La Révolution Féministe de 1993-2003

AVERTISSEMENT:
OUI, ceci est de la généralisation. Sauf que justement, quand on généralise, c’est parce que les choses sont comme ça en général.

Laissez-moi vous parler de quelque chose que  j’appelle La Révolution Féministe de 1993-2003.  C’est une partie importante dans l’histoire du Québec. Non seulement dans les relations entre les hommes et les femmes, mais aussi dans toute la société québécoise.

Jusqu’à il y a seulement 15 ans, vous savez quelle était l’ultime fantaisie sexuelle de l’homme moyen? C’était d’être en couple avec une fille au minou rasé, avaleuse, pratiquant l’anal, bisexuelle et ouverte aux trips sexuels à plusieurs. Ce genre de fille était rare, et la plupart le faisaient seulement parce qu’elles s’y sentaient poussées par leurs chums.

L’homme propose, la femme dispose, que dit le proverbe
Selon la règle non-écrite, quoi que appliquée durant la majorité du 20e siècle; Pour ne pas être une salope, la femme devait se contenter d’attendre que l’homme lui fasse des propositions. Ensuite, c’était à elle de décider si le gars et/ou la proposition lui plaisai(en)t ou non. Il n’y avait qu’une seule raison acceptable socialement pour qu’une femme puisse draguer: Elle devait être amoureuse de l’homme qu’elle désire, et ne s’essayer seulement que sur lui. Sinon, une femme qui draguait, ou pire encore; une femme qui faisait des avances sexuelles, eh bien c’était une salope. La preuve; Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai entendu des filles et des femmes dire: « Quand un homme a plusieurs partenaires sexuelles, on l’admire. Quand une femme a plusieurs partenaires sexuels, on la traite de salope. »   (Un mythe que je démonterai plus tard dans le billet Sexisme, oui, mais contre qui?)

Un problème de communication
La société conditionne les femmes à jouer un rôle passif en amour. Et quand on est passif, on n’est pas portés à s’exprimer clairement. D’où le fait que les femmes, au lieu de dire franchement au gars s’il lui plaît ou non, lui « donnaient des signes », « essayaient de lui faire comprendre », comme elles disaient. Le problème, c’est que si la femme n’exprime pas ses désirs, il est impossible pour l’homme de faire la différence entre une fille qui ne veut rien savoir, une qui veut mais est très timide, ou une dont le plaisir est de se faire courir après, de se faire forcer. Par conséquent, la femme frustrait comme quoi les hommes ne comprennent jamais rien, et l’homme frustrait comme quoi il n’y a jamais moyen de comprendre les femmes. Cette incompréhension de part et d’autre faisait que la femme se retrouvait souvent victime d’une situation qui lui déplaisait, et l’homme qui essayait de deviner ce qu’elle voulait se retrouvait souvent étiqueté malgré lui comme étant agresseur s’il tentait sa chance. Et c’est normal: Comment faire la différence entre une fille qui résiste parce que son trip est de se faire désirer, et une fille qui résiste parce qu’elle ne trippe PAS à se faire désirer?

Un vent de changement
Heureusement pour elles, dans la seconde moitié des années 90, il y a eu un fort changement dans les courants de ce qui est acceptable socialement en matière de relations hommes-femmes. Le militantisme féminin a travaillé fort afin de donner à la femme les outils nécessaires pour ne plus jamais être victime. Avant, elles avaient déjà le droit de dire NON. Désormais, avec l’aide d’une loi de plus en plus pro-féministe, elles auront le pouvoir de le faire regretter amèrement à ceux qui ne respecteraient pas ce refus. Désormais, tout homme ayant un comportement inacceptable envers la femme allait devoir en payer le prix.

Jusque là, rien à redire. L’objectif était juste et noble. Malheureusement, on a poussé la chose trop loin: Désormais, seule la femme aurait le pouvoir de déterminer quel comportement masculin serait inacceptable.

Comme un enfant avec un nouveau jouet, elles y ont joué beaucoup. Presque aussitôt, la justice a fait place à l’abus. Énormément d’abus. Depuis quelques années, les choses recommencent à se tasser, mais ça a déjà atteint des sommets d’aberrations dans lequel on a vu des hommes se faire arrêter par la police pour le crime d’avoir osé draguer une femme sans y avoir été d’abord sollicité par celle-ci.

En une décennie, les femmes ont réussi à changer la mentalité du mâle québécois.
Dans une société où le simple fait de rechercher l’amour peut rendre un homme potentiellement criminel aux yeux de la loi, dans une société ou il est légalement plus acceptable de violer des enfants pendant 12 ans (Punition: moins de 2 ans de prison) que d’en être le père (Punition: payer une pension exorbitante pendant 18 ans, parfois plus), l’homme doit constamment rester sur ses gardes. (*) Il n’ose plus agir. Il n’ose plus approcher. Il n’ose plus rien faire. Enfin, les féministes ont obtenu ce qu’elles voulaient. L’homme les respectent. L’homme les craint. L’homme garde ses distances.

Sauf que les femmes aussi recherchent l’amour, et elles aussi ont des désirs sexuels. Et puisque l’homme n’ose plus les approcher, alors ce sont elles qui doivent maintenant mettre des efforts afin qu’il y ait interaction sexuelle. Avant le changement pro-féministe de la société, une fille au minou rasé, avaleuse, pratiquant l’anal, bisexuelle et ouverte aux trips sexuels à plusieurs, c’était une chose rare. Aujourd’hui, des filles qui se décrivent comme telles, on ne retrouve pratiquement plus que ça chez les 25 ans et moins. Mieux encore: Maintenant, ce sont ELLES qui draguent. Et elles ne font pas dans la subtilité; Plusieurs vont carrément se vanter d’être plus salope que les autres, et ce dans ces termes. Ce qui était autrefois une insulte rabaissante est maintenant rendu un badge d’honneur. C’est un atout que l’on vante fièrement pour attirer l’attention et les hommes.

Quand s’afficher comme salope anonyme devient facile.
L’évolution technologique, coïncidant avec cette période, a grandement contribué à ce virage. Plus besoin de payer une tierce personne pour développer nos photos cochonnes, on a maintenant la photo digitale, la vidéo digitale, et ce même sur les cellulaires. Et avec Internet qui a banalisé la porno en la rendant aisément disponible chez soi, la tentation d’en faire soi-même pour faire de soi objet de désir est forte, les moyens sont là pour à notre portée pour le faire en secret, donc il n’y a plus de gêne. Et le web pullule de sites de rencontres sur lequel il est beaucoup plus facile de s’afficher sexuellement en tout anonymat, derrière la sécurité de son écran, qu’en personne dans un bar.

L’Évolution des moeurs en 15 ans (Estimation à prendre au sens large):

  • Avant 1993: La femme n’a pas le choix: Elle est l’objet du désir de l’homme.
  • De 1993 à 2003: La femme fait payer cher à l’homme qui ose essayer de la traiter en objet de désir, en l’étiquetant comme agresseur.
  • Depuis 2003: L’homme, ne voulant pas être étiqueté comme agresseur, n’ose plus commettre le moindre geste envers la femme pouvant être interprété comme lui qui la traite en objet de désir.
  • De 2006 à aujourd’hui: Devant l’homme qui n’ose plus, la femme n’a pas le choix: Elle s’offre de son propre gré à l’homme comme un objet de désir.

Voilà ce qu’une décennie de combat féministe acharné pour se faire respecter a engendré: Une toute nouvelle génération de jeunes femmes qui s’affichent fièrement comme étant des salopes. Maintenant, c’est la femme qui propose, et l’homme qui dispose. La femme d’aujourd’hui nous offre volontairement ce que celle d’hier nous reprochait de vouloir. De ce côté-là en tout cas, du point de vue de l’homme, le militantisme féminin a eu du bon.

Quand gagner son combat, c’est le perdre.
Si seulement les féministes s’étaient battues pour l’égalité, au lieu de vouloir et obtenir la supériorité légale sur l’homme, on n’en serait pas là. Je reconnais que leurs intentions de base étaient bonnes. C’est juste que, aveuglées par leur combat, elles ont perdu de vue un détail important. Ce détail, c’est que ce n’est pas dans la nature de l’homme et de la femme de se faire la guerre. Chacun désire l’autre, chacun a besoin de l’autre. Vrai, les militantes se sont battues afin que la nouvelles génération féminines n’aient pas à vivre l’oppression masculine. Sauf que justement, puisque cette nouvelle génération ne l’a pas subie, cette oppression, alors à leurs yeux, ce combat ne les concerne pas. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’elles soient solidaires envers cette vieille génération de militantes.

… Une vieille génération de militantes à cause de qui elles doivent s’afficher comme salopes, et ce qu’elles soient vraiment salopes ou non, si elles veulent attirer un homme.
____________________________________

(*) Une conséquence sociale du danger légal que représente pour l’homme le fait d’être père depuis que les femmes abusent de leur supériorité légale: Moins d’hommes prêt à vouloir prendre ce risque, donc moins de naissances de québécois de souche, donc augmentation de l’immigration pour compenser, donc beaucoup plus d’immigrants dont la culture n’a jamais permis le féminisme, donc tous les problèmes des accommodements raisonnables auquel on a à faire face aujourd’hui… Et le plus grand de ces problèmes: Ces immigrants qui refusent de reconnaître l’égalité de la femme, et encore moins leur autorité. (Lorsqu’elles sont policières, par exemple) Et avec EUX, il faut le respecter, ce refus.

Il n’est pas trop tard pour faire machine arrière, et cette fois se battre pour la vraie égalité des sexes, et non pour que l’un obtienne le pouvoir et la supériorité sur l’autre. Parce que la voilà, la société que les féministes sont en train de créer. Une société ou bientôt, la femme sera encore plus opprimée qu’elle l’était avant la révolution féministe.

___

EDIT DU 5 NOVEMBRE 2011: Je viens de découvrir que, quelques mois après que j’ai écrit ce billet de blog, est sorti en librairies un livre intitulé Les Québécois ne veulent plus draguer et encore moins séduire, co-écrit par une européenne. Je me demande si elle savait, à l’époque où elle l’a écrit, le pourquoi de la chose. Pour les intéressés, leur page officielle:  http://ladrague.qc.ca/

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Psychologie et comportement social. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour La Révolution Féministe de 1993-2003

  1. Jonathan dit :

    J’aime beaucoup le point apporté dans ton ( * ), c’est actuellement mon cas. Je m’approche de la mi-vingtaine et j’ai toujours voulu avoir des enfants. Mais avec le très faible taux de couple qui dure plus de 10 ans et un système matriarcale qui fait que la femme garde la maison , le char , les REER et SURTOUT la pension, sa donne pas nécessairement le goût d’avoir 3 enfants pour augmenter un ti peu la population de québecois de souche. Surtout qu’on est toujours perdant par rapport à des cultures ou le fait d’avoir peu d’enfant ou de divorcer est quasiment un acte de trahison envers … son dieu .

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