes », qu’est-ce que ça veut dire ?

    Ça veut dire: Romans dont le lectorat-cible est les femmes. Comme les exemples que j’ai montré dans mon billet, ou bien, pour donner un exemple bien connu, ceux des éditions Harlequin.

    >Petite précision pour les male tears : en gros, c’est lorsqu’un homme se plaint du féminisme/du patriarcat en minimisant les pressions exercés sur les femmes (plafond de verre, maquillage, épilation obligatoire, être discrète,…) tout en oubliant sa condition d’oppresseur (peut-être pas lui en particulier, mais en tant que « dominant » du système).

    Grâce à vous, j’ai découvert aujourd’hui l’expression (et le concept) du plafond de verre. je n’avais jamais entendu parler de ça avant. Très éducatif.

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